L'utilisation de ce site, notamment notre base de connaissances, est soumise à l'acceptation de nos « ». BSC DataRecovery ne pourra être tenue responsable des conséquences éventuelles relatives à l'application des conseils de cet article. Pour toute question concernant la récupération de vos données, n'hésitez pas à nous contacter via notre page « ».
C'est la question que presque personne ne pose au téléphone, et que presque tout le monde se pose avant d'envoyer son disque : « quelqu'un va regarder mes photos ? ». Sur un disque dur, une clé USB ou une carte mémoire, il y a toute une vie : photos de famille, photos plus intimes, relevés bancaires, dossiers médicaux, comptabilité, fichiers de clients. Confier cela à un inconnu demande un minimum d'explications.
Voici donc, sans formule rassurante toute faite, ce qui est réellement consulté pendant un dossier chez BSC DataRecovery, ce qui ne l'est pas, où se trouvent vos données pendant le travail et ce qu'elles deviennent ensuite.
L'essentiel en 30 secondes
1. Le technicien travaille sur
la structure du support (partitions, système de fichiers, secteurs), pas sur le contenu de vos documents.
2. Il consulte
la liste des fichiers récupérés (noms, dossiers, tailles, dates), parce que c'est elle qui vous est envoyée pour validation.
3. Il
ouvre quelques fichiers pour contrôler qu'ils sont lisibles. Rien de plus. Nous ne vous promettons pas qu'aucun fichier n'est jamais ouvert : ce serait faux, et une récupération non contrôlée ne vaut rien.
4. Vos fichiers
ne sont jamais communiqués à des tiers.
5. La copie de travail est conservée
7 jours après l'envoi de vos données, puis supprimée.
Ce que le technicien regarde vraiment
Une récupération de données est un travail sur le contenant, très peu sur le contenu. L'essentiel du temps se passe à des endroits où il n'y a rien à « voir ».
D'abord le support lui-même. Est-il détecté, répond-il, quels secteurs sont lisibles, lesquels ne le sont pas. À ce stade, on ne manipule que des adresses de secteurs et des codes d'erreur. Les étapes de cette première phase sont détaillées dans notre article sur .
Ensuite la copie. Le support en panne est copié secteur par secteur vers un support sain du laboratoire. C'est une opération automatique : une station de laboratoire lit, un compteur avance. Personne ne regarde des fichiers défiler, puisque à ce niveau il n'y a pas encore de fichiers, seulement des blocs de données brutes.
Puis la structure logique. Sur la copie, le technicien reconstruit ce qui permet de retrouver les fichiers : table de partitions, système de fichiers, arborescence des dossiers. C'est là qu'apparaît la liste : des noms de dossiers, des noms de fichiers, des tailles, des dates.
Enfin la liste des fichiers. Elle est consultée, forcément : c'est le résultat du travail. Le technicien vérifie que l'arborescence est cohérente, que les dossiers que vous avez désignés comme prioritaires sont présents, que les tailles ne sont pas à zéro. Cette liste vous est ensuite envoyée, et c'est vous qui validez avant tout paiement et toute restitution.
Concrètement, cela signifie que les
noms de vos fichiers et de vos dossiers sont vus. Si un dossier s'appelle « Divorce 2024 » ou « Résultats analyses », ce nom apparaît dans la liste, comme tous les autres.
Le contrôle de lisibilité : quelques fichiers ouverts, pas davantage
Une liste de fichiers ne prouve pas que les fichiers sont bons. Un fichier peut porter le bon nom, la bonne taille, et ne contenir que des zéros ou des données mélangées. Remettre à un client 200 000 fichiers sans en avoir vérifié un seul, ce serait lui faire payer une promesse.
Le technicien
ouvre donc quelques fichiers pour contrôler qu'ils sont lisibles : une photo qui s'affiche en entier, un document qui s'ouvre, une vidéo qui démarre. C'est un contrôle par échantillon, de quelques secondes par fichier, dont le seul but est de répondre à une question technique : la récupération est-elle bonne ?
Ce contrôle a des limites nettes :

il porte sur
quelques fichiers, pas sur l'ensemble du disque ;

il s'arrête dès que la lisibilité est constatée : on ne lit pas un document, on vérifie qu'il s'ouvre ;

rien n'est copié ailleurs, imprimé, photographié ou commenté ;

une grande partie des vérifications se fait
sans ouverture humaine : des outils contrôlent automatiquement que l'en-tête d'un fichier correspond bien à son type, sans que personne n'en affiche le contenu.
Vous pouvez orienter ce contrôle. Si certains dossiers sont sensibles, dites-le dans votre demande : le contrôle de lisibilité peut être fait sur d'autres dossiers que ceux-là, ou sur les fichiers que vous désignez vous-même. À l'inverse, si un fichier précis compte plus que tout (une base de comptabilité, un mémoire, un film de mariage), demandez qu'il soit vérifié en priorité.
Ce qui n'est pas fait

Vos fichiers
ne sont pas parcourus par curiosité ou par ennui. Un dossier, pour le laboratoire, c'est un support à lire et une liste à livrer.

Ils
ne sont communiqués à personne en dehors du laboratoire : ni partenaire, ni prestataire, ni autre client.

Ils
ne servent à rien d'autre qu'à votre dossier : pas d'exemple pour un article, pas de démonstration, pas de capture d'écran.

Ils
ne sont pas conservés au-delà du délai annoncé plus bas.
Cet engagement figure dans nos (article 3, confidentialité) : les informations présentes sur votre support, ou récupérées à partir de lui, ne sont pas divulguées sans votre consentement.
Où sont vos données pendant le travail
Votre support d'origine reste au laboratoire, à Hyères, dans des locaux sous télésurveillance et à accès restreint. Il n'est pas confié à un atelier extérieur.
La copie de travail (l'image du support, puis les fichiers extraits) est stockée sur les équipements du laboratoire. C'est sur elle que tout le travail est fait, jamais sur l'original une fois la copie terminée.
La restitution se fait sur un second support, jamais sur le support d'origine : un disque ou une clé vierge que vous fournissez, ou un support neuf facturé au devis. Les deux supports vous sont renvoyés. Seule exception au support physique : jusqu'à 8 Go, les données peuvent vous être remises par un lien de téléchargement. Si vous préférez que rien ne transite en ligne, il suffit de demander une restitution sur support, même pour un petit volume.
Pendant le transport, le colis est sous votre responsabilité à l'aller (vous l'expédiez vous-même en colis suivi) et voyage en colis suivi au retour. Si l'idée d'un support lisible dans un colis vous gêne, vous pouvez aussi déposer et reprendre votre matériel directement au laboratoire. Les conseils d'emballage sont dans notre guide .
Et après : suppression à 7 jours
Une fois vos données expédiées, le laboratoire en garde
une copie pendant 7 jours. Cette copie est une précaution, le temps que vous receviez le colis, que vous branchiez le support et que vous vérifiiez que tout est bien là. Si vous constatez un problème à la réception, contactez-nous dans ce délai : la suite se décide au cas par cas.
Passé ces 7 jours, la copie de travail est supprimée. Deux conséquences pratiques :
vérifiez vos données dès réception, sans attendre : après le délai, la copie n'existe plus ;

le laboratoire ne constitue
aucune archive de vos fichiers. Dans six mois, il n'en restera rien chez nous. Votre sauvegarde, c'est à vous de la mettre en place.
Quant au
support d'origine, il vous est renvoyé avec le support de restitution. Si vous ne souhaitez pas le récupérer (un disque mécaniquement mort n'a plus d'usage), dites-le : il peut être détruit plutôt que renvoyé.
Si la récupération échoue ou si vous refusez le devis
La question se pose aussi dans ce cas : que devient ce qui a été lu ? Si aucune donnée n'a pu être extraite, il n'y a rien à conserver. Si le dossier s'arrête avant la restitution (devis refusé, liste de fichiers refusée), les copies partielles éventuelles suivent la même règle : elles ne sont pas gardées, et votre support vous est retourné, les frais de retour restant à votre charge.
Disque chiffré : personne ne lit sans votre clé
Si votre disque est chiffré (BitLocker sous Windows, FileVault sur Mac, disque externe protégé par mot de passe), le laboratoire ne peut rien lire sans la clé ou le mot de passe que vous fournissez. Sans clé, il n'y a que des données illisibles, pour nous comme pour n'importe qui.
Pour que la récupération aboutisse à des fichiers utilisables, et pour que le contrôle de lisibilité soit possible, il faut donc nous transmettre cette clé. Vous pouvez ensuite la changer : une fois vos données copiées sur un nouveau disque, rien ne vous oblige à réutiliser le même mot de passe. Beaucoup de PC récents sont chiffrés sans que leur propriétaire le sache : voir notre article .
Photos privées : la question qu'on n'ose pas poser
Disons-le simplement. Oui, il y a des photos intimes sur une bonne partie des supports qui arrivent dans un laboratoire. Non, cela ne surprend personne et cela n'intéresse personne. Un technicien qui traite des supports toute l'année voit passer des listes de dizaines de milliers de fichiers nommés
IMG_4821.JPG : il cherche à savoir si elles sont lisibles, pas ce qu'elles montrent.
Si cela vous retient malgré tout, deux solutions concrètes :

indiquez dans votre demande le ou les dossiers sur lesquels vous ne voulez pas de contrôle par ouverture. Vous vérifierez vous-même ces fichiers à réception, dans le délai de 7 jours ;

désignez à l'inverse les dossiers sur lesquels le contrôle peut porter (documents administratifs, photos de vacances).
Ne renoncez pas à récupérer dix ans de photos de famille pour cette raison. C'est l'objection la plus fréquente, et la moins fondée dans la pratique.
Documents professionnels et professions soumises au secret
Pour une entreprise, un cabinet ou une association, la question change de nature : les données du disque ne sont pas seulement les vôtres, ce sont aussi celles de vos clients, de vos patients ou de vos salariés.
Vous restez responsable de ces données. Au sens du RGPD, c'est vous qui décidez de les confier à un laboratoire, qui n'intervient que pour votre compte et sur votre instruction : récupérer, vous restituer, supprimer. Le laboratoire ne les exploite pas, ne les transmet pas et ne les conserve pas au-delà des 7 jours.
Médecin, avocat, expert-comptable, notaire, professionnel de santé : le secret professionnel ne vous interdit pas de faire réparer ou récupérer votre outil de travail, mais il vous impose de choisir votre prestataire et de cadrer son intervention. En pratique :

signalez votre profession
dès la demande d'estimation, avant d'envoyer quoi que ce soit ;

si votre ordre, votre assureur ou votre délégué à la protection des données exige un engagement écrit de confidentialité, dites-le à ce moment-là pour que les conditions soient fixées avant la prise en charge ;

demandez que le contrôle de lisibilité porte sur les fichiers que vous désignez (un fichier de test, un document administratif) plutôt que sur des dossiers de patients ou de clients ;

demandez la destruction du support d'origine s'il ne doit pas circuler à nouveau, et vérifiez vos données dans les 7 jours pour que la copie de travail soit supprimée sans avoir à être prolongée ;

pour un logiciel métier (comptabilité, dossiers patients, gestion de cabinet), la vérification la plus fiable est souvent que
vous testiez la base restituée dans votre logiciel : indiquez-le, le contrôle côté laboratoire se limitera alors à la cohérence du fichier.
Les serveurs, NAS et RAID d'entreprises et de professions libérales sont traités avec la même règle de confidentialité que le disque d'un particulier.
Et après la récupération : ne plus dépendre d'un seul support
Une fois vos données revenues, deux suites sont utiles, et elles ne relèvent plus d'un laboratoire :

pour
remplacer le disque en panne, réinstaller le poste ou mettre en place une sauvegarde dans une entreprise ou un cabinet, adressez-vous à (atelier, vente de matériel, dépannage pour particuliers et professionnels) ;

pour un particulier qui veut
une sauvegarde automatique installée et expliquée à domicile, c'est le rôle de (aide informatique à domicile, agréée service à la personne, secteur de Hyères).
Un disque chiffré et sauvegardé règle d'ailleurs la question de la confidentialité à la source : le jour où il tombe en panne, vous n'avez plus besoin de le confier à qui que ce soit.
Questions fréquentes
Est-ce que quelqu'un regarde toutes mes photos ?
Non. Le technicien consulte la liste des fichiers et en ouvre quelques-uns pour vérifier qu'ils sont lisibles. Il ne parcourt pas vos dossiers.
Pouvez-vous garantir qu'aucun fichier ne sera ouvert ?
Non, et nous préférons le dire. Quelques fichiers sont ouverts pour contrôler la récupération. Vous pouvez en revanche indiquer les dossiers à exclure de ce contrôle ou désigner vous-même les fichiers à vérifier.
Les noms de mes fichiers sont-ils visibles ?
Oui. La liste des fichiers récupérés (noms, dossiers, tailles) est le document que vous validez avant paiement : elle est donc établie et consultée par le laboratoire.
Mes données sont-elles envoyées à un autre laboratoire ou à l'étranger ?
Non. Le travail est fait au laboratoire, à Hyères, et vos fichiers ne sont jamais communiqués à des tiers.
Combien de temps gardez-vous une copie ?
7 jours à compter de l'envoi de vos données, par précaution. Un problème constaté à la réception se traite au cas par cas, à condition de nous le signaler dans ce délai. La copie est ensuite supprimée.
Puis-je demander la destruction de mon ancien disque ?
Oui. Par défaut il vous est renvoyé avec le support de restitution. Sur simple demande, il est détruit au lieu d'être renvoyé.
Mon disque est chiffré, devez-vous connaître mon mot de passe ?
Oui, sans la clé ou le mot de passe les données récupérées restent illisibles et ne peuvent pas être contrôlées. Vous pourrez le changer ensuite.
Je suis professionnel de santé / avocat / comptable, puis-je vous confier un disque ?
Oui. Signalez votre profession dès la demande d'estimation, afin que les conditions de confidentialité et le périmètre du contrôle soient fixés avant l'envoi.
Vous hésitez à envoyer un support à cause de ce qu'il contient ? Faites une en précisant, dans le champ libre, les dossiers sensibles et la façon dont vous souhaitez que le contrôle soit fait : nous vous répondrons sur ce point avant toute prise en charge. Vous pouvez aussi en parler directement au laboratoire au 09 71 32 65 95. Diagnostic et devis gratuits, liste des fichiers avant paiement, récupération facturée uniquement en cas de succès, dépôt au 18 avenue Olbius Riquier à Hyères ou envoi par colis suivi depuis toute la France : la marche à suivre est sur la page , et le fonctionnement complet sur la page .
Une fois vos données revenues, dans le groupe BSC.
🛠️ Remplacer le support et réinstaller : fournit un nouveau disque ou SSD, réinstalle le système et met en place une sauvegarde, à son atelier de Hyères.
🏠 La configurer à domicile : vient configurer la sauvegarde automatique chez les particuliers du secteur de Hyères.
Sources : conditions générales de vente de BSC DataRecovery (article 3, confidentialité ; conservation 7 jours ; restitution sur second support) ; mentions légales de l'EURL BSC INFORMATIQUE.