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Lire la santé d'un SSD


Pourcentage d'usure, To écrits, erreurs SMART : ce qui compte vraiment

Article publié le 9 octobre 2026
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Vous avez ouvert un utilitaire de santé, le SSD affiche « Bon », 100 %, en bleu ou en vert, et vous avez refermé la fenêtre rassuré. C'est l'usage que la plupart des gens font de ces outils : une pastille, un chiffre, un verdict. Or ce chiffre ne dit pas ce que l'on croit. Il ne mesure ni la probabilité que le SSD tombe en panne, ni l'état réel de vos fichiers. Il compte une chose précise, l'usure des cellules de mémoire, et c'est la cause de panne que nous voyons le moins souvent au laboratoire. Les SSD qui arrivent chez nous muets, en capacité fausse ou avec des fichiers illisibles affichaient presque tous une santé parfaite la veille.

Cet article explique ce que mesure réellement le pourcentage de santé, quels indicateurs méritent d'être lus et lesquels sont du bruit, comment interpréter les téraoctets écrits, pourquoi un SSD « Bon » meurt quand même, et à quel moment il faut copier ses données puis remplacer le disque. Il complète Écrans bleus à répétition et SSD « 100 % de santé », qui partait du symptôme ; ici on part de l'outil.

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L'essentiel en 30 secondes


1.   Le pourcentage de santé d'un SSD est un compteur d'usure, c'est-à-dire la part des cycles d'écriture que les cellules ont déjà consommés. Il descend avec les téraoctets écrits, pas avec les pannes. En usage domestique, il reste très haut pendant des années.

2.   Les indicateurs qui annoncent un problème sont ailleurs : la réserve de blocs de secours, les erreurs non corrigées, les blocs retirés, et l'évolution de ces compteurs entre deux relevés.

3.   Un SSD affiché « Bon » meurt quand même, parce que ses pannes les plus fréquentes ne touchent pas les cellules mais le contrôleur, son programme interne et ses tables, ou l'électronique. Aucune d'elles n'est annoncée par le pourcentage de santé.

4.   Ce qui compte, c'est le mouvement : deux relevés à quinze jours d'intervalle disent plus qu'un instantané. Un compteur d'erreurs ou de blocs retirés qui monte, c'est le moment de copier.

5.   Lenteur, gels, fichiers qui ne s'ouvrent plus, SSD qui disparaît et revient : ces symptômes priment sur n'importe quel indicateur au vert. Copiez vos fichiers, sans test ni réparation, et si la copie bloque, faites une demande d'estimation gratuite avec le modèle exact.

Ce que mesure vraiment le pourcentage de santé


Une cellule de mémoire flash ne supporte qu'un nombre limité de cycles d'écriture et d'effacement. Chaque cycle fatigue un peu l'isolant qui retient la charge électrique, jusqu'au jour où la cellule ne garde plus fidèlement ce qu'on y a écrit. Le fabricant connaît l'endurance de la mémoire qu'il a choisie et le contrôleur tient le compte : tant de cycles consommés sur tant de cycles prévus. C'est ce rapport qu'affichent les outils, sous des noms variables selon la marque et l'interface : « pourcentage utilisé » sur un SSD NVMe (qui monte de 0 vers 100), « vie restante », « indicateur d'usure » ou « santé » sur un SSD SATA (qui descend de 100 vers 0). Même grandeur, présentée dans un sens ou dans l'autre.

Trois conséquences, que l'on oublie quand on regarde la pastille.

C'est un compteur, pas un diagnostic. Il ne résulte d'aucun test. Le SSD ne vérifie pas que vos fichiers se relisent correctement avant d'afficher 100 %. Il additionne des cycles.

Il bouge très lentement en usage normal. Un SSD grand public de 1 To est généralement donné pour plusieurs centaines de téraoctets écrits sur sa durée de vie. Un ordinateur familial ou de bureau en écrit quelques téraoctets par an. À ce rythme, l'indicateur mettrait des dizaines d'années à atteindre le bas de l'échelle, bien au-delà de la vie utile de la machine. Voir un SSD de quatre ans à 98 % ou 99 % n'a rien d'étonnant et ne prouve rien sur son état.

Certains firmwares l'affichent sans savoir le calculer. Sur des SSD SATA d'entrée de gamme, le compteur de cycles de référence est parfois absent ou à zéro, et l'outil affiche alors 100 % par défaut, quoi qu'il arrive. Un « 100 % » n'est pas forcément une mesure.

Le pourcentage de santé répond donc à une seule question : « ce SSD a-t-il beaucoup servi ? ». Pour un SSD d'occasion, c'est utile. Pour savoir si vos données sont en danger, ce n'est pas la bonne question.

Les indicateurs à lire, dans l'ordre


Un utilitaire gratuit suffit pour les afficher (le plus répandu sous Windows est CrystalDiskInfo, en lecture seule ; sous macOS il faut un outil tiers, l'Utilitaire de disque ne donnant qu'un « Vérifié » ; sous Linux, smartctl). Sur un SSD SATA, ouvrez le tableau détaillé des attributs et lisez la colonne de valeur brute, pas les scores normalisés. Sur un SSD NVMe, le tableau est plus court et les noms plus explicites. Voici, par ordre d'importance, ce qui mérite votre attention.

Indicateur Noms courants Ce qu'il dit Seuil d'inquiétude
Réserve de blocs disponible Available Spare, Available Reserved Space Le SSD retire les blocs qui échouent et les remplace par des blocs de secours. La réserve qui baisse mesure la mémoire qui lâche. Toute baisse visible ; sous le seuil fabricant (souvent 10 %), le SSD passe en lecture seule ou disparaît.
Erreurs non corrigées Media and Data Integrity Errors (NVMe), Uncorrectable Error Count, Reported Uncorrectable Errors (SATA) Lectures que le correcteur d'erreurs du SSD n'a pas pu rattraper. Chaque unité est une donnée rendue fausse ou refusée au système. Différent de zéro, et surtout en hausse entre deux relevés.
Blocs retirés Reallocated NAND Blocks, Runtime Bad Block Count, Program Fail Count, Erase Fail Count L'équivalent des secteurs réalloués d'un disque dur : blocs que le SSD a dû abandonner en cours de vie. Un compteur qui progresse. Une valeur fixe depuis des mois est un incident passé.
Avertissement critique / lecture seule Critical Warning (NVMe) Drapeau posé par le contrôleur lui-même : réserve épuisée, surchauffe, mémoire passée en lecture seule. Tout drapeau levé.
Usure Percentage Used, Wear Leveling Count, SSD Life Left, Media Wearout Indicator Cycles d'écriture consommés, le fameux pourcentage de santé. Au-delà de 80 à 90 % d'usure consommée, on remplace, sans urgence si le reste est sain.
Données écrites Total Host Writes, Total LBAs Written, Data Units Written Volume écrit depuis la mise en service, à comparer à l'endurance annoncée (TBW). Endurance annoncée atteinte ou approchée.
Arrêts non sécurisés Unsafe Shutdowns, Unexpected Power Loss Count Coupures d'alimentation sans ordre d'arrêt : bouton maintenu, batterie vide, câble USB arraché. Plus d'un arrêt brutal sur cinq mises sous tension : le SSD vit dangereusement.
Température Temperature, Composite Temperature Un contrôleur NVMe qui chauffe lit moins bien et se bride. Au-dessus de 60 à 70 °C en usage courant, aérer ou ajouter un dissipateur.

Deux précisions sur l'usage de ce tableau. D'abord, la réserve et les erreurs non corrigées passent avant l'usure. Un SSD à 2 % d'usure dont la réserve a entamé sa descente est en bien plus mauvais état qu'un SSD à 60 % d'usure dont tous les compteurs d'erreurs sont à zéro. Ensuite, les arrêts non sécurisés méritent un mot : ils n'abîment pas la mémoire, mais ils sont la première cause de tables internes incohérentes, donc de SSD qui « perd » un dossier, demande à être formaté ou refuse de démarrer, sans qu'aucun autre indicateur ait bougé.

Les indicateurs à ignorer, ou presque


C'est là que les lecteurs se font le plus de frayeurs inutiles, et parfois l'inverse.

puce   Les erreurs de CRC ou d'interface (UltraDMA CRC Error Count, Interface CRC Error). Elles comptent des échanges mal transmis entre le SSD et l'ordinateur. Un câble SATA fatigué, un boîtier USB, un port qui a du jeu : rien à voir avec la mémoire. Ce compteur ne redescend jamais ; ce qui compte est qu'il cesse d'augmenter après avoir changé le câble ou le port.

puce   Les heures de fonctionnement et le nombre de démarrages. Du contexte, pas un diagnostic. Un SSD n'a pas de pièce mécanique qui s'use avec les heures. On s'en sert surtout pour repérer un disque d'occasion maquillé, comme expliqué dans Disque dur ou SSD d'occasion : repérer un compteur SMART remis à zéro.

puce   Les valeurs brutes énormes, à six ou sept chiffres, sur des attributs au nom obscur. Sur beaucoup de SSD SATA, un même champ empaquette plusieurs compteurs (par exemple des cycles d'effacement minimum, maximum et moyen). Lu comme un seul nombre, il paraît exploser. Ce n'est pas un compteur qui s'emballe.

puce   Les libellés de disque dur plaqués sur un SSD. Les outils génériques affichent parfois « Spin Up Retry » ou « Power-Off Retract » sur un SSD SATA, qui n'a ni moteur ni tête. Le fabricant a réutilisé ces numéros d'attribut pour tout autre chose (souvent des erreurs corrigées ou des coupures brutales). Ne tirez aucune conclusion d'un nom qui n'a pas de sens pour un SSD.

puce   Une seule entrée dans le journal d'erreurs d'un SSD NVMe, avec zéro erreur média à côté. C'est presque toujours une commande refusée parce que non prise en charge, pas une défaillance de la mémoire.

puce   Les erreurs corrigées (ECC Recovered, Hardware ECC Recovered). Corriger des erreurs est le fonctionnement normal d'une mémoire flash, à neuf comme au bout de cinq ans. Ce compteur monte sur tous les SSD sains.

Un dernier faux signal, dans l'autre sens cette fois : « État inconnu » ou aucun indicateur affiché sur un SSD externe. Beaucoup de ponts USB ne transmettent pas les commandes de santé. Ce n'est pas une panne. En revanche, sur un SSD qui par ailleurs ralentit ou se déconnecte, l'absence de réponse est un mauvais signe, pas un problème de logiciel.

Les téraoctets écrits : comment lire ce chiffre, et ce qu'il vaut


Chaque SSD est vendu avec une endurance annoncée, le TBW (téraoctets écrits), qui va de quelques centaines à plus d'un millier de téraoctets selon la capacité et la gamme. L'outil de santé affiche en face le volume réellement écrit depuis la mise en service, en général directement en gigaoctets ou téraoctets. Sur un SSD NVMe, la valeur brute est parfois donnée en « unités de données » : une unité vaut 1 000 secteurs de 512 octets, soit 512 000 octets ; les bons outils font la conversion.

Pour situer : un ordinateur familial écrit quelques gigaoctets par jour, mises à jour comprises. Un poste de montage vidéo ou de jeu intensif peut écrire plus de 100 Go par jour et consommer plusieurs pour cent de l'endurance en six mois. Même dans ce dernier cas, atteindre le TBW demande des années.

Ce chiffre sert à trois choses. Vérifier la cohérence d'un SSD d'occasion : quelques dizaines d'heures de fonctionnement et des dizaines de téraoctets écrits ne vont pas ensemble. Repérer un usage anormal : un logiciel de sauvegarde mal réglé, un fichier d'échange sollicité en permanence par un PC à court de mémoire vive, une indexation qui tourne en boucle. Décider un remplacement sans urgence quand l'endurance est approchée, par précaution, le SSD étant alors couvert par la garantie s'il est encore dans sa période. En revanche, un faible volume écrit n'innocente pas le SSD : au laboratoire, la plupart des SSD en panne n'ont consommé qu'une fraction de leur endurance.

Pourquoi un SSD affiché « Bon » meurt quand même


C'est le cœur du sujet, et la raison pour laquelle un pourcentage de santé rassurant ne doit jamais remplacer une sauvegarde. Les pannes de SSD que nous recevons se répartissent en quelques familles, et presque aucune n'est annoncée par l'usure des cellules.

Le programme interne et les tables du contrôleur. Un SSD ne range pas vos fichiers à des adresses fixes : le contrôleur les disperse sur toute la mémoire et tient une table de correspondance entre les adresses que voit Windows ou macOS et l'emplacement physique réel. Cette table, et le programme du contrôleur lui-même, vivent dans la même mémoire flash que vos données, dans une zone réservée. Quand cette zone devient incohérente, à la suite d'une coupure brutale, d'un bloc qui lâche au mauvais endroit ou d'un défaut du firmware, le contrôleur n'achève plus son démarrage. Le SSD reste muet, ou se présente avec une capacité de quelques mégaoctets et un nom générique. Les données sont intactes dans la mémoire, mais plus rien ne sait les retrouver. C'est la panne la plus fréquente que nous voyons sur SSD, décrite dans SSD non détecté : causes et solutions. Elle survient entre deux démarrages, sur un SSD qui affichait 98 % la veille, et aucun indicateur ne la précède.

L'électronique. Une surtension, un bloc d'alimentation défaillant, un composant du circuit d'alimentation du SSD qui part en court-circuit : le SSD ne répond plus du tout. Le compteur d'usure n'a aucun moyen de prévoir un orage ou une alimentation qui vieillit. Sur un SSD qui chiffre ses données en interne, un contrôleur détruit pose une difficulté supplémentaire, la clé de chiffrement étant liée à cette électronique. La faisabilité s'examine alors modèle par modèle.

Une mémoire défectueuse que le contrôleur ne retire pas. Le cas le plus déroutant pour un utilisateur qui lit ses indicateurs. Nous avons reçu un SSD NVMe de six mois, disque système d'un client victime d'écrans bleus à répétition : usure 1 %, réserve de secours intacte à 100 %, pas le moindre avertissement, mais plus de 220 000 erreurs non corrigées cumulées et des centaines de zones illisibles dispersées sur tout le disque. Un contrôleur sain consomme de la réserve quand il retire des blocs défaillants ; celui-ci rendait les erreurs et passait à la suite. Ce n'est pas un SSD fatigué, c'est un SSD défectueux, et seul le compteur d'erreurs non corrigées le disait. Le détail de ce cas est dans Écrans bleus à répétition et SSD « 100 % de santé ».

La charge qui s'échappe des cellules au repos. Une cellule de mémoire flash retient une charge électrique, et cette charge fuit lentement, d'autant plus vite que la mémoire est dense et qu'il fait chaud. Un SSD qui sert tous les jours rafraîchit ses cellules sans qu'on s'en aperçoive. Un SSD rangé dans un tiroir pendant des mois comme « sauvegarde » revient avec des fichiers illisibles, parfois des dossiers entiers, alors que ses indicateurs n'ont pas bougé puisqu'il n'a rien écrit. Un SSD n'est pas un support d'archivage que l'on oublie ; il se rebranche régulièrement.

La liaison, pas le SSD. Un SSD qui se déconnecte sous charge, qui n'est pas vu au démarrage un matin sur deux, ou qui provoque des écrans bleus mentionnant le disque, peut être parfaitement sain : c'est le connecteur, la vis M.2 desserrée, le câble ou le port de la carte mère qui lâche. Ses indicateurs de santé restent impeccables, puisqu'il n'a rien. Le test est simple : branché sur un autre ordinateur, retrouve-t-il un comportement normal ? Alors le problème est dans la machine, et la réparation d'un connecteur ou d'une carte mère de PC portable ou de Chromebook est le métier de BSC Electronique, dans le même atelier à Hyères.

Contrairement à un disque dur, un SSD ne fait pas de bruit avant de lâcher et ne ralentit pas progressivement sur des mois. Quand il prévient, c'est par des signes plus discrets, et souvent le pourcentage de santé est le dernier à bouger. C'est l'une des raisons qui rendent la récupération sur SSD plus difficile que sur disque dur.

La bonne méthode : deux relevés, pas un instantané


Un tableau d'indicateurs lu une seule fois renseigne peu. Un compteur de blocs retirés à 12 peut être un incident vieux de deux ans, définitivement isolé par le SSD, ou le début d'une dégradation qui va s'accélérer. Seule l'évolution tranche.

1.   Relevez aujourd'hui, et notez (ou exportez en texte, la plupart des outils le proposent) : réserve disponible, erreurs non corrigées, blocs retirés ou échecs de programmation et d'effacement, usure, volume écrit, arrêts non sécurisés.

2.   Utilisez normalement l'ordinateur pendant une à deux semaines. Pas de test complet, pas de contrôle de surface, pas de banc d'essai : ces opérations relisent ou réécrivent toute la mémoire, c'est exactement ce qu'un SSD fragile supporte le moins, et elles n'apprennent rien que les compteurs ne disent déjà.

3.   Relevez à nouveau et comparez. Stable : surveillance ordinaire. En hausse, sur la réserve, les erreurs non corrigées ou les blocs retirés : la dégradation est active, et le moment de copier, c'est maintenant, pas au prochain relevé.

Certains outils peuvent rester résidents et alerter au changement d'un attribut : c'est la bonne façon de ne pas avoir à y penser.

Quand copier, quand remplacer


Le tableau ci-dessous résume les décisions. La règle de fond est simple : à partir du moment où un indicateur de dégradation bouge ou qu'un symptôme apparaît, la bonne question n'est plus « combien de temps reste-t-il au SSD » mais « combien de temps faut-il pour copier ce qui compte », soit en général une soirée.

Usure faible, tous les compteurs d'erreurs à zéro et stables Rien, sinon vérifier que la sauvegarde automatique tourne.
Usure au-delà de 80 à 90 %, ou endurance annoncée approchée, sans autre signal Remplacer dans les semaines qui viennent, après copie ; pas d'urgence.
Blocs retirés, échecs d'écriture ou erreurs non corrigées en hausse entre deux relevés Copier les fichiers irremplaçables dès maintenant, puis remplacer le SSD.
Réserve de secours qui descend, avertissement critique, passage en lecture seule Copier immédiatement, sans redémarrer : la lecture seule est un état de secours, souvent temporaire, et le SSD peut ne pas revenir au démarrage suivant.
Lenteurs, gels de plusieurs secondes, fichiers qui ne s'ouvrent plus, SSD qui disparaît et revient, pop-up Windows sur un problème de disque Copier par dossiers, en priorité, depuis un autre ordinateur si possible. Si la copie bloque ou que le SSD disparaît en cours de route, arrêter et nous contacter.
SSD plus reconnu, capacité fausse, nom générique, demande de formatage Ne rien tenter (ni formatage, ni initialisation, ni réparation automatique, ni mise à jour de firmware). Demande d'estimation avec le modèle exact.

Deux précisions importantes pour la copie. D'abord, copiez les fichiers, ne clonez pas le SSD : un clonage logiciel lit tout dans l'ordre, y compris l'espace vide, et bloque sur la première zone illisible après des heures de stress sur une mémoire fragile. L'Explorateur ou le Finder, dossier par dossier, l'irremplaçable d'abord, font mieux. Ensuite, pas de réparation avant la copie : chkdsk, « analyser et réparer », la Réparation automatique de Windows, l'optimisation des lecteurs, le test complet de l'outil du fabricant et la mise à jour du firmware écrivent sur le SSD ou le relisent intégralement. Sur un SSD sain, ces opérations sont anodines. Sur un SSD qui a commencé à faiblir, chacune peut le faire basculer de « lent avec des erreurs » à « plus reconnu », et le prix comme la faisabilité de la récupération changent.

Une fois la copie faite et vérifiée (ouvrez quelques fichiers anciens et quelques gros fichiers : un nom et une taille corrects ne garantissent pas un contenu lisible), un SSD qui a montré des erreurs se remplace, même si la copie s'est bien passée et même si une réinstallation le fait paraître rapide pendant quelques semaines. Si c'était le disque système, la machine est à réinstaller sur un SSD neuf, vos fichiers remis en place et une sauvegarde automatique mise en route : c'est le travail de l'atelier de BSC Informatique, à la même adresse, qui fournit aussi le SSD de remplacement.

Si la copie n'est plus possible : ce que fait le laboratoire


Quand le SSD ne permet plus de copier, le laboratoire ne lit pas le disque comme le ferait votre ordinateur. Sur un SSD qui répond encore mais lit mal, l'imagerie se fait par zones, avec des délais d'attente courts et plusieurs passes sur les seules zones utiles, sans jamais écrire sur le SSD d'origine. Sur un SSD muet ou en capacité fausse, il faut accéder au contrôleur par des voies de service pour reconstruire l'accès à la mémoire. Cette seconde voie dépend du contrôleur qui équipe le SSD, et un même modèle commercial peut changer de contrôleur en cours de vie : c'est pourquoi nous ne promettons jamais une prise en charge sans avoir le modèle exact et la référence lue sur l'étiquette, et pourquoi la demande d'estimation les réclame. Le diagnostic et le devis sont gratuits, et vous décidez ensuite.

SSD sain à sortir d'un boîtier ou d'un portable pour copier les données 90 €
Panne logique : fichiers supprimés, partition perdue, système de fichiers corrompu 190 €
SSD qui faiblit : secteurs défectueux, erreurs de lecture, lenteurs, gels (imagerie par zones) 390 €
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Les données récupérées sont restituées sur un second support, jamais sur le SSD d'origine : un support vierge que vous fournissez, un support neuf facturé au devis, ou un lien de téléchargement jusqu'à 8 Go. Les deux supports vous sont renvoyés. Le détail par format est dans Prix d'une récupération de données sur SSD.

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Questions fréquentes


Mon SSD a quatre ans et affiche encore 99 %. C'est normal ?

Oui. Le pourcentage compte les cycles d'écriture consommés, et un usage bureautique ou familial en consomme très peu. Ce chiffre ne dit rien de l'état réel du SSD : regardez la réserve de secours, les erreurs non corrigées et les blocs retirés, et surtout leur évolution.

L'outil dit « Bon » mais Windows affiche « Windows a détecté un problème de disque dur », ou le PC rame.

Windows réagit à des erreurs réelles rencontrées en lisant vos fichiers, ou à un drapeau posé par le SSD. Le pourcentage de santé ne voit ni l'un ni l'autre. Ouvrez le tableau détaillé : les erreurs non corrigées ou les blocs retirés expliquent généralement l'alerte. Si tout est à zéro et que le PC reste lent, mesurez le temps de réponse du disque dans le Gestionnaire des tâches : sur un SSD, un temps de réponse à trois chiffres de millisecondes est anormal en soi. Dans les deux cas, copiez avant de chercher plus loin.

Le pourcentage d'usure dépasse 100 %. Le SSD va s'arrêter ?

Sur un SSD NVMe, le compteur peut dépasser 100 % : cela signifie que la mémoire a dépassé l'endurance prévue par le fabricant, pas qu'elle s'arrête à un seuil. Le SSD continue tant que sa réserve de blocs tient. C'est un remplacement à planifier sans attendre, après copie, et plus aucune donnée unique ne devrait y rester.

Mon SSD vient de passer en lecture seule. Je redémarre pour voir ?

Non. La lecture seule est un état de secours du contrôleur, souvent temporaire : après un redémarrage, le SSD peut ne plus apparaître du tout. Tant qu'il affiche vos fichiers, copiez-les, c'est justement l'occasion de le faire sans risque d'écriture.

Peut-on se fier au pourcentage pour acheter un SSD d'occasion ?

C'est un premier filtre, pas une garantie : les compteurs se remettent à zéro et un SSD peut avoir subi une surtension ou des mois de tiroir sans que rien n'y paraisse. Croisez heures de fonctionnement, volume écrit et usure, et surtout ne confiez jamais à un SSD d'occasion la seule copie de quoi que ce soit. La méthode est dans Disque dur ou SSD d'occasion : repérer un compteur SMART remis à zéro.

Faut-il lancer le « test complet » de l'outil du fabricant pour en avoir le cœur net ?

Sur un SSD sain ou pour valider un SSD d'occasion, pourquoi pas. Sur un SSD qui montre déjà des erreurs, des lenteurs ou des déconnexions, non : le test relit toute la mémoire, ce qui sollicite précisément les zones faibles, et il ne rend aucune donnée. On copie d'abord, on diagnostique ensuite.

Mon SSD externe n'affiche aucun indicateur de santé.

Beaucoup de boîtiers et de SSD externes ne transmettent pas les commandes de santé par USB. Ce n'est pas une panne, mais vous êtes aveugle : la sauvegarde régulière de ce support compte d'autant plus.

Je n'habite pas dans le Var. Puis-je vous envoyer le SSD ?

Oui. Il voyage dans un sachet antistatique et une enveloppe à bulles, en colis suivi, frais d'envoi à votre charge. Diagnostic et devis gratuits à réception, et vous décidez ensuite. La marche à suivre est sur la page envoyer votre support.

À retenir


puce   Le pourcentage de santé d'un SSD est un compteur d'usure des cellules, qui descend avec les téraoctets écrits. En usage courant il reste très haut pendant des années, et il ne précède presque aucune des pannes que nous voyons.

puce   Lisez d'abord la réserve de secours, les erreurs non corrigées et les blocs retirés, dans la colonne des valeurs brutes, et comparez deux relevés à quinze jours : c'est le mouvement qui compte.

puce   Ignorez les erreurs de CRC (c'est le câble), les heures, les valeurs brutes géantes des champs empaquetés et les libellés de disque dur plaqués sur un SSD.

puce   Un SSD « Bon » meurt quand même : programme interne et tables du contrôleur, électronique, mémoire défectueuse non retirée, charge qui fuit au repos, ou liaison défaillante. Aucune n'est annoncée par le pourcentage.

puce   Un symptôme prime sur un indicateur au vert. Lenteurs, gels, fichiers illisibles, SSD qui disparaît : copiez par dossiers, sans test, sans réparation, sans mise à jour de firmware, puis remplacez. Si la copie bloque, ne forcez pas.

Les indicateurs de votre SSD ont bougé, ou il montre des erreurs alors que tout est au vert ? Faites une demande d'estimation gratuite pour un SSD en indiquant le modèle exact, la capacité, les valeurs relevées (réserve, erreurs non corrigées, blocs retirés) et ce que le SSD affiche aujourd'hui. Vous pouvez aussi appeler le laboratoire au 09 71 32 65 95. Dépôt au 18 avenue Olbius Riquier à Hyères ou envoi par colis suivi depuis toute la France. Les pannes prises en charge et les tarifs par format sont sur la page disque SSD.

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