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L'essentiel en 10 secondes
Des écrans bleus répétés et variés sont un symptôme de disque tant qu'on n'a pas prouvé le contraire. Le pourcentage de santé affiché par les logiciels gratuits ne mesure pas ce que vous croyez : il lit l'usure, pas les erreurs de lecture réellement rencontrées. Un SSD de six mois peut afficher 100 % et avoir renoncé à lire 222 000 fois. Ce qui coûte les données, ce n'est pas la panne, c'est ce qui est tenté après. Et la garantie remplace le disque, jamais son contenu. Chez nous, diagnostic et devis gratuits, sans engagement.
Un client nous apporte son ordinateur en septembre 2026. Le symptôme tient en une phrase :
des écrans bleus, plusieurs fois par jour, depuis des semaines. Pas toujours le même message, pas toujours au même moment. Parfois au démarrage, parfois en pleine utilisation, parfois pendant qu'il ne fait rien du tout.
Il a fait ce que tout le monde fait. Il a cherché le message sur Internet, il a désinstallé un pilote, il a réinstallé Windows par-dessus, il a passé un antivirus. Et surtout, il a lancé un de ces petits logiciels gratuits qui affichent l'état de santé des disques. Verdict affiché :
santé 100 %, aucune alerte, disque neuf. Logique, d'ailleurs : le SSD a
six mois.
Sauf que le disque, lui, avait déjà signalé
plus de 222 000 erreurs de lecture non corrigibles.
C'est tout le sujet de cet article, et c'est un piège dans lequel tombent aussi bien les particuliers que beaucoup de dépanneurs :
un SSD peut être défectueux au point d'empêcher Windows de fonctionner, tout en affichant une santé parfaite. Voici comment reconnaître ce cas, pourquoi il touche surtout une certaine catégorie de disques, et surtout ce qu'il ne faut pas faire pendant qu'il se produit, parce que chaque démarrage referme un peu plus la fenêtre de récupération.
Les points à retenir, si vous n'avez le temps de lire que ceci :
Des écrans bleus à répétition sont un symptôme de disque tant qu'on n'a pas prouvé le contraire. C'est la première piste à traiter, pas la dernière.
Le pourcentage de santé ne mesure pas ce que vous croyez. Il lit l'usure et la réserve de blocs, pas les erreurs de lecture réellement rencontrées. Un disque à 100 % peut être hors service.
Un SSD d'entrée de gamme peut mourir en quelques mois, sans être usé, sans avoir été maltraité. Ce n'est pas de l'usure, c'est un défaut.
Continuer à s'en servir est ce qui coûte le plus cher. Chaque démarrage, chaque vérification de disque, chaque réinstallation par-dessus réduit ce qui sera récupérable.
La garantie remplace le disque, jamais les données. Le client repart avec un SSD neuf et zéro fichier si rien n'a été sauvegardé.
Pourquoi un écran bleu accuse souvent le disque
Un écran bleu, c'est Windows qui s'arrête volontairement parce qu'il vient de recevoir une réponse impossible à traiter. Dans la grande majorité des cas que nous voyons, cette réponse impossible vient de l'un des deux composants qui contiennent le système en train de tourner :
la mémoire vive ou le disque.
Quand le disque système est en cause, le scénario est toujours le même. Windows demande un morceau de fichier, par exemple un bout de pilote ou un fragment du registre. Le disque tente de le lire, échoue, réessaie, échoue encore, et finit par répondre
« je ne peux pas lire ça ». Windows n'a aucune solution de repli : le morceau manquant fait partie du système lui-même. Il s'arrête.
Certains messages orientent franchement vers le stockage, notamment ceux qui parlent de lecture de données :
KERNEL_DATA_INPAGE_ERROR
CRITICAL_PROCESS_DIED
UNEXPECTED_STORE_EXCEPTION
NTFS_FILE_SYSTEM
SYSTEM_SERVICE_EXCEPTION avec un pilote de stockage nommé
Mais attention, et c'est important :
l'absence de ces messages ne disculpe pas le disque. Quand un morceau du système n'arrive pas, le plantage peut se produire n'importe où en aval, et afficher un message qui semble parler de tout autre chose. Un disque défaillant produit des écrans bleus
variés, et c'est précisément cette variété qui doit mettre la puce à l'oreille. Un plantage toujours identique évoque plutôt un pilote ou un logiciel.
Des plantages qui changent de nature, eux, évoquent le support.
Trois autres indices vont dans le même sens :
Des gels de quelques secondes avant les plantages, le temps que le disque épuise ses tentatives de lecture.
Des fichiers qui refusent de s'ouvrir ou des copies qui s'interrompent avec une erreur d'entrée-sortie.
Des arrêts brutaux qui s'accumulent : dans notre cas, le disque avait enregistré 31 extinctions non propres, qui sont la
conséquence des écrans bleus, pas leur cause.
Écarter la mémoire vive : une nuit, et c'est réglé
Avant d'accuser le disque, il reste un candidat sérieux, et il se teste gratuitement :
la mémoire vive. Une barrette défaillante produit exactement le même tableau, des écrans bleus variés et imprévisibles.
Le test tient en une phrase : on démarre l'ordinateur sur un test de mémoire, on le laisse tourner
toute une nuit, et on regarde le matin. Plusieurs passes complètes sans la moindre erreur permettent d'écarter la mémoire avec un bon niveau de confiance. C'est ce que nous avons fait sur le cas de septembre : quatre passes, aucune erreur.
Ce test a un autre mérite, moins évident. Il
ne touche pas au disque. Il ne lance aucune analyse, aucune réparation, aucune écriture. Dans une situation où l'on ne sait pas encore si les données sont en danger, c'est exactement la bonne façon de commencer : chercher la réponse là où l'on ne risque rien.
Si la mémoire est saine et que les écrans bleus continuent, alors le disque devient le suspect numéro un, et le compte à rebours commence.
Le piège du « 100 % de santé »
Voici le tableau réel du disque de notre client, un SSD M.2 NVMe de 2 To, six mois d'âge, disque système unique.
| Ce que le disque rapporte |
Valeur |
Ce que ça veut dire |
| Usure estimée |
1 % |
le disque n'a quasiment pas travaillé |
| Réserve de blocs disponibles |
100 % |
aucun bloc défectueux n'a été mis de côté |
| Alerte critique |
aucune |
le disque ne se déclare pas en danger |
| Heures de fonctionnement |
2 581 h |
environ 14 h par jour sur six mois |
| Extinctions non propres |
31 |
les écrans bleus du client |
| Erreurs de lecture non corrigibles |
222 433 |
le disque a renoncé à lire 222 433 fois |
Les cinq premières lignes sont celles que lisent les logiciels grand public, et c'est avec elles qu'ils calculent le fameux
pourcentage de santé. Vous comprenez tout de suite le problème : avec 1 % d'usure et une réserve intacte,
n'importe quel logiciel affichera 100 %. Il ne ment pas, il répond simplement à une autre question que la vôtre.
La dernière ligne, elle, n'entre dans aucun calcul de santé. C'est pourtant la seule qui comptait.
Ce que mesure un pourcentage de santé : combien de fois la mémoire a été réécrite par rapport à ce que le fabricant a prévu. C'est un compteur de
kilométrage, pas un contrôle technique.
Ce qu'il ne mesure pas : si le disque arrive encore à relire ce qu'il a écrit. Or c'est exactement ce qui plante l'ordinateur.
L'image qui parle le mieux au comptoir : c'est un compteur kilométrique sur une voiture de six mois. Il affiche 4 000 km, donc la voiture est « comme neuve ». Sauf qu'elle cale trois fois par jour. Le compteur n'a pas tort, il ne parle simplement pas du bon problème.
Pour aller plus loin sur ce que disent, et ne disent pas, ces indicateurs internes, voir →
À l'inverse, quand c'est le disque lui-même qui annonce sa fin (et non plus un pourcentage trompeur), le message est explicite : voir notre guide .
Le détail qui verrouille le diagnostic
Il y a dans ce tableau une contradiction que nous cherchons systématiquement, et qui tranche un dossier en quelques secondes :
222 433 erreurs non corrigibles, et pas un seul bloc mis de côté.
Un disque en bonne santé qui rencontre une zone défaillante fait deux choses : il déplace la donnée ailleurs, et il
retire cette zone de la circulation en puisant dans sa réserve. C'est pour cela que la réserve existe. Ici, la réserve est
intacte à 100 % alors que le disque a échoué des centaines de milliers de fois.
Deux lectures possibles, et elles mènent au même pronostic : soit la mémoire produit des zones illisibles
plus vite que le disque ne parvient à les retirer, soit son programme interne
ne les retire pas du tout et se contente de signaler l'échec.
Dans les deux cas, le verdict est le même :
ce disque n'est pas fatigué, il est défectueux. Et c'est une distinction qui change tout pour la suite, y compris pour la garantie.
Le raccourci à retenir
Réserve de blocs intacte + erreurs de lecture en masse = disque défectueux, pas disque usé. Un disque usé consomme sa réserve, c'est sa façon normale de vieillir. Un disque qui échoue sans rien consommer ne vieillit pas : il a un défaut.
Pourquoi un SSD de six mois peut être défectueux
Deux idées reçues tombent en même temps sur ce dossier, et il faut les traiter, parce que ce sont les deux réponses qu'on lit partout.
« Un SSD, ça s'use, il a dû trop écrire. » Non. Ce disque avait consommé environ 4 % de ce que son fabricant garantit en volume d'écriture. Il lui restait des années devant lui. L'usure n'explique rien ici.
« Les SSD perdent leurs données quand ils restent débranchés. » C'est vrai, et c'est un vrai sujet : un SSD laissé dans un tiroir perd progressivement ce qu'il contient, parce que l'information y est stockée sous forme de charges électriques qui s'évaporent lentement. Mais ce disque
servait tous les jours, quatorze heures par jour. Ses cellules étaient constamment rafraîchies. Cette piste est éliminée, non pas par un relevé technique, mais par
une simple question posée au client : est-ce que ce disque tourne tous les jours, ou est-ce qu'il sort d'un tiroir ? Cette question élimine à elle seule la moitié des hypothèses, et c'est souvent la première que nous posons.
Ce qui reste, c'est le défaut de fabrication. Et il touche préférentiellement une catégorie de disques bien identifiable.
Ce qui distingue un SSD d'entrée de gamme d'un modèle de gamme supérieure
Deux SSD peuvent avoir la même capacité, le même format, la même vitesse annoncée sur la boîte, et un écart de prix du simple au double. Cet écart correspond à deux choix techniques réels, invisibles pour l'acheteur.
Premier choix : combien d'information on entasse dans chaque cellule de mémoire. Une cellule stocke de l'information sous forme de niveaux de charge électrique, et il faut savoir les distinguer les uns des autres à la relecture. Sur un SSD de gamme supérieure, on distingue
8 niveaux. Sur un SSD d'entrée de gamme récent, on en distingue
16, dans le même intervalle de tension. Les marges entre deux niveaux sont donc beaucoup plus fines. Quand la charge dérive un peu, ce qui arrive naturellement, la lecture sort de la marge tolérée et le disque ne sait plus dire avec certitude ce qui était écrit. Il corrige tant qu'il peut, puis il renonce. Chaque renoncement, c'est une erreur de lecture. Et à l'écran, un plantage.
Second choix : la petite mémoire de travail du disque. Un SSD tient en interne un plan qui dit où se trouve réellement chaque morceau de fichier, et ce plan change en permanence. Les modèles de gamme supérieure embarquent une puce de mémoire rapide dédiée à ce plan. Les modèles d'entrée de gamme n'en ont pas : ils empruntent un petit morceau de la mémoire vive de l'ordinateur. Cela fonctionne, mais cela met un composant de plus dans l'équation quand quelque chose va mal, et c'est aussi ce qui rend le test de mémoire vive d'autant plus utile sur ces machines.
Ajoutez à cela une réalité peu connue :
plusieurs fabricants changent les composants internes d'un modèle en cours de commercialisation sans changer la référence sur la boîte. Deux disques achetés à un an d'intervalle, avec la même étiquette, peuvent contenir des pièces différentes. C'est pour cela que nous ne désignons pas ici de marque coupable : le phénomène n'appartient à personne en particulier, il appartient à un
segment de prix.
Le résumé, celui que nous disons au comptoir :
un SSD d'entrée de gamme convient très bien comme disque de stockage secondaire. Il n'a rien à faire comme disque système unique d'une machine sans sauvegarde.
Les gestes qui referment la porte
Voici le moment décisif de cet article. Sur un disque qui rend des erreurs de lecture, ce n'est pas la panne qui fait perdre les données,
c'est ce qui est tenté après.
⛔
Continuer à s'en servir « le temps de trouver ». C'est de loin le plus destructeur, parce que c'est le plus naturel. Chaque démarrage fait relire au système des milliers de fichiers, sur un support qui se dégrade et qui s'échauffe. Le bon réflexe, dès que le disque est suspect, est brutal mais simple :
on éteint la machine et on ne la rallume plus tant qu'on n'a pas décidé quoi faire.
⛔
Lancer une vérification ou une réparation de disque. chkdsk, l'outil de réparation de Windows, la réparation du démarrage, les utilitaires « répare ton PC ». Tous ont un point commun : ils
écrivent sur le disque, et ils écrivent précisément là où c'est cassé. Sur un support défaillant, ils transforment des fichiers récupérables en fragments anonymes rangés dans un dossier de récupération illisible. C'est le sujet de notre article → , et cela vaut pour les SSD autant que pour les disques durs.
⛔
Réinstaller Windows par-dessus. Une réinstallation écrit des dizaines de gigaoctets sur un disque qui n'arrive déjà plus à relire ce qu'il contient. Et sur un SSD, il y a une couche supplémentaire : le disque considère alors comme
abandonnées les zones de l'ancien système, et son mécanisme d'entretien interne va les effacer réellement, de lui-même, pour préparer l'écriture suivante. Sur un disque dur classique, une donnée écrasée reste souvent récupérable en partie.
Sur un SSD, cette marge n'existe pas.
⛔
Mettre à jour le programme interne du disque. C'est un conseil qu'on lit sur les forums, et il est excellent... sur un disque sain. Sur un disque en cours de récupération, cette mise à jour retouche le plan interne qui dit où sont les données. On perd l'accès pour de bon.
⛔
Laisser le disque branché sans rien faire. Un SSD n'est jamais vraiment au repos : même sans demande de l'ordinateur, il réorganise ses données en arrière-plan. Sur notre cas, un capteur interne affichait
61 °C alors que la machine ne faisait rien, ce qui prouvait que le disque travaillait pour son compte. Ce travail-là ne nous aide pas.
⛔
Faire jouer la garantie tout de suite. Renvoyer le disque au fabricant, c'est renvoyer vos données avec. Elles ne reviendront pas. Nous y revenons plus bas, parce que ce point mérite une section à lui seul.
Et une remarque sans ironie, parce que nous l'entendons souvent : si vous avez déjà fait une ou plusieurs de ces manipulations avant de nous appeler,
dites-le simplement. Savoir ce qui a été tenté nous fait gagner beaucoup de temps et évite de partir sur de fausses pistes. Personne ne vous jugera : ces gestes sont exactement ceux que recommandent la moitié des pages web sur le sujet. Le sujet est développé dans →
Ce que nous faisons, concrètement
Quand un disque de ce type arrive à l'atelier, le principe directeur est toujours le même :
on ne travaille jamais sur le disque du client, on travaille sur une copie.
La première étape consiste donc à
copier le contenu du disque en bloc, à très bas niveau, sur un support sain. Pas les fichiers : le disque entier, morceau par morceau, sans passer par Windows et sans rien lui écrire. Cela se fait sur une station de laboratoire, une machine conçue pour dialoguer directement avec le support et pour continuer même quand celui-ci refuse de répondre.
La différence avec un logiciel de copie ordinaire est entière. Un outil grand public, devant une zone illisible, insiste, puis s'arrête, puis vous propose de recommencer. Nous faisons l'inverse :
on récupère d'abord tout ce qui se lit facilement, ce qui représente presque toujours la quasi-totalité du disque, et on ne revient sur les zones difficiles qu'ensuite, avec des techniques adaptées. Cet ordre n'est pas un détail de méthode : sur un support qui se dégrade,
le temps est la ressource la plus rare, et il ne doit pas être dépensé au début sur les 0,1 % les plus abîmés. C'est aussi la principale limite des outils gratuits, décrite dans →
Il faut être franc sur le résultat attendu, car c'est ce qui distingue ce type de panne des autres. Sur un SSD qui rend des erreurs de lecture, on récupère en général
l'immense majorité des données, mais avec des
trous localisés : les fichiers concernés sont ceux qui étaient physiquement rangés dans les zones devenues illisibles. Le reste sort intact. Concrètement, cela donne souvent une récupération complète des documents et des photos, et quelques fichiers isolés endommagés, sans qu'on puisse choisir à l'avance lesquels.
C'est aussi la raison pour laquelle nous vous faisons
valider la liste des fichiers récupérés avant tout paiement, comme expliqué dans → . Si ce à quoi vous teniez n'y figure pas, vous refusez la restitution sans frais de récupération.
Dernier point, qui surprend souvent :
un SSD de ce type ne repart pas réparé. Il n'y a rien à réparer, la mémoire elle-même est en cause. Vos données vous sont rendues sur un support sain, et le disque d'origine vous est restitué tel quel, pour la garantie justement.
Si vous voulez comprendre pourquoi ce support est un cas à part, voir →
La garantie remplace le disque, jamais les données
C'est la phrase la plus importante de cet article pour votre portefeuille, et elle mérite d'être lue deux fois.
Notre client avait un excellent dossier de garantie. Un disque de
six mois, garanti
trois ans, avec
1 % d'usure et
aucune trace de mauvais traitement : aucun fabricant ne peut refuser un tel retour. Il est reparti avec un SSD neuf, sans débourser un centime pour le matériel.
Mais la garantie porte sur
l'objet. Elle ne porte à aucun moment sur ce qu'il y avait dedans. Aucun fabricant de SSD, aucun revendeur, aucune enseigne ne s'engage sur vos fichiers. Et dans la pratique, un disque renvoyé en garantie n'est jamais retourné à son propriétaire : il est échangé, et l'ancien part en analyse ou en destruction.
Vos photos partent avec.
D'où l'ordre des opérations, qui n'est pas négociable :
D'abord la récupération des données.
Ensuite seulement le retour en garantie, avec le disque tel quel.
Prendre les choses dans ce sens a un avantage financier réel, et nous le disons systématiquement au client dès le premier appel : le coût de la récupération est en partie compensé par le fait que
le disque de remplacement, lui, ne coûtera rien. Cela change la façon dont on regarde le devis.
Combien cela coûte, et comment cela se passe
Le
diagnostic et le devis sont gratuits et sans engagement, que vous nous apportiez la machine à Hyères ou que vous nous l'envoyiez.
| Diagnostic et devis |
gratuits et sans engagement |
| Extraction simple (disque sain, copie des données) |
90 € |
| Panne logique (suppression, formatage, partition perdue) |
190 € |
| Suppression ou formatage sur SSD |
390 € |
| SSD en panne physique (erreurs de lecture, mémoire défaillante, électronique) |
690 € |
Le cas décrit dans cet article relève de la dernière ligne : le disque dialogue encore, mais sa mémoire ne rend plus une partie de son contenu, et la copie doit se faire sur station de laboratoire. Le montant exact est confirmé au devis, après examen. Le détail figure sur nos pages et sur notre grille .
Le principe
« pas de données, pas de frais » s'applique intégralement sur un SSD : il n'y a ici ni salle blanche ni pièce coûteuse consommée, donc si nous ne récupérons rien, la prestation n'est pas facturée. Les frais d'expédition aller et retour restent à votre charge, et les données récupérées sont conservées
7 jours après restitution.
Un mot sur le
délai, puisque la question vient toujours : ce type de dossier se traite couramment en quelques jours. Ce qui l'allonge n'est pas la complexité de la panne, mais le
volume à copier au rythme que le disque accepte, et le nombre de passages nécessaires sur les zones difficiles. Une option prioritaire existe, à
+50 %, qui place le dossier en tête de file sans pour autant garantir un délai.
👉 Votre ordinateur plante à répétition et vous suspectez le SSD ?
Nous diagnostiquons votre support et vous donnons une estimation précise avant toute intervention, que vous soyez près de Hyères (Var) ou que vous nous l'envoyiez par la poste.
ou appelez le 09 71 32 65 95.
Nous confier la machine
Si vous êtes dans le secteur de Hyères ou de Toulon, le dépôt à l'atelier reste le plus simple, et il permet de discuter du cas directement. Partout ailleurs en France, l'envoi postal ne pose aucune difficulté : tout est expliqué sur notre page et dans nos →
Sur ce type de dossier, trois précisions nous font gagner un temps considérable, et donc vous coûtent moins cher :
Dites-nous ce qui a déjà été tenté, honnêtement, y compris les réinstallations et les outils de réparation. C'est une information technique, pas un aveu.
Indiquez vos fichiers prioritaires : les photos, les documents professionnels, la comptabilité, le dossier d'un travail en cours. Nous ordonnons la copie en fonction, et sur un support qui se dégrade, cet ordre peut faire toute la différence.
Précisez si le disque est encore sous garantie et si vous comptez la faire jouer : cela conditionne la façon dont nous restituons le matériel.
Vous pouvez nous envoyer l'ordinateur complet ou le disque seul : les deux se pratiquent, et le choix est détaillé dans → . Si vous démontez le disque vous-même, le sortir de la machine ne présente aucun risque pour les données tant que la machine est éteinte et débranchée.
Après : le bon disque de remplacement, et la sauvegarde
Une fois les données récupérées, il reste deux choses à faire, et ce sont celles qui évitent de revivre la même semaine.
Choisir un disque de remplacement sur les bons critères. Le critère que regardent la plupart des acheteurs, la génération d'interface annoncée sur la boîte, n'est pas celui qui décide de la fiabilité. Les deux qui comptent vraiment sont ceux dont nous parlions plus haut : une mémoire qui distingue
8 niveaux et non 16, et la présence d'une
puce de mémoire dédiée au plan interne du disque. Ces deux caractéristiques figurent rarement sur l'emballage, mais toujours dans les fiches techniques détaillées, et elles séparent les gammes hautes des gammes d'appel chez tous les fabricants sérieux, y compris ceux dont le modèle d'entrée de gamme nous occupe ici. Un troisième conseil, gratuit celui-là :
ne remplissez pas un SSD au-delà d'environ 80 % de sa capacité. Un disque plein travaille en permanence dans ses pires conditions.
💻 Choisir le disque, le remplacer, réinstaller proprement
Pour le choix du SSD, son remplacement et la réinstallation propre du système, avec facture et garantie, et le transfert des données récupérées sur la machine : , à Hyères, s'en charge en atelier, pour les particuliers comme pour les professionnels.
Mettre en place une sauvegarde qui tourne toute seule. C'est la seule chose qui aurait rendu cet article sans objet. Un disque système unique, sans copie, c'est une panne de matériel qui se transforme en perte définitive. Et il faut le dire clairement :
un SSD n'est pas un support de sauvegarde, pas plus qu'une clé USB, comme nous l'expliquons dans → . La sécurité, c'est la
deuxième copie, sur un autre support, idéalement dans un autre lieu : tout le sujet de →
🏠 Mettre en place une vraie sauvegarde, à domicile
Pour les particuliers qui préfèrent que quelqu'un s'en occupe sur place : mise en place d'une sauvegarde automatique, organisation des fichiers, et surtout vérification qu'elle fonctionne réellement, se déplace à domicile, avec la prise en charge « service à la personne ».
💼 Une machine pendant que la vôtre est immobilisée
Si vous ne pouvez pas rester sans ordinateur le temps du dossier, la location courte durée existe pour cela : , à Hyères, loue ordinateurs fixes et portables, en courte comme en longue durée.
À retenir
Des écrans bleus répétés et variés sont un symptôme de disque tant que le contraire n'est pas prouvé : testez la mémoire vive une nuit, c'est gratuit et cela ne touche pas au disque. Le pourcentage de santé ne dit rien des erreurs de lecture : un SSD peut afficher 100 % et avoir échoué des centaines de milliers de fois. Réserve de blocs intacte et erreurs de lecture en masse = disque défectueux, pas usé. Un SSD d'entrée de gamme n'a rien à faire en disque système unique d'une machine sans sauvegarde. Ce qui coûte les données, c'est la suite : continuer à s'en servir, lancer une vérification de disque, réinstaller par-dessus. Récupération d'abord, garantie ensuite : le fabricant remplace le disque, jamais son contenu.
Dans le doute, mieux vaut poser la question que tenter une manipulation de plus. Notre et la page répondent au reste. Pour aller plus loin sur les particularités de ce support, voir aussi →
Questions fréquentes
Mon logiciel affiche 100 % de santé, je peux être rassuré ?
Non, pas si la machine plante. Ce pourcentage mesure
l'usure de la mémoire et la réserve de blocs disponibles, pas la capacité du disque à relire ce qu'il a écrit. Un disque neuf et défectueux affichera 100 % jusqu'au bout. Sur le cas décrit dans cet article, le SSD affichait 1 % d'usure et une réserve intacte, alors qu'il avait renoncé à lire plus de 222 000 fois.
Un SSD de six mois peut-il vraiment être en panne ?
Oui, et c'est même un cas que nous voyons régulièrement. Un SSD ne vieillit pas comme un disque dur mécanique : il n'y a pas de pièce qui s'use progressivement en faisant du bruit. Soit il fonctionne, soit il y a un
défaut, et ce défaut peut se manifester dès les premiers mois. Le disque de notre client avait consommé environ 4 % du volume d'écriture garanti par son fabricant : l'usure n'explique rien.
Les écrans bleus peuvent-ils venir d'autre chose que du disque ?
Bien sûr : mémoire vive, pilote défectueux, alimentation insuffisante, surchauffe. Mais
la mémoire se teste gratuitement en une nuit, et c'est le seul de ces tests qui ne touche pas au disque : il n'écrit rien, ne répare rien, ne vérifie rien. Faites-le en premier. Si la mémoire est saine et que les plantages continuent, traitez le disque comme suspect.
Puis-je copier mes fichiers moi-même avant de vous apporter la machine ?
Si la machine démarre encore, oui, et c'est même la meilleure chose à faire : copiez vos fichiers essentiels sur un disque externe,
par ordre de priorité, sans chercher à tout prendre. Mais n'insistez pas si une copie bloque, ne relancez pas dix fois, et ne lancez surtout aucun outil de réparation ni aucune vérification de disque. Si la machine ne démarre plus, arrêtez-vous là et éteignez-la.
Le disque est sous garantie, je le renvoie et on n'en parle plus ?
Vous récupérerez un disque neuf, et vous
perdrez définitivement vos fichiers. La garantie porte sur le matériel, pas sur son contenu, et un disque renvoyé en garantie n'est jamais restitué à son propriétaire : il est échangé, l'ancien part en analyse ou en destruction. L'ordre n'est pas négociable :
récupération des données d'abord, retour en garantie ensuite.
Que récupère-t-on sur un SSD qui rend des erreurs de lecture ?
En général
l'immense majorité des données, mais avec des
trous localisés : les fichiers concernés sont ceux qui étaient physiquement rangés dans les zones devenues illisibles. Le reste sort intact. Concrètement, cela donne souvent une récupération complète des documents et des photos, et quelques fichiers isolés endommagés, sans qu'on puisse choisir à l'avance lesquels. C'est pourquoi vous validez la liste des fichiers récupérés avant tout paiement.
Vous récupérez les données partout en France ?
Oui. Notre laboratoire est à
Hyères, dans le Var, et nous recevons des supports de toute la France par voie postale. Diagnostic gratuit, devis transmis à distance, validation de la liste des fichiers par vos soins, restitution sur un support sain.