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C'est la question que l'on nous pose le plus souvent au téléphone, juste avant de raccrocher :
« Je vous envoie l'ordinateur complet, ou je sors le disque ? »
Elle a l'air anodine. Elle ne l'est pas. Envoyer un portable entier alors que le disque était démontable, c'est prendre un risque de transport inutile, payer un colis plus lourd, et parfois attendre plus longtemps. À l'inverse, démonter une machine dont le stockage est
soudé à la carte mère, ce qui est le cas de la majorité des ultraportables récents, c'est perdre du temps, ouvrir une machine pour rien, et parfois casser une nappe au passage.
La bonne nouvelle, c'est que la réponse tient à
un seul critère, et que vous pouvez le vérifier vous-même en deux minutes, sans tournevis :
Le stockage de votre portable est-il un module démontable (2,5 pouces ou M.2), ou est-il soudé sur la carte mère ?
Tout le reste, la marque, la gravité de la panne, votre niveau technique, vient après. Voici comment trancher, comment retirer proprement un module M.2 quand c'est la bonne option, et surtout dans quels cas il ne faut
rien démonter du tout.
En bref
Un seul critère décide : stockage démontable → envoyez le disque seul ; stockage soudé → envoyez la machine complète
Démontable dans l'immense majorité des cas : PC portables Windows classiques, y compris récents (disque 2,5 pouces jusque vers 2016-2018, module
M.2 ensuite), la plupart des portables 15 pouces, des machines de bureau et des stations pro
Soudé (rien à extraire) :
Mac à puce T2 et Apple Silicon (M1/M2/M3/M4), MacBook 12 pouces 2015-2017, la plupart des
Chromebooks, les ultraportables d'entrée de gamme à mémoire
eMMC, et certaines tablettes-PC
Le disque seul voyage beaucoup mieux qu'un portable : moins cher, moins de risque de casse, diagnostic plus rapide chez nous

⚠️
Vérifiez BitLocker avant de démonter. Sorti de sa machine, un disque chiffré ne s'ouvre qu'avec la clé de récupération. Sans elle, l'extraction ne sert à rien

⚠️
Si le disque fait du bruit (clics, grincements, bips), n'essayez plus rien : éteignez et ne rallumez plus. Chaque démarrage aggrave les dégâts
Retirer un M.2 est simple mais pas anodin : c'est une pièce sensible à l'électricité statique et à la
flexion, jamais au choc. On la tient par les bords, on ne la plie pas, on la range dans un sachet antistatique
Si la panne ne vient pas du disque (alimentation, carte mère, écran, dégât des eaux), le bon ordre est : diagnostic de la machine d'abord, décision ensuite
En cas de doute, appelez avant de démonter. Deux minutes au téléphone évitent les mauvaises surprises, et c'est gratuit
🔴 Un doute sur votre machine ? Appelez avant de démonter: BSC DataRecovery - 09 71 32 65 95.
Diagnostic sous 24 à 48 h, gratuit et sans engagement.
Le seul critère qui compte : démontable ou soudé ?
Il y a vingt ans, la question ne se posait pas : tous les portables avaient un disque dur 2,5 pouces, tenu par quatre vis, connecté par un connecteur SATA standard. On le sortait, on le branchait ailleurs, on lisait les données.
Depuis, trois générations de stockage se sont succédé, et elles n'ont pas du tout les mêmes conséquences pour une récupération de données.
1. Le disque 2,5 pouces (SATA) - jusqu'à ~2016-2018, encore présent aujourd'hui
Un boîtier métallique de la taille d'un paquet de cartes, disque dur mécanique ou SSD. Il se retire en quelques minutes, se branche sur n'importe quel adaptateur USB du commerce. C'est le cas le plus simple :
envoyez le disque seul.
2. Le module M.2 - la norme depuis ~2016
Une barrette de la taille d'un chewing-gum, tenue par
une seule vis, plantée dans un connecteur. C'est ce que contiennent aujourd'hui la quasi-totalité des portables Windows, y compris fins. Il se retire encore plus vite qu'un 2,5 pouces. Là aussi :
envoyez le module seul.
3. Le stockage soudé - les puces sont sur la carte mère
Il n'y a plus de disque du tout : la mémoire est soudée à même la carte, parfois sous forme de puces
eMMC (contrôleur et mémoire dans un même boîtier soudé), parfois intégrée à la puce principale comme chez Apple.
Rien à extraire, rien à envoyer d'autre que la machine.
Le tableau suivant permet de trancher dans 95 % des cas sans ouvrir quoi que ce soit.
| Type de machine |
Stockage |
Ce qu'il faut envoyer |
| PC portable Windows 14-17", 2010-2018 |
disque 2,5" SATA (HDD ou SSD) |
le disque seul |
| PC portable Windows, 2016 à aujourd'hui |
module M.2 (SATA ou NVMe) |
le module seul |
| Portable « gaming » / station de travail |
1 ou 2 modules M.2 (+ parfois un 2,5") |
tous les modules, repérés |
| Netbook / ultraportable d'entrée de gamme (32-128 Go) |
eMMC soudée |
la machine complète |
| Chromebook (la plupart) |
eMMC ou module soudé |
la machine complète |
| MacBook / iMac jusqu'à 2012 |
disque ou SSD SATA |
le disque seul |
| MacBook Air / Pro 2013-2017 |
lame SSD propriétaire amovible |
la lame seule (adaptateur spécifique en labo) |
| MacBook 12 pouces 2015-2017 |
SSD soudé |
la machine complète |
| Mac 2018 et + (puce T2), tous les Mac M1/M2/M3/M4 |
mémoire soudée et chiffrée par la puce Apple |
la machine complète - voir le paragraphe qui leur est consacré |
| Tablette-PC / 2-en-1 très fin |
selon génération : M.2 2230 ou soudé |
appelez avant de démonter |
Deux repères simples quand vous hésitez :
La capacité. 32, 64 ou 128 Go sur une machine vendue neuve moins de 400 € : c'est presque toujours de l'eMMC soudée. 256 Go et au-delà sur un portable Windows : c'est presque toujours un module M.2
Le poids et l'épaisseur. Une machine très fine et légère (moins de 1,3 kg) a plus de chances d'avoir du soudé, mais ce n'est plus une règle absolue: beaucoup d'ultrabooks récents sont revenus à un module M.2 court (format 2230) parfaitement démontable
En cas de doute, le plus fiable reste de nous appeler avec le
modèle exact de la machine (l'étiquette sous le portable, ou le numéro de série). Nous savons en général répondre en trente secondes.
Le cas Apple : à traiter à part
Les Mac méritent leur propre paragraphe, parce que la réponse y a changé trois fois en dix ans.
Jusqu'à 2012 : disque ou SSD SATA standard, démontable, aucun problème
2013 à 2017 : lames SSD
propriétaires (MacBook Air, MacBook Pro Retina). Elles sont
amovibles, mais ne se branchent sur aucun boîtier USB du commerce: il faut un adaptateur de laboratoire spécifique à chaque génération. Vous pouvez donc nous envoyer la lame seule, c'est même préférable si le reste de la machine est mort. Précisez bien le modèle: l'adaptateur n'est pas le même pour un MacBook Pro 13" 2016-2017 que pour un MacBook Air 2015
MacBook 12 pouces (2015-2017) : SSD soudé, pas d'adaptateur possible
2018 et au-delà - puce T2 puis Apple Silicon (M1, M2, M3, M4) : il n'y a
plus de disque du tout. Ce sont deux à quatre puces de mémoire soudées sur la carte mère, dont le contrôleur est intégré à la puce Apple, et dont le contenu est
chiffré en permanence par le Secure Enclave, même si vous n'avez jamais activé FileVault. Cette clé ne sort jamais de la puce
Conséquence, qu'il vaut mieux entendre tout de suite :
sur un Mac récent, il n'existe aucune récupération « hors machine ». Dessouder les puces ne rendrait que des données chiffrées inexploitables, et aucun outil au monde ne change cela. La seule voie passe par la carte mère d'origine, vivante. Si votre Mac s'allume encore, même mal, il y a des solutions, et il y a aussi une manipulation à ne surtout pas faire, celle qui efface tout en un clic. Le sujet est traité en détail ici: .
Et si vos fichiers ont simplement été supprimés sur un Mac qui fonctionne, ne l'envoyez nulle part avant d'avoir lu ceci : .
⚠️ À vérifier AVANT de sortir le disque : le chiffrement
C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus frustrante, parce qu'elle ne se voit qu'une fois le disque extrait.
Sur un PC Windows récent, le disque est très souvent
chiffré par BitLocker sans que le propriétaire le sache: depuis plusieurs versions de Windows, le chiffrement de l'appareil s'active tout seul sur beaucoup de machines vendues avec un compte Microsoft. Tant que le PC démarre, vous ne voyez rien, c'est transparent. Mais sortez ce disque de sa machine, et il devient un bloc illisible:
il réclame la clé de récupération, un long code numérique que personne ne connaît par cœur.
Cette clé n'est pas perdue pour autant, mais il faut la retrouver
avant d'envoyer quoi que ce soit :

Sur votre
compte Microsoft, rubrique « Appareils », si le PC y a été rattaché

Dans le compte de l'entreprise ou de l'école, sur les machines gérées

Sur un papier ou un fichier imprimé au moment de l'activation
Attention : cette clé n'est
pas toujours sur le compte Microsoft, et savoir pourquoi évite bien des angoisses, nous l'expliquons ici: , et plus généralement : .
Le même raisonnement vaut côté Mac avec
FileVault, et sur les Mac récents le chiffrement est actif
par défaut.
Deux conséquences pratiques :
1. Si vous avez la clé: parfait, sortez le disque et joignez la clé au colis - sous enveloppe fermée, jamais écrite sur l'extérieur.
2. Si vous ne l'avez pas et que la machine démarre encore, même mal : ne démontez rien, appelez-nous. Il est souvent plus simple de travailler avec la machine, tant qu'elle est vivante.
Et surtout :
ne tentez jamais de « réinitialiser le mot de passe Windows » avec une clé USB bootable pour contourner le problème. Ce geste ne déverrouille rien quand BitLocker est actif, et il détruit d'autres choses au passage, nous avons consacré un article entier à ce piège: .
Comment retirer proprement un module M.2
Si vous avez confirmé que votre machine contient un module M.2 et que vous êtes à l'aise avec un tournevis, l'opération prend dix minutes. Le module M.2 ne craint ni le choc ni le transport : ses deux ennemis sont l'
électricité statique et la
flexion.
Préparation
1. Éteignez complètement l'ordinateur (arrêt, pas mise en veille), débranchez le chargeur, retirez la batterie si elle est amovible.
2. Sur une machine à batterie interne,
maintenez le bouton d'alimentation enfoncé 10 secondes après l'arrêt, pour purger l'électricité résiduelle.
3. Travaillez sur une surface dure et non textile, surtout pas sur un lit, un tapis ou un pull.
Touchez un objet métallique relié à la terre (un radiateur, le châssis d'une tour branchée) avant de manipuler quoi que ce soit.
4. Prévoyez un tournevis
cruciforme fin ou
Torx T5, selon la marque, et un récipient pour les vis.
Démontage
5. Retournez le portable, retirez les vis du capot inférieur. Notez leur position : elles n'ont souvent pas toutes la même longueur, et une vis trop longue remontée au mauvais endroit peut percer une carte.
6. Décollez le capot avec une carte plastique ou un médiator, en faisant le tour, jamais en forçant sur un angle. Les clips cèdent progressivement.
7. Si la batterie interne est accessible, débranchez son connecteur avant de toucher au reste. C'est la précaution la plus utile du lot.
8. Repérez le module M.2 : une petite barrette verte ou noire (22 mm de large, de 30 à 80 mm de long), plantée en biais dans un connecteur, maintenue à l'autre extrémité par
une seule vis. Elle est parfois recouverte d'un dissipateur ou d'un film de protection à décoller délicatement.
Extraction
9. Dévissez la vis unique. Le module se relève tout seul à environ 20-30°, poussé par le connecteur : c'est normal.
10. Tirez-le tout droit, dans l'axe du connecteur, en le tenant
par les bords. Ne posez pas les doigts sur les puces, ne le pliez pas, ne le faites pas levier.
11. Rangez-le dans un sachet antistatique (ou à défaut un sachet zip propre et sec, jamais dans de l'aluminium ni du papier bulle au contact direct).
12. Prenez une photo de l'étiquette avant de l'emballer : marque, modèle, référence, numéro de série, capacité. Cela nous permet de préparer le dossier avant même l'arrivée du colis.
⚠️ Deux points de vigilance
Certaines machines ont deux emplacements, ou combinent un petit module « d'accélération » et un SSD principal. Si vous voyez deux barrettes, envoyez les deux, en notant leur position respective. Un module envoyé seul alors que le système en utilisait deux, et les données peuvent être illisibles.
Un module M.2 n'est pas forcément NVMe. Certains sont en SATA, d'autres en NVMe, et les boîtiers USB du commerce ne les acceptent pas indifféremment. Si vous comptez lire le disque vous-même, vérifiez la compatibilité du boîtier,un module non reconnu n'est pas nécessairement un module mort.
Pour un disque 2,5 pouces, la logique est la même en plus simple : quatre vis, un tiroir à faire coulisser hors du connecteur SATA, et surtout
on ne secoue pas un disque dur mécanique.
Vous voulez lire le disque vous-même ? Trois pièges
Beaucoup de clients extraient le module M.2, achètent un boîtier USB et branchent le tout sur un autre ordinateur. C'est une démarche légitime, et elle règle une bonne partie des cas - à condition de ne pas tomber dans l'un de ces trois pièges.
1. « Voulez-vous initialiser ce disque ? » - répondez NON
Windows pose cette question dès qu'il ne comprend pas la structure du disque. Accepter écrit sur le support et complique sérieusement la récupération. Le réflexe correct est expliqué ici : . Même chose pour la fenêtre « Vous devez formater le disque avant de pouvoir l'utiliser » : .
2. N'enchaînez pas les logiciels de récupération gratuits
Sur un support qui faiblit, chaque analyse complète est une sollicitation de plus, et certaines écrivent leurs résultats sur le disque analysé. Les limites de ces outils sont détaillées ici : .
3. Si le support chauffe anormalement, ralentit, ou disparaît en cours de copie, arrêtez
Un SSD qui se déconnecte pendant une copie n'est pas capricieux : il est en train de lâcher. Continuer à insister, c'est risquer de perdre ce qui était encore lisible.
Et si le disque est un modèle
mécanique qui
clique, grince ou bipe : ne le rebranchez plus du tout. Le mécanisme est expliqué ici : , avec la liste des gestes qui aggravent : .
Et si la panne ne venait pas du disque ?
C'est le scénario le plus fréquent et le plus mal diagnostiqué. Un portable qui ne démarre plus n'a pas forcément un problème de stockage - dans notre atelier, une bonne moitié des machines « dont le disque est mort » ont en réalité un disque parfaitement sain.
Les signes qui pointent vers autre chose que le disque :
| Symptôme |
Ce que c'est probablement |
| Aucune lumière, aucun ventilateur, machine totalement inerte |
alimentation ou circuit de charge de la carte mère |
| Le voyant de charge ne s'allume plus quand on branche le chargeur |
circuit de charge / connecteur d'alimentation |
| Ventilateurs qui tournent, écran noir, aucun logo |
carte mère, mémoire, ou écran/nappe |
| Bips au démarrage, écran noir |
mémoire vive ou carte mère (pas le disque) |
| Machine tombée dans l'eau, ou foudroyée |
carte mère à traiter d'urgence |
| Extinction spontanée après quelques minutes |
alimentation, surchauffe, ou batterie |
À l'inverse, ce qui accuse vraiment le disque : les messages « aucun périphérique de démarrage trouvé », les écrans bleus à répétition, les boucles de réparation automatique, les lenteurs extrêmes qui s'aggravent, et bien sûr les bruits mécaniques.
Que faire dans ce cas ? Deux voies, et le choix dépend de l'urgence.
Vos données d'abord, la machine ensuite : on extrait le stockage (s'il est démontable), on récupère les fichiers, et la réparation de la machine se fait ensuite, tranquillement, sans pression. C'est presque toujours le bon ordre
Réparer la machine pour accéder aux données: c'est la seule option quand le stockage est soudé. La réparation de cartes mères de PC portables et de Chromebooks au composant, circuit de charge, ports détruits, machine qui ne s'allume plus, est le métier de notre atelier , souvent pour une fraction du prix d'un remplacement de machine. (Les cartes Apple ne sont pas traitées en interne ; nous passons par un partenaire spécialisé, ce qui allonge les délais et se dit dès le devis)
Un cas particulier qui mérite d'être connu :
après une surtension ou un orage, ne rebranchez jamais le disque sur la machine sinistrée avant que son alimentation ait été testée. Vous risqueriez de détruire le support sur lequel se trouve la seule copie de vos fichiers - le détail est ici: . Et si la machine a pris l'eau, il y a une consigne contre-intuitive à respecter absolument : .
Après la récupération, dans le groupe BSC.
💻 Diagnostic complet de la machine, disque neuf, réinstallation du système, fournit et installe le support de remplacement, puis y remet vos données récupérées.
🏠 Tout faire chez vous - démontage, réinstallation, reconfiguration de la messagerie, mise en place d'une vraie sauvegarde: intervient à domicile chez les particuliers (agréé service à la personne).
🖥️ Ne pas rester sans ordinateur pendant l'opération, loue des portables et des postes fixes, en courte comme en longue durée.
Ce qu'il faut mettre dans le colis
Une fois la décision prise, quelques éléments changent réellement la vitesse et l'issue du dossier.
Si vous envoyez le disque ou le module seul :

Le support,
dans un sachet antistatique

Un mot avec vos
coordonnées, le
modèle de la machine d'origine et le
symptôme en trois lignes

La
clé BitLocker ou FileVault s'il y a lieu,
sous enveloppe fermée

Le
mot de passe de session Windows si vous souhaitez récupérer les mots de passe enregistrés dans votre navigateur, c'est la condition indispensable, expliquée ici:

La
liste de ce qui compte vraiment : « les photos de 2015 à 2024 », « le dossier Comptabilité », « les fichiers du bureau ». Cela oriente le travail et sert de base à la vérification finale
Si vous envoyez la machine complète :

Le
chargeur d'origine (indispensable pour tester la machine)

Les
mots de passe de session et, sur Mac, l'identifiant Apple associé

Ne joignez ni sacoche, ni souris, ni documents inutiles
Emballage: un module M.2 craint la flexion, pas le choc - à plat sur un carton rigide, fixé par les extrémités, puis du papier bulle. Un disque dur mécanique demande deux couches de bulle sur les six faces et un carton rigide calé jusqu'à immobilité. Une
enveloppe matelassée seule est la cause n°1 des casses en transit. Le détail complet est ici : .
Deux précisions utiles :
les portiques, les rayons X postaux et les aimants du quotidien n'effacent rien - le risque réel est mécanique et électrostatique, donc entièrement sous le contrôle de votre emballage. Et
l'assurance du transporteur couvre le support, pas les données : cela vaut la peine d'y penser avant de choisir un envoi à 4 €.
Enfin, si vous êtes dans le secteur de
Hyères, Toulon ou du Var, le dépôt en main propre reste toujours préférable : zéro risque de transport, diagnostic immédiat, et le contexte expliqué de vive voix vaut souvent mieux qu'un long courrier. C'est encore plus vrai pour un portable complet, qui voyage mal. Pour tout le reste de la France, voir notre page et nos .
Questions fréquentes
Est-ce que retirer le disque efface quelque chose ?
Non, absolument rien. Le stockage conserve son contenu hors tension, pendant des années. Ce qui présente un risque, ce n'est pas l'extraction en elle-même, c'est ce qu'on fait ensuite : brancher, initialiser, formater, analyser en boucle.
J'ouvre mon portable : est-ce que je perds la garantie ?
Sur la plupart des PC portables, non : la trappe d'accès au stockage et à la mémoire est prévue pour être ouverte, et le droit européen protège largement ce type d'intervention. En revanche, si la machine est
encore sous garantie et que le disque est en panne, il y a mieux à faire: le constructeur remplacera le support, mais il ne vous rendra jamais vos données, et le disque défaillant partira souvent avec elles.
Récupérez les données d'abord, faites jouer la garantie ensuite.
Je ne trouve aucun disque à l'intérieur de mon portable. C'est normal ?
Oui, et c'est la réponse à la question de cet article : votre machine a un
stockage soudé. Cherchez une petite puce carrée à côté du processeur plutôt qu'une barrette. Dans ce cas, il faut nous envoyer la machine complète, ou, sur un Mac récent, nous appeler avant tout pour évaluer ce qui reste possible.
Mon portable ne démarre plus mais je pense que le disque est bon. Je peux juste le brancher sur un autre PC ?
Oui, c'est même souvent la solution la plus rapide, à trois conditions : que le stockage soit démontable, que le disque ne soit pas chiffré (ou que vous ayez la clé), et que vous refusiez toute proposition d'initialisation ou de formatage. Si le disque monte et que vos fichiers sont là, copiez d'abord ce qui compte, avant toute autre manipulation.
Faut-il envoyer aussi le disque de sauvegarde externe ?
Non, sauf s'il est lui aussi en panne - auquel cas, dites-le, et envoyez-le
complet, dans son boîtier, sans le démonter. Sur un disque externe, le boîtier fait partie du dossier : le connecteur est parfois soudé sur la carte du disque, et certaines marques chiffrent les données au niveau du boîtier. Nous détaillons ce piège ici : .
Le prix change-t-il selon que j'envoie le disque ou la machine entière ?
Le tarif de récupération dépend de la nature de la panne et du support, pas du format du colis. En revanche, une machine complète implique souvent une étape supplémentaire, démontage, test d'alimentation, parfois réparation préalable, et donc un délai plus long. Nos principes de tarification sont détaillés ici: (et la ), et les ordres de grandeur en durée ici : .
Mon portable a deux disques. Lequel envoyer ?
Les deux, en notant lequel occupait quel emplacement. Sur certaines configurations, les deux supports fonctionnent en couple et l'un sans l'autre ne donne rien d'exploitable. C'est également vrai pour un PC de bureau monté en RAID : dans ce cas, il faut
tous les disques, numérotés par baie, y compris celui qui est déclaré défaillant.
Je préfère ne rien démonter moi-même. C'est un problème ?
Pas du tout, et c'est même souvent le bon choix. Envoyez ou déposez la machine complète: nous ferons le démontage au laboratoire, avec l'outillage adapté. Le seul intérêt de démonter vous-même est de réduire le coût et le risque de transport, ce n'est jamais une obligation.
À retenir
Un seul critère décide : le stockage est-il démontable (2,5 pouces, M.2) ou soudé ? Tout le reste en découle
Démontable → envoyez le support seul. Moins cher à expédier, moins de risque de casse, dossier plus rapide
Soudé → envoyez la machine complète. Chromebooks, ultraportables à eMMC, MacBook 12 pouces, et tous les Mac 2018 et suivants
Sur les Mac T2 et Apple Silicon, il n'y a pas de disque à extraire : la mémoire est soudée et chiffrée par la puce Apple. La récupération passe obligatoirement par la carte mère d'origine

⚠️
Vérifiez le chiffrement avant de démonter. Un disque BitLocker sorti de sa machine est illisible sans la clé de récupération - retrouvez-la d'abord
Un module M.2 craint l'électricité statique et la flexion, pas le choc : on le tient par les bords, on ne le plie pas, on le range dans un sachet antistatique
Une seule vis tient un module M.2 ; il se relève tout seul et se tire dans l'axe. Notez la longueur des vis du capot au remontage
Refusez toute « initialisation » ou tout formatage proposé par Windows au branchement du disque extrait, et n'empilez pas les logiciels de récupération gratuits
Si le disque fait du bruit, on n'insiste plus : chaque démarrage supplémentaire aggrave des dégâts mécaniques irréversibles
Si la machine ne s'allume pas du tout, le disque est souvent intact : c'est un problème de carte mère ou d'alimentation. Données d'abord, réparation ensuite
En cas de doute : un appel avant de démonter. C'est gratuit, ça prend deux minutes, et ça évite les manipulations inutiles
🔴 Diagnostic et devis gratuits, pas de données, pas de frais
Récupération de données sur disques durs, SSD, NVMe, cartes mémoire, clés USB, NAS et systèmes RAID - pannes logiques et physiques, réparation électronique et salle blanche en interne. Laboratoire à Hyères (Var), réception de supports dans toute la France.
, ou appelez le 09 71 32 65 95, ou consultez notre page .
Pour aller plus loin : , , et .