L'utilisation de ce site, notamment notre base de connaissances, est soumise à l'acceptation de nos « ». BSC DataRecovery ne pourra être tenue responsable des conséquences éventuelles relatives à l'application des conseils de cet article. Pour toute question concernant la récupération de vos données, n'hésitez pas à nous contacter via notre page « ».
La réponse en 30 secondes
Une sauvegarde informatique (backup en anglais), c'est une copie supplémentaire de vos données, qui vit sur un autre support que l'original, et dont vous avez vérifié qu'elle se relit. Trois conditions, pas deux. S'il en manque une, ce n'est pas une sauvegarde.
1. C'est une copie, pas un déplacement. Le jour où vous
déplacez vos photos vers un disque externe, vous n'avez toujours qu'un seul exemplaire, vous l'avez juste changé de place, et de risque.
2. Elle est sur un support physiquement distinct. Une seconde partition
D: du même disque, un second dossier, un RAID 1 : ce sont des copies qui meurent avec le disque, la carte mère ou le rançongiciel.
3. Elle a été testée. Une sauvegarde qu'on n'a jamais relue est une hypothèse, pas une sécurité. Neuf dossiers sur dix qui arrivent chez nous commencent par « j'avais une sauvegarde, mais… ».
4. La règle qui résume tout, c'est le 3-2-1 :
3 exemplaires de vos données, sur
2 types de supports différents, dont
1 ailleurs (autre lieu, ou hors ligne).
5. Un disque de sauvegarde branché en permanence n'est pas une sauvegarde, c'est une extension du PC : il subira la même surtension, le même rançongiciel, la même fausse manœuvre.
📞 Un disque, une clé ou un NAS qui ne répond plus, et pas de copie ailleurs ?
BSC DataRecovery - 09 71 32 65 95 : diagnostic sous 24 à 48 h, devis gratuit et sans engagement. Laboratoire à Hyères, réception des supports par colis suivi depuis toute la France.
Trouvez votre situation en 10 secondes
| Votre situation |
Ce qu'il faut savoir |
Section |
| « Mes fichiers sont sur un disque externe, c'est bon ? » |
Seulement si l'original existe encore ailleurs |
|
| « J'ai OneDrive / Google Drive / iCloud, donc c'est sauvegardé » |
Non : c'est de la synchronisation, elle recopie aussi les suppressions |
|
| « J'ai un NAS en RAID, je suis tranquille » |
Le RAID protège de la panne d'un disque, de rien d'autre |
|
| « Je sauvegarde sur clé USB / SSD » |
Mauvais supports pour de la conservation longue durée |
|
| « Pourquoi sauvegarder, mon disque est neuf » |
Parce que la panne n'est qu'une des huit façons de tout perdre |
|
| « Je ne sais pas quoi sauvegarder » |
La liste des oubliés classiques (mails, mots de passe, 2FA…) |
|
| « À quelle fréquence faut-il sauvegarder ? » |
La bonne question : combien de travail acceptez-vous de refaire ? |
|
| « Complète, incrémentale, différentielle : que choisir ? » |
La complète se suffit à elle-même, les deux autres dépendent d'une chaîne |
|
| « Comment savoir si ma sauvegarde fonctionne ? » |
Trois vérifications, dix minutes, une fois par trimestre |
|
| « J'ai peur d'un rançongiciel » |
Une copie hors ligne, débranchée, c'est le seul vrai rempart |
|
| « Je suis artisan / TPE / indépendant » |
3-2-1 + hors site + délai de reprise |
|
| « Mon disque vient de lâcher, et je n'ai rien » |
Ne rien relancer, ne rien réinstaller, ne pas lancer chkdsk |
|
| « Combien coûte une récupération ? » |
De 90 € à plus de 790 € selon la panne : 5 à 30 fois le prix du disque qu'on n'a pas acheté |
|
Sommaire
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Stockage, sauvegarde, synchronisation, archivage : quatre mots qu'on confond
Quand on nous confie un disque pour récupération, neuf fois sur dix la personne dit la même phrase :
« Je croyais que mes données étaient sauvegardées, je les avais mises sur mon disque externe. »
Le mot important, c'est
mises. Déplacer ses données vers un disque externe, ce n'est pas les sauvegarder, c'est les
stocker ailleurs. Le nombre d'exemplaires n'a pas changé : il y en a toujours
un seul. On a simplement transféré le risque de l'ordinateur vers un boîtier qui passe ses journées dans un sac ou au bord d'un bureau.
Voici les quatre mots, et ce qu'ils recouvrent réellement :
| Terme |
Ce que ça fait |
Ce que ça protège |
Ce que ça ne protège pas |
| Stockage |
Les données existent à un endroit |
Rien |
La panne, l'effacement, le vol, le sinistre |
Synchronisation (OneDrive, Drive, Dropbox, iCloud) |
Un dossier est reflété ailleurs, en temps réel |
La panne du support local |
L'effacement, le chiffrement par rançongiciel, la fausse manœuvre,tout est recopié fidèlement, y compris la catastrophe |
| Sauvegarde |
Une copie supplémentaire, à un instant donné, sur un autre support |
La panne, l'effacement, le vol, le rançongiciel, la bêtise |
Rien si elle n'est jamais testée |
| Archivage |
Une copie figée de données qu'on ne modifie plus (photos de 2012, comptabilité clôturée) |
La perte définitive de l'historique |
Le vieillissement du support si on ne le contrôle jamais |
La confusion la plus fréquente aujourd'hui n'est plus « disque externe = sauvegarde », c'est
« cloud = sauvegarde ». Elle est plus dangereuse, parce qu'elle est invisible: la synchronisation fonctionne parfaitement, elle fait exactement son travail, et son travail, c'est de rendre les deux côtés identiques. Y compris quand un côté vient d'être vidé.
Sauvegarde ou archivage ? La sauvegarde protège des données
vivantes, celles que vous modifiez encore : elle se refait régulièrement et l'ancienne version peut être remplacée. L'archive conserve des données
terminées, qu'on ne touchera plus, et dont on a parfois supprimé l'original pour faire de la place. C'est là que le mot devient dangereux : une archive dont il n'existe qu'un exemplaire est du simple stockage. Une archive se sauvegarde, elle aussi.
La règle de base est donc arithmétique : tant que vos données n'existent que sur
un seul support, elles ne sont pas sauvegardées. Peu importe que ce support soit neuf, cher, ou « de marque ». Tous les supports finissent par tomber en panne, c'est une question de temps, pas de qualité.
Le test des trois questions
Vous voulez savoir en une minute si vous avez une sauvegarde ? Posez-vous ces trois questions, dans l'ordre. La première à laquelle vous ne savez pas répondre indique exactement où ça casse.
1. Si mon disque principal grillait maintenant, où seraient mes fichiers ?
Si la réponse est « sur mon disque externe », et qu'ils n'y sont
que là parce que vous les y avez déplacés - la réponse réelle est: nulle part.
2. Si mon disque de sauvegarde grillait maintenant, où seraient mes fichiers ?
Une sauvegarde, c'est un dispositif qui répond correctement aux
deux premières questions. Si l'une des deux donne « nulle part », vous avez du stockage réparti, pas une sauvegarde.
3. Quand ai-je ouvert pour la dernière fois un fichier depuis ma sauvegarde ?
Si la réponse est « jamais », vous avez une sauvegarde supposée. C'est le cas le plus frustrant qu'on rencontre: le disque de sauvegarde existe, il est là, il est branché, et il ne contient que des raccourcis, ou la moitié d'un dossier, ou une copie interrompue en 2021.
À retenir
La bonne question n'est pas « où retrouverai-je mes données si mon support tombe en panne ? » mais « quand mon support tombera en panne, où retrouverai-je mes données ? ». Si la réponse est « nulle part », ce n'est pas une sauvegarde, c'est du stockage. Une donnée qui n'existe qu'à un seul endroit est une donnée perdue qui s'ignore.
Pourquoi la sauvegarde est importante : les 8 façons de tout perdre
On imagine la sauvegarde comme une assurance « au cas où le disque tomberait en panne ». C'est trop court : la panne du support n'est qu'une des façons de perdre ses fichiers, et dans la moitié des cas le matériel fonctionne parfaitement le jour où les données disparaissent. Voici ce qui arrive réellement sur nos établis.
| Ce qui arrive |
À quoi ça ressemble |
La copie qui vous sauve |
| 1. Panne mécanique |
Le disque externe pendant une copie, le disque un matin sans raison apparente |
N'importe quelle copie sur un autre support |
| 2. Panne électronique |
Un orage, une , le branché sur le boîtier |
Une copie débranchée au moment de l'incident |
| 3. SSD ou clé USB qui disparaît d'un coup |
La veille tout allait bien, au démarrage suivant le support n'existe plus pour l'ordinateur () |
Une copie sur un support d'une autre technologie |
| 4. Effacement ou formatage par erreur |
La carte formatée « parce que les photos étaient transférées », le mauvais dossier supprimé. Sur un , le contrôleur efface réellement les blocs en quelques minutes |
Une sauvegarde antérieure à l'erreur, donc avec historique |
| 5. Réinstallation ou clonage sur le mauvais disque |
Windows réinitialisé avec « tout supprimer », un clone lancé dans le mauvais sens () |
Une copie faite avant l'intervention |
| 6. Rançongiciel |
Tous les fichiers renommés et illisibles, disque externe branché compris |
Une copie hors ligne () |
| 7. Vol, incendie, dégât des eaux |
L'ordinateur et le disque de sauvegarde posé à côté partent ensemble () |
Une copie ailleurs |
| 8. Chiffrement sans clé, mot de passe oublié |
Le disque est lisible, son contenu ne l'est pas : , |
Une copie non chiffrée, ou la clé rangée ailleurs |
Trois enseignements à tirer de ce tableau.
Un disque neuf ne change rien. Les lignes 4 à 8 ne sont pas des pannes. Un matériel récent, cher ou « de marque » n'y répond pas, pas plus qu'un RAID.
La garantie remplace le disque, jamais son contenu. Le fabricant vous renvoie un support vide, et renvoyer le vôtre revient à abandonner ce qu'il contient.
La récupération n'est pas une sauvegarde de secours. Un laboratoire rattrape beaucoup de situations, à un prix sans rapport avec celui d'un disque externe (), mais pas toutes : un SSD dont le contrôleur a effacé les blocs, un téléphone chiffré, un volume dont la clé est perdue ne se récupèrent chez personne. C'est pour ces cas-là qu'une sauvegarde est importante : elle est la seule protection qui fonctionne
quelle que soit la cause.
La règle 3-2-1, traduite en français
C'est la règle de référence du métier, et elle tient en trois chiffres.
3 exemplaires de toute donnée qui compte : l'original + deux copies
2 types de supports différents : par exemple le disque interne du PC + un disque externe. Ou un NAS + un disque externe. L'idée est de ne pas dépendre d'un seul mode de défaillance (même modèle, même lot, même surtension, même vol)
1 exemplaire ailleurs: chez un proche, au bureau, dans un coffre, ou dans le cloud. C'est la copie qui survit à l'incendie, au dégât des eaux et au cambriolage - trois événements qui emportent d'un coup l'ordinateur
et le disque externe posé à côté
Concrètement, pour un particulier, ça donne ça, et ça ne coûte pas cher:
| Exemplaire |
Où |
Rôle |
| 1 |
Le PC (ou le Mac) |
L'original, celui qu'on utilise |
| 2 |
Un disque dur externe, débranché entre deux sauvegardes |
La copie de secours immédiate, restaurable en une soirée |
| 3 |
Un cloud, ou un second disque externe rangé ailleurs |
La copie qui survit au sinistre et au vol |
Les professionnels y ajoutent deux chiffres, c'est le
3-2-1-1-0 :
1 copie hors ligne ou non modifiable (disque débranché, support en écriture unique, sauvegarde immuable chez un hébergeur) : c'est celle qu'un rançongiciel ne peut pas chiffrer, parce qu'elle n'est pas joignable au moment de l'attaque
0 erreur lors du contrôle de restauration. Autrement dit : une sauvegarde n'est validée que lorsqu'on a rouvert des fichiers depuis elle
Vous n'avez pas besoin de retenir les chiffres. Vous avez besoin de retenir la logique :
plusieurs copies, sur des supports qui ne peuvent pas mourir ensemble, dont au moins une injoignable depuis votre PC.
Quoi sauvegarder exactement (et ce qu'on oublie toujours)
Les gens sauvegardent leurs photos et leurs documents. Ce sont effectivement les deux dossiers les plus douloureux à perdre. Mais quand une machine est vraiment morte, ce sont
les oublis qui font le plus mal, parce qu'ils sont invisibles et qu'on ne s'en aperçoit que des semaines plus tard.
Les évidences :

Photos et vidéos (y compris celles qui ne sont
que sur le téléphone)

Documents : administratif, impôts, contrats, scans

Musique, projets créatifs, montages, fichiers de CAO
Les oubliés classiques, ceux qu'on nous demande de récupérer en catastrophe :
La messagerie locale. Outlook stocke tout dans des fichiers
.pst /
.ost bien cachés dans le profil utilisateur; Thunderbird dans un dossier de profil. Si vous êtes en IMAP, le serveur en a une copie, mais si vous êtes en POP, ou si vous avez des archives locales, tout est sur le disque, et nulle part ailleurs
Les mots de passe et favoris du navigateur. Ils ne sont pas « dans internet »: ils sont dans un fichier du profil Chrome, Edge ou Firefox. C'est récupérable depuis un disque en panne, mais c'est un travail à part - voir notre article dédié:
Les codes d'authentification à deux facteurs. Une application d'authentification liée à un téléphone perdu ou réinitialisé, sans codes de secours notés, peut vous coûter l'accès à votre banque, votre messagerie et vos comptes professionnels. Notez et rangez les
codes de récupération hors du téléphone
La comptabilité et les logiciels métier. Beaucoup de logiciels de gestion, de caisse ou de devis conservent une base de données locale que vous ne voyez jamais. Faites une
exportation régulière depuis le logiciel lui-même, et sauvegardez ce fichier d'export : c'est infiniment plus facile à réinstaller qu'un dossier programme copié à l'aveugle
Les licences, clés de produit, factures d'achat. Un logiciel racheté deux fois, c'est le coût d'un disque externe
Les sauvegardes de jeux et les configurations. Souvent dans des dossiers cachés (
AppData sous Windows,
~/Bibliothèque sous macOS) que les copies manuelles ratent systématiquement
Les clés de chiffrement et les portefeuilles de cryptomonnaies. Sans la phrase de récupération, il n'existe
aucune voie technique. Aucun laboratoire au monde ne peut vous les rendre
Faut-il sauvegarder Windows lui-même ? Non, pas pour la sécurité de vos données : Windows se réinstalle en une heure, vos photos de 2009 ne se réinstallent pas. Une
image système (une copie complète du disque, système compris) a un autre intérêt : redémarrer vite après une panne, avec vos logiciels déjà configurés. C'est confortable pour un professionnel qui ne peut pas s'arrêter deux jours. Ce n'est
jamais un substitut à la sauvegarde de vos fichiers, et une image système stockée sur le disque qu'elle est censée sauver ne sert strictement à rien.
Quel support choisir : le comparatif honnête
| Support |
Conservation hors tension |
Points forts |
Points faibles |
Bon usage |
| Disque dur externe (mécanique) |
Très longue : les données restent magnétisées sur les plateaux |
Capacité, prix au To, conservation |
Sensible aux chocs, aux chutes, aux vibrations |
La sauvegarde et l'archivage - le meilleur rapport sécurité/prix |
| SSD externe |
Limitée : les cellules se déchargent sans alimentation |
Rapide, résistant aux chocs |
Conservation médiocre hors tension, panne souvent brutale et totale |
Le transport, le travail quotidien, pas l'archive |
| Clé USB |
Très limitée |
Pratique, minuscule |
Qualité de mémoire souvent modeste, connecteur fragile, se perd |
L'échange de fichiers. Jamais la sauvegarde |
| Carte SD / microSD |
Très limitée |
Intégrée aux appareils |
Usure rapide en réécriture continue, contrefaçons fréquentes |
Le support de prise de vue, à vider régulièrement |
| NAS (2 disques ou plus) |
Bonne, mais l'appareil est allumé en permanence |
Automatisable, accessible partout, capacité |
Le RAID n'est pas une sauvegarde, exposé au réseau et au rançongiciel |
La copie centrale - à sauvegarder elle-même |
| Cloud |
Sans objet |
Hors site par nature, aucune manipulation |
Synchronisation ≠ sauvegarde, dépendance au compte et à la connexion |
La troisième copie, celle qui est ailleurs |
| Graveur Blu-ray / disque optique |
Bonne sur supports de qualité archivage |
Non modifiable une fois gravé (immunisé aux rançongiciels) |
Faible capacité, lecteurs de plus en plus rares |
L'archive figée de documents essentiels |
Un mot sur les capacités miracles. Une carte de 1 To, une clé de 2 To ou un « SSD externe 4 To » vendus quelques dizaines d'euros sont des contrefaçons : la capacité affichée est truquée, et tout ce qui dépasse la capacité réelle est écrit dans le vide, sans message d'erreur. Y poser sa sauvegarde, c'est la perdre au moment de l'écrire. Avant de confier quoi que ce soit à un support bon marché, testez-le : , , .
Pourquoi le disque dur mécanique reste le meilleur support d'archivage
Pour conserver des données dans la durée, nous recommandons un
disque dur mécanique externe. C'est paradoxal - le disque mécanique est le support le plus sensible aux chocs, aux chutes et aux vibrations, et c'est aussi celui qui remplit le plus nos établis. Mais il a un avantage décisif pour un usage d'archivage:
une fois écrites, les données restent magnétisées sur les plateaux, sans avoir besoin d'électricité. Un disque rangé dans un tiroir conserve son contenu pendant des années.
Trois précautions qui font toute la différence, et qu'on ne lit nulle part :
1. Ne le laissez pas dormir dix ans sans jamais le brancher. Ce n'est pas le magnétisme qui pose problème, c'est la mécanique : lubrifiants qui migrent, têtes qui adhèrent aux plateaux après une immobilisation très longue, électronique qui vieillit.
Branchez-le une à deux fois par an, laissez-le tourner quelques minutes, ouvrez deux ou trois fichiers. Ça vaut vérification
et dégourdissement.
2. Manipulez-le comme un objet fragile, parce qu'il l'est. Un disque externe 2,5″ qui tombe d'un bureau en fonctionnement, c'est le grand classique de nos réceptions. Rangez-le à plat, dans un endroit sec, sans le laisser au bord d'une table pendant la copie. S'il est tombé, ne le rebranchez pas « pour voir » : .
3. Surveillez son état. Un disque de sauvegarde vieillit aussi. Un (comparez avec nos ), une lenteur inhabituelle, un disque , le message : ce sont des signaux, et le moment de refaire une copie complète sur un autre support. Notre article sur le explique comment lire ces indicateurs, et notre article sur les explique pourquoi on n'achète pas un disque de sauvegarde d'occasion.
Un conseil qu'on donne systématiquement à l'atelier : deux disques externes de taille moyenne valent mieux qu'un seul gros. On les alterne (l'un chez soi, l'autre chez un proche ou au bureau), et on ne peut jamais tout perdre d'un coup. C'est la façon la plus simple et la moins chère de cocher les trois chiffres du 3-2-1 sans abonnement.
Clés USB et SSD : pourquoi ils oublient dans le noir
C'est le point le plus contre-intuitif de cet article, et probablement le plus utile.
Un SSD et une clé USB ne stockent pas l'information sous forme magnétique, mais sous forme de
charges électriques piégées dans des cellules microscopiques. Or une charge électrique, ça fuit. Lentement, mais ça fuit - d'autant plus vite que la mémoire est usée, que la température est élevée, et que la mémoire est de type dense (les grandes capacités modernes stockent 3 ou 4 bits par cellule, ce qui laisse beaucoup moins de marge avant qu'une valeur ne soit lue de travers).
L'analogie que nous utilisons au téléphone :
c'est une batterie de smartphone. Un téléphone chargé à bloc, laissé éteint dans un tiroir, ne l'est plus un mois plus tard. Personne ne trouve ça anormal. C'est exactement ce qui arrive au contenu d'une clé USB.
Ce que nous constatons au laboratoire sur des supports laissés
sans alimentation :

au bout de
quelques semaines, des fichiers auparavant parfaitement lisibles commencent à sortir des erreurs de lecture

vers
six mois, ce sont des dossiers entiers, voire les informations de partition, qui se corrompent - le support s'affiche alors « à formater », ou vide

au-delà de
deux ans, une clé peut revenir quasiment vierge : la charge s'est échappée des cellules, et il n'y a plus grand-chose à lire
Ces ordres de grandeur sont des repères d'atelier, pas des garanties : une clé de qualité peu remplie peut tenir bien plus longtemps, et une clé bas de gamme bien moins. Mais la conclusion, elle, ne varie pas :
une clé USB ou un SSD rangé dans un coffre n'est pas un support d'archivage. Quand un SSD est branché et alimenté, son contrôleur travaille en arrière-plan et rafraîchit les cellules qui dérivent ; débranché, plus personne ne fait ce travail.
Il y a une deuxième raison, tout aussi décisive :
la façon dont ces supports tombent en panne. Un disque dur qui fatigue prévient, il ralentit, il fait du bruit, il rate des fichiers, il vous laisse en général le temps de copier l'essentiel. Un SSD ou une clé qui lâche disparaît
d'un coup, entre deux démarrages, sans aucun signe avant-coureur, et la récupération devient un travail de laboratoire bien plus lourd. Nous l'expliquons en détail ici : et .
Ajoutons le cas particulier des ordinateurs récents: sur beaucoup de portables, et sur
tous les Mac à puce Apple - le SSD est
soudé à la carte mère. Quand la machine ne démarre plus, on ne peut pas simplement sortir le disque et le brancher ailleurs. Sur les modèles les plus verrouillés, la récupération dépend même d'éléments propres à la machine. Autrement dit :
sur un ordinateur moderne, la sauvegarde n'est plus une bonne pratique, c'est la seule assurance. Voir et, côté PC, .
NAS et RAID : la confusion la plus coûteuse
Celle-ci mérite un panneau lumineux, parce qu'elle touche des gens plutôt bien équipés et plutôt bien informés, et que les pertes y sont massives.
Un RAID n'est pas une sauvegarde. Un NAS n'est pas une sauvegarde.
Le RAID (deux disques ou plus qui travaillent ensemble) répond à
un seul risque : la panne matérielle
d'un disque, sans interrompre le service. C'est de la
disponibilité, pas de la protection des données. Concrètement, un RAID ne vous protège
pas :

de la
suppression d'un fichier (elle est instantanément répercutée sur tous les disques)

du
rançongiciel (il chiffre le partage réseau aussi vite qu'il chiffre le PC)

de la
panne du NAS lui-même: alimentation, carte mère, contrôleur - les disques sont intacts et les données inaccessibles

de la
surtension ou de la foudre, qui frappe tous les disques du boîtier en même temps

de l'
erreur humaine au moment de remplacer un disque : une reconstruction lancée dans le mauvais sens, ou sur le mauvais disque, détruit la grappe en quelques minutes. C'est, de loin, la première cause d'appel qu'on reçoit sur les RAID

du
vol ou de l'incendie : tout est dans la même boîte, sur la même étagère
Deux nuances techniques utiles à connaître :
Les disques d'un NAS acheté d'un coup viennent souvent du même lot de production. Ils ont le même âge, la même usure, les mêmes faiblesses. Quand le premier lâche, les autres sont statistiquement au même point, et la reconstruction, qui sollicite intensément tous les disques pendant des heures, est précisément le moment où le deuxième rend l'âme. C'est ce qui transforme un RAID 5 dégradé en RAID 5 perdu.
Le type de disque compte. Certains disques grand public utilisent une technologie d'écriture (SMR) mal adaptée aux reconstructions de grappe, qui peuvent alors durer des jours ou échouer. Nous détaillons ça ici : .
Ce qu'il faut faire : considérer le NAS comme un
exemplaire, pas comme une sauvegarde. Il doit se sauvegarder lui-même - sur un disque externe branché à lui, ou vers un stockage distant. Les NAS grand public savent tous le faire, et beaucoup proposent en plus des
instantanés (
snapshots) qui permettent de revenir à l'état d'hier : c'est aujourd'hui la meilleure protection contre un rançongiciel sur un partage réseau, à condition qu'ils soient réellement activés et que leur rétention soit configurée.
À lire si la question se pose déjà : et . Selon votre matériel : , , , , . Et si vous devez nous envoyer une grappe : , c'est capital.
Et le cloud ?
Le cloud (Google Drive, Dropbox, OneDrive, iCloud…) est une
excellente troisième copie : elle est hors site par construction, elle ne demande aucune manipulation, et elle survit à l'incendie comme au cambriolage. Mais elle ne remplace pas le reste, pour cinq raisons précises.
1. La synchronisation recopie aussi les catastrophes. C'est le point central. Un dossier synchronisé est un miroir : ce que vous supprimez sur le PC disparaît du cloud dans la seconde. Un rançongiciel qui chiffre vos fichiers voit sa besogne fidèlement répliquée en ligne. Un enfant qui vide un dossier, un logiciel qui déraille : tout monte.
Les grands services proposent heureusement des filets : une
corbeille en ligne (généralement 30 jours), un
historique des versions, et parfois une fonction de
restauration à une date antérieure en cas d'attaque. Ce sont de vrais outils, il faut savoir qu'ils existent et
savoir s'en servir avant d'en avoir besoin. Mais ils ont une limite dure : au-delà du délai de rétention, c'est terminé. Une suppression qu'on ne remarque qu'au bout de deux mois n'est plus récupérable.
2. Aucun fournisseur ne s'engage sur la pérennité de vos données. Lisez les conditions générales: la responsabilité de la conservation reste à la charge de l'utilisateur. Le modèle est explicite chez tous les grands acteurs, ils garantissent la disponibilité du
service, vous restez responsable de vos
données.
3. Le compte est un point de défaillance unique. Un mot de passe compromis, un hameçonnage réussi, une suspension pour litige de facturation ou pour violation supposée des conditions d'utilisation, et l'accès est coupé - d'un coup, à tout, y compris à la boîte mail qui sert à récupérer les autres comptes. Activez l'authentification à deux facteurs, et
conservez les codes de secours ailleurs que dans le cloud.
4. Le piège de « l'optimisation du stockage ». Sur iPhone comme sur Android, les applications photo proposent de ne garder localement que des versions allégées, les originaux restant en ligne. C'est très pratique, et ça crée une illusion coûteuse : vous croyez avoir vos photos « dans le téléphone
et dans le cloud », alors que vous n'avez qu'
un seul exemplaire de l'original - en ligne. Supprimez-le depuis le téléphone, il disparaît partout.
5. Restaurer 800 Go par internet prend des jours. Un cloud, c'est excellent pour retrouver
un fichier. Pour repartir après une panne totale, un disque local est incomparablement plus rapide. C'est la raison pratique pour laquelle on garde les deux.
Conclusion : le cloud
s'ajoute à un disque dur externe, il ne le remplace pas. Et si vous voulez vraiment en faire une sauvegarde et pas une synchronisation, envoyez-y une copie que vous ne modifiez pas au quotidien (par exemple un dossier « archives » que vous alimentez et ne supprimez jamais), ou utilisez un service de
sauvegarde en ligne, ce n'est pas le même métier que le partage de fichiers.
Rançongiciels : la copie qu'ils ne peuvent pas atteindre
Un rançongiciel chiffre tout ce que votre session peut écrire : le disque interne, le disque externe branché, la clé USB oubliée sur le port, le lecteur réseau, le NAS accessible, et le dossier synchronisé avec le cloud. Tout ce qui est
joignable au moment de l'attaque est perdu en même temps.
D'où la règle la plus simple et la plus efficace de tout cet article :
une sauvegarde utile est une sauvegarde débranchée.
Le fait de retirer physiquement le disque entre deux sauvegardes le protège d'un coup :

des rançongiciels et des virus

des surtensions et de la foudre - un disque non branché ne peut pas être foudroyé (voir )

des fausses manœuvres, des formatages accidentels, des « nettoyages » un peu larges

de l'usure : un disque qui tourne dix minutes par semaine dure infiniment plus longtemps qu'un disque qui tourne 24 h sur 24
Un disque branché en permanence n'est pas une sauvegarde, c'est
une extension du PC. Il subira exactement la même panne, la même infection, la même erreur.
Et si le mal est déjà fait : ne payez rien avant d'avoir demandé conseil, ne reformatez rien, ne réinstallez pas Windows par-dessus. Pour tout ce qui touche aux virus, aux faux supports techniques et au nettoyage d'un poste compromis, nos confrères de traitent ces cas au quotidien ; pour la partie récupération des fichiers chiffrés ou effacés, c'est notre métier.
La méthode simple qui fonctionne
Si vous ne devez retenir qu'une procédure, c'est celle-là. Elle demande dix minutes par semaine et ne nécessite aucun logiciel.
1. On branche le disque dur externe.
2. On copie les données importantes (clic droit → Copier, puis Coller, surtout pas Couper). En cas de doute, glissez-déposez en maintenant
Ctrl sous Windows : le curseur affiche un
+, c'est une copie.
3. On vérifie sur la destination : le dossier fait-il la bonne taille ? Ouvrez deux ou trois fichiers
depuis le disque externe, pas depuis le PC.
4. On éjecte proprement le disque (icône « Retirer le périphérique en toute sécurité », ou Éjecter sur Mac), puis on le débranche. Cette étape n'est pas décorative : c'est elle qui garantit que le cache d'écriture a bien été vidé sur le disque. Un débranchement à chaud pendant une écriture est une cause classique de partition illisible : .
5. On le range dans un endroit sec, à l'abri des chocs, de la chaleur et du soleil.
6. On recommence régulièrement, et on garde le
deuxième disque ailleurs.
La variante « deux disques en alternance », celle que nous recommandons aux gens qui n'ont pas envie de penser à leurs données :

disque
A à la maison, disque
B chez un proche, au bureau, ou dans un coffre

une fois par mois, on sauvegarde sur celui qu'on a sous la main, puis on les échange

résultat : il existe toujours une copie hors site, d'au plus un mois, et aucun événement unique (vol, incendie, dégât des eaux, rançongiciel, foudre) ne peut tout emporter
Si votre disque interne est trop petit pour conserver toutes vos données
en plus de celles que vous archivez, alors la règle devient :
deux disques externes identiques, l'un servant de copie de l'autre. Ce qui n'existe qu'à un exemplaire n'est pas sauvegardé, même sur un disque externe flambant neuf.
Mettre en place une vraie sauvegarde chez vous
Si vous êtes sur Hyères ou les environs et que vous souhaitez qu'un technicien vienne configurer une sauvegarde fiable à domicile (choix du matériel, automatisation, vérification du bon fonctionnement dans le temps, formation aux bons réflexes), est agréée service à la personne et intervient à votre domicile.
Pour la fourniture du disque dur externe, d'un NAS ou son installation en atelier, voyez du côté de .
À quelle fréquence sauvegarder ?
Il n'y a pas de bonne réponse universelle, mais il y a une bonne question :
quelle quantité de travail acceptez-vous de refaire ? L'écart entre votre dernière sauvegarde et la panne, c'est exactement ce que vous perdrez.
| Votre profil |
Fréquence conseillée |
Ce que vous perdez au pire |
| Usage familial, quelques photos par mois |
1 fois par mois |
Un mois de photos |
| Photos régulières, documents administratifs |
1 fois par semaine |
Une semaine |
| Étudiant en mémoire, projet en cours |
Chaque jour de travail (+ cloud pour le document en cours) |
Une journée |
| Indépendant, artisan, TPE |
Quotidienne, automatisée + une copie hors site hebdomadaire |
Une journée d'activité |
| Photographe, vidéaste, cabinet |
À chaque séance / dossier, avant même de vider la carte |
Une prestation entière, jamais rattrapable |
Deux règles pratiques qui valent tous les plannings :
Sauvegardez avant les moments à risque : une mise à jour majeure du système, un changement de disque, un déménagement, un départ en vacances avec le portable, une intervention sur la machine. Les incidents se concentrent là
Ne videz jamais une carte mémoire avant d'avoir vérifié la copie, et de préférence avant qu'elle n'existe à deux endroits. Le formatage d'une carte pleine « parce que les photos ont été transférées » est un motif de dossier récurrent chez nous, en particulier quand le transfert s'est interrompu à mi-chemin ()
Ce que donne une fréquence trop lâche, vu depuis le laboratoire : , , .
Sauvegarde complète, incrémentale, différentielle : les trois types
Dès qu'on ouvre un logiciel de sauvegarde, ou les réglages d'un NAS, ces trois mots apparaissent. Ils décrivent
ce qui est copié à chaque passage, et surtout
ce dont vous aurez besoin le jour de restaurer.
| Type de sauvegarde |
Ce qui est copié |
Temps et place |
Pour restaurer, il faut |
| Complète (totale) |
Tout, à chaque fois |
La plus longue, la plus gourmande |
Cette sauvegarde, et rien d'autre |
| Incrémentale |
Seulement ce qui a changé depuis la dernière sauvegarde, quelle qu'elle soit |
La plus rapide, la plus légère |
La dernière complète et toutes les incrémentales qui la suivent, dans l'ordre |
| Différentielle |
Tout ce qui a changé depuis la dernière complète |
Grossit de jour en jour jusqu'à la complète suivante |
La dernière complète et la dernière différentielle |
Ce qu'il faut en retenir sans devenir informaticien :
La complète est la seule qui se suffit à elle-même. Votre copier-coller du dossier « Photos » sur un disque externe est une sauvegarde complète : rustique, lente, mais relisible par n'importe quel ordinateur, sans aucun logiciel.
L'incrémentale est une chaîne. Si un maillon manque ou s'abîme, tout ce qui vient après devient inutilisable. C'est le principe de l'Historique des fichiers de Windows, de Time Machine sur Mac et de la plupart des outils de NAS : une complète au départ, puis des incrémentales gérées automatiquement.
La différentielle est un compromis : deux éléments suffisent pour restaurer, au prix de plus d'espace.
Le conseil pratique : laissez l'outil automatique faire ses incrémentales au quotidien, et
refaites une copie complète de temps en temps sur un autre disque, celui que vous rangez ailleurs. Une chaîne incrémentale de trois ans sur un disque unique est le genre de sauvegarde dont on découvre la casse le jour où on en a besoin : c'est tout le sujet de notre article .
Et l'image système, le clone, le miroir ? Ces mots décrivent la
forme de la copie, pas sa fréquence.
Image système : un fichier unique qui contient le disque entier, Windows et logiciels compris. Elle sert à remettre une machine en route, pas à retrouver un document précis
Clone : une copie disque à disque, immédiatement utilisable à la place de l'original. C'est une photographie à un instant donné, sans historique. Deux précautions : vérifiez deux fois le sens de la copie (), et ne clonez pas un disque déjà malade avec un outil grand public, qui s'acharne sur les zones illisibles et finit souvent de l'achever
Miroir : la destination est rendue strictement identique à la source, suppressions comprises. Pratique, mais sans versions (voir la section suivante)
Locale, externalisée, en ligne : ces mots disent
où se trouve la copie. Une sauvegarde locale est à côté de l'ordinateur, une sauvegarde externalisée (ou hors site) est dans un autre lieu, une sauvegarde en ligne est chez un hébergeur. La règle 3-2-1 demande au moins une des deux dernières
Automatiser sans se piéger
Une sauvegarde manuelle a un défaut connu : on l'oublie. Une sauvegarde automatique en a un autre, moins connu :
on ne la regarde plus. Le bon compromis, c'est d'automatiser la copie et de garder un rendez-vous de vérification.
Sous Windows, les outils intégrés font le travail pour la plupart des besoins domestiques: la sauvegarde de dossiers vers un disque externe avec conservation des versions (« Historique des fichiers »), ou une image système si vous voulez pouvoir repartir vite. Il existe aussi d'excellents utilitaires gratuits de synchronisation de dossiers, qui recopient uniquement ce qui a changé - pratique quand la sauvegarde pèse plusieurs centaines de gigaoctets.
Sous macOS, Time Machine est simple, efficace et versionné : c'est l'un des meilleurs outils grand public du marché. Avec deux réserves : il suppose un disque
connecté (donc exposé au rançongiciel et à la surtension), et beaucoup d'utilisateurs n'ont
qu'un seul disque Time Machine, ce qui ramène au problème de départ, un exemplaire unique de la sauvegarde. Quand ce disque ne monte plus ou que macOS réclame « une nouvelle sauvegarde », ne l'effacez pas : .
Trois pièges à éviter, quel que soit l'outil :
1. Le disque toujours branché. Si vous automatisez, prévoyez malgré tout une copie périodique sur un support que vous débranchez. C'est la seule qui survit à un chiffrement malveillant.
2. La sauvegarde « miroir » sans versions. Un outil qui rend la destination strictement identique à la source va aussi y supprimer ce que vous avez supprimé, et y écraser un fichier sain par sa version corrompue. Préférez un mode qui
conserve les versions précédentes, ou gardez une copie complète datée de temps en temps.
3. La notification qu'on ne lit plus. Une sauvegarde en échec depuis huit mois affiche presque toujours une alerte discrète que plus personne ne regarde. D'où la section suivante.
Une sauvegarde jamais testée n'est pas une sauvegarde
C'est le point où presque tout le monde échoue, et c'est celui qui distingue une vraie protection d'une croyance.
Nous voyons régulièrement des sauvegardes qui existent et qui ne valent rien : un logiciel configuré sur le mauvais dossier, une copie interrompue au bout de 12 %, des raccourcis copiés à la place des fichiers, une destination pleine depuis deux ans, un disque qui ne contient que les photos de 2018 parce que la tâche plante silencieusement depuis. Dans tous ces cas, la personne « avait une sauvegarde ».
Le contrôle trimestriel, en dix minutes :
1. Ouvrez trois fichiers depuis la sauvegarde, pas depuis le PC: une photo, un document, un fichier lourd (vidéo, base de données). Regardez-les vraiment - une image corrompue s'affiche souvent à moitié.
2. Comparez les tailles. Faites un clic droit → Propriétés sur le dossier source et sur le dossier de sauvegarde. Un écart de quelques mégaoctets est normal ; un facteur deux signale une copie incomplète.
3. Vérifiez la date du fichier le plus récent dans la sauvegarde. Si le plus récent date de mars, votre sauvegarde s'est arrêtée en mars.
Une fois par an, faites le vrai test : restaurez un dossier complet ailleurs (sur le bureau d'une autre machine, par exemple) et vérifiez qu'il s'ouvre. Si votre sauvegarde est chiffrée ou dans un format propriétaire, vérifiez surtout que
vous savez la rouvrir, et que le logiciel ou le mot de passe nécessaires existent encore.
À retenir
Une sauvegarde, ça ne se juge pas au moment où on l'écrit, mais au moment où on la relit. Tant que vous n'avez pas relu, vous avez une intention de sauvegarde.
Les 12 fausses sauvegardes qu'on voit tous les jours
| La phrase |
Pourquoi ça ne protège pas |
| « J'ai déplacé mes photos sur le disque externe » |
Il n'y a toujours qu'un exemplaire, ailleurs |
« Tout est sur mon D: » |
Souvent la 2ᵉ partition du même disque physique : une seule panne emporte les deux |
| « Mon disque de sauvegarde est toujours branché » |
Même surtension, même rançongiciel, même fausse manœuvre que le PC |
| « J'ai un RAID 1, c'est doublé » |
Le RAID couvre la panne d'un disque, pas la suppression ni le chiffrement |
| « C'est sur OneDrive / Drive, donc c'est sauvegardé » |
Synchronisation : les suppressions et les corruptions montent aussi |
| « Mes photos sont dans iCloud » |
Avec l'optimisation du stockage, l'original n'est plus dans le téléphone |
| « Mes mails sont sur internet » |
En POP, ou avec des archives locales, ils sont sur le disque, nulle part ailleurs |
| « J'ai tout mis sur une clé USB » |
Le support qui conserve le moins bien hors tension, et le plus facile à perdre |
| « J'ai fait un clone du disque » |
Un clone unique, c'est un exemplaire de plus - s'il remplace l'original, on revient à un seul |
| « Le magasin a tout transféré sur le nouveau PC » |
Un transfert n'est pas une sauvegarde : vérifiez que l'ancien support existe encore |
| « Mon NAS sauvegarde tout » |
Le NAS reçoit les copies ; qui sauvegarde le NAS ? |
| « J'ai une sauvegarde automatique » |
Depuis quand n'a-t-elle pas été vérifiée ? |
Chiffrement : le piège de la clé BitLocker
Chiffrer son disque de sauvegarde est une bonne idée, surtout s'il dort chez un proche ou dans une voiture. Mais c'est aussi une excellente façon de perdre ses données
deux fois.
Sur les PC récents, Windows active parfois le chiffrement
sans que l'utilisateur en ait conscience, en rattachant la clé de récupération à son compte Microsoft. Le jour où la machine ne démarre plus, un laboratoire peut techniquement récupérer l'intégralité du contenu du disque… et ne rendre qu'un bloc de données illisibles, faute de clé. C'est une situation qui se termine mal, et elle est fréquente.
La règle : si vous chiffrez (BitLocker, BitLocker To Go sur un disque externe, FileVault sur Mac, ou le chiffrement d'un logiciel de sauvegarde), la
clé de récupération doit exister hors de la machine et hors du disque chiffré - imprimée, ou dans un gestionnaire de mots de passe dont vous connaissez les codes de secours.
Deux lectures utiles : et .
Même logique pour les disques externes protégés par le logiciel du fabricant et pour les Mac : , , . Dans ces trois cas, le mot de passe ou la clé fait partie de la sauvegarde : sans lui, la copie n'existe pas.
Sauvegarder son smartphone
Le téléphone est aujourd'hui le premier appareil photo de la famille, et c'est aussi celui dont les données sont les moins bien protégées - parce qu'on ne « range » plus rien: tout reste dans le téléphone jusqu'à ce qu'il tombe dans l'eau, se fasse voler, ou soit remplacé.
Trois réflexes suffisent :
1. Activez la sauvegarde du constructeur (iCloud, Google), c'est votre copie hors site. Vérifiez qu'elle inclut bien les
photos et pas seulement les réglages, et surveillez l'espace disponible : une sauvegarde bloquée depuis huit mois faute de place, c'est le cas le plus courant.
2. Faites une copie annuelle sur un disque externe. Branchez le téléphone à un ordinateur, copiez le dossier photos sur votre disque de sauvegarde. C'est votre deuxième exemplaire, celui qui ne dépend pas d'un compte. Rappel utile: un téléphone tombé dans l'eau ou avec l'écran cassé n'est pas toujours récupérable, et sur les modèles récents, les données sont chiffrées par le matériel - l'absence de sauvegarde y est souvent définitive. Notre laboratoire ne traite d'ailleurs pas les smartphones : pour un téléphone, la sauvegarde est la seule voie. La nuance entre carte mémoire et mémoire interne est expliquée ici :
3. Mettez à l'abri vos codes d'authentification à deux facteurs. Notez les codes de secours de vos comptes importants et rangez-les ailleurs que dans le téléphone.
Et pour les cartes mémoire des appareils photo, dashcams et consoles : ce sont des supports de
travail, pas de conservation. On les vide, on vérifie la copie, on ne les laisse pas se remplir pendant trois ans. Voir et .
Artisans, TPE, indépendants : la sauvegarde qui tient devant un sinistre
Pour un professionnel, la question n'est plus « est-ce que je perds mes photos ». Elle est :
combien de jours puis-je rester à l'arrêt, et que se passe-t-il si je ne peux pas produire ma comptabilité ?
Quatre points concrets :
1. La copie hors site n'est pas optionnelle. Un incendie d'atelier, un dégât des eaux ou un cambriolage emporte le serveur
et le disque de sauvegarde posé à côté. Nous récupérons régulièrement des supports sortis d'un sinistre, c'est possible, souvent, mais c'est long et coûteux: voir .
2. Une copie hors ligne, toujours. C'est le seul rempart réel contre un rançongiciel, qui chiffre tout ce qui est accessible depuis le réseau, y compris les partages du NAS.
3. Testez la restauration une fois par an, chronomètre en main. Savoir qu'on a une sauvegarde ne dit rien du temps qu'il faudra pour redémarrer. C'est ce délai-là qui coûte de l'argent. Si l'arrêt vous bloque totalement, prévoyez aussi comment vous travaillerez pendant la panne, propose des ordinateurs en location courte durée pour ce genre de situation.
4. Une perte de données peut relever de votre assurance. Beaucoup de contrats professionnels, ou de garanties « bris de matériel » et « cyber », prennent en charge tout ou partie d'une récupération après sinistre - encore faut-il le savoir et faire les choses dans le bon ordre: .
Selon votre activité, le point faible n'est pas au même endroit : la base de gestion sur un poste ou un petit serveur (), le NAS de projets (), l'enregistreur et la caisse (), les machines virtuelles (). Dans tous ces cas, la sauvegarde à vérifier en premier est celle de
la base ou du volume qui change tous les jours, pas celle des documents bureautiques.
Et si la panne concerne la machine plutôt que le disque (portable qui ne s'allume plus, problème de charge, carte mère), nos confrères de réparent les cartes mères de PC portables et de Chromebooks, ce qui permet parfois de repartir sans toucher aux données.
Combien coûte une sauvegarde, combien coûte l'absence de sauvegarde
C'est l'argument qui convainc le mieux, parce qu'il est purement arithmétique.
Le coût d'une vraie sauvegarde, pour un particulier: un disque dur externe de bonne capacité, et une dizaine de minutes par semaine. Éventuellement un second disque, pour la copie hors site. C'est tout, et ça se garde cinq ans.
Le coût d'une récupération, quand il n'y a pas de sauvegarde :
| Type de panne |
Ordre de grandeur |
| Extraction simple (disque sain sorti d'un boîtier externe) |
90 € |
| Panne logique (effacement, formatage, partition RAW) |
190 € |
| Panne physique sans ouverture (carte électronique, firmware, secteurs défectueux) |
390 € |
| Panne mécanique (ouverture en salle blanche, échange de têtes) |
à partir de 790 € |
| SSD : secteurs défectueux |
390 € |
| SSD : panne physique (carte, contrôleur), suppression ou formatage |
690 € |
| Clé USB, carte mémoire |
90 € (logique) à 690 € (lecture directe de la puce mémoire) |
| NAS / RAID : reconstruction, disques sains |
190 € |
| NAS / RAID : par disque abîmé, en plus de la reconstruction |
390 € ou à partir de 790 € |
Le détail par support : , , , , et la .
Le rapport est donc de
1 à 10, voire de 1 à 30 entre le disque qu'on n'a pas acheté et la facture de récupération. Et encore : ces montants supposent que la récupération soit possible. Sur un SSD dont le contrôleur a réellement effacé les blocs, sur un support monolithique détruit, sur des plateaux rayés,
aucun montant ne rachète les données.
Chez nous, le
diagnostic et le devis sont gratuits et sans engagement, et la main-d'œuvre de récupération n'est facturée qu'
en cas de succès - avec une exception à connaître: sur une panne
mécanique, le forfait de diagnostic approfondi en salle blanche est
ferme et non remboursable, parce que le geste technique et le disque donneur sont réellement consommés, même si le disque s'avère irrécupérable une fois ouvert. Vous validez enfin la
liste des fichiers retrouvés avant tout paiement : voir notre article , et .
Et si c'est déjà trop tard ?
Si vous lisez cet article parce que votre disque vient de lâcher et que vos données n'existaient que là, ce n'est pas forcément perdu, mais les prochaines minutes comptent plus que les prochaines semaines.
Les cinq gestes qui préservent vos chances :
1. Éteignez et débranchez le support. Chaque nouvelle mise sous tension d'un disque qui souffre aggrave des dégâts déjà présents. Si le disque
claque, cliquète ou grince, c'est une urgence absolue : coupez tout de suite (, et pour reconnaître le son : ).
2. Ne lancez pas chkdsk, ni la « réparation » proposée par Windows. Ces outils
écrivent sur un disque défaillant et détruisent des cas parfaitement récupérables : .
3. Ne formatez pas, même si le système insiste avec « Vous devez formater le disque avant de pouvoir l'utiliser » : .
4. N'enchaînez pas les logiciels de récupération gratuits. Ils écrivent, ils analysent en boucle, ils fatiguent un support déjà fragile, et ils ruinent parfois la seule tentative qui aurait marché : .
5. N'ouvrez pas le disque et ne le mettez pas au congélateur : .
Pour savoir en deux minutes à quelle famille de panne vous avez affaire et à quel ordre de prix vous attendre, notre vous donne un premier verdict.
À lire aussi : et, si vous devez nous expédier votre support, et le fonctionnement de la (vous expédiez le support par colis suivi, où que vous soyez en France).
Demander une estimation de récupération
Notre devis est gratuit et sans engagement. Nous diagnostiquons votre support sous 24 à 48 h et vous communiquons un tarif ferme avant toute intervention. Laboratoire à Hyères, réception des supports par colis suivi depuis toute la France.
ou
FAQ - Sauvegarde des données
Qu'est-ce qu'une sauvegarde, en une phrase ?
C'est une copie supplémentaire de vos données, qui vit sur un autre support que l'original, et dont vous avez vérifié qu'elle se relit. S'il n'existe qu'un exemplaire de vos fichiers, il n'y a pas de sauvegarde - quel que soit le support.
Pourquoi la sauvegarde est-elle importante ?
Parce que la panne du disque n'est qu'une des façons de perdre ses fichiers. L'effacement par erreur, le formatage, une réinstallation, un rançongiciel, un vol, un incendie ou une clé de chiffrement perdue ne sont pas des pannes : aucun matériel neuf n'en protège. Et certaines pertes ne se rattrapent dans aucun laboratoire. La sauvegarde est la seule protection qui fonctionne quelle que soit la cause.
Quelle est la différence entre stocker et sauvegarder ?
Stocker, c'est mettre ses données quelque part. Sauvegarder, c'est en avoir un exemplaire de
plus. Déplacer ses photos vers un disque externe ne change pas le nombre d'exemplaires : il reste un, et le jour où ce disque lâche, il n'y a plus rien nulle part.
La synchronisation, c'est une sauvegarde ?
Non. Un dossier synchronisé est un miroir : ce qui est supprimé, modifié ou chiffré d'un côté l'est de l'autre. Les corbeilles en ligne et l'historique des versions atténuent le problème pendant 30 jours environ, mais au-delà du délai de rétention, la donnée est définitivement partie.
Quelle est la différence entre sauvegarde et archivage ?
La sauvegarde protège des données que vous utilisez encore, et se refait régulièrement. L'archive conserve des données terminées, qu'on ne modifie plus. Une archive dont l'original a été supprimé et qui n'existe qu'en un exemplaire n'est pas une sauvegarde : c'est du stockage, à sauvegarder lui aussi.
Le RAID est-il une sauvegarde ?
Non. Le RAID protège contre la panne
d'un disque, sans interrompre le service. Il ne protège ni d'une suppression, ni d'un rançongiciel, ni de la panne du boîtier, ni d'un incendie, ni d'une reconstruction lancée à l'envers, qui est d'ailleurs la première cause de perte totale sur une grappe.
C'est quoi la règle 3-2-1 ?
Trois exemplaires de vos données, sur deux types de supports différents, dont un conservé ailleurs. Les professionnels y ajoutent une copie hors ligne ou non modifiable, et une vérification de restauration sans erreur (3-2-1-1-0).
Quelle différence entre sauvegarde complète, incrémentale et différentielle ?
La complète copie tout à chaque fois et se restaure seule. L'incrémentale ne copie que ce qui a changé depuis la dernière sauvegarde : rapide, mais il faut toute la chaîne pour restaurer. La différentielle copie ce qui a changé depuis la dernière complète : il suffit de la complète et de la dernière différentielle.
Un clone de disque est-il une sauvegarde ?
Oui, s'il s'ajoute à l'original et qu'il est rangé débranché : c'est un exemplaire de plus, figé à la date du clonage. Non, s'il remplace l'original (on revient à un seul exemplaire) ou s'il n'est jamais refait. Et un clone n'a pas d'historique : une erreur commise avant le clonage est clonée avec le reste.
Quel est le meilleur support pour sauvegarder ?
Pour un particulier : un
disque dur mécanique externe. Il conserve les données sans alimentation pendant des années, il offre le meilleur prix au téraoctet, et il prévient généralement avant de lâcher. Idéalement deux, dont un rangé ailleurs.
Peut-on sauvegarder sur une clé USB ou un SSD ?
Pour transporter ou dépanner, oui. Pour conserver, non. Les mémoires flash perdent progressivement leur charge quand elles ne sont pas alimentées : quelques semaines suffisent pour voir apparaître des erreurs de lecture, quelques mois pour perdre des dossiers entiers, et au-delà de deux ans une clé peut revenir quasiment vide.
Combien de temps se conservent les données sur un disque dur débranché ?
Le magnétisme se conserve très longtemps - des années sans difficulté. C'est la mécanique et l'électronique qui vieillissent. Branchez le disque une à deux fois par an, laissez-le tourner quelques minutes et ouvrez deux ou trois fichiers: vous vérifiez et vous entretenez en même temps.
Faut-il laisser le disque de sauvegarde branché ?
Non, et c'est important. Un disque branché en permanence subit la même surtension, le même rançongiciel et les mêmes fausses manœuvres que l'ordinateur. Le débrancher, c'est la protection la plus efficace et la moins chère qui existe.
Le cloud suffit-il ?
Non, mais il est excellent en
troisième copie. Il est hors site par nature, ce qui règle le risque d'incendie ou de vol. Ses limites : la synchronisation recopie les suppressions, l'accès dépend d'un compte qui peut être compromis ou suspendu, et restaurer plusieurs centaines de gigaoctets par internet prend des jours.
À quelle fréquence faut-il sauvegarder ?
Aussi souvent que vous n'acceptez pas de perdre. Une fois par mois pour un usage familial léger, une fois par semaine dès qu'il y a des photos et des documents administratifs, chaque jour de travail pour un projet en cours ou une activité professionnelle. Et toujours avant une mise à jour majeure ou une intervention sur la machine.
Comment savoir si ma sauvegarde fonctionne vraiment ?
Ouvrez trois fichiers
depuis la sauvegarde (une photo, un document, un fichier lourd), comparez la taille du dossier source et du dossier de destination, et regardez la date du fichier le plus récent : si elle remonte à des mois, votre sauvegarde s'est arrêtée à ce moment-là.
Une sauvegarde automatique suffit-elle ?
Elle règle l'oubli, pas la vérification. Une tâche en échec affiche presque toujours une alerte discrète que plus personne ne regarde. Automatisez la copie, mais gardez un contrôle manuel trimestriel de dix minutes.
Faut-il sauvegarder Windows et les programmes ?
Pas pour la sécurité des données: un système se réinstalle, des photos non. Une image système est utile si vous devez redémarrer vite avec vos logiciels déjà configurés, mais elle ne remplace pas la sauvegarde des fichiers, et elle ne sert à rien si elle est stockée sur le disque qu'elle est censée sauver.
Mon disque de sauvegarde ne s'ouvre plus, est-ce récupérable ?
Le plus souvent, oui, si personne n'a aggravé la situation. Débranchez-le, ne lancez ni
chkdsk ni formatage, n'enchaînez pas les logiciels gratuits, et faites-le diagnostiquer. Notre diagnostic est gratuit et sans engagement, sous 24 à 48 h.
Combien coûte une récupération de données par rapport à une sauvegarde ?
Sur un disque dur, une récupération coûte 90 € pour une extraction simple, 190 € pour une panne logique, 390 € pour une panne physique sans ouverture, et à partir de 790 € pour une panne mécanique nécessitant une salle blanche. Sur un SSD, une suppression ou un formatage se traite à 690 €, quand le contrôleur n'a pas déjà tout effacé. Un disque externe correct coûte une fraction de ces montants, et il protège, lui, contre les cas où plus aucun laboratoire ne peut rien.
Les bons réflexes, avec les bons interlocuteurs
💾 Choisir et installer le bon matériel de sauvegarde
Disque dur externe, NAS, remplacement d'un disque fatigué : (atelier de Hyères) fournit le matériel adapté à votre volume de données et l'installe si nécessaire.
🏠 Mettre en place la sauvegarde à domicile, et vérifier qu'elle tourne
, agréée service à la personne, intervient chez vous sur Hyères et ses environs pour configurer la sauvegarde, la tester réellement, et vous montrer comment contrôler qu'elle fonctionne dans le temps.
🛡️ Poste infecté, rançongiciel, faux support technique
Pour le nettoyage et la sécurisation d'un ordinateur compromis, traite ces situations au quotidien pour les particuliers.
🔌 L'ordinateur ne s'allume plus, ne charge plus
Quand la panne vient de la carte mère et non du disque, répare au composant les cartes mères de PC portables et de Chromebooks.
💻 Continuer à travailler pendant l'immobilisation
Une machine bloquée plusieurs jours, c'est une activité à l'arrêt. propose des ordinateurs fixes et portables en location courte durée.
À retenir en 8 points
1. Une donnée qui n'existe qu'à un endroit est une donnée perdue qui s'ignore. Le nombre d'exemplaires est le seul critère qui compte.
2. Copier, jamais déplacer. Le mot « déplacer » est à l'origine de la moitié de nos dossiers.
3. 3-2-1 : trois exemplaires, deux types de supports, un ailleurs.
4. Le disque dur mécanique externe reste le meilleur support de sauvegarde - les clés USB et les SSD oublient dans le noir.
5. Un RAID, un NAS et un dossier synchronisé ne sont pas des sauvegardes. Ils protègent d'autre chose.
6. Débranchez le disque entre deux sauvegardes. C'est le seul rempart réel contre un rançongiciel, une surtension ou une fausse manœuvre.
7. Une sauvegarde jamais relue n'est pas une sauvegarde. Dix minutes de vérification par trimestre.
8. Le disque que vous n'achetez pas coûte dix à trente fois moins cher que la récupération qu'il vous aurait évitée, quand celle-ci est encore possible.
Récupération de données sur
disques durs, SSD, NVMe, clés USB, cartes mémoire, NAS et RAID - cas logiques et physiques, ouverture en salle blanche et remplacement de bloc de têtes réalisés en interne.
Laboratoire à Hyères, réception des supports par colis suivi depuis toute la France.
Diagnostic sous 24 à 48 h, devis gratuit et sans engagement : 09 71 32 65 95.