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Votre NAS Synology affiche
« Volume crashed » en rouge dans DSM. Ou bien il s'allume, les ventilateurs tournent, les disques ronronnent, mais l'interface web est injoignable et Synology Assistant vous annonce un NAS « non installé ». Ou encore une LED rouge s'est allumée sur une baie, avec un mail d'alerte:
« Le volume 1 est dégradé ».
Dans les trois cas, la même question :
est-ce que mes données sont perdues ?
La réponse, dans la très grande majorité des dossiers que nous recevons, est
non. Un NAS Synology écrit toute la configuration de son RAID
sur les disques eux-mêmes, pas dans une puce du boîtier. Autrement dit: le NAS peut être mort, foudroyé, noyé, privé de son alimentation, DSM peut être totalement corrompu,
les données restent lisibles à partir des disques. Ce qui détruit réellement les données, ce n'est presque jamais la panne initiale.
C'est ce qui est fait dans les heures qui suivent.
Cliquer sur « Réparer », relancer un rebuild sur des disques fatigués, brancher les disques un par un sur un PC Windows qui propose gentiment de les initialiser, recréer le groupe de stockage « pour voir » : voilà ce qui transforme un dossier simple à 100 % de réussite en dossier partiel, voire en perte définitive.
Ce guide couvre l'ensemble : les
gestes des 30 premières minutes, un
tableau de diagnostic par symptôme, la différence entre une panne du NAS et une vraie perte de données, ce qui se passe réellement à l'intérieur d'un volume Synology (mdadm, LVM, SHR, Btrfs),
panne par panne ce qu'il faut faire et surtout ne pas faire,
ce que vous pouvez tenter vous-même et où s'arrête le raisonnable, la
méthode de récupération en laboratoire, les
délais et coûts, et comment ne plus jamais revivre ça.
Sommaire
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
En bref
« Volume crashed » ne veut pas dire « données perdues ». DSM a marqué le volume en panne ; les fichiers sont le plus souvent toujours intégralement présents sur les disques
Priorité absolue : ne touchez à rien. Ni « Réparer », ni « Initialiser », ni « Recréer le groupe de stockage », ni rebuild, tant que vos données ne sont pas sécurisées
La config RAID est écrite sur les disques, pas dans le NAS. Un boîtier mort, une carte mère grillée, une alimentation HS
ne font pas perdre les données
Ne branchez jamais les disques Synology un par un sur un PC Windows. Windows ne lit pas le format (mdadm + LVM + Btrfs/ext4) et proposera de les
initialiser - un clic, et la table de partition Linux est écrasée
Photographiez et numérotez les baies avant toute extraction. L'ordre des disques est un paramètre de reconstruction
Volume dégradé (1 disque HS) = dernière alerte, pas encore un sinistre. Sauvegardez
avant de remplacer le disque : c'est le rebuild qui fait tomber le deuxième disque, pas le temps qui passe
Un disque qui clique, grince ou n'est plus détecté : éteignez le NAS. Chaque minute de rotation aggrave une panne mécanique
DSM est installé sur tous les disques, pas dans une mémoire séparée. Une réinstallation « à l'aveugle » peut écraser bien plus que le système
Un RAID n'est pas une sauvegarde. Il protège d'une panne disque, pas d'un ransomware, d'une suppression, d'une corruption logique ou d'une double panne
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Diagnostic et devis gratuits, conseil téléphonique immédiat. Mieux vaut deux minutes au téléphone qu'un clic irréversible.
Les 30 premières minutes : la check-list
Si vous n'avez que deux minutes pour lire, voici l'essentiel, dans l'ordre.
1. Arrêtez toute écriture sur le NAS. Coupez les sauvegardes planifiées, les synchronisations cloud (Drive, Dropbox, OneDrive), les caméras de surveillance, les VM et les conteneurs qui écrivent dessus. Déconnectez les postes clients si nécessaire.
2. Ne cliquez sur aucun bouton de « réparation » dans DSM. Aucun. Même si l'interface vous le propose avec insistance.
3. Si le volume est encore accessible (même en lecture seule) : copiez immédiatement, par ordre d'importance décroissante, vers un disque externe. Les fichiers vitaux d'abord, pas la sauvegarde intégrale en un bloc qui va durer trois jours et échouer à 80 %.
4. Écoutez le NAS. Cliquetis répété, grincement, bip d'un disque qui ne démarre pas, ou disque qui disparaît/réapparaît dans DSM ?
Éteignez immédiatement (bouton en façade, appui long si nécessaire) et arrêtez-vous là. Pour mettre un nom sur ce que vous entendez : .
5. Relevez l'état SMART de tous les disques (DSM → Gestionnaire de stockage → HDD/SSD → Santé), et faites une
capture d'écran de l'état du volume et du groupe de stockage. Ces informations sont précieuses pour le diagnostic, et elles disparaîtront si vous réinstallez DSM.
6. Photographiez l'arrière du NAS et numérotez les disques (une étiquette « baie 1 », « baie 2 »… collée sur chaque disque)
avant toute extraction.
7. Notez tout ce qui s'est passé avant la panne : coupure de courant, orage, mise à jour DSM, déplacement du NAS, remplacement d'un disque, extension de volume, message d'alerte reçu il y a trois semaines et ignoré. C'est le fil du diagnostic.
8. Appelez un laboratoire avant d'agir si vos données ont de la valeur. Le diagnostic est gratuit () ; une manipulation ratée, non. Vous pouvez aussi commencer par notre , qui donne un premier verdict et une fourchette de prix en deux minutes.
Diagnostic express : identifier votre panne en 2 minutes
| Ce que vous constatez |
Cause la plus probable |
Le geste immédiat |
| « Volume crashed » / volume en panne |
≥ 2 disques HS sur RAID 5 / SHR, ou corruption Btrfs/ext4, ou grappe désassemblée |
Ne rien réparer. Éteindre si un disque est bruyant. Diagnostic. |
| « Volume dégradé » (LED rouge, mail d'alerte) |
1 disque HS, RAID encore fonctionnel |
Sauvegarder AVANT tout rebuild. Relever le SMART des survivants. |
| DSM inaccessible, NAS « non installé » |
Partition système DSM corrompue (répliquée sur tous les disques) |
Ne pas réinstaller à l'aveugle. Ne jamais accepter une option qui formate. |
| NAS ne s'allume pas du tout |
Alimentation externe, carte mère, condensateurs |
Données intactes sur les disques. Tester une alim identique, sinon extraire les disques. |
| Cliquetis / grincement / bip dans une baie |
Panne mécanique d'un disque (têtes) |
Éteindre tout de suite. Salle blanche nécessaire. |
| Volume monté mais dossiers illisibles/disparus |
Corruption de métadonnées (souvent après coupure) |
Copier ce qui est encore lisible, ne pas lancer de « vérification du système de fichiers ». |
| Fichiers renommés en .locked, .encrypted, rançon |
Ransomware venu d'un PC du réseau |
Débrancher le NAS du réseau. Vérifier les snapshots Btrfs. |
| Fichiers supprimés par erreur |
Erreur humaine |
Ne plus rien écrire. Vérifier corbeille réseau et snapshots. |
| NAS foudroyé / inondé |
Surtension ou dégât des eaux |
Ne surtout pas rallumer pour « voir ». |
| « Migration impossible », disques non reconnus après déplacement |
Ordre des disques modifié, ou config RAID altérée |
Remettre chaque disque dans sa baie d'origine. Ne pas initialiser. |
| Disque « non vérifié » / « non compatible » dans DSM |
Politique de compatibilité Synology (modèles Plus 2025), pas une panne |
Rien d'urgent. Ne pas remplacer le disque « pour faire disparaître le message » sans sauvegarde. |
Perte de données sur un NAS Synology : panne du boîtier ou vraie perte ?
« Perte de données sur mon NAS Synology » recouvre en réalité cinq situations très différentes, et la conduite à tenir n'est pas la même. Avant de paniquer ou, pire, de « réparer », placez votre cas dans la bonne ligne.
| Ce qui s'est passé |
Les données sont-elles perdues ? |
Ce qui les sauve |
| Le NAS est HS (ne s'allume plus, foudre, alimentation, carte mère) mais les disques n'ont rien |
Non. Tout est sur les disques, la config RAID comprise |
Lire les disques hors du boîtier : , ou laboratoire si les données sont critiques |
| Le volume est « crashed » ou refuse de monter, les disques tournent normalement |
Non, le plus souvent. Les fichiers sont présents, DSM ne sait plus les assembler |
Ne rien réparer, ne rien recréer ; reconstruction virtuelle en laboratoire |
| Fichiers supprimés, écrasés ou chiffrés (erreur humaine, ransomware venu d'un PC) |
Perte logique, réversible si rien n'a réécrit dessus |
Snapshots Btrfs, corbeille réseau #recycle, Hyper Backup ; sinon travail sur images |
| Un ou plusieurs disques sont en panne physique (cliquetis, non détecté, secteurs illisibles) |
Pas encore. La redondance couvre un disque ; au-delà, chaque disque doit être imagé |
Éteindre, ne pas relancer, salle blanche pour les disques mécaniquement HS |
| Une manipulation a réécrit les disques : « Initialiser », rebuild lancé sur un mauvais disque, réinstallation de DSM avec formatage, groupe de stockage recréé |
Oui, en partie ou en totalité, selon ce qui a été réécrit |
Arrêter immédiatement ; le disque retiré avant la manipulation devient la pièce maîtresse. Voir |
Ce tableau dit l'essentiel :
quatre lignes sur cinq ne sont pas des pertes de données, ce sont des pertes d'accès. La cinquième, la seule vraie destruction, est toujours d'origine humaine. Un NAS Synology ne perd pas vos données en tombant en panne : il les perd quand on essaie de le réparer sans savoir ce qu'on fait.
Deux cas particuliers méritent un mot :
NAS à deux baies en RAID 1 ou SHR, les plus vendus chez les particuliers et les indépendants (DS218, DS220+, DS224+, DS225+) : si les deux disques sont tombés, ils ne portent pas forcément la même version des données. Le bon disque n'est pas toujours celui que DSM a gardé en dernier. Voir
NAS utilisé comme cible Time Machine ou comme dépôt d'une sauvegarde de PC : la perte du NAS emporte la sauvegarde, et la « sauvegarde » n'était souvent que la seule copie. Voir
Ce qu'il y a réellement dans votre NAS Synology
Comprendre cette partie change complètement la façon dont on réagit à une panne. Un volume Synology n'est pas un « gros disque ». C'est un empilement de couches Linux.
Trois couches superposées
1. Le RAID logiciel Linux (mdadm), c'est lui qui répartit les données entre les disques (RAID 1, 5, 6, 10, ou SHR). Chaque disque porte un
superbloc md qui décrit la grappe : niveau de RAID, nombre de membres, taille de bloc, position du disque, et une date de dernière mise à jour.
2. LVM (gestionnaire de volumes logiques) - la couche qui découpe l'espace RAID en volumes, et qui permet les groupes de stockage, l'extension à chaud et les fameux SHR.
3. Le système de fichiers : Btrfs ou ext4 - celui qui contient réellement l'arborescence de vos dossiers partagés.
Le point le plus important de cet article : toute cette configuration est écrite sur les disques. Le boîtier Synology ne stocke rien d'unique. Un NAS grillé, noyé, ou dont la carte mère est morte n'entraîne aucune perte de données : les disques suffisent à tout reconstruire.
DSM est installé sur les disques, pas dans le NAS
C'est la particularité Synology qui surprend le plus. Le système d'exploitation
DSM n'est pas dans une mémoire flash du boîtier : il est installé dans une petite partition système,
répliquée en RAID 1 sur tous les disques de la baie, avec une partition de swap à côté.
Structure typique de chaque disque Synology :

une petite partition
système (≈ 2,4 Go) en RAID 1 sur tous les disques → DSM

une petite partition de
swap (≈ 2 Go), également en miroir

une
grande partition de données qui porte le vrai RAID (5, 6, SHR…)
Deux conséquences pratiques :

Un outil qui vous annonce « RAID 1 » en examinant les disques ne parle
pas forcément de vos données, il a probablement vu la partition système
« Disk … System Partition Failed » est un message très fréquent et souvent bénin: c'est la copie DSM d'un disque qui a décroché, pas votre volume. Cela se répare, mais jamais en même temps qu'une autre panne active
SHR : la spécificité Synology qu'il faut connaître
SHR (Synology Hybrid RAID) n'est pas un niveau de RAID à part : c'est un assemblage intelligent qui permet de mélanger des disques de tailles différentes sans gaspiller d'espace. Concrètement, Synology découpe les disques en zones et
empile plusieurs grappes RAID (plusieurs
md) réunies par LVM.
Exemple: avec un disque de 4 To et deux de 8 To, SHR crée une première grappe RAID 5 sur les 4 premiers To de chaque disque, puis une seconde grappe (RAID 1) sur les 4 To restants des deux gros disques - le tout présenté comme un seul volume.
Pourquoi ça compte en récupération :
un volume SHR n'est pas un RAID unique à reconstruire, mais deux ou trois grappes à reconstituer puis à réassembler dans le bon ordre via LVM. C'est faisable, c'est notre quotidien, mais cela explique pourquoi les logiciels grand public « RAID recovery » échouent presque systématiquement sur du SHR, et pourquoi une reconstruction improvisée a très peu de chances d'aboutir.
SHR-2 applique le même principe avec une double redondance (tolérance de 2 disques). SHR appartient à la famille des RAID « maison » des constructeurs, au même titre que le BeyondRAID de Drobo ou les Espaces de stockage de Windows : nous les comparons dans .
NAS 2 baies (DS218, DS220+, DS224+, DS225+) : RAID 1, SHR à deux disques ou mode Basic
La grande majorité des Synology que nous recevons sont des
deux baies. Trois configurations existent, et la panne ne se traite pas de la même façon :
SHR à deux disques ou RAID 1 : les deux disques sont en
miroir. Un disque HS ne fait rien perdre.
Les deux disques HS, ou un disque HS et un « réparer » malheureux, c'est le scénario classique. Le piège : les deux disques ont été achetés ensemble, ont le même âge et les mêmes heures ; celui qui « marche encore » n'est pas nécessairement sain, et la copie qu'il porte n'est pas toujours la plus récente si le miroir s'est désynchronisé avant la panne. Ne le branchez pas sur Windows « pour voir », ne le remettez pas seul dans le NAS pour un rebuild avec un disque neuf tant que rien n'est copié
Basic (un disque par volume) ou
JBOD : aucune redondance. Le disque est un disque Linux ordinaire (mdadm à un seul membre, LVM, Btrfs ou ext4) : il se lit hors du NAS en lecture seule, et une panne physique se traite comme celle d'un disque dur externe
RAID 0 sur deux baies (rare, choisi pour la capacité) : un disque HS = volume perdu tant que ce disque n'est pas imagé. Voir
Un DS220+ qui « ne monte plus le volume » avec deux disques qui tournent est presque toujours un dossier simple. Le même NAS après une réinstallation de DSM « avec formatage » acceptée dans la précipitation ne le sera plus.
Btrfs ou ext4 : ce que ça change
Les NAS Synology récents formatent par défaut en
Btrfs, les plus anciens en
ext4.
Btrfs apporte le
copy-on-write, les
snapshots (très utiles contre les ransomwares et les suppressions), la détection de corruption par sommes de contrôle et l'auto-réparation quand la redondance existe. En récupération, ses métadonnées sont riches et bien reconnues par les outils professionnels d'assemblage RAID, ce qui est plutôt une bonne nouvelle : nous avons reconstitué des volumes Btrfs de 12 membres dont 2 manquants, en RAID 6, sans perte.
ext4 est plus simple, très bien documenté, avec des
superblocs de secours répartis sur tout le volume - précieux pour retrouver la géométrie exacte d'un RAID quand les métadonnées md ont été abîmées.
Dans les deux cas :
la corruption du système de fichiers n'implique pas la destruction des données. Elle rend l'arborescence illisible par le NAS, ce qui est un problème très différent, et réversible en laboratoire.
Panne par panne : ce qu'il faut faire (et ne pas faire)
1. « Volume crashed » / volume en panne
Ce que ça veut dire. DSM a décidé que le volume ne peut plus être monté en toute sécurité. Deux grandes familles de causes :
Cause matérielle: deux disques (ou plus) sont tombés sur une grappe qui n'en tolère qu'un - le cas classique du RAID 5 ou SHR avec un disque HS depuis des semaines, et un deuxième qui lâche pendant le rebuild
Cause logique : le RAID est intact mais le système de fichiers Btrfs/ext4 est corrompu, ou la grappe md s'est désassemblée (superblocs incohérents, un disque marqué « périmé »)
Le point rassurant. Sur un « volume crashed » d'origine logique,
100 % des données sont physiquement présentes. Même sur un crash à deux disques HS, il est très fréquent que le deuxième disque ne soit pas réellement mort mais simplement
éjecté de la grappe suite à un timeout de lecture - auquel cas il est imageable et le volume se reconstruit intégralement.
À ne pas faire. Ne cliquez pas sur « Réparer ». N'exécutez aucune vérification du système de fichiers. Ne supprimez pas et ne recréez pas le groupe de stockage. Ne retirez pas les disques dans l'espoir que « ça se remette ».
À faire. Si le volume est monté en lecture seule, copiez immédiatement l'essentiel. Sinon : diagnostic. Un « volume crashed » correctement traité est l'un des dossiers NAS avec le meilleur taux de réussite.
2. Volume dégradé : le moment décisif
Ce que ça veut dire. Un disque est tombé, votre RAID 1 / 5 / 6 / SHR continue de fonctionner grâce à la redondance. Tout marche encore. C'est précisément le piège.
Un RAID dégradé n'est pas une panne : c'est la dernière alerte. L'immense majorité des sinistres NAS que nous recevons ne viennent pas de la panne du premier disque, mais de ce qui a été fait ensuite.
Pourquoi le rebuild est le moment le plus dangereux de la vie d'un NAS :

Il impose une
lecture intégrale et soutenue de tous les disques survivants, pendant des heures, parfois plus d'une journée sur de grosses capacités

Ces disques ont le
même âge, le même modèle, le même lot et le même nombre d'heures que celui qui vient de tomber

Une seule erreur de lecture non corrigible sur un secteur, et le contrôleur éjecte un deuxième disque : le volume dégradé (facilement récupérable) devient
crashed
La règle non négociable : sauvegarder → vérifier → seulement ensuite reconstruire.
Comment décider si un rebuild est raisonnable ? Relevez, sur
chaque disque survivant, ces attributs SMART :
| Attribut |
Ce qu'il indique |
Verdict |
| 05 Reallocated Sectors |
secteurs déjà remplacés |
> 0 = usure avérée |
| C5 Current Pending Sector |
secteurs illisibles en attente |
> 0 = rebuild à haut risque |
| C6 Uncorrectable |
erreurs non corrigibles |
> 0 = imager avant tout |
| C7 UDMA CRC Error |
erreurs de transmission |
souvent un problème de câble / fond de panier / alimentation, pas le disque |
| 09 Power-On Hours |
âge réel en heures |
> 45 000 h = prudence maximale |
Tous les compteurs à zéro sur tous les survivants → le rebuild est raisonnable,
après sauvegarde. Un seul
C5 ou
C6 non nul → le rebuild a de fortes chances d'échouer en cours de route : il faut
imager les disques d'abord, et reconstruire sur les images. Pour aller plus loin sur la lecture des compteurs, voir notre guide , et notre article dédié .
⚠️ Le piège du disque de remplacement SMR
Si vous remplacez un disque par un modèle SMR (pistes chevauchées, courant sur les références « bureau » de grande capacité), le rebuild va saturer son cache d'écriture, s'effondrer à quelques Mo/s, dépasser le délai d'attente du contrôleur… et le disque neuf sera éjecté de la grappe. Silencieusement. NAS ou RAID = CMR, sans exception. Attention aux références quasi identiques : un ST8000VN004 (IronWolf, CMR) et un ST8000DM004 (Barracuda, SMR) ne diffèrent que de deux lettres. Tout est détaillé dans .
3. DSM ne démarre plus / NAS « non installé »
Le NAS s'allume, les disques tournent, le voyant STATUS clignote en orange, mais l'interface web est injoignable, Synology Assistant et
find.synology.com ne le trouvent pas, ou l'affichent comme
« non installé ».
C'est la panne la plus angoissante et, paradoxalement, souvent l'une des plus bénignes : c'est la
partition système DSM (répliquée sur les disques) qui est corrompue, pas votre volume de données.
Ce que vous pouvez faire. La réinstallation de DSM proposée par Synology Assistant ou via
find.synology.com est
conçue pour préserver les données,
à condition qu'elle indique explicitement conserver les données, et que vous n'acceptiez
jamais :

une option qui propose de
formater les disques

une invitation à
créer un nouveau groupe de stockage / un nouveau volume

la
réinitialisation « mode 2 » (appui long sur RESET) si vous n'êtes pas certain de son effet sur votre configuration
Ce qu'il ne faut pas faire. Réinstaller à l'aveugle alors qu'un disque est
aussi défaillant. Dans ce cas, la réinstallation peut se solder par une reconstruction partielle du système sur une grappe déjà bancale, et là, on aggrave. Si votre NAS affiche à la fois « non installé »
et un disque en erreur, arrêtez-vous.
4. Le NAS ne s'allume plus du tout (alim, carte, foudre)
Aucun voyant, aucun ventilateur, rien. Ou une odeur de brûlé après un orage.
Bonne nouvelle : c'est un problème de matériel, pas de données. Puisque la configuration RAID est écrite sur les disques, un boîtier mort ne vous fait rien perdre. Les options, dans l'ordre :
1. Tester une
alimentation externe identique (les blocs secteur des DS deux et quatre baies sont une cause de panne extrêmement fréquente, et peu coûteuse à remplacer).
2. Si le boîtier est réellement mort :
transplanter les disques dans un NAS Synology compatible, en respectant scrupuleusement l'ordre des baies. DSM sait reprendre un volume existant. Attention : la compatibilité entre gammes et versions de DSM n'est pas universelle, et une migration mal engagée peut proposer… de recréer le volume.
3. En cas de doute, ou si les données sont critiques :
extraire les disques et les faire lire en laboratoire, sans passer par un autre NAS. Si vous êtes à l'aise avec Linux et que le volume était sain, la lecture des disques hors du boîtier est détaillée dans .
Après un orage, lisez aussi , et
ne rallumez pas un équipement qui a pris la foudre pour « voir si ça marche ».
5. Coupure de courant pendant l'écriture
Btrfs est plutôt résilient grâce au
copy-on-write, mais des corruptions de métadonnées existent après une coupure brutale, en particulier si le NAS écrivait au moment de la coupure.
Symptômes : le volume monte mais certains dossiers partagés ont disparu, des fichiers sont illisibles, DSM signale des erreurs de système de fichiers, ou un scrub s'est lancé tout seul et n'en finit pas.
À faire : copiez tout de suite ce qui est encore lisible.
À ne pas faire : lancer la « vérification du système de fichiers » de DSM sur un volume qui contient des données non sauvegardées. Une réparation automatique de système de fichiers travaille
en écriture : elle peut « réparer » l'arborescence en supprimant ce qu'elle ne sait pas rattacher. C'est le même mécanisme, aux conséquences comparables, que celui décrit dans notre article .
Prévention : un onduleur (UPS) relié au NAS en USB, avec arrêt automatique configuré dans DSM. C'est 80 à 150 € qui règlent définitivement la question.
6. Mise à jour DSM ratée
Plus rare, mais réel : coupure ou redémarrage pendant une mise à jour, ou mise à jour lancée alors que le volume était déjà dégradé (à ne jamais faire). Le système devient incohérent : boucle de démarrage, voyant STATUS qui clignote indéfiniment.
Là encore, les données du volume sont généralement intactes: c'est la partition système qu'il faut traiter. Voir le point 3, et surtout,
ne jamais lancer de mise à jour DSM sur un NAS en état dégradé ou avec un disque suspect.
7. Ransomware ou suppression accidentelle
Un NAS n'est pas immunisé : le ransomware n'attaque pas le NAS directement, il
chiffre les partages réseau depuis un PC infecté qui a les droits d'écriture. Résultat : des milliers de fichiers renommés (
.locked,
.encrypted,
.crypt…) et une note de rançon dans chaque dossier.
Réflexes immédiats :
1. Débranchez le câble réseau du NAS - le chiffrement peut être encore en cours.
2. Isolez et éteignez le PC infecté.
3. Vérifiez les snapshots Btrfs (DSM → Snapshot Replication) : s'ils existent et qu'ils sont antérieurs à l'infection, la restauration est immédiate et gratuite. C'est la meilleure raison de les activer
avant d'en avoir besoin.
4. Vérifiez la corbeille réseau (
#recycle) pour une suppression accidentelle, elle contient souvent tout, et elle n'est pas activée par défaut sur tous les partages.
5. Ne payez pas avant d'avoir fait constater la situation.
Pour nettoyer et sécuriser le poste à l'origine de l'infection, notre structure traite spécifiquement la suppression de virus et la remise en sécurité des PC. Tant que le poste source n'est pas assaini, restaurer le NAS revient à le faire rechiffrer.
Si aucun snapshot n'existe et que les données sont vitales, la récupération relève d'un travail sur images disque (les fichiers antérieurs chiffrés en place peuvent parfois être partiellement retrouvés) - à évaluer au cas par cas. Pour une entreprise, le NAS porte souvent la comptabilité et les dossiers clients : voir .
8. Extension de volume ou migration RAID interrompue
Ajouter un disque, migrer d'un SHR vers un SHR-2, remplacer un à un les disques par de plus gros pour agrandir le volume : ces opérations réécrivent la géométrie de la grappe
pendant des heures ou des jours. Une interruption (coupure, disque qui décroche, reboot) au milieu d'une migration laisse un RAID dans un état intermédiaire particulièrement délicat.
Règle : ne jamais lancer une extension ou une migration
sans sauvegarde complète et vérifiée, ni sur un NAS dont un disque montre le moindre signe de faiblesse. Si l'opération s'est interrompue : ne relancez rien, ne redémarrez pas en boucle. L'état exact de la migration au moment de l'arrêt détermine la méthode de reconstruction. Même réflexe pour un rebuild qui n'avance plus ou s'est arrêté en erreur : .
9. Disque qui clique, grince ou n'est plus détecté
Un cliquetis répétitif dans une baie signale une panne mécanique : têtes de lecture endommagées, moteur bloqué, ou surface rayée. Chaque seconde de rotation supplémentaire aggrave les dégâts.
Éteignez le NAS. Immédiatement. Ce disque relève de l'ouverture en
salle blanche et d'une station de laboratoire pour être imagé tête par tête. Détails dans et . Un doute sur le bruit ? et . Un disque de NAS
détecté mais très lent, qui fait ramer tout le volume, est un cas voisin : .
Bonne nouvelle malgré tout : sur un RAID redondant,
un disque mécaniquement mort n'est pas forcément indispensable. Si le reste de la grappe est sain, la redondance permet souvent de reconstituer intégralement son contenu.
10. Disque « non vérifié » ou « non compatible » : un avertissement, pas une panne
Depuis 2025, DSM affiche sur certains modèles un statut
« non vérifié »,
« non pris en charge » ou un avertissement de compatibilité sur les disques qui ne figurent pas dans la liste Synology. Le contexte : au printemps 2025, Synology a restreint l'usage des disques tiers (WD Red, Seagate IronWolf, Toshiba N300…) sur sa
série Plus 2025 (DS225+, DS425+, DS725+, DS925+, DS1525+, DS1825+) : état de santé masqué, création de groupe de stockage refusée. Devant la réaction des utilisateurs,
DSM 7.3 (octobre 2025) a rétabli la prise en charge complète des disques durs et SSD SATA tiers ; la validation reste demandée pour certaines fonctions des SSD M.2 NVMe.
Ce qu'il faut retenir pour vos données :
Le message ne dit rien de l'état du disque ni de vos fichiers. Un disque « non vérifié » en parfaite santé porte vos données exactement comme un disque « compatible »
Ne remplacez pas un disque pour faire disparaître l'avertissement sans avoir sauvegardé : le remplacement déclenche un rebuild, avec tous les risques décrits au point 2

Si un NAS neuf
refuse de reprendre vos disques après une migration (groupe de stockage non reconnu, proposition de créer un nouveau volume), la cause peut être cette politique de compatibilité ou une version de DSM trop ancienne, pas une perte de données :
n'acceptez aucune création de volume, mettez DSM à jour sur le nouveau NAS
sans disques, ou faites lire les disques hors boîtier

Le vrai critère de choix d'un disque de NAS n'est pas l'étiquette « vérifié », c'est
CMR plutôt que SMR :
Les messages DSM les plus fréquents, décodés
| Message / état affiché |
Ce qu'il indique le plus souvent |
Gravité |
| Volume Degraded |
1 disque HS, RAID encore fonctionnel |
⚠️ Sauvegarder avant rebuild |
| Volume Crashed |
≥ 2 disques HS, ou corruption FS, ou grappe désassemblée |
🔴 Stop, diagnostic |
| Storage Pool Crashed |
Le groupe de stockage entier est effondré |
🔴 Stop, diagnostic |
| Disk … System Partition Failed |
Copie DSM décrochée sur un disque |
🟡 Souvent réparable sans perte |
| Disk … Critical / Failing |
SMART en alerte sur un disque |
⚠️ Sauvegarder, ne pas rebuilder à l'aveugle |
| NAS « non installé » (Synology Assistant) |
Partition système DSM perdue |
⚠️ Ne pas réinstaller à l'aveugle |
| « Migration impossible » / disques non reconnus |
Ordre des baies modifié, ou métadonnées RAID altérées |
⚠️ Remettre l'ordre d'origine |
| Volume monté en lecture seule |
Protection automatique après erreurs |
⚠️ Copiez tout de suite, c'est une fenêtre |
| Scrub / Data Scrubbing bloqué |
Secteurs illisibles rencontrés |
⚠️ Ne pas relancer, relever le SMART |
| Bip continu + LED orange |
Ventilateur, surchauffe ou disque absent |
🟡 Vérifier avant de conclure au pire |
| Disque « non vérifié » / « non compatible » |
Disque tiers hors liste Synology (série Plus 2025, avant DSM 7.3) |
🟢 Pas une panne. Ne pas remplacer sans sauvegarde |
Les 8 erreurs qui détruisent réellement les données
Aucune de ces erreurs n'est une panne. Toutes sont des
actions humaines, et toutes ont fait perdre des données à des clients qui pensaient bien faire.
1. Cliquer sur « Réparer », « Initialiser », « Recréer le volume » sans avoir compris le problème. Ces options peuvent reformater silencieusement le volume et écraser la table RAID. Sur un contrôleur, la distinction entre
assemble,
create,
initialize,
rebuild et
restore n'a rien d'évident quand on est stressé, et l'erreur la plus fréquente au monde en RAID est de lancer une
initialisation en croyant lancer un
rebuild. La différence : le rebuild reconstitue le disque manquant à partir des autres ; l'initialisation réécrit la redondance à partir du disque
neuf (donc vide), rendant les données parasites cohérentes entre elles. C'est irréversible sans le disque d'origine.
2. Sortir les disques sans noter leur position. L'ordre des membres est un paramètre de reconstruction. Un mélange de baies transforme un assemblage évident en devinette combinatoire. Photographiez, étiquetez, nous avons détaillé la procédure dans .
3. Brancher les disques un par un sur un PC Windows. Windows ne sait pas lire mdadm + LVM + Btrfs/ext4. Il affichera « disque non initialisé » et proposera d'initialiser en MBR ou GPT. Un clic, et la table de partition Linux est écrasée. Voir aussi , et, si Windows a fini par le voir en RAW, . Sur Mac, même piège avec le bouton « Initialiser » :
4. Lancer un rebuild sans vérifier l'état des autres disques. Voir plus haut : c'est la cause n°1 des « volume crashed ». Sur un NAS de 4-5 ans avec ses disques d'origine, le rebuild est une épreuve d'endurance que tous les disques ne passent pas.
5. Remplacer un disque par un modèle SMR. Le rebuild s'effondre, le disque neuf est éjecté, et vous voilà à deux membres manquants.
6. Réinstaller DSM ou mettre à jour « pour réparer ». Sur un volume déjà en souffrance, cela aggrave systématiquement.
7. Enchaîner les logiciels de « récupération NAS » téléchargés au hasard. Beaucoup montent les disques
en écriture, écrivent leurs propres métadonnées, ou lancent une réparation automatique. Sur un volume SHR multi-grappes, leur taux de réussite est proche de zéro, et leur potentiel de dégât, lui, est bien réel. Nos réserves détaillées: .
8. Remettre les disques dans le NAS d'origine après une tentative extérieure. Si des métadonnées ont été modifiées, le NAS peut proposer un rebuild qui détruira la dernière copie saine. En laboratoire, la règle est absolue :
on travaille sur des images, jamais sur les originaux.
Ces réflexes rejoignent nos , valables sur tout support.
Ce que vous pouvez tenter vous-même, et où s'arrête le raisonnable
Soyons honnêtes : certaines situations se règlent sans laboratoire. Autant le dire clairement.
✅ Raisonnable si vos données ne sont pas critiques
Restaurer depuis un snapshot Btrfs ou depuis la corbeille réseau
#recycle. Sans risque, immédiat
Restaurer depuis Hyper Backup si une sauvegarde existe
Remplacer une alimentation externe défaillante
Réinstaller DSM via Synology Assistant,
uniquement si aucune option ne parle de formater ou de créer un volume, et
uniquement si aucun disque n'est en erreur
Copier vos données tant que le volume monte, même en lecture seule. C'est toujours la meilleure action possible
Monter les disques en LECTURE SEULE sur un système Linux (Ubuntu live USB,
mdadm --assemble --readonly, puis LVM et montage
ro) - pour un volume
sain dont seul le boîtier est mort. C'est documenté par Synology et par la communauté, et cela fonctionne bien dans ce cas précis. Nous avons détaillé la marche à suivre, et ses limites, dans
🔴 À ne pas tenter
Le montage Linux sur un volume crashed ou dégradé. Les commandes qui « réparent » (
mdadm --create,
btrfs check --repair,
fsck) écrivent, et une seule commande mal ciblée écrase la géométrie.
mdadm --create en particulier réécrit les superblocs : c'est l'équivalent d'un reformatage de la structure RAID
Toute manipulation sur un SHR multi-grappes sans savoir exactement combien de grappes composent le volume
Toute manipulation si un disque est bruyant ou instable. Une lecture prolongée peut le tuer définitivement, et avec lui, la partie des données que la redondance ne couvre pas
Toute manipulation si vous n'avez pas de deuxième chance. Le critère de décision est simple :
ces données existent-elles ailleurs ? Si la réponse est non, chaque tentative consomme une partie de vos chances
La frontière entre panne logique et panne physique est expliquée plus en détail dans .
La méthode de récupération en laboratoire, étape par étape
Voici précisément comment nous traitons un NAS Synology chez BSC DataRecovery.
Étape 1 - Diagnostic individuel de chaque disque. Chaque disque est retiré de la baie (position notée) et testé
séparément : lecture de l'état SMART réel, test de lisibilité sur toute la surface, contrôle électronique et mécanique. On identifie à ce stade les disques parfaitement sains, les disques
faibles (secteurs illisibles, lecture lente), qui seront traités avec des paramètres de lecture adaptés, et les disques en
panne physique (têtes, moteur, carte électronique), qui passent par un traitement spécifique : intervention en salle blanche, remplacement du bloc de têtes ou de la carte, lecture assistée par une station de laboratoire qui pilote le disque tête par tête.
Le diagnostic répond aussi à une question clé :
quel disque est réellement sorti de la grappe en premier ? Le superbloc md porte une date de dernière mise à jour : le membre au
Update Time le plus ancien est le disque « périmé », dont les données sont obsolètes. L'utiliser dans la reconstruction produirait une corruption silencieuse. Ce détail-là fait souvent la différence entre « fichiers récupérés » et « fichiers récupérés mais corrompus ».
Étape 2 - Imagerie bas niveau (clonage secteur par secteur). Chaque disque est cloné
secteur par secteur vers un support vierge, avec gestion fine des secteurs défectueux (passes multiples, lecture par blocs, contournement des zones difficiles pour y revenir ensuite).
Toute la suite du travail se fait sur les copies, jamais sur les disques d'origine. C'est la garantie de pouvoir essayer, se tromper, recommencer, sans jamais entamer les chances de récupération. C'est aussi ce qui différencie fondamentalement le travail de laboratoire d'une tentative maison.
Étape 3 - Reconstruction virtuelle du RAID. À partir des images, nous reconstituons la configuration d'origine :

lecture des
superblocs md pour retrouver le niveau de RAID, la taille de bloc, l'ordre des membres et le LBA de départ de la grappe

pour un
SHR, identification de
chaque grappe et de leur réassemblage LVM

quand les métadonnées manquent ou se contredisent,
détermination de la géométrie par les structures du système de fichiers: superblocs de groupe ext4, arbres et sommes de contrôle Btrfs, en-têtes de fichiers connus. On valide la matrice en ouvrant réellement des fichiers (photos, PDF, archives), pas en se fiant à un message « configuration détectée »

si un membre manque, il est
recalculé par redondance (XOR sur RAID 5, double parité sur RAID 6), c'est ce qui permet de se passer d'un disque mécaniquement mort
C'est l'étape la plus technique, et celle sur laquelle butent les outils grand public.
Étape 4 - Extraction et vérification. Le volume reconstitué virtuellement est parcouru, l'arborescence est restaurée, les fichiers extraits vers un support externe. Nous fournissons une
liste des fichiers récupérés avec leur état, à valider
avant restitution et avant paiement - notre position sur ce point est détaillée dans .
Étape 5 - Restitution et remise en service. Les données vous sont restituées sur un support externe. Le NAS, lui, est à reconfigurer entièrement (voir plus bas).
Quelles chances de réussite, en combien de temps, à quel prix ?
| Situation |
Pronostic |
| Boîtier NAS mort, disques sains |
Excellent - quasi systématiquement 100 % |
| Volume crashed d'origine logique (FS ou grappe désassemblée) |
Très bon |
| Suppression accidentelle / ransomware avec snapshots |
Excellent (souvent sans laboratoire) |
| 1 disque HS, aucune manipulation faite |
Très bon |
| 2 disques HS dont un seulement éjecté (pas mort) |
Bon |
| 2 disques réellement HS sur RAID 5 / SHR |
Variable - dépend de l'imageabilité de chacun |
| Rebuild lancé par erreur en « initialisation » |
Réservé - le disque d'origine retiré devient indispensable |
| Volume supprimé puis recréé, ou disques reformatés |
Difficile - partiel au mieux |
| Disques écrasés par une réinstallation complète avec formatage |
Très difficile |
La règle qui ressort de ce tableau :
ce sont les manipulations, et non les pannes, qui font descendre les lignes.
Délais. Un NAS n'est pas un disque isolé : il faut imager
tous les disques, ce qui prend mécaniquement plus de temps. Comptez généralement
24 à 72 h pour le diagnostic après réception ; de quelques heures (disques sains) à plusieurs jours (disques faibles, grosses capacités) pour l'imagerie ; et 1 à 3 jours pour la reconstruction et l'extraction, davantage sur un SHR multi-grappes avec métadonnées abîmées. Notre article détaille ces ordres de grandeur.
Coût. Le prix dépend du nombre de disques, de leur état (sains ou en panne physique), du niveau de RAID et de la complexité de la reconstruction. Le principe chez nous est constant :
diagnostic et devis gratuits, pas de récupération = pas de facture. Voir .
Concrètement, pour un NAS Synology équipé de disques durs :
Reconstruction du volume, tous disques sains (boîtier mort, volume crashed d'origine logique, DSM corrompu) :
190 €, quel que soit le nombre de disques. C'est la ligne qui surprend : « mes disques n'ont rien, pourquoi payer ? ». Parce qu'il faut imager chaque disque, retrouver la géométrie (souvent plusieurs grappes sur un SHR) et vérifier le volume reconstitué fichier par fichier
Chaque disque en panne physique nécessaire à la reconstruction s'ajoute :
390 € pour une carte électronique HS ou des secteurs défectueux, et pour un disque
mécaniquement mort (têtes, moteur) un forfait salle blanche fixé selon le modèle, à partir de 790 €, puis la récupération due seulement en cas de succès

Un NAS
en SSD (pas de panne mécanique possible) : reconstruction 190 €, secteurs défectueux 390 €, panne physique, suppression ou formatage 690 €

Sur un RAID redondant, un disque mort
qui n'est pas indispensable (la redondance le remplace) n'est pas facturé : d'où l'intérêt d'envoyer tous les disques, et de ne toucher à aucun
Le détail de ce qui fait monter ou baisser un devis NAS, avec des exemples chiffrés (deux baies, quatre baies, SHR) : , la et, si vous avez déjà un devis en main, .
Si le NAS était couvert par une assurance professionnelle (dégât des eaux, incendie, surtension, vol), une partie des frais peut être prise en charge : voir .
Quels modèles Synology nous traitons
Toutes les gammes,DS, RS, SA, FS, XS, Plus - en RAID 1 / 5 / 6 / 10 / SHR / SHR-2, systèmes de fichiers Btrfs et ext4. Également les autres marques : QNAP, Asustor, TerraMaster, Western Digital My Cloud, Buffalo, Netgear ReadyNAS…
Envoyer ou déposer votre NAS : la bonne procédure
Deux options selon votre situation.
Vous nous apportez le NAS complet (laboratoire à Hyères) : c'est le plus simple, nous nous chargeons de l'extraction et de la traçabilité des baies.
Vous expédiez, depuis toute la France, par colis suivi (la majorité de nos dossiers NAS arrivent ainsi ; le fonctionnement complet est décrit dans ) : n'envoyez pas le NAS entier si vous pouvez l'éviter - un boîtier avec ses disques à l'intérieur est lourd, mal calé, et les disques encaissent tous les chocs du transport.
1. Éteignez proprement (ou coupez si le NAS est bloqué et qu'un disque est bruyant).
2. Numérotez chaque disque avec son numéro de baie, au marqueur sur une étiquette collée sur le disque (pas sur le connecteur).
3. Photographiez l'arrière du NAS et chaque disque avec son étiquette.
4. Emballez chaque disque individuellement : sachet antistatique, deux couches de papier bulle sur les six faces, calage complet dans un carton rigide.
5. Envoyez TOUS les disques, y compris celui que DSM déclarait défaillant, c'est très souvent lui qui contient la dernière version des données.
6. Joignez le bordereau de prise en charge, vos coordonnées, et le mot de passe / la clé si un dossier partagé est chiffré. Le plus simple : remplissez d'abord notre , vous recevez la marche à suivre par email.
Tout est détaillé dans et, spécifiquement pour les baies, .
Après la récupération : remettre le NAS en service sans refaire les mêmes erreurs
Une fois les données récupérées, le NAS repart de zéro : DSM neuf, groupe de stockage neuf, volume neuf, restauration des données depuis le support que nous vous fournissons.
C'est le bon moment pour corriger ce qui a causé le sinistre :
Remplacer les disques d'origine s'ils ont le même âge. Un lot de disques acheté en même temps tombe en panne… à peu près en même temps. Idéalement,
panachez les modèles ou les lots
Vérifier CMR sur chaque disque neuf. Toujours. Systématiquement
Méfiance sur l'occasion: un compteur SMART peut avoir été remis à zéro pour masquer 40 000 heures de service - voir
Activer les snapshots Btrfs, avec rétention et, si possible,
immuabilité : c'est votre meilleure assurance contre le ransomware et la suppression accidentelle
Configurer Hyper Backup vers une destination externe (disque USB en rotation, second NAS chez vous ou chez un tiers, cloud). C'est la seule vraie sauvegarde
Brancher un onduleur et configurer l'arrêt automatique dans DSM
Activer les notifications par mail et
les lire. Beaucoup de sinistres commencent par une alerte « volume dégradé » reçue trois semaines plus tôt et rangée dans les spams
Programmer un scrub mensuel pour détecter les secteurs silencieusement illisibles avant qu'ils ne fassent échouer un rebuild
Et le rappel qui vaut pour tout le monde :
un RAID n'est pas une sauvegarde. Il protège d'une panne matérielle de disque, pas d'une suppression, d'un ransomware, d'une corruption logique, d'un incendie, d'un vol ou d'une double panne. Appliquez la règle
3-2-1 : 3 copies, sur 2 supports différents, dont 1 hors site. Nous développons le sujet dans .
Remettre votre NAS en service, concrètement
Notre structure spécialisée prend en charge le remplacement des disques défaillants (avec vérification CMR), la reconfiguration complète de DSM, la mise en place d'une stratégie de sauvegarde fiable et la restauration de vos données depuis le support que nous vous fournissons.
Pour une assistance à domicile (installation du NAS, configuration de la sauvegarde automatique, formation à l'usage de DSM), pensez à , agréé service à la personne.
Si un PC du réseau est à l'origine d'une infection (ransomware, virus, faux support technique), assainit le poste - indispensable avant de restaurer quoi que ce soit sur le NAS.
Enfin, si l'immobilisation du NAS bloque votre activité, propose la location d'ordinateurs fixes et portables en courte ou longue durée, le temps de la remise en service.
Et les autres marques de NAS ?
La mécanique est très proche :
la quasi-totalité des NAS grand public et PME reposent sur un RAID logiciel Linux (mdadm) + LVM + ext4 ou Btrfs. Les principes de cet article, ne pas rebuilder sans sauvegarde, ne pas initialiser, ne pas brancher les disques sur Windows, travailler sur images, s'appliquent donc à l'identique.
Nous traitons notamment :
Synology: gammes DS, RS, SA, FS, XS, Plus - RAID 1 / 5 / 6 / 10 / SHR / SHR-2, Btrfs et ext4
QNAP : y compris les volumes ZFS des gammes récentes et les pools thin-provisionnés ; guide dédié :
Asustor, TerraMaster, Buffalo, Netgear ReadyNAS (avec ses spécificités X-RAID),
Thecus,
Zyxel :

les
NAS monobaie Western Digital My Cloud, My Book Live, Seagate Personal Cloud, et les gammes
EX / PR :

les
serveurs sous contrôleur matériel (Dell PERC, HP Smart Array, LSI/Broadcom, Adaptec), y compris en , les baies
NTFS/ReFS sous Windows Server, les volumes
ZFS (TrueNAS, Proxmox) et les
Les pages générales du site : et .
Foire aux questions
« Volume crashed » sur mon Synology : mes données sont-elles perdues ?
Le plus souvent, non. Ce message signifie que DSM a marqué le volume comme non montable, pas que les données ont été effacées. Dans une grande partie des dossiers, l'intégralité des fichiers est encore physiquement présente sur les disques. Le vrai risque, ce sont les manipulations qui suivent : « réparer », « initialiser », relancer un rebuild.
Mon NAS ne s'allume plus du tout. J'ai tout perdu ?
Non. La configuration RAID et les données sont écrites sur les disques, pas dans le boîtier. Un NAS mort, alimentation, carte mère, foudre, dégât des eaux sur l'électronique, ne fait rien perdre. Il suffit de lire les disques.
Puis-je récupérer mes données en branchant les disques Synology sur mon PC Windows ?
Non, et c'est même l'une des erreurs les plus destructrices. Windows ne sait pas lire le format Synology (mdadm + LVM + Btrfs/ext4). Il affichera des disques « non initialisés » et vous proposera de les initialiser : un clic, et la structure Linux est écrasée.
Et sur un PC Linux ?
C'est techniquement possible,
en lecture seule, pour un volume
sain dont seul le boîtier est mort : Ubuntu en live USB, assemblage
mdadm en lecture seule, activation LVM, montage
ro. En revanche, sur un volume
crashed ou dégradé, c'est très risqué : une commande de « réparation » (
mdadm --create,
fsck,
btrfs check --repair) écrit sur les disques et peut détruire la géométrie. Sur des données irremplaçables : clonez d'abord, travaillez ensuite sur les copies.
Mon volume est « dégradé ». Je remplace le disque et je lance le rebuild, non ?
Pas avant d'avoir sauvegardé. Le rebuild est le moment le plus dangereux de la vie d'un RAID : il sollicite intensément des disques du même âge que celui qui vient de tomber. Vérifiez d'abord le SMART de chaque survivant (05, C5, C6, C7, 09). Un seul compteur de secteurs en attente ou non corrigibles au-dessus de zéro, et le rebuild a de fortes chances d'échouer en emportant la grappe.
Combien de temps puis-je laisser un NAS tourner en mode dégradé ?
Le moins longtemps possible, mais la vraie question n'est pas le temps : c'est l'ordre des opérations. Si vos données ne sont pas sauvegardées,
laissez le NAS tourner et copiez-les à charge réduite (sans lancer d'indexation, de scrub ou de synchronisation). Si un disque fait du bruit, en revanche, éteignez immédiatement.
Mon DSM ne démarre plus. Je réinstalle ?
Vous pouvez tenter la réinstallation proposée par Synology Assistant
uniquement si elle indique conserver les données, et jamais une option qui formate ou crée un nouveau volume. Et jamais si un disque est simultanément en erreur. En cas de doute, faites diagnostiquer : DSM est installé sur tous les disques, et une mauvaise manipulation peut aller bien au-delà de la partition système.
Qu'est-ce que le SHR change en cas de panne ?
SHR permet de mélanger des disques de tailles différentes en empilant plusieurs grappes RAID reliées par LVM. En récupération, cela signifie qu'il n'y a pas une géométrie à retrouver, mais plusieurs, plus leur ordre d'assemblage. C'est parfaitement traitable en laboratoire, mais cela met en échec presque tous les logiciels de « RAID recovery » grand public.
J'ai remis les disques dans le mauvais ordre. C'est grave ?
Pas nécessairement, tant que rien n'a été écrit. Le NAS peut afficher « migration impossible » ou refuser de monter le volume, ce qui est, paradoxalement, une bonne réaction: il ne touche à rien. Remettez chaque disque dans sa baie d'origine si vous la connaissez, et surtout n'acceptez aucune proposition de recréation de volume.
Un RAID Synology me protège-t-il vraiment ?
D'une panne matérielle d'un disque, oui (selon le niveau). Mais pas d'une suppression accidentelle, d'un ransomware, d'une corruption Btrfs, d'une double panne, d'un incendie ou d'un vol.
Un RAID n'est pas une sauvegarde : prévoyez toujours une copie indépendante, hors du NAS et si possible hors site.
Mes dossiers partagés sont chiffrés par un ransomware. Que faire ?
Débranchez le NAS du réseau, éteignez le PC infecté, puis vérifiez vos
snapshots Btrfs et la corbeille réseau
#recycle : s'ils sont antérieurs à l'infection, la restauration est immédiate. Faites impérativement assainir le poste source avant toute restauration, sinon le NAS sera rechiffré.
Un disque de mon NAS clique. Je le sors pour le tester sur un PC ?
Non. Un cliquetis signale une panne mécanique : chaque démarrage aggrave les dégâts. Éteignez le NAS et confiez le disque à un laboratoire disposant d'une salle blanche. Sur un RAID redondant, il est d'ailleurs fréquent que ce disque ne soit même pas indispensable à la reconstruction.
Puis-je utiliser un logiciel de récupération NAS téléchargé sur Internet ?
Sur des données sans valeur, pourquoi pas. Sur des données importantes, non: beaucoup montent les disques en écriture, écrivent leurs propres métadonnées ou lancent des réparations automatiques. Et sur du SHR multi-grappes, leurs résultats sont généralement nuls. En laboratoire, on ne travaille jamais sur les disques d'origine, c'est exactement ce que ces outils font.
Perte de données sur un NAS Synology : quelles sont les vraies causes ?
Dans nos dossiers, presque jamais la panne elle-même. Un boîtier mort, un volume « crashed », un DSM qui ne démarre plus laissent les données en place sur les disques. Les vraies pertes viennent de quatre gestes : un rebuild lancé sur des disques fatigués (le deuxième disque lâche), une « initialisation » prise pour une réparation, une réinstallation de DSM avec formatage acceptée dans l'urgence, et des disques branchés sur Windows puis « initialisés ». Viennent ensuite le ransomware et la suppression accidentelle, réversibles si des snapshots existent.
DSM affiche « disque non vérifié » ou « non compatible ». Est-ce une panne ?
Non. C'est la politique de compatibilité de Synology, durcie au printemps 2025 sur la série Plus 2025 puis assouplie avec DSM 7.3 en octobre 2025 : elle ne dit rien de l'état du disque ni de vos fichiers. Ne remplacez pas un disque uniquement pour faire disparaître le message, le rebuild qui suivrait est bien plus risqué que l'avertissement. Et si un NAS neuf refuse vos anciens disques, n'acceptez jamais de « créer un nouveau volume ».
Je ne suis pas dans le Var. Comment procéder ?
Comme la plupart de nos clients NAS : les disques (pas le boîtier) voyagent par colis suivi, numérotés et emballés un par un, après un premier échange par téléphone ou via le formulaire d'estimation. Le diagnostic reste gratuit, le devis vous est envoyé avant tout travail, et les données reviennent sur un support externe par colis suivi. Le déroulé est détaillé dans .
Combien coûte la récupération d'un NAS Synology ?
Tous disques sains (boîtier mort, volume crashed logique) : 190 € pour la reconstruction, quel que soit le nombre de disques. Chaque disque en panne physique
nécessaire à la reconstruction s'ajoute : 390 € (électronique, secteurs défectueux) ou, pour une panne mécanique, un forfait salle blanche fixé selon le modèle puis la récupération due seulement en cas de succès. NAS en SSD : 190 / 390 / 690 € selon la panne. Le détail : .
Vous traitez aussi les NAS d'entreprise et les serveurs ?
Oui : NAS toutes marques, baies sur contrôleur matériel (Dell PERC, HP Smart Array, LSI, Adaptec), volumes ZFS, machines virtuelles (VMware, Hyper-V, Proxmox) hébergées sur RAID. Avec, à la demande, une extraction priorisée des données les plus critiques pour redémarrer l'activité rapidement : nous l'avons décrit pour un , un et un .
Le diagnostic est-il vraiment gratuit ?
Oui. Diagnostic et devis gratuits, sans engagement. Vous savez ce qui est récupérable et à quel prix avant toute intervention, et vous validez la liste des fichiers avant restitution.
Volume crashed, DSM injoignable, RAID dégradé, disque bruyant, NAS foudroyé, fichiers chiffrés :
BSC DataRecovery intervient sur toutes les gammes Synology (DS, RS, SA, FS, XS, Plus) en RAID 1 / 5 / 6 / 10 / SHR / SHR-2, Btrfs comme ext4 - ainsi que sur QNAP, Asustor, TerraMaster, WD My Cloud, Netgear ReadyNAS, Buffalo et les serveurs à contrôleur matériel.
Diagnostic et devis gratuits. Analyse sous 24 à 72 h selon la complexité. Laboratoire à Hyères, disques reçus par colis suivi depuis toute la France.
📞 09 71 32 65 95, ou décrivez-nous votre situation via notre ou notre .
Le conseil le plus rentable que nous puissions vous donner : appelez-nous avant de cliquer sur « Réparer ». Deux minutes au téléphone ont sauvé beaucoup plus de données que n'importe quel logiciel.