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Vous avez demandé un prix à deux ou trois laboratoires, et les réponses ne se ressemblent pas : un montant ferme au téléphone chez l'un, une fourchette chez l'autre, un « diagnostic payant » chez le troisième. Difficile de savoir qui est sérieux et qui sera le moins cher
à la fin, c'est-à-dire sur la facture et non sur la publicité.
Cet article explique pourquoi un laboratoire honnête donne une
fourchette avant d'avoir vu le support, puis un
prix ferme après diagnostic, et vous donne une grille simple pour
comparer deux devis ligne par ligne. Nous ne citons aucun confrère : les pratiques décrites se retrouvent un peu partout, à vous de poser les questions.
Pourquoi personne ne peut vous donner un prix ferme sans voir le support
Au téléphone ou par formulaire, vous décrivez des
symptômes : le disque claque, la clé n'est plus reconnue, Windows propose de formater. Ces symptômes suffisent à situer votre cas dans une
catégorie de panne, donc dans une fourchette. Ils ne suffisent pas à fixer le prix, pour trois raisons.
Un même symptôme recouvre plusieurs pannes. Un disque qui n'est plus reconnu peut avoir une carte électronique grillée (réparable sans ouverture), un problème de micrologiciel interne, ou des têtes de lecture mortes (ouverture en salle blanche). Ce ne sont ni le même travail, ni le même prix. Pour vous faire une idée : et .
L'état réel ne se voit qu'à l'atelier. Nombre de zones illisibles, surfaces abîmées ou non, tentatives déjà faites (logiciel lancé pendant des heures, disque ouvert « pour voir », rechargé avec le mauvais chargeur) : tout cela change le travail à faire.
Certaines pièces dépendent du modèle exact. Pour un échange de têtes, il faut un disque donneur compatible, dont le prix et la disponibilité varient d'une référence à l'autre.
C'est pour cela que notre grille affiche des
montants par type de panne, et un « à partir de » sur la seule ligne où une pièce variable entre en jeu :
| Disque dur |
Prix TTC |
| Extraction simple |
90 € (disque sain, c'est le boîtier ou l'ordinateur qui a lâché) |
| Panne logique |
190 € (effacement, formatage, disque en RAW) |
| Panne physique sans ouverture |
390 € (carte électronique, micrologiciel, secteurs défectueux) |
| Panne mécanique |
à partir de 790 € * (ouverture en salle blanche, échange de têtes) |
* Salle blanche, échange de têtes : forfait ferme de diagnostic approfondi (disque donneur compris), non remboursable, puis récupération des données à partir de 490 € TTC, uniquement en cas de succès.
Les SSD, clés USB, cartes mémoire, NAS et RAID ont leur propre barème (jusqu'à 690 € pour un SSD en panne physique, 990 € pour une microSD à double couche, RAID 5 ou 6 à plusieurs disques sur devis) : voir .
La fourchette, c'est l'étape 1. Le devis ferme, c'est l'étape 2. Entre les deux, le diagnostic : chez nous il est
gratuit, sans engagement, réalisé sous 24 à 48 heures après réception, et
rien n'est entrepris sans votre accord sur le devis.
Ce que doit contenir un devis sérieux
Un devis de récupération de données n'est pas un simple montant. Voici les points qui doivent y figurer, ou que le laboratoire doit pouvoir vous préciser par écrit avant que vous n'engagiez quoi que ce soit.
1. Le diagnostic : gratuit ou payant, et ce qu'il couvre
Deux modèles existent. Un
diagnostic gratuit : vous ne payez rien pour savoir ce qui est récupérable et combien cela coûte. Un
diagnostic payant, parfois « déduit en cas d'acceptation » : ce n'est pas malhonnête en soi, mais vous payez même si vous refusez le devis. Dans les deux cas, demandez ce que recouvre le diagnostic : un simple branchement, ou une vraie évaluation de ce qui est lisible ?
2. Les frais en cas d'échec
C'est la question la plus importante, et la plus souvent éludée. « Pas de données, pas de frais » est une promesse répandue ; lisez ce qu'il y a derrière.
Sur la plupart des pannes, cette promesse peut être tenue intégralement. Sur une
panne mécanique de disque dur, en revanche, l'ouverture en salle blanche consomme un
disque donneur (détruit pour prélever ses têtes) et un geste technique, que le résultat soit bon ou non : les surfaces d'un disque ne se révèlent qu'une fois le capot ouvert. Un laboratoire qui annonce « échec = 0 € » sur un disque qui claque doit donc vous expliquer
qui paie ce donneur. Chez nous, la règle est écrite d'avance : forfait salle blanche ferme et non remboursable, récupération facturée uniquement en cas de succès. Ce qui est inacceptable, ce n'est pas l'un ou l'autre modèle, c'est de
découvrir ces frais à la facture.
3. La liste des fichiers avant paiement
Un devis sérieux prévoit que vous
voyez ce qui a été récupéré avant de payer : une liste avec l'arborescence d'origine, la taille de chaque fichier et son état (correct, en-tête endommagé, zones illisibles). Sans cette liste, vous payez à l'aveugle. Tout le détail, et comment la lire : .
Demandez aussi ce qui se passe si vos fichiers prioritaires n'y sont pas. Chez nous : vous pouvez
refuser la restitution sans frais de récupération. Si vous l'acceptez, le devis est dû en totalité, parce que le tarif rémunère le travail réalisé et non le nombre de fichiers retrouvés. Une récupération à 85 % a demandé le même effort qu'une récupération à 100 %.
4. Le support de restitution
Vos données reviennent sur un support neuf (disque externe, clé USB). Il est
soit inclus, soit ajouté au prix : sur une récupération de 4 To, la différence n'est pas anodine. Demandez si vous pouvez fournir le vôtre. Chez nous, le support de copie figure sur le devis et s'ajoute au prix de la récupération ; vous pouvez fournir votre propre support, pas forcément neuf mais vierge. Au-delà de 8 Go, la restitution se fait obligatoirement sur support physique.
5. Les frais d'envoi
Qui paie l'aller, qui paie le retour, et
y compris en cas de refus du devis ? Chez nous, l'expédition aller et retour est à la charge du client, quelle que soit l'issue. C'est la seule dépense engagée à coup sûr, autant la connaître avant l'envoi. Pour préparer le colis : et .
6. Le délai, et ce que coûte l'urgence
Un délai honnête se donne en deux temps : celui du diagnostic (quelques jours au plus), puis celui de la récupération, qui dépend de l'état du support. Un disque aux nombreuses zones faibles se lit lentement, et ce temps est
incompressible : le brusquer, c'est risquer d'achever le disque. Méfiez-vous d'un délai garanti sur un support que personne n'a encore vu. Chez nous, l'option prioritaire (+50 %) place votre dossier en tête de file,
sans garantie de délai. Ordres de grandeur : .
7. La salle blanche, si votre disque doit être ouvert
Si le devis prévoit une ouverture, demandez
où et comment elle est faite. La référence est un air filtré de classe ISO 5 au-dessus du disque ouvert, en salle blanche ou sous poste à flux laminaire. Un disque ouvert dans une pièce ordinaire ne s'en remet pas. Voir .
8. La durée de conservation de vos données
Après restitution, combien de temps le laboratoire garde-t-il une copie ? Trop court, vous n'avez pas le temps de vérifier ; indéfini, c'est un problème de confidentialité. Chez nous : 7 jours, puis suppression.
Les pratiques qui doivent vous alerter
Aucune de ces pratiques n'est interdite. Mais chacune, prise isolément, mérite une question avant l'envoi.
Un prix d'appel très bas annoncé sans voir le support, puis, une fois le disque reçu, « la panne est plus grave que prévu » avec un devis multiplié. Une panne peut effectivement s'avérer plus lourde qu'annoncée, c'est justement pour cela qu'un laboratoire sérieux parle de fourchette. Ce qui pose problème, c'est l'écart systématique, et le fait qu'à ce stade votre disque est déjà chez eux, avec des frais de retour à votre charge si vous refusez.
Un diagnostic payant non annoncé clairement, découvert au moment où vous refusez le devis.
Aucune liste de fichiers avant paiement, ou une liste « sur demande » seulement. Idem pour un pourcentage global annoncé oralement (« 98 % récupéré ») : 98 % sans les fichiers qui comptent pour vous, cela vaut zéro.
Un prix calculé au volume (au Go ou au To) sans lien avec la panne : le travail dépend de la panne, pas de la capacité.
« Échec = 0 € » sur un disque qui claque, sans un mot sur le donneur : soit le prix de succès l'intègre largement, soit des frais apparaîtront ailleurs.
Un taux de réussite affiché sans définition. Réussite de quoi ? Sur quels supports ? Un chiffre global mélange les pannes logiques (très souvent récupérables) et les plateaux rayés (parfois perdus).
Des frais annexes découverts en fin de dossier : urgence, frais de dossier, support de restitution, frais de retour d'un disque dont le devis a été refusé.
Comparer deux devis : la grille à remplir
Pour comparer, ne regardez pas d'abord le montant principal : regardez
ce que vous paierez dans chaque scénario. Remplissez cette grille pour chaque laboratoire consulté.
| Question |
Ce qu'il faut obtenir |
Chez BSC DataRecovery |
| Le diagnostic est-il payant ? |
Oui ou non, et combien |
Gratuit, sans engagement |
| Que je paie si rien n'est récupéré ? |
Montant exact, par écrit |
Rien, sauf panne mécanique : forfait salle blanche ferme, annoncé au devis |
| Que je paie si je refuse le devis ? |
Frais de diagnostic, de retour, de dossier |
Uniquement les frais d'envoi aller et retour |
| Vais-je voir la liste des fichiers avant de payer ? |
Oui, systématiquement |
Oui, systématiquement |
| Et si mes fichiers prioritaires manquent ? |
Possibilité de refuser sans payer la récupération |
Refus de la restitution sans frais de récupération |
| Le support de restitution est-il inclus ? |
Inclus ou en supplément, et combien |
Au devis, en supplément ; le vôtre accepté s'il est vierge |
| Quel délai, et l'urgence est-elle garantie ? |
Délai de diagnostic + estimation de récupération |
Diagnostic 24 à 48 h ; prioritaire +50 %, sans garantie de délai |
| Où est ouvert le disque si besoin ? |
Salle blanche ou flux laminaire, ISO 5 |
Sous flux d'air filtré, au laboratoire |
| Combien de temps mes données sont-elles gardées ? |
Une durée précise |
7 jours après restitution |
Faites ensuite le calcul dans les
trois scénarios : succès complet, succès partiel, échec. Le devis le moins cher en publicité est souvent le plus cher dans l'un des trois.
Récupération de données « pas chère » : où sont les vraies économies
La meilleure économie ne se fait pas sur le devis, elle se fait
avant.
Arrêter tout de suite. Chaque redémarrage d'un disque qui claque, chaque heure de logiciel gratuit sur un disque qui ralentit, chaque « formatage » accepté peut faire passer un cas de 190 € à 790 €, ou le rendre irrécupérable. Voir et .
Ne pas ouvrir le disque. C'est l'erreur la plus coûteuse, et elle est définitive.
Fournir votre propre support de restitution, vierge et de capacité suffisante.
Bien décrire la panne dès le départ, pour que la fourchette soit juste et que le devis ferme ne réserve pas de surprise. Notre vous situe dans la grille en deux minutes, et vous pouvez pour le décrire.
Vérifier votre assurance : certains contrats couvrent la perte de données après un sinistre. Le devis sert alors de justificatif : .
Questions fréquentes
Pourquoi me donnez-vous une fourchette et pas un prix ferme ?
Parce qu'un même symptôme peut correspondre à plusieurs pannes, et que l'état réel du support ne se voit qu'à l'atelier. La fourchette vous situe avant l'envoi ; le prix ferme vient après le diagnostic gratuit, et rien n'est fait sans votre accord.
Le prix peut-il changer après le diagnostic ?
Il peut changer de catégorie si la panne réelle diffère de celle décrite (un disque « non reconnu » qui a en fait besoin d'une ouverture, par exemple). C'est le diagnostic qui le dit, avant tout engagement, et vous restez libre de refuser. Une fois le devis accepté, il ne bouge plus.
Combien coûte un devis de récupération de données ?
Chez nous, rien : diagnostic et devis sont gratuits et sans engagement. Seuls les frais d'envoi aller et retour restent à votre charge, y compris si vous refusez.
Un devis moins cher ailleurs, est-ce forcément une arnaque ?
Non. Comparez les scénarios d'échec et de succès partiel, les frais annexes et la présence d'une liste de fichiers avant paiement. Si ces points sont clairs et écrits, un devis plus bas peut être tout à fait honnête.
Puis-je faire faire deux diagnostics chez deux laboratoires ?
Oui, à condition que le premier n'ait rien tenté sur le support. Demandez-le explicitement : un diagnostic ne doit pas être une tentative de récupération. Et sur un disque qui claque, évitez les allers-retours : chaque mise sous tension l'use un peu plus.
À retenir
Avant diagnostic, une fourchette ; après diagnostic, un prix ferme. Un prix ferme annoncé sans voir le support est une promesse fragile.

Comparez les devis sur
trois scénarios : succès, succès partiel, échec.

Exigez par écrit : frais en cas d'échec,
liste des fichiers avant paiement, support de restitution, frais d'envoi, délai, conditions de l'ouverture en salle blanche.

⚠️ Sur une panne mécanique, le disque donneur a un coût : il doit apparaître quelque part, lisiblement.

La vraie économie :
arrêter le support tout de suite et ne rien tenter dessus.
Pour obtenir votre fourchette : , , ou appelez le laboratoire au
09 71 32 65 95. Vue d'ensemble des prix : et . Vous pouvez aussi nous depuis toute la France par colis suivi.
Après la récupération, dans le groupe BSC.
🛠️ Remplacer le disque et réinstaller l'ordinateur : fournit un disque ou un SSD neuf, réinstalle le système et y remet vos données récupérées, à son atelier de Hyères.
🏠 Mettre en place une vraie sauvegarde à la maison : se déplace à domicile chez les particuliers pour que vos fichiers ne dépendent plus d'un seul disque.
💻 Besoin d'un ordinateur pendant la récupération ? loue des ordinateurs fixes et portables à la semaine ou au mois.
Sources : grille tarifaire BSC DataRecovery 2026 et conditions générales de vente (validation par liste de fichiers, support de restitution, conservation des données) ; dossiers traités à l'atelier ; norme ISO 14644-1 pour la qualité de l'air en salle blanche.