L'utilisation de ce site, notamment notre base de connaissances, est soumise à l'acceptation de nos « ». BSC DataRecovery ne pourra être tenue responsable des conséquences éventuelles relatives à l'application des conseils de cet article. Pour toute question concernant la récupération de vos données, n'hésitez pas à nous contacter via notre page « ».
⚠️ Avant tout : ne branchez rien.
Un support noyé, enfumé ou foudroyé qu'on remet sous tension « juste pour voir » se transforme régulièrement en dossier définitivement perdu. Les gestes d'urgence sont détaillés dans notre article . Lisez-le en premier si le sinistre vient d'avoir lieu : le volet assurance peut attendre quelques heures, la corrosion, non.
La réponse en 30 secondes
Oui, votre assurance peut payer la récupération de vos données, à trois conditions : la perte découle d'un
événement garanti (dégât des eaux, incendie, surtension, catastrophe naturelle, vol), votre contrat comporte une
garantie mobilisable (« reconstitution des médias » côté professionnel, option « contenu numérique » ou poste « mesures conservatoires » côté particulier), et vous montez le dossier
dans le bon ordre.
Cet ordre tient en une ligne :
photos et inventaire le jour même → déclaration écrite sous 5 jours ouvrés, en nommant les supports informatiques → diagnostic gratuit → devis ventilé → accord écrit de l'assureur → récupération → facture et compte rendu technique.
Ce que l'assureur ne paiera jamais : « la valeur » de vos fichiers (les données ne sont pas un bien), une panne d'usure, une suppression accidentelle. Ce qu'il paie quand le dossier est bien monté : le support détruit (avec vétusté),
la facture du laboratoire et le disque de restitution, et pour une entreprise la perte d'exploitation, qui dépasse souvent tout le reste.
Nous voyons passer les deux cas de figure : le dossier monté proprement, où l'assureur prend en charge la totalité de la récupération, et le dossier identique où l'assuré paie tout de sa poche parce qu'il a jeté le matériel avant l'expertise, oublié de mentionner les supports informatiques dans sa déclaration, ou lancé les travaux sans accord préalable. La suite de cet article décrit, dans l'ordre, ce qui sépare les deux.
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Diagnostic sous 24 à 48 h, devis écrit détaillé et compte rendu technique utilisables dans un dossier d'assurance. Diagnostic et devis gratuits et sans engagement.
Votre situation en un coup d'œil
Avant d'entrer dans le détail, situez votre cas. Toutes les pertes de données ne se valent pas aux yeux d'un assureur : certaines relèvent d'une garantie classique, d'autres d'une option, d'autres encore de rien du tout.
| Ce qui vous est arrivé | Garantie concernée | Délai pour déclarer | La récupération est-elle prise en charge ? |
| Dégât des eaux (fuite, canalisation, voisin du dessus) | Dégât des eaux (MRH / multirisque pro) | 5 jours ouvrés | Oui, souvent : « reconstitution des médias » (pro), option « contenu numérique » ou « frais de sauvetage » (particulier) |
| Incendie, fumées, eau des pompiers | Incendie et événements assimilés | 5 jours ouvrés | Oui, souvent, y compris pour le matériel des pièces voisines |
| Foudre, surtension, orage | Dommages électriques (souvent en option) | 5 jours ouvrés | Oui si l'option existe ; vétusté sur le matériel, jamais sur la prestation |
| Inondation, tempête, submersion reconnues cat-nat | Catastrophes naturelles (régime légal) | 30 jours après l'arrêté | Oui, franchise légale non rachetable à déduire |
| Vol du matériel | Vol | 2 jours ouvrés + plainte | Le matériel est indemnisé ; les données ne se récupèrent que depuis une sauvegarde |
| Chute, casse, liquide renversé | « Dommages accidentels » / « casse », assurance multimédia, carte bancaire | Selon contrat | Rarement : l'appareil est couvert, la récupération presque jamais ; à demander quand même |
| Panne du disque, usure, SSD qui ne répond plus | Aucune | - | Non. La garantie constructeur remplace le disque, elle ne récupère jamais les données |
| Suppression, formatage par erreur | Aucune | - | Non |
| Rançongiciel, piratage | Cyber-assurance (si souscrite) | Selon contrat, souvent 24 à 48 h | Oui pour les frais de restauration, dans les limites du contrat cyber |
| Un tiers est responsable (artisan, voisin, prestataire informatique) | Sa responsabilité civile | Déclarez chez vous, 5 jours ouvrés | Oui, par recours : c'est son assureur qui paie, le vôtre gère |
Les trois premières lignes représentent l'immense majorité des dossiers que nous traitons avec prise en charge. Le reste de l'article leur est consacré, avec des paragraphes dédiés aux cas moins courants (casse, cyber, tiers responsable) plus bas.
Ce que votre assurance couvre réellement
C'est le premier malentendu, et il vaut mieux le lever tout de suite :
les données ne sont pas un bien matériel. Un contrat d'assurance indemnise des dommages à des biens et, pour les professionnels, des pertes financières consécutives. Vos fichiers, eux, n'ont pas de valeur vénale au sens assurantiel : personne ne va vous rembourser « la valeur » de dix ans de photos de famille ou d'un fichier client.
En revanche, ce qui est indemnisable, c'est :
1.
Le support lui-même : le disque dur, le SSD, le NAS, l'ordinateur, un bien matériel endommagé par un événement garanti.
2.
Les frais engagés pour reconstituer l'information, c'est-à-dire, très concrètement, la facture du laboratoire de récupération de données, plus le support neuf de restitution.
3.
Les pertes d'exploitation qui découlent de l'indisponibilité, pour un professionnel.
C'est le point 2 qui nous intéresse ici, et c'est celui que les assurés découvrent le plus tard.
Particuliers : ce que dit une multirisque habitation
Une MRH standard couvre le dégât des eaux, l'incendie et, souvent en option, les dommages électriques. Elle indemnise donc l'ordinateur ou le disque externe détruit, généralement en
valeur d'usage : la valeur du même appareil neuf, minorée d'un coefficient de vétusté qui augmente avec l'âge du matériel. Sur un disque externe de cinq ans, le chèque sera modeste.
La récupération de données, elle, n'apparaît presque jamais en toutes lettres dans une MRH d'entrée de gamme. Trois portes d'entrée existent malgré tout, et elles marchent :
Une option « contenu numérique » / « reconstitution des données personnelles », proposée par un nombre croissant d'assureurs, souvent plafonnée à quelques centaines ou milliers d'euros. Beaucoup d'assurés l'ont sans le savoir : relisez votre tableau de garanties.
Le poste « mesures conservatoires » ou « frais de sauvetage », présent dans la plupart des contrats : les dépenses engagées pour limiter les conséquences du sinistre. Faire extraire les données d'un disque noyé avant que la corrosion les rende inaccessibles entre exactement dans cette logique, à condition de l'annoncer et de le faire valider.
La négociation au titre du dommage matériel, quand la récupération coûte moins cher que ce que l'assureur devrait indemniser par ailleurs. Ce n'est pas rare sur les sinistres importants.
Aucune de ces trois voies n'est automatique. Toutes les trois supposent un devis écrit et une demande formulée. C'est tout l'objet de cet article.
Professionnels : la garantie qui change tout
Dans une multirisque professionnelle, le sujet est traité de front, et c'est une garantie que beaucoup d'entreprises paient déjà sans jamais l'avoir activée. Elle porte selon les assureurs le nom de :
« Frais de reconstitution des médias », « reconstitution des supports d'informations », « reconstitution des archives, documents et fichiers informatiques »
Elle couvre les frais réellement engagés pour reconstituer l'information perdue à la suite d'un événement garanti : intervention d'un laboratoire spécialisé, ressaisie, restauration depuis des archives papier, support de restitution. On la trouve aussi dans les contrats
« tous risques informatiques », qui ont l'avantage de couvrir en plus les dommages accidentels (chute, liquide renversé, mauvaise manipulation), là où la multirisque classique s'arrête aux événements listés.
Quatre caractéristiques à connaître, parce qu'elles conditionnent le remboursement :

Elle fonctionne généralement
« au premier risque » : un capital forfaitaire est fixé au contrat, et l'assureur indemnise le coût réel dans cette limite, sans règle proportionnelle. Vérifiez le montant, il est parfois resté à un niveau fixé il y a quinze ans.
Les frais ne peuvent pas être engagés sans l'accord préalable de l'assureur. C'est la clause qui piège le plus de dossiers. Vous pouvez faire diagnostiquer, vous ne pouvez pas faire lancer la récupération et présenter la facture ensuite.

La reconstitution doit intervenir dans un
délai contractuel, souvent 24 mois après le sinistre. Confortable, mais pas infini.

Elle est fréquemment
subordonnée à l'existence de procédures de sauvegarde. L'idée de l'assureur : il couvre un surcoût de reconstitution, pas l'absence totale de prévoyance. En pratique, un assuré qui n'avait aucune sauvegarde se voit parfois opposer cette clause. C'est un argument discutable quand le sinistre a précisément détruit la sauvegarde en même temps que l'original, encore faut-il pouvoir le démontrer, d'où l'importance des photos et de l'inventaire.
Si vous êtes chef d'entreprise, artisan, profession libérale ou association, prenez dix minutes maintenant, avant tout sinistre, pour chercher ces mots dans vos conditions particulières. Vous saurez ainsi de quel montant vous disposez, et vous éviterez de le découvrir au pire moment.
Ce que ne couvrent jamais la garantie constructeur et l'extension du magasin
Point souvent confondu avec l'assurance : la
garantie constructeur d'un disque dur, d'un SSD ou d'un ordinateur, et l'
extension de garantie vendue en magasin, portent sur l'appareil, jamais sur son contenu. Le fabricant remplace le disque défectueux par un disque vide, et le disque renvoyé en retour SAV ne revient pas. Si le support en panne contient des données dont vous avez besoin,
la récupération se fait avant le retour en garantie, à vos frais ou à ceux de votre assurance si un événement garanti est en cause. L'inverse n'est pas rattrapable.
Même logique pour les assurances « casse » ou « tous risques » attachées à une carte bancaire ou souscrites en caisse : elles remboursent ou remplacent l'appareil, elles ne financent pas un laboratoire. Rien n'interdit de le demander, un poste « frais annexes » existe parfois, mais ne comptez pas dessus.
Rançongiciel et piratage : c'est la cyber-assurance, pas la multirisque
Un chiffrement par rançongiciel n'est ni un dégât des eaux ni un incendie : la multirisque habitation ou professionnelle ne le couvre pas, sauf extension explicite. C'est l'objet des
contrats cyber, de plus en plus proposés aux TPE et PME, qui prennent en charge les
frais de restauration des données et de remise en état des systèmes, la gestion de crise et souvent l'accompagnement juridique. Le délai de déclaration y est généralement court, 24 à 48 heures, et le paiement d'une rançon, outre qu'il est une mauvaise idée, n'y est indemnisable que sous des conditions légales strictes.
Côté récupération de données, soyons clairs :
un laboratoire ne déchiffre pas des fichiers correctement chiffrés. Ce qu'il peut faire, c'est retrouver ce qui a échappé au chiffrement : fichiers supprimés par le logiciel malveillant avant chiffrement, anciennes versions, clichés instantanés, sauvegardes partielles sur un disque qui a été débranché à temps. Si vous êtes dans ce cas, le dossier se monte avec votre assureur cyber selon la même logique que ci-dessous : devis écrit, accord préalable, compte rendu. Pour la sécurisation du poste après l'attaque, c'est le métier de notre structure .
Quel sinistre, quelle garantie, quel délai
Tous les événements ne relèvent pas du même mécanisme, ni des mêmes délais.
| Sinistre | Garantie mobilisée | Délai de déclaration | Points d'attention |
| Dégât des eaux | Dégât des eaux (MRH / MRP) | 5 jours ouvrés | Convention IRSI si immeuble collectif ; recherche de fuite |
| Incendie, fumées, eaux d'extinction | Incendie et événements assimilés | 5 jours ouvrés | Les dommages indirects (suie, fumées acides, eau des pompiers) sont couverts au même titre |
| Surtension, foudre | Dommages électriques (souvent en option) | 5 jours ouvrés | Vétusté appliquée ; exigence fréquente d'une installation aux normes |
| Inondation, tempête, submersion reconnues | Catastrophes naturelles (régime légal) | 30 jours après l'arrêté au JO | Franchises légales non rachetables |
| Vol du matériel | Vol | 2 jours ouvrés | Dépôt de plainte indispensable |
Le cas particulier de l'incendie : ce que l'expert doit comprendre
Sur un sinistre incendie, le matériel qui a brûlé est rarement le seul concerné, et c'est un point qu'il faut expliquer à l'assureur, parce qu'il ne le devine pas.
Les eaux et mousses d'extinction sont bien plus corrosives que l'eau du robinet et s'infiltrent partout. Les fumées de plastiques brûlés produisent des composés acides qui atteignent des machines situées dans une pièce voisine, jamais touchées ni par le feu ni par l'eau, et qui continuent de corroder pendant des semaines. Enfin, la suie est abrasive et conductrice : un appareil « juste noirci » n'est pas un appareil intact.
Concrètement :
déclarez aussi le matériel informatique des pièces adjacentes. Un serveur qui démarre encore aujourd'hui peut lâcher dans trois semaines, et le rattacher au sinistre sera alors beaucoup plus difficile.
Le cas particulier de la foudre et de la surtension
Après un orage ou une surtension sur le réseau, la garantie « dommages électriques » (souvent facultative) prend en charge les appareils détruits, avec vétusté. Deux réflexes :

Ne rebranchez pas les appareils survivants sur une installation dont vous n'avez pas vérifié l'état : une deuxième surtension sur un matériel déjà fragilisé achève le travail.

Un disque dur qui a pris une surtension a souvent une carte électronique morte et des plateaux intacts. C'est
un des cas les plus favorables en récupération de données, à condition de ne pas jeter la carte d'origine, qui contient des paramètres propres à ce disque précis, et de ne pas la faire remplacer par une carte « identique » achetée en ligne : voir .
Si l'ordinateur lui-même ne s'allume plus après l'orage, la carte mère se répare souvent au composant, pour bien moins cher qu'un remplacement, et un devis de réparation passe plus facilement devant un expert qu'un remplacement complet, vétusté déduite : c'est le métier de notre structure (PC portables et Chromebooks).
Catastrophe naturelle : un régime à part
Quand l'état de catastrophe naturelle est reconnu par arrêté interministériel publié au Journal officiel, le cadre change :

Vous disposez de
30 jours à compter de la publication de l'arrêté pour déclarer.

Les franchises sont
légales et non rachetables : 380 € pour les biens à usage d'habitation (1 520 € pour les mouvements de terrain liés à la sécheresse) et, pour les biens à usage professionnel, 10 % du montant des dommages matériels directs, avec un minimum de 1 140 € (3 050 € pour la sécheresse), par établissement et par événement.

Depuis la réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2023, l'assureur doit vous informer des modalités de mise en jeu des garanties dans le mois suivant la déclaration ou l'arrêté, verser une provision sous deux mois, et procéder à l'indemnisation complète sous trois mois.
Pour un petit sinistre informatique, la franchise professionnelle de 1 140 € peut absorber l'essentiel de l'indemnité. C'est une raison de plus pour chiffrer sérieusement l'ensemble du dossier, et pour ne pas déclarer le matériel informatique à part du reste.
Si vous êtes locataire ou en copropriété : la convention IRSI
Pour les dégâts des eaux et les incendies survenant dans un immeuble collectif, les assureurs appliquent entre eux la convention IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeuble), en vigueur depuis le 1er juin 2018. Elle s'applique aux sinistres dont les dommages matériels sont inférieurs ou égaux à 5 000 € HT par local sinistré, avec deux tranches : jusqu'à 1 600 € HT, gestion forfaitaire et renonciation aux recours ; de 1 600 à 5 000 € HT, expertise pour compte commun.
Deux conséquences pratiques :
L'assureur qui gère votre dossier est celui de l'occupant du local sinistré, donc, en location, l'assureur du locataire. Ne perdez pas de temps à chercher celui du propriétaire ou du syndic : déclarez chez le vôtre.

Une facture de récupération de données fait facilement franchir le seuil des 1 600 €.
Chiffrez-la et communiquez-la tôt, avant que le dossier ne soit classé dans la tranche forfaitaire basse. C'est un cas très concret où le devis du laboratoire, envoyé en semaine 1 plutôt qu'en semaine 4, change le traitement du sinistre.
La chronologie qui fait passer un dossier
Avant le détail de chaque étape, voici l'agenda complet. Il tient sur une page, et c'est lui qu'il faut avoir en tête dès la première heure.
| Quand | Ce que vous faites | Ce que vous obtenez |
| Heure 0 | Vous coupez l'alimentation, vous ne rebranchez rien. Photos larges, photos de l'origine du sinistre, photos de chaque appareil en place, photo de chaque support avec son numéro de série lisible, courte vidéo continue | La preuve que ce disque-là était dans cette pièce-là |
| Jour 0 | Inventaire écrit : appareil, marque, modèle, numéro de série, capacité, date et prix d'achat, nature des données. Support noyé placé humide en sachet fermé | La liste qui justifiera chaque ligne du devis |
| Jour 0 ou 1 | Déclaration à votre assureur par le canal habituel, confirmée par écrit, avec la phrase qui nomme les supports informatiques et les données (modèle plus bas) | Une date opposable, et le poste « données » ouvert |
| Jour 1 à 3 | Le support part au laboratoire (mesure conservatoire). Vous prévenez l'assureur par écrit le jour même : où, chez qui, pourquoi | L'accusé de réception daté du laboratoire, avec le numéro de série |
| Jour 2 à 5 | Diagnostic gratuit, devis ventilé avec la cause technique constatée. Vous le transmettez à l'assureur avec l'accusé de réception | Le dossier est complet avant la fin du délai légal de 5 jours ouvrés |
| Semaine 2 à 3 | Expertise éventuelle. Vous attendez l'accord écrit avant tout travail payant. Si l'assureur tarde alors que le support se dégrade, vous l'écrivez | L'accord préalable, condition du remboursement |
| Après accord | Récupération. Vous validez la liste des fichiers restitués avant de payer | Facture conforme au devis, compte rendu technique, inventaire des données |
| Clôture | Vous transmettez facture, compte rendu, inventaire. Le support d'origine reste conservé au laboratoire jusqu'à clôture, puis vous en disposez | L'indemnisation, franchise et plafond déduits |
La marche à suivre, étape par étape
Voici chaque étape dans le détail. Elle ne demande aucune compétence particulière, seulement de faire les choses dans le bon ordre et de garder une trace de tout.
1. Avant de toucher à quoi que ce soit : photographier
Avant même de couper l'eau ou de déplacer un carton. Photos larges de la pièce, photos de l'origine du sinistre (canalisation, trace de feu, tableau électrique), puis photos de chaque appareil à sa place, et enfin
photo de chaque support avec son étiquette et son numéro de série lisibles.
Ces dernières sont capitales : c'est ce qui rattache ce disque-là à ce sinistre-là. Un expert ne peut pas indemniser la récupération d'un support dont rien ne prouve qu'il était dans la pièce inondée. Filmez aussi une courte vidéo continue de la pièce : cela prend trente secondes et vaut mieux qu'une explication.
2. Établir l'inventaire
Une simple liste, faite le jour même : type d'appareil, marque, modèle, numéro de série, capacité, date et prix d'achat si vous les avez, et
nature des données qu'il contenait. Cette dernière colonne est celle que tout le monde oublie et celle qui justifie la ligne « reconstitution » du devis.
Pour un professionnel, soyez précis et factuel : « serveur de fichiers - comptabilité 2019-2026, dossiers clients en cours, plans DWG », pas « des documents importants ».
3. Déclarer dans les délais, par écrit
Le code des assurances impose un délai contractuel qui ne peut être inférieur à
cinq jours ouvrés (article L113-2), à compter du moment où vous avez eu connaissance du sinistre. Deux jours ouvrés pour un vol, trente jours pour une catastrophe naturelle.
Déclarez par le canal proposé par votre assureur (espace client, application, téléphone), puis
confirmez par écrit : courriel avec accusé de réception, ou lettre recommandée pour un dossier important. Vous voulez une date opposable.
À noter, parce que c'est utile de le savoir sans en faire une stratégie : le code prévoit que la déchéance pour déclaration tardive ne peut vous être opposée que si l'assureur établit que le retard lui a causé un préjudice. Si vous avez dépassé le délai, votre dossier n'est donc pas automatiquement perdu : déclarez quand même, immédiatement, en expliquant les circonstances.
4. Écrire noir sur blanc « supports informatiques et données »
C'est l'étape la plus rentable de toute la liste, et elle prend une phrase. Dans votre déclaration, ne vous contentez pas de « dégâts sur du mobilier et du matériel ». Écrivez explicitement quelque chose comme :
« Le sinistre a également atteint des supports de stockage informatique (liste et numéros de série joints) contenant des données professionnelles / personnelles irremplaçables. Une récupération de données par un laboratoire spécialisé est nécessaire ; un devis vous sera transmis. Je sollicite la mise en jeu de la garantie correspondante (reconstitution des médias / frais de sauvetage). »
Vous venez d'ouvrir le poste. Tout le reste du dossier s'y raccrochera.
5. Mettre le support en sécurité, et le dire : la mesure conservatoire
Il y a ici une contradiction apparente qu'il faut savoir gérer : on vous demande de ne rien réparer avant le passage de l'expert, mais un support noyé se dégrade d'heure en heure par corrosion, et attendre trois semaines peut rendre les données définitivement inaccessibles.
La sortie est simple, et elle est prévue par les contrats :
confier le support à un laboratoire est une mesure conservatoire, pas une réparation. C'est une action destinée à limiter l'aggravation du dommage, exactement ce que le contrat vous demande de faire. En pratique :

Conditionnez correctement le support (un disque mouillé se garde
humide, en sachet hermétique : le séchage est ce qui déclenche la corrosion) et faites-le partir vers le laboratoire.
Prévenez l'assureur le jour même, par écrit, en indiquant où se trouve le support, chez qui, et pourquoi.

Demandez au laboratoire un
accusé de réception daté mentionnant le numéro de série. C'est ce document qui remplace la présence physique du support devant l'expert.

Le laboratoire
conserve le support d'origine à disposition de l'expertise. Ne le faites pas détruire, même après récupération réussie.
6. Obtenir un devis écrit, détaillé et ventilé
Un devis « récupération de données : 900 € » ne suffit pas. Un expert a besoin de comprendre ce qu'il paie et de le rattacher au sinistre. Demandez une ventilation, poste par poste :
| Poste | Ce qu'il recouvre |
| Diagnostic | Analyse en laboratoire, établissement du niveau d'intervention (gratuit chez nous) |
| Réparation matérielle | Nettoyage, dépose de corrosion, remplacement de carte, transfert en salle blanche |
| Pièces | Carte électronique, ensemble de têtes, châssis donneur |
| Récupération / imagerie | Copie secteur par secteur du support fragilisé, reconstruction du système de fichiers |
| Support de restitution | Disque neuf sur lequel les données sont rendues |
| Reconstitution complémentaire | Ressaisie, réimport, remise en forme éventuelle |
Le devis doit aussi
mentionner la cause identifiée : « corrosion consécutive à une immersion », « dommage électronique consécutif à une surtension », « dépôts de suie et corrosion consécutive à un incendie ». C'est cette phrase qui établit le lien de causalité avec l'événement garanti, et c'est elle que l'expert cherche. Pour situer les montants avant même le devis : .
7. Attendre l'accord écrit avant de lancer les travaux
Répétons-le, parce que c'est l'erreur la plus coûteuse : la plupart des garanties exigent
l'accord préalable de l'assureur avant l'engagement des frais. Une facture payée avant accord est une facture que vous risquez de garder. L'articulation qui fonctionne :

Le
diagnostic est gratuit et sans engagement : il démarre immédiatement, il chiffre, il n'engage rien.

Le
devis part chez l'assureur avec l'accusé de réception du support.

La
récupération ne démarre qu'à réception de l'accord écrit (un courriel de l'assureur ou du gestionnaire suffit, gardez-le).
Si l'urgence est réelle et que l'assureur tarde, écrivez-le : « en l'absence de réponse sous X jours, la dégradation du support imposera d'engager les mesures conservatoires nécessaires ». Vous documentez la contrainte, ce qui est très différent de passer outre en silence.
8. Fournir le compte rendu technique et la facture
À la fin de l'intervention, réunissez :

la
facture acquittée, reprenant la ventilation du devis ;

un
compte rendu technique décrivant l'état constaté du support, la nature des dommages et leur cause ;
l'inventaire des données restituées (volume, arborescence, nombre de fichiers) ;

les photos prises au laboratoire, le cas échéant, des dommages internes.
Ce jeu de documents est ce qui distingue un dossier accepté d'un dossier discuté. Chez BSC DataRecovery, il est fourni sur simple demande, sans frais.
Les pièces du dossier : la liste de contrôle
Pour ne rien oublier, voici l'ensemble des pièces qu'un dossier de récupération de données bien monté contient, qui les produit, et à quoi chacune sert devant l'assureur.
| Pièce | Qui la fournit | À quoi elle sert |
| Photos et vidéo du sinistre, supports avec numéros de série | Vous, avant tout déplacement | Rattacher chaque support au sinistre |
| Inventaire des appareils et de la nature des données | Vous, le jour même | Justifier chaque ligne, ouvrir le poste « reconstitution » |
| Déclaration écrite nommant les supports informatiques | Vous, sous 5 jours ouvrés | Ouvrir le poste ; date opposable |
| Factures d'achat du matériel (ou relevés bancaires) | Vous | Valeur du matériel, application de la vétusté |
| Courrier « mesure conservatoire » | Vous, le jour de l'envoi au laboratoire | Prouver que vous limitez le dommage, pas que vous réparez avant expertise |
| Accusé de réception daté avec numéro de série | Le laboratoire | Remplace la présence du support devant l'expert |
| Devis ventilé avec la cause technique constatée | Le laboratoire | Lien de causalité ; base de l'accord préalable |
| Accord écrit de l'assureur ou du gestionnaire | L'assureur | Condition du remboursement, à conserver |
| Compte rendu technique | Le laboratoire | Répondre aux questions de l'expert sur la cause et l'état |
| Inventaire des données restituées | Le laboratoire, validé par vous | Preuve de la reconstitution effective |
| Facture acquittée conforme au devis | Le laboratoire | Base de l'indemnisation |
| Journal d'indisponibilité, attestation de l'expert-comptable | Vous (professionnels) | Perte d'exploitation |
| Factures de location, ressaisie, prestataire externe | Vous (professionnels) | Frais supplémentaires d'exploitation |
L'expert d'assurance : ce qu'il regarde vraiment
Au-delà d'un certain montant, l'assureur mandate un expert. Ce n'est pas un adversaire, mais ce n'est pas non plus votre conseil : il travaille pour la compagnie et vérifie trois choses.
1. Le lien de causalité. Les dommages constatés correspondent-ils bien à l'événement déclaré ? Un disque dur mort de vieillesse dans une pièce inondée n'est pas un disque mort de l'inondation. C'est là que le compte rendu technique du laboratoire pèse le plus : la corrosion consécutive à une immersion, les dépôts de suie, la trace d'une surtension sur l'électronique se constatent et se décrivent.
2. La réalité et la proportionnalité du préjudice. Le coût de la récupération est-il cohérent avec la valeur de ce qui est reconstitué ? Un devis de 1 500 € pour un disque de vacances se discute ; le même devis pour la comptabilité et le fichier clients d'une entreprise ne se discute pas. Documentez la
valeur d'usage des données, pas leur volume.
3. L'existence et l'état des sauvegardes. Question systématique. Répondez honnêtement. Si la sauvegarde a été détruite par le même sinistre, le disque externe posé à côté de l'ordinateur, le NAS dans la même pièce, dites-le et prouvez-le : c'est un fait qui joue en votre faveur au titre du dommage, alors qu'un silence sur ce point se retourne contre vous.
L'expert peut aussi vouloir parler au laboratoire. C'est normal, et c'est plutôt bon signe : cela veut dire qu'il cherche à comprendre plutôt qu'à écarter. Avec votre accord, nous répondons à ses questions techniques sur l'état constaté et la cause.
Contester : la contre-expertise et la médiation
Si l'évaluation de l'expert vous paraît insuffisante, vous pouvez mandater un
expert d'assuré (aussi appelé contre-expert), qui défend vos intérêts. Deux points utiles :

De nombreux contrats comportent une garantie
« honoraires d'expert d'assuré » qui prend en charge tout ou partie de ses honoraires, souvent sous forme d'un pourcentage de l'indemnité. Vérifiez avant de renoncer pour raison de coût.

En cas de désaccord persistant, vous pouvez saisir gratuitement
La Médiation de l'Assurance, après avoir épuisé les recours internes auprès de votre assureur.
Franchises, plafonds et vétusté : ce qui restera à votre charge
Trois mécanismes réduisent l'indemnité, et il vaut mieux les connaître à l'avance que les découvrir sur le décompte.
La franchise. Contractuelle dans le cas général, légale et non rachetable en catastrophe naturelle (380 € en habitation, 10 % avec minimum 1 140 € pour les biens professionnels). Sur un petit dossier, elle peut absorber une grande partie de l'indemnité, raison de plus pour ne pas saucissonner : déclarez l'ensemble du sinistre en une fois, une seule franchise s'appliquera.
Le plafond de la garantie. Les garanties de reconstitution des médias sont plafonnées, parfois modestement. C'est le montant à connaître avant même de demander un devis, car il oriente les arbitrages : sur un capital limité, on priorise la récupération des données réellement critiques plutôt qu'une extraction exhaustive de tous les supports.
La vétusté. Elle s'applique au matériel : un disque de six ans ne sera pas remboursé au prix du neuf. En revanche,
elle n'a aucun sens sur une prestation de service : le travail de laboratoire est facturé à son coût réel, pas à un coût déprécié par l'âge du support. Si un décompte applique un coefficient de vétusté sur la ligne « récupération de données », c'est une erreur qu'il faut signaler poliment et par écrit.
Le cas des professionnels : la perte d'exploitation
Pour une entreprise, la facture de récupération est souvent le plus petit poste du dossier.
Un serveur de fichiers ou un NAS indisponible pendant deux semaines, c'est de la production à l'arrêt, des commandes non traitées, de la facturation qui glisse. La
garantie perte d'exploitation, présente dans la plupart des multirisques professionnelles, indemnise cette marge perdue et les frais supplémentaires engagés pour continuer à travailler. Elle est presque toujours associée à une franchise en jours et à une période d'indemnisation définie au contrat.
Trois conséquences concrètes :
Déclarez l'interruption d'activité en même temps que le dommage matériel, dès le premier courrier. Rattacher une perte d'exploitation à un sinistre déclaré un mois plus tôt comme « purement matériel » est un combat inutile.
Tenez un journal daté de l'indisponibilité : ce qui n'a pas pu être fait, à partir de quand, avec quelles conséquences chiffrables. Votre expert-comptable est votre meilleur allié sur ce poste.
Les frais supplémentaires d'exploitation sont indemnisables : location de matériel de remplacement, heures supplémentaires de ressaisie, recours à un prestataire externe. La location d'un poste ou d'un serveur le temps de la remise en état entre typiquement dans cette catégorie, avec facture à l'appui : notre structure propose des ordinateurs fixes et portables en courte et longue durée.
Un dernier point, désagréable mais utile : sur un sinistre professionnel touchant un RAID ou un NAS, la tentation est forte de « relancer pour voir ». C'est le meilleur moyen de déclencher une reconstruction automatique qui écrase les données, et de transformer un dossier récupérable en dossier perdu, au moment précis où votre assureur, lui, attend de vous une limitation du dommage. Voir et .
Quand c'est quelqu'un d'autre qui est responsable
Le voisin du dessus a laissé couler sa baignoire. Le plombier a percé une canalisation en travaillant chez vous. Un électricien a mal câblé le tableau et vos machines ont pris une surtension. Ou, cas que nous voyons plus souvent qu'on ne l'imagine, un dépanneur informatique a ouvert le disque, lancé un formatage ou remplacé la carte électronique par une autre, et les données sont devenues inaccessibles.
Dans tous ces cas, la logique change : ce n'est plus votre garantie « dommages » qui est en première ligne, mais la
responsabilité civile du tiers, et donc
son assureur. Trois règles :
Déclarez quand même chez votre assureur, dans les mêmes délais. C'est lui qui exercera le recours contre l'assureur du responsable (en immeuble collectif, la convention IRSI organise précisément ce recours). Attendre que le tiers « reconnaisse » les faits, c'est perdre le délai et la preuve.
Constituez la preuve de la même façon : photos, inventaire, devis ventilé avec la cause, support conservé intact. Un support que le tiers a rendu inaccessible est aussi la pièce à conviction : ne le laissez pas repartir chez lui « pour réessayer ».

Pour un prestataire professionnel (artisan, société informatique), adressez-lui une
mise en demeure écrite décrivant le dommage et joignant le devis de récupération. Sa responsabilité civile professionnelle couvre en général les dommages causés aux biens confiés et, selon les contrats, les dommages immatériels qui en découlent. C'est son assureur qui instruit, et il le fera sur pièces : d'où l'intérêt d'un compte rendu technique qui décrit ce qui a été constaté à l'ouverture du support.
Il ne s'agit pas de chercher un coupable à tout prix, mais de ne pas payer soi-même ce qu'un tiers, ou son assureur, doit prendre en charge.
Les sept erreurs qui font refuser la prise en charge
1. Avoir jeté le matériel avant l'expertise. Le réflexe est humain : l'appareil est noirci, gondolé, il pue le brûlé, il part à la benne avec le reste. Sauf qu'il constitue la preuve du dommage, et que le laboratoire a souvent besoin de la carte d'origine. Ne jetez rien tant que le dossier n'est pas clos.
2. Ne pas avoir mentionné les supports informatiques dans la déclaration. Un poste non déclaré est un poste qu'il faudra faire rouvrir, avec la charge de la preuve contre vous.
3. Avoir engagé les frais sans accord préalable. La cause n°1 des refus sur ce type de garantie.
4. Avoir attendu l'expert sans rien faire. L'inverse de l'erreur précédente, et tout aussi coûteux : trois semaines à laisser sécher un disque noyé dans un carton, « parce que l'expert n'est pas passé ». La corrosion, elle, n'attend pas. Confier le support à un laboratoire est une mesure conservatoire attendue par le contrat, pas une faute : faites-le, et dites-le par écrit.
5. Avoir bricolé le support. Sécher au sèche-cheveux, ouvrir le disque, passer un logiciel de récupération, lancer un chkdsk : ces gestes aggravent le dommage, et un expert peut estimer que l'aggravation vous est imputable. C'est aussi, très souvent, ce qui transforme une récupération simple en récupération impossible. Nous détaillons pourquoi dans et dans .
6. Un devis trop vague. « Intervention informatique : 1 200 € » ne dit rien à un expert. Exigez la ventilation et la mention de la cause.
7. Avoir déclaré au fil de l'eau. Trois déclarations successives pour le même événement, c'est potentiellement trois dossiers, trois franchises et beaucoup de confusion. Un sinistre, une déclaration, un inventaire complet, quitte à préciser ensuite que l'inventaire est susceptible d'évoluer après diagnostic.
Ce que BSC DataRecovery fournit pour votre dossier
Nous traitons régulièrement des dossiers de sinistre avec prise en charge assurance, pour des particuliers comme pour des entreprises. Concrètement, nous fournissons :

un
diagnostic sous 24 à 48 h après réception du support, gratuit et sans engagement : il chiffre le dossier sans rien engager ;

un
accusé de réception daté avec numéro de série, utilisable comme justificatif de mesure conservatoire ;

un
devis écrit détaillé et ventilé (diagnostic, réparation matérielle, pièces, récupération, support de restitution), mentionnant la cause technique constatée ;

la
conservation du support d'origine à disposition de l'expertise, jusqu'à clôture du dossier ;

un
compte rendu technique décrivant l'état constaté et le lien avec le sinistre, sur simple demande, et des réponses aux questions de l'expert avec votre accord ;
l'inventaire des données restituées, que vous validez avant de payer (voir ) ;

une
facture conforme au devis accepté.
Nous intervenons sur disques durs, SSD, NVMe, cartes mémoire, clés USB, NAS et systèmes RAID, en cas logique comme en cas physique, avec réparation électronique et travail en salle blanche en interne. Pour situer les ordres de grandeur avant de monter votre dossier : , et notre page .
Laboratoire à Hyères (Var),
clients dans toute la France : vous nous expédiez le support en colis suivi. Si vous expédiez un support sinistré, l'emballage n'est pas anodin : voir et notre page .
🔴 Un dossier d'assurance à monter ? Parlons-en avant que vous ne déclariez.
Dix minutes au téléphone évitent souvent le devis mal formulé ou le poste oublié. 09 71 32 65 95 - diagnostic sous 24 à 48 h, devis gratuit et sans engagement, compte rendu technique fourni pour votre assureur.
Et après : remonter le parc
Une fois les données sécurisées, il reste la partie visible du sinistre : le matériel. Là encore, gardez toutes les factures : elles alimentent le même dossier d'indemnisation.
Pour aller plus loin, dans le groupe BSC.
Remplacer le matériel, remonter le nouveau disque, réinstaller : prend le relais après la récupération, fourniture du matériel, montage, réinstallation du système, remise en place des données sur la machine neuve. L'ordre ne change jamais : on sécurise les données d'abord, on remplace le matériel ensuite.
Remise en route à domicile après le sinistre : pour les particuliers, intervient chez vous (agréé service à la personne) : réinstallation des fichiers récupérés, reconfiguration de la messagerie, des comptes et des logiciels.
Faire réparer l'ordinateur lui-même : carte mère inondée, portable qui ne s'allume plus après une surtension, port de charge attaqué, répare les cartes mères de PC portables et Chromebooks au composant. Un devis de réparation est souvent plus facile à faire accepter qu'un remplacement complet, vétusté comprise.
Rester opérationnel pendant la remise en état : loue des ordinateurs fixes et portables en courte et longue durée, et ces factures relèvent typiquement des frais supplémentaires d'exploitation pour un professionnel.
Après un piratage ou un rançongiciel : nettoyage et sécurisation du poste par , avant de remettre les données récupérées sur une machine qui pourrait encore être compromise.
Et la leçon qui évite le prochain dossier :
une sauvegarde posée à côté de l'ordinateur subit exactement le même sinistre que l'original. Un disque externe sur le bureau, un NAS dans la même pièce : même inondation, même incendie, même surtension. Une sauvegarde n'en est une que si elle est ailleurs. Voir et .
Questions fréquentes
Mon assurance peut-elle payer la récupération de mes données ?
Oui, dans un nombre de cas bien plus élevé qu'on ne le croit, à condition que la perte découle d'un événement garanti (dégât des eaux, incendie, surtension, catastrophe naturelle, vol) et que votre contrat comporte une garantie mobilisable : « reconstitution des médias » ou « frais de reconstitution des supports d'informations » côté professionnel, option « contenu numérique » ou poste « mesures conservatoires » côté particulier. En revanche, une panne d'usure ou une suppression accidentelle de fichiers ne relève d'aucune garantie.
Quel est le délai pour déclarer ?
Le contrat fixe le délai, mais il ne peut pas être inférieur à cinq jours ouvrés (article L113-2 du code des assurances). Deux jours ouvrés pour un vol. Trente jours pour une catastrophe naturelle, à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel. Le point de départ est le moment où vous avez eu connaissance du sinistre.
J'ai dépassé le délai. Tout est perdu ?
Non, et il faut déclarer immédiatement. Le code prévoit que la déchéance pour déclaration tardive ne peut être opposée que si l'assureur établit que le retard lui a causé un préjudice, et le cas fortuit ou la force majeure sont réservés. Expliquez les circonstances par écrit.
Puis-je envoyer mon disque au laboratoire avant le passage de l'expert ?
Oui, et c'est même souvent la bonne décision : un support noyé se dégrade par corrosion d'heure en heure. Confier le support relève de la mesure conservatoire, pas de la réparation. La condition : prévenir l'assureur par écrit le jour même, obtenir un accusé de réception daté du laboratoire, et faire conserver le support d'origine à disposition de l'expertise.
Dois-je attendre l'accord de l'assureur pour faire diagnostiquer ?
Non pour le diagnostic : il est gratuit, sans engagement, et n'engage aucun frais. Oui pour la récupération elle-même : la plupart des garanties exigent l'accord préalable de l'assureur avant l'engagement des frais. C'est précisément pour cela que l'ordre est : diagnostic → devis → accord → travaux.
L'assurance rembourse-t-elle « la valeur » de mes données ?
Non. Les données ne sont pas un bien matériel et n'ont pas de valeur vénale au sens assurantiel. Ce qui est indemnisé, c'est le support détruit (avec vétusté) et les frais engagés pour reconstituer l'information, c'est-à-dire la facture du laboratoire et le support neuf de restitution. Pour un professionnel s'y ajoute, le cas échéant, la perte d'exploitation.
Quelle garantie chercher dans mon contrat professionnel ?
Cherchez les mots « reconstitution », « médias », « supports d'informations », « archives », « fichiers informatiques » dans vos conditions particulières et votre tableau de garanties. Notez le capital (souvent en « premier risque »), la clause d'accord préalable, le délai de reconstitution (souvent 24 mois) et l'éventuelle condition d'existence de sauvegardes.
Mon contrat exige des sauvegardes, et je n'en avais pas. C'est mort ?
Pas nécessairement, mais c'est un point de discussion. La clause vise l'absence de prévoyance, pas la malchance. Si votre sauvegarde existait et a été détruite par le même sinistre, disque externe posé à côté de la machine, NAS dans la même pièce, documentez-le : photos, facture d'achat du support de sauvegarde, inventaire. C'est un fait qui joue en votre faveur.
Le matériel est noirci et manifestement mort. Je peux le jeter ?
Non. Tant que le dossier n'est pas clos, il constitue la preuve du dommage pour l'expert. Et pour un disque dur, la carte électronique d'origine contient des paramètres propres à cet exemplaire précis : la jeter complique, voire empêche, la récupération.
Je suis locataire, à qui je déclare ?
À votre assureur. Pour les dégâts des eaux et incendies en immeuble collectif d'un montant inférieur ou égal à 5 000 € HT, la convention IRSI désigne comme gestionnaire l'assureur de l'occupant du local sinistré, donc le vôtre. Prévenez également le propriétaire et le syndic, mais ne retardez pas votre déclaration en attendant leur réponse.
La franchise catastrophe naturelle, je peux la racheter ?
Non. En régime catastrophe naturelle, la franchise est légale et non rachetable : 380 € pour les biens à usage d'habitation (1 520 € en cas de sécheresse) et, pour les biens professionnels, 10 % des dommages matériels directs avec un minimum de 1 140 € (3 050 € en cas de sécheresse), par établissement et par événement.
Combien de temps l'assureur a-t-il pour m'indemniser ?
Cela dépend du régime et du contrat. En catastrophe naturelle, la réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2023 impose des délais précis : information sur les modalités de mise en jeu des garanties sous un mois, provision sous deux mois, indemnisation complète sous trois mois. Hors cat-nat, référez-vous aux délais de vos conditions générales.
L'expert conteste le montant du devis. Que faire ?
Demandez d'abord au laboratoire un complément d'explication technique : la nature exacte des dommages et le niveau d'intervention justifient un tarif. Si le désaccord persiste, vous pouvez mandater un expert d'assuré, vérifiez la garantie « honoraires d'expert d'assuré » de votre contrat, qui prend souvent en charge tout ou partie de ses honoraires, puis, en dernier recours, saisir gratuitement La Médiation de l'Assurance.
Mon ordinateur a grillé pendant l'orage, mais il n'est plus tout neuf. Ça vaut le coup de déclarer ?
Oui, pour deux raisons. D'abord parce que la vétusté s'applique au matériel, pas à la prestation de récupération : une facture de laboratoire n'est pas dépréciée par l'âge du disque. Ensuite parce qu'un disque foudroyé a très souvent une carte électronique détruite et des plateaux intacts, c'est un des cas les plus favorables qui soient, indépendamment de la valeur résiduelle de la machine.
Mon serveur n'a pas été touché par l'incendie, il est dans la pièce d'à côté. Je le déclare ?
Oui, sans hésiter. Les fumées de plastiques brûlés produisent des composés acides qui atteignent des machines jamais touchées par le feu ni par l'eau, et qui corrodent pendant des semaines. Un serveur qui fonctionne aujourd'hui peut lâcher dans un mois, et le rattacher au sinistre sera alors bien plus difficile. Faites-le figurer à l'inventaire dès le premier jour.
Mon ordinateur portable est tombé, ou j'ai renversé un verre dessus. Mon assurance habitation paie la récupération ?
En général non : la chute et le liquide renversé sont des dommages accidentels, que la multirisque habitation de base ne couvre pas. Une option « casse » ou « dommages accidentels », une assurance multimédia ou la garantie d'une carte bancaire peuvent indemniser l'appareil, rarement la récupération des données. Posez la question par écrit, le poste « frais annexes » existe parfois, mais lancez la récupération sans compter dessus si les données comptent : voir pour les petits supports mouillés.
Mon disque est encore sous garantie constructeur. Le fabricant va récupérer mes données ?
Non, jamais. La garantie constructeur couvre le produit : le fabricant remplace le disque par un disque vide, et celui que vous renvoyez ne revient pas. Faites récupérer les données d'abord, puis exercez la garantie. Un disque ouvert en salle blanche perd en général sa garantie : c'est un arbitrage à faire en connaissance de cause, et nous vous le disons avant d'intervenir.
Mes fichiers ont été chiffrés par un rançongiciel. L'assurance couvre la récupération ?
La multirisque habitation ou professionnelle, non, sauf extension explicite. Un contrat cyber, oui : il prend en charge les frais de restauration des données et de remise en état des systèmes, avec un délai de déclaration souvent très court (24 à 48 h). Sachez qu'un laboratoire ne déchiffre pas des fichiers correctement chiffrés ; il retrouve ce qui a échappé au chiffrement (fichiers supprimés, anciennes versions, sauvegardes partielles).
C'est mon dépanneur informatique qui a perdu mes données. Qui paie ?
Sa responsabilité civile professionnelle, donc son assureur, si sa faute est établie. Déclarez malgré tout chez votre assureur dans les délais habituels, conservez le support intact (ne le lui rendez pas « pour réessayer »), faites établir un devis de récupération avec la cause constatée, et adressez-lui une mise en demeure écrite avec ce devis. Son assureur instruira sur pièces.
Le laboratoire peut-il parler directement à l'expert ?
Oui, avec votre accord. Nous répondons aux questions techniques de l'expert sur l'état constaté du support et la cause des dommages, et nous lui transmettons le compte rendu technique. C'est souvent ce qui débloque un dossier où l'expert hésite sur le lien de causalité.
Combien de temps dois-je garder le support d'origine après la récupération ?
Jusqu'à la clôture définitive du dossier d'indemnisation, et de préférence quelques semaines au-delà. Chez nous, le support d'origine reste conservé à disposition de l'expertise pendant toute la durée du dossier ; nous ne le détruisons ni ne le recyclons sans votre demande écrite.
À retenir
Cinq jours ouvrés pour déclarer (deux pour un vol, trente pour une catastrophe naturelle). Le compte à rebours démarre à votre connaissance du sinistre.
Photographiez avant de déplacer, et faites l'inventaire le jour même, numéros de série compris.
Écrivez « supports informatiques et données » dans la déclaration. Une phrase qui ouvre le poste, et sans laquelle rien ne suivra.
Confier le support à un laboratoire est une mesure conservatoire : faites-le vite, et dites-le à l'assureur par écrit le jour même.
Diagnostic gratuit → devis ventilé → accord écrit → travaux. Ne jamais inverser les deux derniers.

Le devis doit
mentionner la cause (« corrosion consécutive à une immersion », « dommage consécutif à une surtension ») : c'est le lien de causalité que cherche l'expert.
Ne jetez rien tant que le dossier n'est pas clos, y compris la carte électronique d'origine.

Côté professionnel, cherchez la garantie
« reconstitution des médias », notez son plafond, sa clause d'accord préalable et son éventuelle condition de sauvegarde, et n'oubliez pas la
perte d'exploitation, qui dépasse souvent le coût de la récupération.
La vétusté s'applique au matériel, jamais à la prestation de laboratoire.

Casse, panne, suppression : pas de prise en charge. Rançongiciel : contrat cyber. Tiers responsable : sa responsabilité civile, mais déclarez chez vous.

Et la seule vraie protection reste ailleurs : une sauvegarde rangée à côté de l'ordinateur subit le même dégât des eaux, le même incendie et la même surtension que l'original.
🔴 Diagnostic et devis gratuits, pas de données, pas de frais.
Récupération de données sur disques durs, SSD, NVMe, cartes mémoire, clés USB, NAS et systèmes RAID, cas logiques et physiques, réparation électronique et salle blanche en interne. Laboratoire à Hyères (Var), clients dans toute la France par colis suivi. Devis détaillé et compte rendu technique fournis pour votre dossier d'assurance.
, ou appelez le 09 71 32 65 95.
Si le sinistre vient d'avoir lieu, commencez par les gestes d'urgence : . Sur les petits supports passés à l'eau : . Et pour comprendre ce qui sépare une panne de support d'une panne de fichiers : .