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Au démarrage, votre ordinateur affiche un écran noir avec ce message :
« S.M.A.R.T. Status BAD, Backup and Replace - Press F1 to Resume ». Vous appuyez sur F1, Windows démarre, tout a l'air normal… et vous vous demandez si c'est grave.
C'est grave, et ce n'est pas une fausse alerte. Votre disque vient de vous dire lui-même, via son système d'auto-surveillance, qu'il a franchi un seuil d'usure critique défini par son fabricant. Traduit en français :
« mon état de santé est mauvais : sauvegardez vos données et remplacez-moi ». Le disque peut tenir encore trois mois… ou s'arrêter cette nuit. Personne, y compris nous, ne sait le prédire.
La bonne nouvelle : à ce stade précis, le disque
fonctionne encore. Vous êtes dans la meilleure fenêtre possible pour sauver vos fichiers, sans laboratoire, sans facture, juste avec un disque externe et un peu de méthode. La mauvaise: c'est aussi le moment où l'on commet les erreurs qui transforment un cas gratuit en dossier de récupération à plusieurs centaines d'euros (
chkdsk, réparation Windows, clonage forcé, redémarrages en boucle).
Ce guide vous donne : la
réaction immédiate en 5 minutes, comment reconnaître le message selon votre marque de PC (HP, Dell, Lenovo, Asus…), quand la machine en contient plusieurs (
Pri Master,
3rd Master,
Hard Disk 0…), la
procédure de sauvegarde dans le bon ordre, le cas du , le seul cas où l'alerte est effectivement un faux positif, ce qu'il ne faut jamais faire, et quoi faire si la copie ne passe déjà plus.
Au sommaire
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En bref (à lire d'abord)
Le message est fiable. Il vient du disque lui-même, pas de Windows ni d'un logiciel douteux. Un disque n'invente pas son propre avis de fin de vie
Priorité absolue : sauvegarder, immédiatement, sur un support externe. Avant tout diagnostic, avant tout achat, avant toute « réparation »
Copiez, ne clonez pas (pas encore) : glisser-déposer vos fichiers vitaux d'abord, du plus important au moins important
Aucun chkdsk, aucune réparation, aucune défragmentation, aucune réinstallation. Sur un disque qui faiblit, ces outils écrivent sur la zone la plus fragile et peuvent tuer définitivement les données
Le disque doit être remplacé. Un SMART « bad » ne redevient jamais « good ». Désactiver l'alerte dans le BIOS ne répare rien, ça éteint juste le voyant rouge du tableau de bord
Si le disque cliquette, rame énormément, se fige ou si la copie plante : arrêtez tout. Chaque tentative supplémentaire réduit vos chances. C'est le moment d'appeler un laboratoire, pas d'insister
📞 Copie impossible ou disque bruyant ?
BSC DataRecovery - 09 71 32 65 95 : diagnostic sous 24 à 48 h, devis gratuit et sans engagement.
Les 5 premières minutes : le triage
Avant toute chose, une seule question :
votre disque est-il encore lisible confortablement ? La réponse change complètement la marche à suivre.
| Ce que vous constatez |
Gravité |
Ce qu'il faut faire |
| Le message s'affiche, mais Windows démarre normalement et les fichiers s'ouvrent vite |
⚠️ Urgent mais gérable |
Sauvegardez tout de suite (section suivante). C'est votre fenêtre de tir. |
| Windows démarre mais tout est extrêmement lent, se fige, les dossiers mettent 30 s à s'ouvrir |
🔴 Critique |
Copiez uniquement l'essentiel et arrêtez à la première erreur. Le disque lit ses secteurs à l'arraché. → |
| Le disque clique, grince, fait des bips ou tourne puis s'arrête |
⛔ Arrêt immédiat |
Éteignez (appui long sur le bouton) et ne rallumez plus. Panne mécanique en cours. → · |
| Windows ne démarre plus du tout / boucle / écran bleu à répétition |
🔴 Critique |
N'enchaînez pas les redémarrages « pour voir ». Chaque tentative fatigue le disque. |
| Windows propose de formater le disque ou une partition |
⛔ Refusez |
Cliquez sur Annuler. → |
| La machine contient plusieurs disques et vous ne savez pas lequel est visé |
🟡 À identifier |
Ne débranchez rien au hasard. → |
| Le message mentionne des erreurs CRC / UltraDMA et le disque est externe |
🟡 À vérifier |
Ce peut être un simple problème de câble ou de boîtier, pas le disque. → |
🧭 Vous hésitez entre deux lignes ?
Notre situe votre panne, indique si vous pouvez encore agir seul et donne un ordre de prix.
💡 Règle simple
Tant que le disque lit correctement, vous pouvez sauver vos données. Dès qu'il peine, chaque minute d'utilisation supplémentaire joue contre vous, et c'est le métier d'un laboratoire de prendre le relais.
Que veut dire exactement « SMART Status bad, backup and replace » ?
Ce message est affiché par le
BIOS/UEFI de la carte mère, avant même le chargement de Windows. Au démarrage, la carte mère interroge chaque disque et lui demande :
« quel est ton état de santé ? ». Le disque répond par un simple oui/non issu de son auto-diagnostic interne. Quand la réponse est « non », le BIOS interrompt le démarrage et affiche l'avertissement.
Mot pour mot :
S.M.A.R.T. =
Self-Monitoring, Analysis and Reporting Technology - la technologie d'auto-surveillance intégrée à tous les disques durs et SSD depuis la fin des années 1990
Status bad = au moins un paramètre de santé surveillé a franchi le
seuil critique défini par le fabricant du disque
Backup and replace = sauvegardez, puis remplacez
Press F1 to Resume = le BIOS vous laisse continuer malgré tout, en connaissance de cause
Point capital, souvent mal compris :
ce n'est pas un antivirus, un « nettoyeur de PC » ou un message publicitaire. Ce n'est pas non plus Windows qui râle. C'est
le disque lui-même qui déclare son propre état, à partir de compteurs internes accumulés depuis sa sortie d'usine. Il n'a aucun intérêt commercial à mentir.
Autre point capital :
le seuil SMART est un seuil de dernier recours, pas un seuil d'alerte précoce. Les fabricants les calibrent volontairement de manière conservatrice, pour ne pas déclencher de retours en garantie abusifs. Quand un disque bascule officiellement en « bad », il est en général dégradé
depuis un moment déjà. Autrement dit : vous n'êtes pas au début du problème, vous êtes plutôt à la fin.
Le message selon la marque de votre ordinateur
Le libellé change d'un fabricant à l'autre, mais la signification est
identique. Si vous cherchez votre message exact, voici les formulations les plus fréquentes :
| Marque / BIOS |
Message affiché |
Signification |
| Cartes mères AMI / Award (Asus, Gigabyte, MSI, PC assemblés) |
S.M.A.R.T. Status BAD, Backup and Replace. Press F1 to Resume |
Seuil SMART franchi |
| HP / Compaq |
SMART Hard Disk Error - The SMART hard disk check has detected an imminent failure… Hard Disk 1 (301) ou (302) |
Idem : défaillance annoncée comme imminente |
| Dell |
SMART Failure Predicted on Hard Disk 0 - WARNING: Immediately back up your data and replace your hard disk drive |
Idem |
| Lenovo / ThinkPad |
2100: Detection error on HDD0 ou avertissement SMART au POST |
Disque en défaut ou non détecté |
| Acer / Packard Bell |
SMART Status BAD / Hard disk failure is imminent |
Idem |
| Windows (une fois démarré) |
Windows a détecté un problème de disque dur - sauvegardez vos fichiers immédiatement |
Windows relaie la même alerte SMART |
| macOS (Utilitaire de disque) |
État S.M.A.R.T. : Défaillant |
Idem |
Sur les PC de marque, un
test de disque intégré est souvent proposé (HP : F2 → Diagnostics système ; Dell : F12 → Diagnostics ; Lenovo : F10).
Ne le lancez pas avant d'avoir sauvegardé. Un test complet fait relire l'intégralité de la surface pendant 30 à 90 minutes: c'est précisément ce qu'un disque fatigué supporte le plus mal. Le test vous dira ce que vous savez déjà - au prix d'heures d'usure que vos données auraient mieux valu dépenser en copie.
Pri Master, 3rd Master, 4th Master, Hard Disk 0 : quel disque est visé ?
Sur un PC portable, la question ne se pose presque jamais : il n'y a qu'un disque. Sur une
tour, c'est différent. Beaucoup de machines contiennent aujourd'hui un SSD pour Windows et un ou deux disques durs pour les données, parfois un vieux disque récupéré d'un ancien PC. Or le message ne concerne
qu'un seul d'entre eux, et c'est très souvent
le plus ancien : le disque de données, celui où dorment les photos.
C'est une erreur que nous voyons régulièrement à l'atelier : l'alerte s'affiche, le propriétaire remplace (ou réinstalle) le disque système, et le disque réellement malade continue de tourner jusqu'à la panne. Le BIOS donne pourtant l'information, juste avant le message.
Lire le préfixe du message
Sur les cartes mères à BIOS AMI ou Award, la ligne complète ressemble à ceci :
« 3rd Master Hard Disk: S.M.A.R.T. Status BAD, Backup and Replace »
Le préfixe désigne
l'emplacement du disque en cause. Le vocabulaire date de l'époque des nappes IDE (deux canaux, un maître et un esclave par canal) et il a été conservé pour les ports SATA :
| Préfixe affiché |
Ce qu'il désigne |
| Pri Master, Pri Slave |
Les deux positions du premier canal : en pratique, les premiers ports SATA de la carte mère, donc le plus souvent le disque système |
| Sec Master, Sec Slave |
Les deux positions du second canal : ports SATA suivants |
| 3rd Master, 4th Master (parfois 5th, 6th) |
Les ports SATA supplémentaires : très souvent un second disque de données ou un disque ajouté après coup |
| Hard Disk 0, Hard Disk 1 (Dell, HP) |
Numéro d'ordre du disque vu par le BIOS : 0 ou 1 = premier disque selon la marque |
| HDD0, HDD1 (Lenovo) |
Idem : emplacement principal, puis emplacement secondaire |
⚠️
La correspondance exacte entre ces préfixes et les ports physiques change d'une carte mère à l'autre. Ne déduisez pas le disque en comptant les prises : identifiez-le par son
modèle.
La méthode fiable, en trois temps
1. Dans le BIOS (touche Suppr ou F2 au démarrage), la page principale ou le menu de configuration SATA liste chaque port avec le
modèle du disque branché dessus. Relevez le modèle affiché en face de la position citée par le message. Se promener dans le BIOS ne fait courir aucun risque au disque, tant que vous n'y modifiez rien.
2. Sous Windows, CrystalDiskInfo affiche un onglet par disque, avec son modèle, son numéro de série et son état. Le disque en cause est celui marqué
« Mauvais » (rouge) ou
« Prudence » (jaune). Notez les
quatre derniers caractères du numéro de série.
3. Machine éteinte et débranchée, retrouvez ce numéro de série sur l'étiquette du disque. C'est la seule identification sans ambiguïté, en particulier quand la tour contient deux disques du même modèle.
Ce que ça change pour la suite
Le disque malade est un disque de données, et Windows démarre sur un autre disque sain : c'est la situation la plus confortable. Le système est stable, la copie se fait dans de bonnes conditions. Copiez ce disque en priorité, , puis débranchez-le
Le disque malade est le disque système : chaque démarrage de Windows le sollicite fortement. Limitez les redémarrages, copiez vos fichiers, et ne lancez aucune réparation
Le disque malade est un vieux disque dont vous n'avez plus besoin : une fois que vous avez
vérifié son contenu (on y retrouve souvent des dossiers oubliés), débranchez-le et le message disparaîtra, cette fois pour une bonne raison
Avant de remplacer ou de réinstaller quoi que ce soit, vérifiez deux fois quel disque vous avez en main. Une réinstallation de Windows ou un clonage lancé sur le mauvais disque efface précisément les données qu'on voulait sauver. →
Sur une carte mère ou un PC Asus
C'est sur les cartes mères Asus (et les PC assemblés qui en sont équipés) que le libellé exact « S.M.A.R.T. Status BAD, Backup and Replace » est le plus répandu. Trois particularités à connaître :
F1 n'ouvre pas Windows, il ouvre le BIOS. Sur les UEFI Asus récents, la ligne du bas indique
Press F1 to Run SETUP et non
to Resume. C'est normal : quittez le BIOS
sans rien enregistrer (
Exit puis
Discard Changes & Exit) et le démarrage se poursuit
Le BIOS vous montre le coupable. L'écran d'accueil (
EZ Mode) liste les disques port par port (
SATA6G_1,
SATA6G_2…,
M.2_1) avec leur modèle. Sur les cartes récentes, le menu avancé propose en plus une page d'informations SMART par disque, consultable sans démarrer Windows
L'option qui affiche l'alerte se trouve dans le mode avancé, rubrique de configuration SATA ; selon la génération elle s'appelle
S.M.A.R.T. Status Check ou
SMART Self Test.
Laissez-la activée. La désactiver supprime l'arrêt au démarrage, pas l'usure du disque :
Sur Gigabyte, MSI ou ASRock, la logique est identique : seule l'appellation des menus change.
Que se passe-t-il physiquement dans le disque ?
Comprendre la cause aide à mesurer l'urgence. Sur un
disque dur mécanique, les données sont écrites sur des plateaux qui tournent à 5 400 ou 7 200 tours/minute, lues par des têtes qui volent à quelques nanomètres au-dessus de la surface. Trois usures typiques déclenchent l'alerte :
1. Des secteurs deviennent illisibles. Le disque possède une réserve de secteurs de rechange et remplace silencieusement les défectueux. Quand cette réserve se consomme trop vite, le compteur de
secteurs réalloués explose et le seuil est franchi. C'est le scénario le plus fréquent, et il est
progressif : le disque ralentit avant de lâcher.
2. Les têtes de lecture se dégradent. Une tête faiblissante lit mal, multiplie les tentatives, provoque des ralentissements énormes (le fameux PC qui met 10 minutes à démarrer) et parfois des bruits de calibration répétés. C'est le scénario le plus dangereux: une tête qui se dégrade peut finir par toucher les plateaux et les rayer - perte définitive de la zone touchée.
3. Le moteur ou la mécanique fatigue. Le disque met de plus en plus de temps à atteindre sa vitesse, ce que le compteur
Spin Retry enregistre.
Sur un
SSD, le mécanisme est différent : les cellules de mémoire flash s'usent à l'écriture. Le contrôleur suit un indicateur d'usure (
Percentage Used /
Media Wearout) et un stock de blocs de réserve (
Available Spare). Quand la réserve descend sous son seuil, le SMART bascule en « bad », parfois accompagné d'un passage brutal en
lecture seule.
⚠️ Différence majeure entre les deux
Un disque dur meurt en général lentement et bruyamment, un SSD meurt silencieusement et d'un coup. Sur un SSD, l'alerte SMART est donc encore plus urgente à traiter, parce qu'elle n'est pas toujours suivie d'une phase d'agonie exploitable. Un SSD peut passer de « fonctionne parfaitement » à « invisible dans le BIOS » entre deux démarrages. →
La procédure : que faire, dans quel ordre
Étape 1, Ne redémarrez pas « pour voir »
Le premier réflexe est presque toujours mauvais : redémarrer plusieurs fois pour vérifier si le message revient. Il reviendra. Et chaque cycle d'allumage (le fameux
spin-up) est le moment le plus contraignant de la vie d'un disque : le moteur démarre, les têtes se décollent, la mécanique subit son effort maximum. Sur un disque déjà dégradé, c'est là qu'on perd des cas.
Si le PC démarre :
laissez-le allumé et passez à l'étape 2. Si le PC ne démarre plus du tout : arrêtez d'insister et allez directement à l'étape 5.
Étape 2 - Préparez un support de destination
Vous avez besoin d'un
disque dur externe ou d'une clé USB de capacité suffisante, branché en USB. Vérifiez qu'il est vide ou qu'il a la place,
avant de commencer.
⚠️ Ne sauvegardez
pas vers une autre partition du même disque. Un
D: sur le même disque physique que le
C: mourra en même temps que lui. Si vous ne savez pas, le Gestionnaire de disques de Windows (
diskmgmt.msc) vous montre quelles partitions vivent sur quel disque physique.
⚠️ Ne comptez pas sur une clé USB comme sauvegarde durable : c'est un support de transport, pas d'archivage. →
Étape 3 - Copiez par ordre de priorité
Copiez
par simple glisser-déposer, en commençant par ce qui est irremplaçable :
1. Photos et vidéos personnelles (le seul contenu vraiment irremplaçable, dans 90 % des cas).
2. Documents et comptabilité : dossiers professionnels, factures, déclarations, fichiers de logiciel de compta.
3. Messagerie locale si vous utilisez Outlook ou Thunderbird (fichiers
.pst /
.ost, profils Thunderbird).
4. Projets en cours, bases de données, fichiers de travail.
5. Le reste: musique, films, jeux, téléchargements - remplaçables, à copier en dernier.
Pourquoi cet ordre ? Parce qu'un disque en fin de vie
peut lâcher pendant la copie. Si vous commencez par 400 Go de films, vous risquez de perdre le disque avant d'arriver aux photos.
Quelques précautions :
Ne lancez pas de synchronisation (OneDrive, Google Drive, logiciel de sauvegarde incrémentale). Une synchro peut, en cas de fichier illisible, propager la suppression ou l'écraser côté cloud
Ne « déplacez » pas, copiez. Un déplacement supprime la source ; en cas d'interruption vous perdez les deux
N'ouvrez pas les fichiers pour vérifier au fur et à mesure : chaque ouverture est une lecture de plus. Vérifiez une fois la copie terminée, sur la copie
Si une copie bloque sur un fichier, ne relancez pas dix fois. Passez ce fichier, copiez le reste, revenez dessus à la fin, et si le disque se met à ramer globalement, arrêtez-vous là
Étape 4 - Vérifiez, puis remplacez le disque
Une fois la copie terminée :
ouvrez quelques fichiers depuis le support externe, en particulier des photos et un ou deux documents importants. Une copie qui « s'est bien passée » peut contenir des fichiers corrompus si le disque source a lu de travers.
Ensuite seulement, le disque doit être
remplacé. Il n'existe aucune manipulation qui ramène un SMART « bad » à « good » : les compteurs internes sont cumulatifs et non réinitialisables (et les rares utilitaires qui prétendent le faire ne font que masquer l'information). C'est le moment idéal pour passer à un
SSD: plus rapide, silencieux, sans mécanique, et donc sans usure de têtes ni de moteur.
💾 Remplacement, SSD et réinstallation
Pour le choix du disque, sa fourniture, l'installation, la réinstallation de Windows et le transfert de vos données, l'atelier s'en charge (dépannage et vente de matériel à Hyères).
🛡️ Intervention à domicile
Pour le transfert, la configuration ou la mise en place d'une sauvegarde automatique chez vous, intervient à domicile chez les particuliers (agréé service à la personne).
💻 Besoin d'un ordinateur pendant ce temps ?
Si votre machine est immobilisée plusieurs jours (remplacement du disque ou récupération en laboratoire), propose de la location d'ordinateurs fixes et portables en courte comme en longue durée.
Étape 5, Si la sauvegarde échoue: arrêtez et faites diagnostiquer
Vous n'êtes plus dans le scénario « je sauvegarde tranquillement » si :

la
copie plante, se fige ou affiche « erreur cyclique de redondance » / « périphérique inaccessible »

des
dossiers apparaissent vides ou des fichiers refusent de s'ouvrir

le disque
disparaît en cours d'utilisation puis réapparaît au redémarrage

le disque
n'est plus détecté dans le BIOS

vous entendez des
clics, grattements ou bips

l'ordinateur met plusieurs minutes à démarrer et se fige régulièrement
Dans tous ces cas, la panne a dépassé le stade de l'usure surveillée : il y a un problème de
têtes de lecture, de surface, d'électronique ou de firmware. Un ordinateur de bureau ne sait pas gérer ça, il insiste, retente, et fatigue le disque exactement là où il ne faut pas.
➡️
Confiez le disque à un laboratoire. traite les disques durs, SSD, cartes mémoire, clés USB, NAS et systèmes RAID, y compris en panne physique (têtes, moteur, carte électronique, firmware), avec salle blanche, banc d'imagerie professionnel et stock de pièces donneuses.
Diagnostic et devis avant toute intervention.
En laboratoire, la démarche est l'inverse de celle d'un PC : on ne « répare » pas le disque et on ne l'utilise pas normalement. On en fait d'abord une
image secteur par secteur sur un équipement capable de gérer les erreurs (relire dans le bon ordre, sauter les zones instables, changer de tête, imposer des temporisations, désactiver les routines internes du disque qui le bloqueraient). Les données sont ensuite reconstruites
depuis cette image, sans plus jamais toucher au disque d'origine.
Vous n'êtes pas dans le Var ? Le laboratoire est à Hyères, et nous recevons les disques
par colis suivi depuis toute la France : la marche à suivre est sur la page (les frais d'expédition sont à votre charge, le diagnostic et le devis sont gratuits). Pour un ordinateur portable, inutile en général d'envoyer la machine entière : . Et si vous voulez d'abord savoir où vous en êtes : .
Votre SMART est au rouge et la copie ne passe plus ?
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Le seul vrai cas de « fausse alerte » : les erreurs de câble
Il existe une situation où l'alerte SMART reflète un problème
hors du disque, et c'est la seule qui mérite qu'on la vérifie avant de conclure.
L'attribut
C7 - UltraDMA CRC Error Count compte les erreurs de transmission entre le disque et la carte mère. Il ne mesure
pas la santé des plateaux: il mesure la qualité de la liaison. Un câble SATA mal clipsé, un câble abîmé, un boîtier USB externe défaillant, une alimentation instable ou un simple faux contact peuvent faire grimper ce compteur, et faire basculer certains BIOS en avertissement.
Comment le vérifier,
après avoir sauvegardé :
1. Installez
CrystalDiskInfo (gratuit, Windows) et regardez quels attributs sont en jaune ou en rouge.
2. Si
seul C7 (UltraDMA CRC Error Count) est en cause, avec un compteur de secteurs réalloués (05) et de secteurs en attente (C5) à zéro : changez le câble SATA, changez de port, et sur un disque externe testez un autre câble et un autre boîtier.
3. Si
05 (Reallocated Sectors),
C5 (Current Pending Sector) ou
C6 (Offline Uncorrectable) sont en alerte : le disque est réellement dégradé. Il n'y a rien à négocier.
Détail utile : le compteur C7
ne se remet jamais à zéro, même une fois le câble changé. Ce qui compte, c'est qu'il
cesse d'augmenter. Notez sa valeur, changez le câble, revérifiez quelques jours plus tard.
→ Le sujet en détail :
En dehors de ce cas de figure, et d'un capteur de température affolé, très rare,
considérez toujours l'alerte comme réelle. Le coût d'une prudence inutile, c'est une soirée de copie. Le coût d'un excès de confiance, c'est une facture de récupération à trois chiffres, dans le meilleur des cas.
Lire soi-même le SMART : les attributs qui comptent
Si le disque est encore lisible et vos données déjà sauvegardées,
CrystalDiskInfo (Windows) ou l'Utilitaire de disque (macOS) vous donne l'état détaillé. Voici comment interpréter ce qui compte vraiment :
| Attribut |
Nom |
Ce qu'il indique |
Seuil d'inquiétude |
| 05 |
Reallocated Sectors Count |
Secteurs défectueux remplacés par des secteurs de réserve |
Toute valeur > 0 mérite surveillance ; en hausse continue = disque à remplacer |
| C5 |
Current Pending Sector Count |
Secteurs instables en attente de réallocation |
Le signal le plus précoce et le plus fiable. > 0 = surface qui se dégrade |
| C6 |
Offline Uncorrectable |
Secteurs définitivement illisibles |
> 0 = données déjà potentiellement perdues sur ces zones |
| C7 |
UltraDMA CRC Error Count |
Erreurs de transmission (câble, boîtier, connecteur) |
Concerne la liaison, pas le disque (voir plus haut) |
| 01 / BB |
Raw Read Error Rate / Reported Uncorrectable |
Fiabilité de lecture globale |
À lire avec précaution : l'échelle varie selon les fabricants |
| 0A |
Spin Retry Count |
Le moteur peine à atteindre sa vitesse |
> 0 = mécanique fatiguée, très mauvais signe |
| 09 |
Power-On Hours |
Heures de fonctionnement cumulées |
> 30 000 h = disque en fin de vie statistique |
| A9 / E7 (SSD) |
Percentage Used / SSD Life Left |
Usure des cellules NAND |
Proche de 100 % d'usure = fin de vie annoncée |
| AB / E8 (SSD) |
Available Spare |
Blocs de réserve restants |
Sous le seuil fabricant = alerte SMART |
Deux nuances importantes :
Un SMART « OK » ne garantit rien. Le SMART ne détecte ni les pannes électroniques brutales, ni les corruptions de firmware, ni les chocs. Une bonne partie des disques que nous recevons affichaient un SMART parfait la veille de leur mort
Ne lancez pas de test de surface complet tant que vos données ne sont pas en sécurité. Un « test étendu » relit tout le disque et fatigue exactement les zones fragiles
→ Le guide complet des attributs :
Ce qu'il ne faut SURTOUT PAS faire
❌
Lancer chkdsk, une « réparation du disque » ou sfc /scannow. C'est de très loin l'erreur la plus destructrice.
chkdsk écrit sur le disque pour reconstruire le système de fichiers; sur un disque physiquement défaillant, il déplace, tronque et supprime des données qu'un laboratoire aurait pu récupérer intactes, et il transforme des fichiers en
FOUND.000/*.CHK inexploitables (si c'est déjà fait : ). →
❌
Ignorer le message et continuer à travailler. Un disque en SMART « bad » ne guérit pas. Chaque jour d'utilisation normale est du temps emprunté.
❌
Désactiver l'alerte SMART dans le BIOS. C'est possible (option
SMART Monitoring →
Disabled, ou
Halt On: No Errors), et c'est la pire décision possible : vous supprimez le seul signal d'alerte dont vous disposiez. Le disque ne va pas mieux, vous êtes juste devenu aveugle.
❌
Cloner immédiatement le disque « pour aller plus vite ». Un clonage lit
l'intégralité de la surface, y compris les zones vides et les secteurs défectueux, et la plupart des logiciels grand public s'arrêtent ou tournent en boucle à la première erreur - après avoir passé des heures à fatiguer le disque. Copiez d'abord les fichiers vitaux. Le clonage viendra après, s'il reste pertinent.
❌
Défragmenter, « optimiser », lancer un nettoyeur de PC. Une défragmentation déplace massivement des données sur un disque qui n'y survivra pas.
❌
Réinstaller Windows ou lancer une réinitialisation sur le disque concerné : vous écraseriez définitivement les données à récupérer. →
❌
Enchaîner les logiciels de récupération gratuits sur un disque qui faiblit. Chaque scan complet, c'est plusieurs heures de lecture intensive. Sur un disque en bonne santé dont les fichiers ont été effacés, ces outils ont leur utilité ; sur un disque en panne physique, ils sont contre-productifs. →
❌
Ouvrir le disque hors salle blanche: la poussière ambiante suffit à condamner têtes et plateaux, et rend la récupération professionnelle nettement plus difficile, parfois impossible.
❌
Croire aux remèdes de grand-mère : congélateur, tapotements, « refaire les soudures ». Inutiles et généralement aggravants. →
→ Le récapitulatif général :
« SMART Status BAD » sur un SSD : ce qui change
Le message est le même, l'écran est le même, mais la situation ne l'est pas. Sur un disque dur, l'alerte annonce une usure mécanique qui laisse en général un peu de temps. Sur un SSD, elle signifie que
le contrôleur n'a plus de marge :

la
réserve de blocs de rechange (
Available Spare) est passée sous le seuil fixé par le fabricant

ou l'
endurance annoncée est consommée (
Percentage Used à 100 %,
SSD Life Left à 0)

ou le contrôleur a compté trop d'
erreurs qu'il n'a pas su corriger
Dans les trois cas, ce que nous constatons à l'atelier est identique :
un SSD ne prévient pas deux fois. Pas de bruit, pas de ralentissement progressif. Il fonctionne, puis il passe en lecture seule, puis il n'apparaît plus dans le BIOS, parfois en l'espace de deux démarrages.
Ce que cela impose concrètement :
1. Copiez maintenant, sans éteindre. Si Windows tourne, laissez-le tourner jusqu'à la fin de la copie. Le redémarrage est le moment où un SSD en fin de vie a le plus de chances de ne pas revenir.
2. Pas de mise à jour de firmware, pas d'outil constructeur « d'optimisation », pas d'effacement sécurisé. Une mise à jour de firmware sur un SSD instable est l'une des façons les plus sûres de le rendre définitivement muet.
3. Pas de chkdsk, encore moins que sur un disque dur. Sur un SSD, ce que le système de fichiers déclare libre est réellement effacé par le contrôleur (commande TRIM) : une « réparation » qui se trompe ne laisse rien à récupérer derrière elle. →
4. Si le SSD est passé en lecture seule : c'est un mode de secours voulu par le contrôleur pour vous laisser sortir vos fichiers. Profitez-en tout de suite, il ne dure pas.
5. Si le SSD a disparu : n'insistez pas avec des branchements répétés et des boîtiers USB. La récupération se joue alors au niveau du contrôleur et des puces mémoire, et elle dépend beaucoup du modèle. → et
À l'inverse, l'absence d'alerte ne prouve rien : nous recevons des SSD morts dont le SMART affichait 100 % de santé la veille. →
Pour le remplacement du SSD et la réinstallation, l'atelier s'en charge ; pour les données d'un SSD qui ne répond plus, voyez notre page .
Cas particuliers fréquents
Le message revient après avoir remplacé le disque
Deux explications. Soit
le nouveau disque n'est pas le disque concerné : le message vise un autre disque de la machine (un second disque de stockage, un disque externe branché en permanence). Le message précise souvent un numéro ou une position (
Hard Disk 1,
3rd Master…) : la méthode pour l'identifier est dans la section . Soit vous êtes dans un
problème de liaison (câble, port, alimentation), auquel cas retournez à la section sur les erreurs CRC.
Windows ne démarre plus du tout
N'enchaînez pas les tentatives de réparation automatique de Windows : elles écrivent sur le disque. Si les données sont importantes et que vous n'avez pas de sauvegarde,
le plus sûr est de ne plus démarrer sur ce disque du tout. Un professionnel le connectera en lecture seule sur un autre poste, ou l'imagera directement. Si vous devez agir vous-même, démarrer sur une clé Linux « live » (Ubuntu en mode essai) permet de copier les fichiers sans que Windows n'écrive quoi que ce soit, mais si le disque peine, on retombe sur le même risque: chaque lecture forcée coûte. →
C'est un SSD et il est passé en lecture seule
Un SSD qui bascule en lecture seule (impossible de créer ou modifier un fichier, mais lecture possible) est un SSD qui a
épuisé sa réserve ou détecté une anomalie interne. C'est un état de secours volontaire du contrôleur, et il est
temporaire : après un ou plusieurs redémarrages, beaucoup de SSD deviennent totalement invisibles. Copiez tout, tout de suite, et ne redémarrez pas avant d'avoir fini. Le détail est dans la section . →
Le disque est chiffré par BitLocker
Avant toute manipulation ou tout envoi en laboratoire,
récupérez votre clé de récupération BitLocker (généralement présente dans votre compte Microsoft). Sans elle, même une récupération technique parfaite ne restituera que des données chiffrées, définitivement illisibles. C'est un cas de plus en plus fréquent : de nombreux PC récents sont chiffrés d'origine sans que l'utilisateur le sache. →
Le disque est un disque externe ou un NAS
Sur un disque externe, l'alerte peut remonter via un logiciel de surveillance plutôt que par le BIOS. Même logique : sauvegardez d'abord, remplacez ensuite. Si le disque n'est plus reconnu du tout, c'est peut-être le boîtier et non le disque. → et
Le disque vient d'être acheté (neuf ou d'occasion) et il est déjà en alerte
Un disque neuf en alerte SMART se renvoie au vendeur, sans discussion et sans y copier quoi que ce soit. Sur un disque
d'occasion ou reconditionné, méfiez-vous du cas inverse : un SMART trop beau pour être vrai. Certains disques sont revendus avec des compteurs remis à zéro, et l'alerte réapparaît après quelques semaines d'usage. →
Le disque est encore sous garantie
Bonne nouvelle pour le matériel, pas pour les données : le fabricant
remplace le disque, il ne rend jamais son contenu, et le disque renvoyé ne revient pas. Sortez vos fichiers
avant d'ouvrir le dossier de garantie. Si la copie ne passe plus, faites d'abord récupérer les données : une intervention en laboratoire peut être incompatible avec la garantie du fabricant, c'est donc un choix à faire en connaissance de cause, et c'est presque toujours celui des données.
Le PC ne s'allume plus du tout (écran noir, aucun message)
Ce n'est alors plus un problème de disque mais d'alimentation ou de carte mère. Sur un PC portable ou un Chromebook, répare les cartes mères au composant. Le disque, lui, est en général intact, et vos données avec.
Combien de temps me reste-t-il ?
C'est la question posée à chaque fois, et la réponse honnête est :
personne ne le sait. Ce que l'expérience d'atelier montre, en revanche :

Un disque avec
quelques secteurs réalloués et rien d'autre peut tenir des mois, mais il est déjà entré dans sa phase terminale, et le compteur ne redescend jamais

Un disque avec des
secteurs en attente (C5) qui augmentent de jour en jour se dégrade
activement. On parle de jours ou de semaines, pas de mois

Un disque qui
ralentit fortement (dossiers longs à s'ouvrir, gel régulier de Windows) est en général
à quelques jours de la panne franche. Les têtes multiplient les tentatives de lecture : c'est un symptôme de fin. →

Un
SSD en alerte peut disparaître
entre deux démarrages, sans aucun avertissement supplémentaire
La bonne façon de poser la question n'est pas « combien de temps reste-t-il au disque ? » mais
« combien de temps me faut-il pour copier ce qui compte ? ». Généralement une soirée. Faites-le ce soir.
Éviter que ça se reproduise
Un disque en alerte SMART qui ne coûte rien, c'est un disque dont les données étaient déjà sauvegardées ailleurs. Ce qui transforme une panne en catastrophe, ce n'est jamais la panne : c'est l'absence de copie.
La règle de référence est la
règle 3-2-1 :
3 copies de vos données, sur
2 supports différents, dont
1 hors du domicile ou du bureau (cloud ou disque externe stocké ailleurs). Une seule copie sur un disque externe posé à côté du PC ne protège ni du vol, ni de l'incendie, ni du dégât des eaux, ni d'un ransomware qui chiffrera les deux.
Concrètement, pour un particulier :

une
sauvegarde automatique sur disque externe (Historique des fichiers sous Windows, Time Machine sous macOS)

un
cloud pour les documents et photos vraiment critiques

une
vérification tous les six mois que la sauvegarde tourne encore et que les fichiers sont réellement lisibles - une sauvegarde jamais testée n'est pas une sauvegarde

un
coup d'œil au SMART deux fois par an avec CrystalDiskInfo, sur les machines de plus de trois ans
→
Pour la mise en place d'une sauvegarde automatique fiable, intervient à domicile chez les particuliers, et équipe et configure les postes en atelier comme chez les professionnels.
Foire aux questions - « SMART Status bad, backup and replace »
Que veut dire « Pri Master », « 3rd Master » ou « 4th Master Hard Disk » devant le message ?
C'est l'
emplacement du disque en cause, dans un vocabulaire hérité des anciens câbles IDE.
Pri Master correspond en général au premier port SATA (le disque système),
3rd Master et
4th Master à des ports supplémentaires, donc souvent à un second disque de données. La correspondance varie selon les cartes mères : identifiez le disque par son modèle dans le BIOS, puis par son numéro de série. →
Sur mon PC Asus, F1 ouvre le BIOS au lieu de démarrer Windows. Est-ce normal ?
Oui. Sur les UEFI Asus récents, le message se termine par
Press F1 to Run SETUP. Quittez le BIOS sans enregistrer et le démarrage continue. Profitez du passage : l'écran d'accueil du BIOS liste les disques port par port, ce qui permet de repérer celui qui est en alerte. →
Le message a disparu tout seul au démarrage suivant. Suis-je tiré d'affaire ?
Non. Un attribut qui oscille autour de son seuil peut faire apparaître l'alerte un jour et pas le lendemain, en particulier selon la température. Le disque n'a pas guéri entre-temps : les compteurs de secteurs réalloués ou en attente ne redescendent jamais. Traitez l'alerte comme si elle était permanente, et vérifiez les valeurs brutes avec CrystalDiskInfo une fois la sauvegarde faite.
Le disque est sous garantie : que deviennent mes données ?
Le fabricant échange le disque, il ne restitue aucune donnée et ne renvoie pas le disque d'origine. La sauvegarde (ou la récupération si la copie ne passe plus) doit donc être faite
avant le retour en garantie.
Un SSD peut-il afficher « SMART Status bad » ?
Oui. Un SSD dispose lui aussi du SMART, avec ses propres indicateurs (usure des cellules, blocs de réserve restants, erreurs non corrigibles). La différence est capitale : un SSD donne beaucoup
moins de signes avant-coureurs qu'un disque dur et peut devenir inaccessible d'un seul coup. L'urgence est donc encore plus forte. →
Le message « SMART Status bad » peut-il être une fausse alerte ?
C'est rare, mais possible dans un cas précis : lorsque l'alerte est provoquée par des
erreurs de transmission (attribut
C7 / UltraDMA CRC) dues à un câble SATA défectueux, un boîtier USB fatigué ou une alimentation instable. Vérifiez avec CrystalDiskInfo : si les compteurs de secteurs réalloués (
05) et en attente (
C5) sont à zéro et que seul
C7 grimpe, changez le câble. Dans tous les autres cas, considérez l'alerte comme réelle, et sauvegardez avant de vérifier quoi que ce soit.
Comment faire disparaître le message au démarrage ?
Techniquement, on peut désactiver la surveillance SMART dans le BIOS/UEFI, ou régler
Halt On sur
No Errors. C'est une très mauvaise idée : cela masque le problème sans le résoudre, et vous prive du seul signal d'alerte disponible. Le bon réflexe reste : sauvegarder, puis remplacer le disque.
Mon disque fonctionne encore normalement. Suis-je vraiment obligé de le changer ?
Oui. Un disque qui a franchi le seuil SMART critique est en fin de vie et peut s'arrêter à tout moment, sans autre avertissement. Vous pouvez encore vous en servir pour stocker des données sans importance, jamais pour des fichiers auxquels vous tenez, et surtout jamais comme support de sauvegarde.
Peut-on réparer un disque en SMART « bad » ?
Non. Les compteurs SMART sont cumulatifs et reflètent une usure physique irréversible : des secteurs perdus, une réserve consommée, une mécanique fatiguée. Aucun logiciel ne « répare » cela. Les utilitaires qui prétendent remettre le SMART à zéro ne font que masquer l'information : le disque est toujours aussi malade, mais il ne vous prévient plus.
Puis-je continuer à démarrer avec F1 en attendant ?
Le temps de terminer votre sauvegarde, oui, c'est même l'intérêt de cette touche. Mais F1 n'est pas une solution durable: c'est un sursis, pas une réparation.
Faut-il faire un chkdsk pour corriger les secteurs défectueux ?
Non, surtout pas.
chkdsk écrit sur le disque et peut détruire définitivement des données récupérables. Il traite les incohérences du système de fichiers, pas les défauts physiques de la surface, et les secteurs défectueux d'un disque mourant relèvent du second cas.
J'ai déjà éteint l'ordinateur et il ne redémarre plus. Que faire ?
N'insistez pas avec des redémarrages successifs : chaque tentative peut aggraver une panne mécanique. Si les données sont importantes, n'allumez plus le disque et confiez-le à pour un diagnostic. →
Combien coûte une récupération de données si la sauvegarde échoue ?
Le tarif dépend du type de panne : un cas logique sur un disque encore lisible n'a rien à voir avec un remplacement de têtes en salle blanche. Le diagnostic et le devis sont gratuits et sans engagement, et vous connaissez le prix avant toute intervention. →
Quelles sont les chances de récupérer mes données ?
Elles dépendent surtout de ce qui a été fait
avant l'arrivée du disque au laboratoire. Un disque en alerte SMART éteint à temps et non « réparé » offre d'excellentes perspectives ; le même disque après trois
chkdsk, deux logiciels de récupération et vingt redémarrages, beaucoup moins. →
Je n'habite pas dans le Var, puis-je vous envoyer mon disque ?
Oui. Le laboratoire est à Hyères et nous recevons les disques
par colis suivi depuis toute la France, avec le même diagnostic et le même devis gratuits (les frais d'expédition restent à votre charge). La marche à suivre est sur la page , le fonctionnement complet dans . Emballez le disque dans un contenant rigide et bien calé, de préférence antistatique. →
Comment savoir ce qui a été récupéré avant de payer ?
Une liste des fichiers récupérés vous est transmise pour validation avant restitution : vous vérifiez que ce qui compte pour vous s'y trouve. →
À retenir : trois gestes, ce soir
1. Sauvegardez vos fichiers irremplaçables sur un support externe, par simple copie, en commençant par les photos et les documents.
2. Ne lancez aucun outil de réparation (
chkdsk, réinstallation, défragmentation, logiciel de récupération) et
ne désactivez pas l'alerte dans le BIOS.
3. Remplacez le disque, et si la copie ne passe plus ou si le disque fait du bruit,
arrêtez tout et faites diagnostiquer.
Le message « SMART Status bad, backup and replace » n'est pas une panne : c'est un
avertissement, et le dernier que vous recevrez. La quasi-totalité des dossiers que nous traitons auraient coûté zéro euro s'ils avaient été pris en charge à ce moment précis.
Récupération sur
disque dur interne et externe, SSD, clé USB, carte mémoire, NAS et systèmes RAID - toutes marques, cas logiques et physiques, salle blanche et remplacement de têtes en interne.
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Diagnostic sous 24 à 48 h - devis gratuit et sans engagement.