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Le PC ne s'allume plus, ou reste sur un écran noir, et tout est dedans : les photos, les documents, la comptabilité, les mails. Le premier conseil qu'on vous donne, en magasin comme sur les forums, est le bon dans la plupart des cas : sortir le disque dur, le poser dans un dock ou un boîtier USB, et le lire sur un autre ordinateur. C'est ce que nous faisons nous-mêmes à l'atelier quand le disque est sain, et un dock coûte le prix d'un repas.
Mais ce réflexe a un envers que personne ne vous explique au rayon. Un dock ne fait pas la différence entre un disque sain dans un PC mort et un disque qui est en train de mourir. Dans le second cas, il le livre à Windows, qui le scanne, l'indexe, le fait analyser par l'antivirus, et une copie qui bute sur des secteurs faibles les relit en boucle jusqu'à ce que le disque abandonne. Cet article décrit quand le dock marche, les situations où il ne donne rien même avec un disque en bonne santé, et la règle à retenir : si le dock « ne le voit pas », ou si la copie bloque, on ne réessaie pas.
C'est le complément inversé de , qui traite du chemin contraire. Les prix ne sont pas abordés ici, ils dépendent de la panne : ils sont sur la page et dans l'article .
L'essentiel en 30 secondes
1. Le dock est le bon outil si c'est le PC qui est mort, pas le disque. Carte mère, alimentation, écran, Windows qui ne démarre plus : le disque n'a rien, il se lit ailleurs.
2. Il est le mauvais outil si le disque faiblissait déjà : PC devenu très lent, erreurs de lecture, bruit de clic ou de grincement, « Boot Device Not Found » sur un PC qui s'allume par ailleurs. Dans ce cas, le dock aggrave.
3. Quatre cas où le dock ne donne rien avec un disque sain : le disque est chiffré (BitLocker demande une clé de 48 chiffres), le dock est ancien et le disque fait plus de 2 To, le pont USB et le disque ne parlent pas la même taille de secteur, ou l'alimentation ne suit pas.
4. Windows propose d'initialiser, de formater, d'analyser et réparer : refusez tout. Ces boutons écrivent sur le disque. Le seul geste qui ne risque rien est de copier.
5. Copiez d'abord l'irremplaçable, dossier par dossier, et pas une image complète du disque ni un logiciel de récupération.
6. Si le dock ne voit pas le disque, si la copie se fige, si le disque disparaît et réapparaît, ou s'il fait du bruit : débranchez et n'insistez pas. Faites une .
Dock, boîtier, adaptateur : trois objets, un même pont
Les trois produits qu'on vous propose font la même chose. Entre le connecteur SATA du disque et le port USB du PC, il y a une petite puce, le pont USB-SATA, qui traduit les commandes d'un côté vers l'autre. C'est cette puce, sa génération et sa qualité, qui décident de ce que vous allez voir à l'écran, bien plus que la forme de l'objet.
le dock, ou station d'accueil : un socle avec un bloc secteur, dans lequel on enfiche le disque debout. Il accepte les 3,5 pouces (disque de PC fixe) comme les 2,5 pouces (disque de portable). Le bloc secteur fournit le 12 V dont un 3,5 pouces a besoin ;
le boîtier : une coque dans laquelle le disque se visse, qui devient un disque externe. Pour un 2,5 pouces, le boîtier est en général alimenté par le port USB, sans bloc. Pour un 3,5 pouces, il a toujours un bloc secteur ;
l'adaptateur, ou câble SATA vers USB : un connecteur au bout d'un câble, parfois livré avec un petit bloc d'alimentation. Pratique pour un 2,5 pouces, insuffisant pour un 3,5 pouces si le bloc manque.
Ce qui compte au moment d'acheter : un produit
USB 3 et
récent, d'une marque qui existe depuis quelques années, avec son bloc secteur si le disque est un 3,5 pouces. Un dock de 2012 trouvé dans un tiroir lit parfaitement un disque de 500 Go et peut être incapable de lire un disque de 3 To acheté en 2020. On y revient plus bas.
Si vous ne savez pas quel disque se cache dans votre PC, les deux pages de notre site qui décrivent les formats aident à le reconnaître : pour un PC fixe, pour un portable. Un PC d'avant 2008 environ a souvent un disque IDE, avec deux rangées de broches à la place du connecteur plat : un dock SATA ne l'accepte pas, et nous traitons ce cas dans . Un portable récent a souvent un SSD au format M.2, une barrette plate, qui demande un autre type de boîtier, décrit sur notre page .
Quand ça marche : le PC est mort, le disque ne l'est pas
C'est le cas le plus fréquent, et de loin. Un PC meurt par son alimentation, sa carte mère, son circuit de charge, son écran, son clavier noyé, ou par un Windows qui refuse de démarrer après une mise à jour. Le disque, lui, attend dans son berceau avec tout ce qu'il contient. Nous avons posé le principe dans . Ici, la méthode, avec les détails qui évitent les mauvaises surprises.
Avant de brancher. Un disque d'ordinateur se manipule par les bords, posé à plat, jamais sur un tapis ou un vêtement en laine. Touchez un radiateur ou la carcasse d'un appareil branché avant de le prendre. S'il sort d'un PC qui a pris l'eau, ne le branchez pas tant qu'il n'est pas sec, carte électronique comprise.
Le branchement. Dock sur son bloc secteur, câble USB court, directement sur un port à l'arrière d'un PC fixe ou sur le flanc d'un portable, sans rallonge et sans hub. Allumez le dock, attendez une dizaine de secondes : vous devez entendre le disque se mettre en rotation, un souffle régulier, puis un ou deux petits clics isolés de calibration, et c'est tout. Un disque sain est silencieux après ces premières secondes.
Ce qui doit apparaître. Dans l'explorateur, une ou plusieurs lettres de lecteur nouvelles. Le disque système d'un PC en contient souvent trois ou quatre partitions, dont une seule est la vôtre (la plus grosse, avec un dossier « Utilisateurs » ou « Users »). Les petites partitions sans lettre, de 100 à 1 000 Mo, sont celles du démarrage et de la restauration : laissez-les.
Copier, et seulement copier. Ouvrez « Users », puis votre nom, puis copiez vers le nouveau PC ou vers un disque externe ce qui est irremplaçable, dans cet ordre : photos et vidéos, documents, bureau, puis le reste. Un ordre, parce que si le disque devait s'arrêter en cours de route, autant que l'essentiel soit déjà passé. Le dossier « AppData », caché, contient les mails de certains logiciels et les profils des navigateurs : nous expliquons comment en tirer favoris et mots de passe dans .
« Accès refusé » sur votre dossier. C'est la surprise la plus courante, et ce n'est pas une panne. Le disque porte les droits de l'ancien Windows, qui ne reconnaît pas le compte du nouveau. Windows propose un bouton « Continuer » qui vous ajoute aux autorisations : ce bouton écrit sur le disque, mais sur un disque sain c'est sans conséquence. Si le disque a montré le moindre signe de faiblesse, n'utilisez pas ce bouton : il existe un mode de copie qui ignore les droits sans rien écrire, et c'est à ce moment qu'il vaut mieux nous appeler. Nous avons détaillé le tri des trois causes possibles d'un « accès refusé » dans un article dédié : .
Ce que Windows fait à un disque dès qu'il apparaît, et pourquoi un disque faible le paie
Voilà le point que le rayon informatique ne vous dira pas. Un dock livre le disque à Windows comme n'importe quel disque externe, et Windows, serviable, se met au travail sans vous demander votre avis :

il
monte le système de fichiers, ce qui implique une lecture des structures de la partition et, sur NTFS, une écriture dans le journal ;

le service d'
indexation parcourt les dossiers pour alimenter la recherche ;

l'
antivirus ouvre les fichiers qu'il croise pour les analyser ;

l'
explorateur lit le début de chaque photo et de chaque vidéo pour en fabriquer la vignette ;

si le disque n'a pas été fermé proprement, Windows propose d'
« analyser et réparer » le lecteur, c'est-à-dire de lancer une vérification qui écrit sur le disque.
Sur un disque sain, tout cela est sans importance. Sur un disque qui a des
secteurs faibles, c'est le pire scénario possible. Chaque secteur difficile à lire déclenche des relectures automatiques, par le disque lui-même d'abord, qui s'acharne de longues secondes avec ses propres mécanismes de correction, puis par Windows, puis par le pont USB du dock, qui finit par considérer que le disque ne répond plus et le
réinitialise. De votre côté, vous voyez l'explorateur se figer, la copie rester bloquée sur un fichier avec une vitesse qui tombe à zéro, puis le disque disparaître et réapparaître. Et chaque réapparition relance le montage, l'indexation, l'antivirus et les vignettes, qui retombent sur les mêmes secteurs faibles. Le disque passe son temps à relire les mêmes zones, exactement celles qu'il ne faudrait plus toucher.
Si en plus les têtes de lecture sont fatiguées, ou si le disque a subi un choc, cette boucle use ce qui reste. C'est pour cela que nous recevons des disques qui « se voyaient encore un peu » le premier soir, et plus du tout après deux jours d'essais. Le mécanisme est détaillé dans , et il explique aussi pourquoi un logiciel de récupération lancé depuis un dock sur un disque physiquement atteint est une mauvaise idée : il lit tout, plusieurs fois, sans aucun contrôle de ce que le disque supporte.
Les signes qui disent que le disque, et pas le PC, était malade, à repérer avant même d'acheter un dock :

le PC était devenu
très lent les semaines précédentes, avec des blocages de plusieurs secondes et un disque à 100 % dans le gestionnaire des tâches ;

Windows affichait
« Windows a détecté un problème de disque dur », ou certains fichiers ne s'ouvraient plus ;

le PC émettait un
tic-tic, un claquement ou un grincement au démarrage ;

le PC affichait
« Boot Device Not Found »,
« No bootable device » ou
« Reboot and select proper boot device » alors qu'il s'allume, que les ventilateurs tournent et que le BIOS s'affiche : la machine va bien, c'est le disque qui ne répond plus. Nous expliquons ce cas dans .
Dans ces situations, le disque se retire du PC pour venir au laboratoire, pas pour aller dans un dock.
Les cas où le dock échoue avec un disque pourtant sain
Ce sont les cas qui font croire à une panne alors qu'il n'y en a pas, et où un geste de trop peut en créer une. Dans chacun, la consigne est la même :
ne cliquez sur aucun bouton qui propose d'initialiser, de formater ou de réparer.
1. Le disque système est chiffré
Depuis Windows 11, et déjà sur beaucoup de Windows 10, le disque d'un PC vendu avec Windows est souvent chiffré par BitLocker sans que vous l'ayez demandé. Dans son PC, le déchiffrement est automatique : la clé est gardée par une puce de la carte mère. Sorti de ce PC et posé dans un dock, le disque apparaît avec un
cadenas et demande un mot de passe ou une
clé de récupération de 48 chiffres. Ce n'est pas une panne, et le dock n'y est pour rien.
Trois situations :
vous avez la clé, ou elle est enregistrée sur le compte Microsoft qui a servi à configurer le PC. Vous la saisissez, le disque s'ouvre, la suite de l'article s'applique ;
le cadenas est ouvert, avec un point d'exclamation jaune, et le disque se lit sans rien demander : le chiffrement était « en attente d'activation », la clé est sur le disque lui-même. Rien à faire de plus ;
vous n'avez pas la clé et elle n'est sur aucun compte. Cela arrive sur les PC configurés avec un compte local, ou dont la clé est partie sur un autre compte que celui auquel on pense. Dans ce cas, le chemin le plus sûr n'est pas de forcer le disque mais de réparer la carte mère du PC, qui contient toujours la clé : c'est le travail de , qui répare les cartes mères de portables et de Chromebooks. Remplacer la carte mère, en revanche, remplace la puce et perd la clé.
Un autre chiffrement, plus rare, se repère à des noms de fichiers en vert dans l'explorateur, qui restent refusés même après avoir obtenu l'accès au dossier. Il dépend du mot de passe d'origine de la session, et nous conseillons de ne jamais réinitialiser ce mot de passe de force sur un PC qui redémarre : l'accès serait perdu pour de bon.
2. Le dock est ancien et le disque fait plus de 2 To
Les ponts USB d'avant 2010 environ, et certains produits bon marché plus récents, ne savent pas adresser au-delà de 2 To. Devant un disque de 3 ou 4 To, ils affichent des choses étranges :

une
capacité tronquée : 746 Go pour un disque de 3 To est le cas d'école, et Windows peut alors proposer d'« initialiser » un disque qu'il croit vide ;
exactement 2 To sur un disque plus gros, avec une partition qui semble incomplète ;

un disque
« non initialisé » alors qu'il fonctionnait la veille.
Le réflexe à avoir est de
retester sur un dock récent, et uniquement cela. Si vous acceptez l'initialisation proposée, Windows réécrit le début du disque : c'est en général rattrapable, mais c'est un travail de laboratoire là où il n'y avait qu'un dock à changer. Le détail des affichages de la Gestion des disques, et de ce que chacun signifie, est dans .
3. Le pont et le disque ne parlent pas la même taille de secteur
Les disques récents écrivent par blocs de 4 096 octets alors que l'ordinateur a longtemps raisonné en blocs de 512 octets. La plupart des disques font la traduction eux-mêmes et personne ne s'en aperçoit. Mais certains ponts USB, surtout anciens ou de boîtiers externes du commerce, présentent le disque à Windows avec une taille de secteur différente de celle qu'il annonce en direct. Résultat : le disque est vu, sa capacité est bonne, mais Windows ne trouve pas de partition, ou refuse de l'initialiser avec le message
« La demande n'est pas prise en charge ».
Rien n'est perdu : les repères du disque sont intacts, ils ne tombent simplement plus au bon endroit vus à travers ce pont. Un autre dock, plus récent, règle souvent la question. Et là encore, ce qui ferait du mal, c'est d'initialiser ou de formater « puisqu'il est vide ».
4. L'alimentation ne suit pas
Un disque
3,5 pouces a besoin de 12 V, que seul un bloc secteur fournit. Un adaptateur SATA vers USB sans bloc, ou un dock dont le bloc est resté dans le carton, donne un disque qui ne tourne pas du tout : rien à l'écran, rien à l'oreille. Ce n'est pas une panne.
Un disque
2,5 pouces se contente du port USB, mais pas de n'importe lequel. Sur un hub, une rallonge, un port en façade de PC fixe ou un port fatigué de portable, le courant manque au démarrage. Le disque tente de se lancer, n'y arrive pas, recommence : vous entendez un couinement ou un petit bip à intervalle régulier, le disque n'apparaît jamais. Ce symptôme imite une panne de têtes à s'y méprendre, et il se règle avec un port à l'arrière d'un PC fixe et un câble court. Nous l'avons décrit dans . Si le bruit persiste sur un bon port, en revanche, ce n'est plus l'alimentation : débranchez.
5. Le disque vient d'un disque externe, d'un NAS ou d'un RAID
Deux cas voisins, que le dock ne résout pas :
le disque sort d'un disque externe du commerce et vous pensiez le lire plus vite en direct. Sur beaucoup de modèles récents, le boîtier chiffre le contenu ou le présente d'une manière que seul lui comprend : le disque nu apparaît vide ou « à formater » dans le dock. C'est tout l'objet de l'article : gardez le boîtier d'origine, toujours ;
le disque sort d'un NAS ou d'une grappe RAID. Son contenu est organisé pour un système Linux, parfois réparti sur plusieurs disques. Windows le voit, propose de l'initialiser, et ne montre aucun fichier. Ce n'est ni une panne ni un disque vide. Nos pages et expliquent comment nous procédons dans ce cas.
Dans le même esprit, un disque qui s'affiche
« Étranger » ou
« Dynamique » dans la Gestion des disques vient simplement d'une autre configuration Windows : n'importez rien, cette opération écrit, et demandez conseil.
La règle : si le dock ne le voit pas, ou si la copie bloque, on ne réessaie pas
Tout ce qui précède tient en une règle. Après avoir vérifié les quatre points qui ne coûtent rien (bloc secteur branché, port arrière sans hub, dock récent, pas de cadenas BitLocker),
si le disque n'apparaît toujours pas, ou s'il apparaît puis disparaît, ou si la copie se fige, ou s'il fait un bruit qui n'est pas le souffle régulier d'un disque qui tourne : débranchez, et n'essayez pas un deuxième dock, un deuxième PC, un deuxième logiciel.
Chaque essai supplémentaire relance le cycle décrit plus haut, montage, indexation, antivirus, relectures, sur un disque qui vient de dire qu'il n'en pouvait plus. Nous voyons chaque semaine des disques dont la récupération aurait été simple au premier symptôme, et qui arrivent après une semaine d'essais avec des surfaces rayées ou des têtes hors d'usage. Dans ce cas, la récupération passe par l'ouverture du disque, que nous expliquons dans .
Deux gestes utiles au moment de débrancher :
notez ce que vous avez vu : le disque apparaissait-il dans l'explorateur, dans la Gestion des disques, avec quelle capacité, quel message, quel bruit ? Ces détails nous font gagner du temps au diagnostic ;
notez ce que vous avez fait : un clic sur « Initialiser », une « analyse et réparation » acceptée, un logiciel de récupération lancé. Ce n'est pas pour vous juger, c'est pour choisir la bonne méthode : l'initialisation seule, par exemple, est presque toujours rattrapable, et le dire franchement rassure tout le monde.
Ce qu'il faut nous confier ensuite : le
disque nu s'il vient d'un PC, dans un sachet antistatique ou à défaut dans un sac de congélation, calé dans un carton rigide avec du papier bulle. Pas besoin du dock. S'il vient d'un disque externe, le boîtier entier, sans l'ouvrir. Nous recevons des disques de toute la France par colis suivi, et le dépôt à l'atelier de Hyères est possible. Le formulaire permet de décrire la situation et le bruit entendu, et de joindre une photo.
Ce que nous faisons à la place du dock
La différence entre un dock et un laboratoire n'est pas la prise. C'est le contrôle de la lecture.
Au laboratoire, le disque n'est jamais livré à un Windows qui le monte, l'indexe et le scanne. Il est branché sur un équipement qui
lit le disque secteur par secteur, sans rien écrire dessus, vers un support sain. On choisit le temps qu'on accorde à chaque secteur difficile, et on passe au lieu d'insister ; on lit d'abord les zones saines, pour mettre à l'abri le maximum de données avant d'approcher les zones faibles ; on peut lire tête par tête quand l'une d'elles est fatiguée, et s'arrêter dès que le disque donne des signes d'épuisement, pour le laisser refroidir ou passer à une autre méthode. Quand les têtes sont hors d'usage, le disque est ouvert en salle blanche pour les remplacer avant toute lecture. Quand c'est l'électronique, elle est réparée ou adaptée. Tout ce qui est copié l'est une fois, et c'est sur cette copie qu'on reconstruit les fichiers.
C'est pour cela qu'un disque qui « se voyait un peu » dans un dock peut donner une récupération complète ici, à condition d'arriver avant que les essais ne l'aient usé. Nous ne pouvons pas promettre le résultat avant d'avoir le disque en main, et c'est le diagnostic, gratuit, qui le dit. Les prix dépendent de la nature de la panne, logique, électronique ou mécanique : ils sont sur la page .
Les données récupérées sont restituées
sur un second support, jamais sur le disque d'origine : un support vierge que vous fournissez, ou un support neuf facturé, les deux vous étant renvoyés. Jusqu'à 8 Go, un téléchargement sécurisé est possible.
Après la récupération
Le PC mort, lui, reste à traiter. Si c'est une carte mère de portable ou de Chromebook, la répare, ce qui est aussi la voie à privilégier quand le disque est chiffré par BitLocker sans clé connue. Pour le remplacement du PC, du disque ou la réinstallation du système avec vos données remises en place, s'en charge à l'atelier de Hyères. Pour les particuliers qui préfèrent qu'on vienne remettre le tout en service à la maison, avec la messagerie et les sauvegardes reconfigurées, c'est , agréée service à la personne. Et le temps que tout cela se fasse, un ordinateur de remplacement se loue pour quelques jours ou quelques semaines chez .
Un dernier mot sur le dock : gardez-le. Une fois le nouveau PC en route, il devient le moyen le plus simple de faire une copie régulière de vos documents sur un disque séparé, et c'est cette copie qui rendra inutile, la prochaine fois, tout ce que cet article raconte.
À retenir
Le dock est le bon outil si le PC est mort et le disque sain : on copie, on ne répare pas la machine. C'est le mauvais outil si le disque faiblissait déjà : il livre le disque à Windows, qui relit en boucle les secteurs faibles jusqu'à l'épuisement. Quatre cas trompent même avec un disque sain : BitLocker, dock trop ancien pour plus de 2 To, taille de secteur incompatible, alimentation insuffisante. Ne cliquez jamais sur « Initialiser », « Formater » ou « Analyser et réparer ». Si le disque ne vient pas, ou si la copie se fige : un seul essai, puis on débranche.
Pour une première orientation sans attendre, l' pose cinq questions et indique le cas le plus probable.
Sources : conditions générales de vente de BSC DataRecovery (restitution par lien jusqu'à 8 Go, principe « pas de données, pas de frais ») ; dossiers traités au laboratoire sur des disques reçus après des essais dans un dock ou un boîtier USB.