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Le scénario est toujours le même. Le PC ne démarre plus, ou son disque est mort. On se dit « heureusement, j'ai une sauvegarde », on va chercher le disque externe, on le branche sur un autre ordinateur. Et rien : le disque n'apparaît pas, ou il apparaît mais la sauvegarde est « introuvable », « endommagée », « impossible à ouvrir ». Deux pannes au lieu d'une, et les fichiers de plusieurs années coincés entre les deux.
Ce n'est pas un coup du sort. Un disque de sauvegarde a souvent le même âge que le PC qu'il protège, il est resté branché en permanence sur le même bureau, il a subi les mêmes coupures de courant, et personne n'a jamais essayé de relire ce qu'il contenait. Cet article explique ce qu'il y a réellement sur ce disque selon le logiciel utilisé, ce qu'un laboratoire peut en tirer quand le disque est en panne, comment vérifier qu'une sauvegarde reste restaurable, et pourquoi la règle de base est deux copies sur deux supports.
L'essentiel en 30 secondes
1. Le disque de sauvegarde est un disque dur comme un autre. Il tombe en panne pour les mêmes raisons : chute, usure, surtension, boîtier USB défaillant. La seule différence, c'est que sa panne se découvre au pire moment.
2. Ce qu'il contient dépend du logiciel. Historique des fichiers copie vos fichiers tels quels, un par un. Une image système, Acronis ou Macrium produisent de gros fichiers conteneurs, parfois compressés et chiffrés.
3. Cette différence compte énormément pour la récupération. Sur un disque abîmé, un fichier illisible ne touche qu'une photo ou qu'un document. Un trou dans une image de 300 Go peut rendre l'image entière difficile à restaurer.
4. Ne tentez pas de réparer le disque : pas de vérification de disque, pas de « réparer le lecteur », pas de nouvelle sauvegarde par-dessus, pas de logiciel de récupération qui écrit. Débranchez.
5. Le PC mort est souvent aussi une source. Si c'est l'ordinateur qui a lâché et non son disque, les données d'origine sont encore dedans. Le laboratoire travaille sur les deux supports.
6. Pour la suite : une , avec le logiciel de sauvegarde utilisé et le symptôme du disque.
Pourquoi le disque de sauvegarde lâche en même temps que le PC
Quand un client nous apporte un PC en panne et son disque de sauvegarde en panne, nous ne sommes pas surpris, et voici ce que nous constatons le plus souvent.
Le disque a le même âge que le PC. Il a été acheté le même jour, ou offert avec. Un disque dur de portable ou un disque externe de 2,5 pouces a une durée de vie comparable à celle de l'ordinateur. Quand l'un arrive en bout de course, l'autre n'est pas loin.
Il est resté branché en permanence. Un disque externe qui ne quitte jamais sa prise USB n'est plus une sauvegarde, c'est un prolongement du PC. Il tourne ou s'arrête des milliers de fois au rythme de la mise en veille, il prend la même surtension, il subit le même rançongiciel, il est effacé par la même fausse manipulation. Et il s'use pendant que le PC s'use.
Il n'a jamais été testé. La tâche de sauvegarde tourne, ou ne tourne plus depuis des mois, et personne ne regarde. Au laboratoire, nous ouvrons régulièrement des disques de sauvegarde dont la dernière copie remonte à l'année précédente, ou dont la tâche s'était arrêtée en cours de route sur une destination pleine. Le disque n'était même pas en panne : la sauvegarde n'existait plus.
Il est dans un boîtier premier prix. Les disques externes vendus en grande surface pour recevoir « la sauvegarde » ont un boîtier dont l'électronique USB lâche avant le disque lui-même. C'est un cas fréquent et plutôt favorable, détaillé dans et dans les pages sur les ou les .
Il a dormi des années dans un tiroir. À l'inverse, le disque sorti d'un placard pour « la vieille sauvegarde » ne tourne plus : moteur grippé, têtes collées, ou simplement une connectique que plus aucun PC ne possède. Si la sauvegarde date d'un ancien ordinateur, la page décrit ce cas.
Les symptômes qui vous amènent ici sont ceux de tout disque dur : disque qui clique au branchement (voir ), disque qui , disque reconnu mais d'une lenteur qui bloque toute copie, ou Windows qui propose de le formater. Rien de particulier à une sauvegarde. Ce qui est particulier, c'est ce qu'il y a dessus.
Ce qu'il y a réellement sur le disque, selon le logiciel
C'est la question que nous posons en premier au téléphone, parce qu'elle change tout pour la suite : comment la sauvegarde avait-elle été faite ?
Historique des fichiers (Windows 8, 10, 11) : des fichiers lisibles
Historique des fichiers copie vos documents, images, musique, bureau, un fichier après l'autre, dans un dossier
FileHistory à la racine du disque externe. Chaque fichier y est stocké tel quel, avec la date et l'heure de la copie ajoutées à son nom. Un rapport Word modifié dix fois existe en dix versions datées, lisibles avec Word, sans aucun logiciel particulier.
Pour la récupération, c'est le meilleur cas. Si le disque est abîmé, chaque fichier se lit ou ne se lit pas indépendamment des autres. Une zone illisible emporte quelques fichiers, pas la sauvegarde entière. Et la version de la veille d'un fichier perdu est souvent là, intacte.
Sauvegarde et restauration « Windows 7 » et image système : de gros conteneurs
L'autre outil de Windows, encore présent dans Windows 10 et 11 sous le nom « Sauvegarder et restaurer (Windows 7) », fonctionne autrement. La sauvegarde de fichiers est rangée en séries d'archives compressées, et l'image système est un dossier
WindowsImageBackup contenant un ou plusieurs fichiers de plusieurs dizaines ou centaines de gigaoctets : la copie complète de chaque partition du PC, dans un format de disque virtuel.
Ces images ont une qualité : Windows sait les ouvrir comme un disque, et l'on peut y naviguer pour récupérer un dossier sans restaurer tout le PC. Mais sur un disque de sauvegarde abîmé, un fichier image est un seul bloc de centaines de gigaoctets. Des secteurs illisibles au milieu font des trous dans l'image. Les fichiers qui se trouvaient sur ces trous sont perdus ou abîmés, les autres restent accessibles, à condition de savoir repérer les uns et les autres, ce qui est précisément le travail du laboratoire.
Acronis True Image, Cyber Protect Home Office : des archives propriétaires
Acronis enregistre ses sauvegardes dans des fichiers d'archive qui lui sont propres, compressés, et chiffrés si un mot de passe avait été choisi. On les reconnaît à leur extension,
.tib sur les anciennes versions,
.tibx sur les récentes. Il faut le logiciel Acronis pour les ouvrir, et pour une archive chiffrée, le mot de passe, sans lequel ni Acronis ni un laboratoire ne peuvent rien en tirer.
Deux points à connaître. Une sauvegarde Acronis est souvent une chaîne : une copie complète, puis des copies incrémentielles qui ne contiennent que les modifications. Pour reconstituer l'état d'une date donnée, il faut la complète et tous les maillons qui la suivent ; un maillon illisible rompt la chaîne pour les dates suivantes. Et comme l'archive est compressée, un secteur illisible n'abîme pas seulement le fichier qui se trouvait là : il peut rendre un bloc entier impossible à décompresser, et le logiciel refuse parfois d'ouvrir l'archive s'il juge son intégrité compromise.
Macrium Reflect : la même logique
Macrium Reflect produit des images de disque
.mrimg et des sauvegardes de fichiers
.mrbak, elles aussi compressées et chiffrables. Le logiciel sait monter une image comme une lettre de lecteur pour y chercher un dossier, ce qui est très pratique quand le disque de sauvegarde est sain. Quand il ne l'est pas, les mêmes limites s'appliquent : chaîne de sauvegardes complète plus incrémentielles ou différentielles, blocs compressés, contrôle d'intégrité qui peut bloquer l'ouverture d'une image à trous.
Dans tous ces cas, le laboratoire ne manipule jamais le disque de sauvegarde directement avec le logiciel de sauvegarde. Il commence par le copier.
Ce que fait le laboratoire, et ce qu'il peut récupérer
Un disque de sauvegarde en panne se traite comme tout disque dur : diagnostic gratuit, puis selon la panne, remplacement du boîtier ou de la carte électronique, ou ouverture en si les têtes sont en cause. L'étape qui suit est toujours la même : une copie secteur par secteur du disque sur une station de laboratoire, qui insiste sur les zones difficiles et dresse la carte précise de ce qui n'a pas pu être lu.
C'est à partir de cette copie que le contenu de la sauvegarde est exploité, et c'est là que le logiciel utilisé fait la différence.
Historique des fichiers : les fichiers sont extraits un par un. Ceux qui touchent une zone illisible sont identifiés, et comme le disque contient plusieurs versions de chaque document, une version plus ancienne mais saine est souvent disponible. Le client reçoit la liste de ce qui est récupéré et de ce qui ne l'est pas.
Image système Windows : l'image est ouverte à partir de la copie, et les fichiers en sont extraits. La carte des secteurs illisibles permet de dire quels fichiers étaient sur les trous. Pour une image dont les tables internes sont touchées, une recherche directe des fichiers par leur structure reste possible, avec un résultat moins complet, notamment sur les noms et les dossiers.
Acronis, Macrium : l'archive est extraite depuis la copie, puis ouverte avec le logiciel adapté. Quand l'image est intacte, tout est récupéré. Quand elle a des trous, le résultat dépend de leur emplacement et de l'étendue des blocs atteints : une partie de l'archive peut rester exploitable, une autre non. Nous ne le promettons pas à l'avance, nous le constatons sur la copie, et nous le disons avant tout engagement. Une archive chiffrée demande son mot de passe, dans tous les cas.
Et il y a l'autre source, souvent oubliée : l'ordinateur lui-même. Si le PC ne s'allume plus à cause de son alimentation ou de sa carte mère, son disque est peut-être en parfait état, et il contient la version la plus récente de vos fichiers, pas celle de la dernière sauvegarde. C'est l'objet de . Au laboratoire, nous regardons les deux supports et nous partons de celui qui donne le meilleur résultat, en complétant par l'autre si besoin. Il faut donc nous confier le PC, ou au moins son disque, en même temps que le disque de sauvegarde.
Le prix suit la panne du disque, pas la nature de la sauvegarde : les repères sont sur la page et détaillés par type de panne dans . Le diagnostic reste gratuit, et le devis est fait avant toute intervention facturable.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire
Le disque de sauvegarde est parfois la seule copie qui reste. Chaque geste qui écrit dessus réduit ce qu'on pourra en tirer.
Ne pas lancer de vérification de disque, ni accepter le « Voulez-vous analyser et réparer le lecteur ? » de Windows. Sur un disque malade, ces outils réécrivent les structures et peuvent transformer des fichiers récupérables en fragments anonymes, comme l'explique .
Ne pas relancer le logiciel de sauvegarde. Une nouvelle sauvegarde, une « réparation » ou une « consolidation » de la chaîne écrit sur le disque, parfois par-dessus ce qui reste des anciennes copies.
Ne pas tenter de restaurer directement depuis le disque en panne. Une restauration qui échoue au bout de trois heures a fait tourner un disque en difficulté pendant trois heures, et aggravé l'état des têtes ou de la surface.
Ne pas formater quand Windows le propose, et ne pas « initialiser » le disque dans la gestion des disques.
Ne pas ouvrir le boîtier pour brancher le disque en direct sans savoir ce qu'on fait : certains disques externes dépendent de leur électronique d'origine pour être lisibles, voir .
Ne pas multiplier les essais sur plusieurs PC, plusieurs câbles, plusieurs heures. Un essai sur un autre câble et un autre port, oui. Un disque qui clique, qui ne tourne pas ou qui se déconnecte tout seul se débranche, et on s'arrête là.
Comment vérifier qu'une sauvegarde reste restaurable
C'est le point où presque tout le monde échoue, et c'est pourtant l'étape qui donne un sens à tout le reste. Une sauvegarde qu'on n'a jamais relue n'est qu'une hypothèse.
1. Regarder la date de la dernière copie. Dans Historique des fichiers, dans Acronis ou dans Macrium, la date de la dernière sauvegarde réussie est affichée. Si elle remonte à des mois, la tâche est cassée depuis, et le disque, même sain, ne contient pas ce que vous croyez.
2. Ouvrir des fichiers depuis la sauvegarde. Pas depuis le PC : depuis le disque externe. Une photo, un document, un gros fichier vidéo. Avec Historique des fichiers, on navigue dans le dossier. Avec une image système, Windows peut l'attacher comme un disque virtuel depuis la gestion des disques. Avec Acronis ou Macrium, le logiciel propose d'explorer ou de monter l'image.
3. Lancer la vérification du logiciel. Acronis et Macrium ont une fonction de validation de l'archive, qui la relit en entier et contrôle son intégrité. C'est long, mais c'est la seule façon de savoir qu'une image de 400 Go est entière.
4. Restaurer réellement un dossier, une fois de temps en temps, vers un autre emplacement. Si cela fonctionne, la sauvegarde est vraie.
5. Écouter et observer le disque. Un disque de sauvegarde qui met longtemps à apparaître, qui fait un bruit nouveau, ou dont la copie ralentit brutalement, prévient. Un disque dur mécanique a cette qualité sur le SSD : il donne des signes avant de lâcher. C'est le moment de le remplacer, pas d'attendre.
6. Garder le mot de passe d'une sauvegarde chiffrée dans un endroit qui ne dépend ni du PC, ni du disque de sauvegarde.
Un disque de sauvegarde qui reste dans un tiroir se branche aussi une ou deux fois par an pour tourner quelques minutes et relire quelques fichiers. Un disque mécanique n'aime pas plus l'immobilité prolongée que l'usage permanent.
La règle : deux copies, sur deux supports, dont un débranché
Une seule sauvegarde, c'est un seul point de défaillance, et cet article raconte ce qui se passe quand il cède. La règle que nous conseillons au comptoir tient en une phrase :
deux copies de vos données, sur deux supports différents, dont au moins un est débranché et rangé ailleurs.
En pratique, pour un particulier ou une petite structure :
Deux disques externes en alternance. L'un reçoit la sauvegarde, l'autre est rangé hors du bureau, et on les échange régulièrement. Aucun événement unique, panne, surtension, vol, rançongiciel, incendie, ne peut emporter les deux.
Un disque dur mécanique plutôt qu'une clé USB ou un SSD pour la copie qui dort. Un disque dur garde ses données sans alimentation et prévient avant de lâcher ; une mémoire flash débranchée des mois perd ses données sans bruit, voir .
Des fichiers lisibles plutôt qu'un seul gros conteneur, au moins pour les documents et les photos. L'image système est utile pour remettre un PC en route à l'identique, mais pour vos fichiers personnels, une copie fichier par fichier, avec Historique des fichiers ou par simple copie, résiste beaucoup mieux à un disque abîmé.
Le cloud en troisième copie, jamais en seule copie : une synchronisation recopie aussi les suppressions et les fichiers chiffrés par un rançongiciel.
Un test de restauration à date fixe. Mettez-le dans l'agenda.
Les bases de cette règle, et ce qu'on appelle à tort une sauvegarde, sont dans . Pour le pendant Mac, où Time Machine pose exactement les mêmes questions avec ses propres pièges, voir .
Pour mettre tout cela en place chez vous, sans y passer un week-end, intervient à domicile sur Hyères et ses environs : choix des disques, configuration de la sauvegarde, premier test de restauration, et explication pour que vous sachiez le refaire. Pour la fourniture des disques et la remise en route du PC, ou son remplacement, à Hyères s'en charge à l'atelier. Et si c'est la carte mère du portable qui a lâché, la répare.
Après la récupération
Les données récupérées sont restituées sur un second support, jamais sur le disque de sauvegarde d'origine ni sur le disque du PC : soit un support vierge que vous fournissez, soit un support neuf que nous facturons, et les deux supports vous sont rendus. Jusqu'à 8 Go, un téléchargement sécurisé est possible. Le détail est dans .
Et c'est le bon moment pour repartir sur deux disques neufs, deux copies, et un test de restauration dans l'agenda.
Questions fréquentes
Mon disque de sauvegarde ne s'allume plus, mais le PC fonctionne encore. Que faire en priorité ?
Faites immédiatement une nouvelle sauvegarde de vos données actuelles sur un autre support, avant de vous occuper du disque en panne. Le PC qui fonctionne encore est votre urgence la plus facile à traiter.
J'ai un mot de passe sur mon archive Acronis ou Macrium mais je ne le retrouve plus. Peut-on passer sans ?
Non. Le chiffrement protège exactement pour cette raison, et ni le laboratoire ni l'éditeur du logiciel ne peuvent le contourner. Cherchez-le dans un gestionnaire de mots de passe, un carnet, ou la mémoire d'un autre appareil où il aurait été saisi.
Mon image système fait plusieurs centaines de gigaoctets. Est-ce plus difficile à récupérer qu'un disque classique ?
Le disque se copie de la même façon, secteur par secteur. C'est l'exploitation ensuite qui diffère : un seul gros fichier est plus sensible aux trous qu'une multitude de petits fichiers indépendants, ce qui est expliqué plus haut dans cet article.
Dois-je envoyer le PC en panne ou seulement le disque de sauvegarde ?
Les deux si possible, surtout si vous ne savez pas lequel est en cause. Le laboratoire regarde d'abord le PC, souvent plus simple à exploiter que la sauvegarde, et complète avec le disque de sauvegarde si besoin.
Combien de temps faut-il pour récupérer un disque de sauvegarde ?
Cela dépend de la panne du disque, pas de la nature de la sauvegarde. Les repères sont donnés avec le devis, après un diagnostic gratuit.
Je suis loin de Hyères, comment vous confier mon disque ?
Par colis suivi, depuis toute la France. Voir .
À retenir
Un disque de sauvegarde tombe en panne comme n'importe quel disque dur, souvent au même âge que le PC qu'il protège. Ce qu'il contient dépend du logiciel : des fichiers indépendants avec Historique des fichiers, de gros conteneurs compressés et chiffrables avec une image système, Acronis ou Macrium. N'écrivez plus rien sur le disque : ni vérification, ni nouvelle sauvegarde, ni restauration directe. Le PC en panne est souvent une source tout aussi utile, à confier en même temps. Testez vos sauvegardes régulièrement, et visez deux copies sur deux supports, dont un débranché.
Pour une première orientation sans attendre, l' pose cinq questions et indique le cas le plus probable.
Sources : conditions générales de vente de BSC DataRecovery (restitution par lien jusqu'à 8 Go, principe « pas de données, pas de frais ») ; dossiers traités au laboratoire sur disques de sauvegarde Windows, Acronis et Macrium en panne.