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Le disque est lent, l'ordinateur se fige à l'ouverture d'un dossier, un utilitaire annonce des « secteurs défectueux » ou des « secteurs en attente ». Une recherche rapide donne la solution qui semble évidente : un logiciel qui « répare les secteurs défectueux sans perdre les données ». HDD Regenerator promet de régénérer la surface, SpinRite de la remettre en état, Victoria de « remapper » les secteurs. Les forums sont pleins de témoignages enthousiastes, et le logiciel finit par afficher un disque sans erreur.
Nous recevons régulièrement au laboratoire des disques passés par ces outils, et nous voulons dire clairement ce que nous constatons : ces logiciels ne réparent rien, ils réécrivent. Sur un disque vide, c'est un test. Sur un disque qui contient la seule copie de vos photos ou de votre comptabilité, c'est souvent ce qui transforme une récupération simple en récupération difficile, et parfois en perte définitive. Cet article explique pourquoi, sans jargon inutile, et ce qu'il faut faire à la place.
L'essentiel en 30 secondes
Un secteur « défectueux » est une zone que les têtes n'arrivent plus à lire correctement. Le disque sait déjà la mettre de côté lui-même, en la remplaçant par un secteur de réserve : c'est le remappage
Ces logiciels ne régénèrent aucune surface magnétique. Ils relisent chaque secteur faible des dizaines de fois, puis le réécrivent. La réécriture force le disque à le remplacer. Le compteur passe à zéro, mais ce qu'il y avait dedans est réécrit à partir d'une lecture incertaine, ou perdu
« Secteurs réparés » veut donc dire « données réécrites ou perdues ». Un disque « réparé » par ces outils n'a pas retrouvé ses données : il a cessé de signaler qu'elles manquaient
Sur un disque dont les têtes faiblissent, c'est la pire chose à faire. Des heures de relectures sur des zones déjà abîmées fatiguent les têtes, rayent parfois les plateaux et multiplient les secteurs illisibles
Le laboratoire fait exactement l'inverse. Il ne réécrit jamais rien : il copie le disque, secteur par secteur, en lecture seule, sur un second support, en commençant par ce qui se lit bien
Ces outils ont un sens sur un disque vide, ou dont les données sont déjà sauvegardées et vérifiées ailleurs : jamais sur la seule copie de données qui comptent
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Ce qu'est vraiment un secteur défectueux
Un disque dur enregistre les données sur des plateaux magnétiques, par petits blocs appelés secteurs. Chaque secteur est accompagné d'un code de contrôle qui permet au disque de vérifier, à chaque lecture, que ce qu'il relit correspond bien à ce qui avait été écrit. Tant que ce code est satisfait, tout va bien. Quand il ne l'est plus, le disque insiste : il relit le secteur plusieurs fois, ajuste ses réglages, repositionne les têtes. Cette séquence de secours, invisible pour vous, se traduit par un ordinateur qui se fige quelques secondes à la copie d'un fichier.
Si le disque finit par lire le secteur, il le garde en mémoire comme suspect. C'est ce que les utilitaires appellent un secteur « en attente » (Current Pending Sector dans les données SMART du disque). Si le secteur est illisible malgré tout, ou si une écriture ultérieure confirme qu'il est inutilisable, le disque le remplace par un secteur pris dans sa réserve, située ailleurs sur les plateaux, et redirige l'adresse vers ce remplaçant. C'est le remappage, ou réallocation, et c'est le compteur « Reallocated Sectors » qui monte. Le disque fait cela tout seul, depuis toujours, sans aucun logiciel. Nous expliquons la lecture de ces compteurs dans .
Un point mérite d'être compris avant d'aller plus loin :
le secteur de réserve est vide. Le remappage conserve l'adresse, pas le contenu. Si le disque n'a pas réussi à lire le secteur d'origine avant de le remplacer, les données qu'il contenait ne sont plus accessibles à cette adresse. Elles sont toujours physiquement sur le plateau, dans une zone que le disque a cessé de présenter, mais aucun logiciel grand public ne peut y retourner.
Et quand les secteurs défectueux se multiplient, la question n'est plus « quel secteur ? » mais « pourquoi ? ». Quelques secteurs isolés sur un disque qui a dix ans, c'est de l'usure. Des dizaines ou des centaines de secteurs qui apparaissent en quelques semaines, un compteur en attente qui monte, des lenteurs qui s'aggravent : c'est en général une tête de lecture qui faiblit, ou un plateau dont la surface se dégrade. Le secteur n'est pas la panne, c'est son symptôme. Nous décrivons ce cas de figure dans et dans .
Ce que font vraiment ces logiciels
Les trois outils les plus cités ne font pas exactement la même chose, mais ils reposent sur le même principe : lire chaque secteur, insister sur ceux qui résistent, et réécrire.
HDD Regenerator parcourt la surface du disque et annonce « régénérer » les secteurs défectueux par une séquence de signaux magnétiques qui remettrait la surface en état. Ce que le logiciel fait concrètement, c'est tenter la lecture d'un secteur difficile, puis y écrire. L'écriture force le disque à décider : soit le secteur accepte les données et sort de la liste des suspects, soit il est remplacé par un secteur de réserve. Dans les deux cas, le secteur est ensuite déclaré « régénéré ». Aucune surface magnétique n'a été réparée : c'est le mécanisme interne du disque qui a été déclenché de force.
SpinRite est plus honnête sur sa méthode. Il lit chaque secteur, et sur les secteurs difficiles, il multiplie les lectures, parfois des centaines de fois, pour reconstituer statistiquement le contenu le plus probable, puis réécrit ce contenu au même endroit. Sur un secteur qui se lit encore difficilement, cette approche peut effectivement permettre au disque de réécrire proprement une donnée affaiblie. Mais elle demande des heures, parfois des jours sur un disque de plusieurs téraoctets, pendant lesquelles les têtes repassent sans arrêt sur les zones les plus abîmées. Et quand le contenu reconstitué est faux, il est réécrit faux, de façon propre et définitive.
Victoria est un outil de test gratuit, très utilisé par les techniciens. Il lit la surface et affiche le temps de réponse de chaque bloc, ce qui permet de voir où le disque peine. Jusque-là, il ne fait que lire. Mais il propose aussi des modes d'action sur les secteurs lents : « Remap », qui écrit dans le secteur pour forcer son remplacement, « Refresh », qui le relit puis le réécrit, et « Erase », qui écrit des zéros sur tout le bloc. Ces trois modes écrivent. Le mode « Remap », souvent recommandé sur les forums, ne « remappe » pas les données : il déclenche le remplacement du secteur par un secteur vide.
Le point commun est là. Quel que soit l'outil, un secteur qui finit par être « réparé » l'est par une écriture. Et une écriture sur un secteur que le disque n'arrivait pas à lire a trois issues possibles.
« Secteur réparé » veut dire « données réécrites ou perdues »
Prenons un secteur faible, qui contient un morceau d'une photo, et voyons ce qui lui arrive.
Premier cas : le secteur se lisait encore, avec effort. Le logiciel l'a lu après plusieurs tentatives, puis l'a réécrit au même endroit. Le disque accepte l'écriture, le secteur n'est plus signalé. Le morceau de photo est intact, et c'est le cas que les témoignages positifs décrivent. C'est aussi le cas où vous n'aviez pas besoin du logiciel : une simple copie des fichiers vers un autre disque aurait lu ce secteur de la même façon, en lecture seule, sans rien réécrire, et vos photos seraient à l'abri sur un support sain.
Deuxième cas : le secteur s'est lu de travers. Le disque a fini par renvoyer quelque chose, mais le code de contrôle n'était pas satisfait, ou le logiciel a reconstitué un contenu « probable ». Ce contenu est réécrit, le secteur devient propre, le compteur retombe à zéro. Le morceau de photo contient maintenant des données erronées, réécrites de façon parfaitement lisible. Plus aucun outil ne peut distinguer ce secteur d'un secteur sain : la trace de l'erreur a disparu. Le fichier s'ouvre, mais la photo a une bande grise, la vidéo saute, le document est tronqué, et l'archive comptable refuse de s'ouvrir. Nous voyons ce résultat dans .
Troisième cas : le secteur était illisible. Le logiciel y écrit quand même, par conception. Le disque, incapable d'y écrire proprement, le remplace par un secteur de réserve, vide. L'adresse pointe désormais vers du vide. Le morceau de photo est perdu à cette adresse, et le disque a « oublié » où il se trouvait. C'est le pire des trois cas, et c'est précisément celui que le logiciel présente comme une réussite : un secteur de moins dans la liste.
Après le passage de l'outil, les compteurs SMART racontent l'histoire pour qui sait les lire : les secteurs en attente sont retombés à zéro, et les secteurs réalloués ont monté d'autant. Rien n'a été réparé. Les zones douteuses ont été soit réécrites, soit abandonnées. Le disque ne signale plus de problème parce qu'on lui a demandé d'arrêter d'en signaler.
C'est le même mécanisme, à plus grande échelle, que celui de la réparation de Windows, que nous détaillons dans . L'option de relecture de surface de chkdsk abandonne elle aussi les secteurs qu'elle n'arrive pas à lire, avec une différence : chkdsk retire le secteur du fichier, les logiciels « réparateurs » laissent un secteur vide à sa place. Dans les deux cas, le fichier est abîmé.
Pourquoi c'est la pire chose à faire sur un disque dont les têtes faiblissent
Si le problème se limitait à quelques secteurs abîmés sur un disque par ailleurs sain, le dégât resterait circonscrit : quelques fichiers touchés, le reste intact. Mais les disques qui ont beaucoup de secteurs défectueux sont rarement dans ce cas. Ils ont une tête qui lit de plus en plus mal, ou une surface qui se dégrade. Et c'est sur ces disques que ces logiciels font le plus de mal, pour trois raisons.
Les heures de relectures. Sur chaque secteur difficile, le disque lance sa séquence de secours, qui dure de quelques secondes à plus de vingt secondes. Le logiciel, lui, insiste encore par-dessus : il relance la lecture des dizaines ou des centaines de fois. Sur un disque qui a quelques milliers de secteurs faibles, cela représente des heures, parfois des jours, pendant lesquelles les têtes survolent en permanence les zones déjà abîmées. Une tête qui faiblit ne se repose pas pendant ce temps : elle se dégrade. Nous recevons des disques qui lisaient encore 90 % de leur contenu avant le « traitement », et qui n'en lisent plus rien après. Pour comprendre ce que les têtes subissent, voyez .
Les écritures en plus. Lire un disque faible est déjà exigeant. Écrire l'est encore plus : une tête fatiguée peut rater une écriture, et une écriture ratée au milieu d'une piste abîme ce qui s'y trouvait sans rien remplacer. Sur les disques récents de grande capacité, qui enregistrent par bandes qui se chevauchent, une seule écriture oblige le disque à réécrire toute une bande, c'est-à-dire des centaines de secteurs voisins, dont certains étaient peut-être eux aussi faibles. La « réparation » d'un secteur peut en abîmer des dizaines d'autres.
La réserve qui s'épuise. Chaque secteur forcé en remplacement consomme un secteur de réserve. Quand la réserve est épuisée, le disque ne peut plus rien remplacer, et il entre souvent dans un état où il ne répond plus du tout, ou disparaît de l'ordinateur. Le logiciel s'interrompt alors avec un message d'erreur, et le disque qui était lent mais lisible est devenu un disque muet.
Il y a enfin un effet moins visible : le logiciel efface les indices. Au laboratoire, l'état des compteurs, la répartition des secteurs faibles et la cohérence entre une zone illisible et une tête donnée nous disent où est la panne et comment la contourner. Après un passage de ces outils, les compteurs ont été « nettoyés », les secteurs faibles ont été réécrits ou remplacés, et une partie des structures du système de fichiers a pu être réécrite avec des données fausses. Ce que nous récupérons est alors plus fragmentaire, et le travail plus long.
Ce que le laboratoire fait à la place : la copie prudente
Face à un disque qui a des secteurs défectueux et des données dessus, le laboratoire ne cherche pas à réparer le disque. Il cherche à en sortir une copie la plus complète possible, en lui faisant subir le moins de contraintes possible. Cela repose sur quelques principes que n'applique aucun logiciel « réparateur ».
Aucune écriture, jamais. Le disque d'origine est traité en lecture seule, du début à la fin. Les outils de laboratoire bloquent les écritures au niveau matériel, et le système d'exploitation ne monte jamais le disque : Windows, dès qu'il voit un volume, y écrit, ne serait-ce que pour tenir son journal
Une image secteur par secteur, sur un second support. Le contenu du disque est copié intégralement, secteur par secteur, vers un disque sain. Tout le travail suivant se fait sur cette image. Le disque d'origine n'est plus sollicité une fois la copie faite, et une seconde passe peut toujours être tentée si une zone a été laissée de côté
Le facile d'abord, le difficile ensuite. La copie commence par tout ce qui se lit bien, avec des délais d'attente très courts : dès qu'un secteur résiste, il est sauté et noté, et la copie continue plus loin. Si le disque faiblit en cours de route, l'essentiel a déjà été copié. Un logiciel « réparateur » fait exactement le contraire : il s'acharne sur chaque secteur difficile dans l'ordre, et le disque meurt sur les premiers avant d'avoir livré les suivants
Tête par tête. Quand une des têtes du disque est en cause, les outils de laboratoire permettent de la mettre à l'écart et de copier d'abord ce que lisent les autres têtes, c'est-à-dire souvent la majorité des données. La tête faible est traitée en dernier, et si elle ne lit plus du tout, son remplacement se fait en salle blanche, ce que nous décrivons dans . Un disque dont les têtes ont été épuisées par des heures de relectures rend cette étape plus incertaine
Le disque au repos entre les tentatives. Un disque qui chauffe lit moins bien. Entre deux passes, il est arrêté, et chaque reprise est faite à froid. Les disques modernes lancent d'ailleurs d'eux-mêmes un auto-contrôle après quelques secondes d'inactivité, qui relit et réalloue : le laboratoire l'empêche, le logiciel grand public le laisse faire
Le résultat n'est pas un disque « réparé », il ne le sera jamais : c'est une copie de vos données sur un support sain. Les données sont restituées sur un second support, jamais sur le disque d'origine, et un téléchargement n'est proposé que pour de petits volumes, jusqu'à 8 Go. Le disque d'origine vous est rendu, mais il ne doit plus servir. Cette récupération sur secteurs défectueux figure dans notre barème : les montants sont sur la page , et nous expliquons ce qui fait le devis dans . Le diagnostic est gratuit et sans engagement.
Quand ces logiciels ont un sens
Nous ne disons pas que ces outils sont inutiles. Nous disons qu'ils sont faits pour un disque qui ne contient rien d'important. Dans ce cadre, ils rendent service.
Tester un disque d'occasion avant de lui confier des données. Une lecture complète de la surface, avec le graphique des temps de réponse de Victoria par exemple, montre en quelques heures si un disque a des zones lentes. Un relevé SMART avant et après la lecture dit si des secteurs sont apparus pendant le test. C'est le seul contrôle qu'un vendeur ne peut pas maquiller, comme nous l'expliquons dans . Même là, préférez le mode lecture seule.
Décider si un disque mérite d'être gardé. Après avoir sauvegardé et vérifié son contenu ailleurs, un passage en écriture complète, qui force le remplacement de tous les secteurs faibles, donne une réponse franche : si les compteurs restent stables ensuite, le disque peut servir à des usages sans importance ; s'ils continuent de monter, il part au recyclage. Un disque qui a eu besoin d'un tel traitement ne redevient de toute façon jamais un disque de confiance.
Un disque dont les données sont déjà en lieu sûr. La condition n'est pas « j'ai une sauvegarde », c'est « j'ai une sauvegarde, je l'ai ouverte, et elle contient bien tout ». Une sauvegarde jamais vérifiée est une hypothèse, pas une sauvegarde.
Et dans aucun cas sur un SSD. Un SSD n'a pas de surface à parcourir : la gestion des blocs se fait entièrement dans son contrôleur, et ces outils n'y ont ni prise ni intérêt. Des écritures massives sur un SSD qui faiblit ne font qu'user ce qui lui reste.
« Mon disque a des secteurs défectueux et des données dessus : que faire ? »
C'est la question qu'on nous pose vraiment, derrière la recherche « réparer les secteurs défectueux sans perdre les données ». Voici la réponse que nous donnons au laboratoire.
1. Arrêtez d'utiliser le disque.
Chaque heure de fonctionnement sur un disque qui faiblit ajoute des secteurs illisibles. Si c'est le disque de l'ordinateur, éteignez la machine et ne la redémarrez pas « pour voir ».
2. Ne lancez aucun outil qui écrit.
Ni logiciel « réparateur », ni chkdsk avec ses options de réparation, ni formatage, ni « réparer le démarrage », ni réinstallation. Si Windows propose d'« analyser et réparer le lecteur », refusez.
3. Si vous voulez regarder, regardez sans toucher.
Un relevé SMART en lecture seule ne coûte rien au disque. Il vous dira si les secteurs en attente et réalloués montent. S'ils montent, le disque n'est pas à réparer, il est à copier.
4. Si le disque se lit encore et que les fichiers importants tiennent en quelques dossiers, vous pouvez tenter de les copier vers un autre support, par ordre d'importance, sans insister sur ce qui bloque. Dès qu'une copie se fige, que le disque disparaît ou qu'il fait un bruit nouveau, arrêtez : c'est le signe que la suite relève du laboratoire. Nous décrivons ces limites dans .
5. Faites une , en décrivant ce que le disque fait et, c'est important, ce que vous avez déjà lancé dessus et pendant combien de temps. Un disque passé douze heures sous HDD Regenerator ne se traite pas comme un disque qui n'a jamais été touché, et le savoir nous fait gagner du temps.
Pour un disque externe, ne le démontez pas pour « réparer » le disque à l'intérieur : la carte du boîtier fait parfois partie de la solution, comme nous l'expliquons dans . Si le disque n'est plus reconnu du tout, le problème n'est plus de secteurs : voyez et . Et pour un disque d'un ancien PC, souvent en très mauvais état après des années d'arrêt, le cas est traité dans .
Une fois les données récupérées sur un support sain, le disque d'origine se remplace. à Hyères fournit et installe le disque ou le SSD neuf, et réinstalle le système ; pour les particuliers qui veulent mettre en place une vraie sauvegarde à domicile, intervient chez vous.
Questions fréquentes
HDD Regenerator a trouvé et « réparé » 200 secteurs, et mes fichiers s'ouvrent. J'ai eu de la chance ?
Probablement : vos secteurs étaient encore lisibles, ils ont été réécrits avec le bon contenu. Mais ouvrez vos fichiers un par un avant de conclure, surtout les photos, les vidéos et les archives, et sauvegardez-les tout de suite sur un autre support. Un disque qui a eu 200 secteurs faibles en aura d'autres. La « réparation » n'a rien changé à sa santé.
Victoria en mode « Remap » conserve-t-il les données ?
Non. Le mode Remap écrit dans les secteurs lents pour forcer le disque à les remplacer par des secteurs de réserve vides. Le contenu de ces secteurs n'est pas déplacé. Seul le mode de lecture seule (« Ignore ») ne touche à rien.
Peut-on réparer les secteurs défectueux sans perdre les données ?
On ne répare pas un secteur défectueux, on l'évite. La seule façon de ne pas perdre les données d'un disque qui faiblit est de les copier ailleurs, en lecture seule, avant qu'il ne faiblisse davantage. C'est ce que fait le laboratoire, avec des outils capables de lire ce qu'un ordinateur n'arrive plus à lire.
Le disque a été « réparé » par un logiciel, puis il n'est plus reconnu. Tout est perdu ?
Pas forcément. Le traitement a souvent épuisé une tête ou la réserve de secteurs, mais les données sont encore sur les plateaux. Selon l'état des têtes, la récupération passe par une copie prudente ou par un remplacement des têtes en salle blanche. Ne relancez surtout pas le logiciel, et indiquez-nous ce qui a été fait.
SpinRite est réputé sérieux. Est-il différent ?
Sa méthode de lecture est plus soignée, et sur un disque qui n'a que quelques secteurs faibles, il rend parfois service. Mais il écrit lui aussi, et il fait tourner le disque pendant des heures sur ses zones les plus fragiles. Sur un disque dont une tête faiblit, le résultat est le même que pour les autres : un disque en plus mauvais état, et des indices effacés.
Faut-il envoyer le disque après un tel traitement, ou est-ce trop tard ?
Envoyez-le. Nous ne pouvons pas dire à l'avance ce qu'il reste à récupérer, c'est l'objet du diagnostic, gratuit. Ce que nous constatons, c'est que les chances sont d'autant meilleures que le disque a été arrêté tôt.
À retenir
Un secteur « réparé » n'a pas été réparé. Il a été réécrit à partir d'une lecture incertaine, ou remplacé par un secteur vide. Le compteur descend, les données ne remontent pas
Ces logiciels relisent et réécrivent pendant des heures. Sur un disque dont les têtes faiblissent, ils achèvent ce qui restait lisible et effacent les indices qui guident la récupération
Le laboratoire ne répare pas, il copie : lecture seule, image secteur par secteur sur un second support, le facile d'abord, tête par tête, disque au repos entre les passes
Ces outils servent à tester un disque vide ou déjà sauvegardé, jamais la seule copie de données importantes, et jamais un SSD
Un disque qui a des secteurs défectueux et des données dessus s'arrête, ne se « soigne » pas, et se confie avant qu'il ne faiblisse davantage
Pour aller plus loin : , , et les pages par format : , , , .
Votre disque dur affiche des secteurs défectueux, ralentit ou bloque les copies, et il contient des données qui comptent ? Débranchez-le, ne lancez aucun logiciel de réparation, et faites une en précisant ce que vous avez déjà essayé. Vous pouvez aussi appeler le laboratoire au 09 71 32 65 95. Dépôt au 18 avenue Olbius Riquier à Hyères ou envoi par colis suivi depuis toute la France.
Pannes prises en charge : .
Autour de ce disque à secteurs défectueux, dans le groupe BSC.
🛠️ Remplacer le disque une fois les données récupérées, installer le nouveau disque ou SSD : , atelier de Hyères.
🏠 Mettre en place une sauvegarde automatique à domicile (Hyères, La Londe, La Crau, Carqueiranne) : .
Sources : documentation publique HDD Regenerator, SpinRite et Victoria ; données SMART (spécification ATA) ; grille tarifaire et conditions générales de vente de BSC DataRecovery ; pratique du laboratoire.