L'utilisation de ce site, notamment notre base de connaissances, est soumise à l'acceptation de nos « ». BSC DataRecovery ne pourra être tenu responsable de l'usage qui est fait des informations publiées.
Entre 2010 et 2016, des millions de PC ont reçu leur premier SSD : un OCZ Vertex ou Agility monté par un passionné, un Corsair Force acheté pour accélérer un portable, un Intel 320 ou un Crucial M4 posé dans une machine de bureau, un Samsung 840 ou 840 EVO vendu comme « le » SSD du moment. Dix à quinze ans plus tard, beaucoup de ces disques fonctionnent encore, souvent dans un ordinateur secondaire, un PC de salon ou un vieux portable familial. Et ils arrivent chez nous, en nombre croissant, avec un symptôme brutal : un matin le SSD n'est plus là, ou il est reconnu sous un nom étrange, ou il s'arrête toutes les heures.
Ces SSD de première génération ont une histoire particulière. Les fabricants apprenaient leur métier en même temps que les clients, et plusieurs modèles vedettes de l'époque portent des défauts de conception connus, documentés, qui refont surface aujourd'hui sur des disques que personne n'a jamais mis à jour. Cet article explique ce que ces pannes ont de spécifique, pourquoi certaines se récupèrent en remettant le contrôleur en route et d'autres non, et pourquoi le meilleur conseil pour un SSD de plus de dix ans tient en un mot : copiez-le maintenant.
🔴 Vieux SSD OCZ, Corsair, Intel ou Samsung en panne ? BSC DataRecovery - 09 71 32 65 95.
Diagnostic gratuit et sans engagement.
L'essentiel en 30 secondes
1. Un SSD de 2010-2016 qui tombe en panne, c'est le plus souvent son logiciel interne qui lâche, pas ses cellules. Le contrôleur n'achève plus son démarrage, et les données, elles, sont encore dans la mémoire. C'est ce qui rend une partie de ces pannes récupérables.
2. Plusieurs modèles de l'époque ont des bogues célèbres : le Crucial M4 qui se déconnecte toutes les heures passé un certain âge, le Samsung 840 EVO qui relit ses vieux fichiers au ralenti, l'Intel 320 qui se réveille avec 8 Mo de capacité, les contrôleurs SandForce des OCZ Vertex 2 et 3 ou Corsair Force qui se verrouillent.
3. Le résultat dépend du contrôleur, pas de la marque sur l'étiquette. Sous le nom « OCZ Vertex » se cachent quatre contrôleurs différents selon la génération, et ils ne se récupèrent pas de la même façon. Nous ne pouvons jamais répondre « oui » ou « non » sans la référence exacte.
4. Ce qu'il ne faut pas faire : mettre à jour le firmware d'un SSD qui montre déjà des signes de faiblesse, lancer une réparation Windows ou un logiciel de clonage grand public, le laisser des années dans un tiroir en pensant qu'il « se conserve ».
5. Un SSD de plus de dix ans doit être copié avant qu'il décide pour vous. S'il est déjà en panne, débranchez-le et faites une avec la référence complète.
Qui sont ces SSD, et pourquoi ils ne sont pas tous pareils
Un SSD se compose de puces de mémoire flash, qui stockent les données, et d'un contrôleur, un petit processeur qui décide où écrire, tient la table de correspondance entre les adresses vues par l'ordinateur et les emplacements réels dans la mémoire, corrige les erreurs de lecture, et répartit l'usure. Ce contrôleur exécute un firmware, un logiciel interne, stocké lui aussi dans la mémoire flash avec ses tables. Quand on parle de « panne de SSD », dans la grande majorité des cas de cette époque, c'est cet ensemble contrôleur et firmware qui est en cause.
Or les SSD de 2010-2016 n'ont pas été construits autour de deux ou trois plateformes bien rodées comme aujourd'hui. Chaque fabricant essayait son contrôleur, parfois en changeait d'une génération à l'autre, et la même gamme commerciale a pu abriter des électroniques sans rapport. Pour s'y retrouver, voici les grandes familles que nous rencontrons :
| SSD de l'époque |
Contrôleur |
Années |
| OCZ Vertex et Agility (1ʳᵉ génération), Solid 2, Corsair Extreme et Nova, Crucial M225 |
Indilinx Barefoot |
2009-2010 |
| OCZ Vertex 2/3, Agility 2/3, Corsair Force, Force 3, Force GT, Kingston HyperX, Intel 520/330/335 |
SandForce |
2010-2013 |
| Intel X25-M, Intel 320 |
Intel |
2009-2011 |
| Crucial C300, Crucial M4, Intel 510, Plextor M3/M5, Crucial M500 |
Marvell (firmware propre à chaque marque) |
2010-2014 |
| Samsung 470, 830, 840, 840 Pro, 840 EVO, 850 Pro |
Samsung |
2010-2015 |
| OCZ Vector, Vertex 450/460, ARC 100 |
OCZ Barefoot 3 |
2012-2015 |
| Corsair Neutron, Seagate 600 |
LAMD |
2012-2013 |
Ce tableau n'est pas là pour faire joli. Il explique pourquoi deux SSD « OCZ Vertex » du même tiroir peuvent, à panne identique, aboutir à deux réponses opposées. Il explique aussi pourquoi nous demandons toujours la référence exacte de l'étiquette, et pas seulement « un vieux SSD Corsair de 120 Go ».
Ces SSD existent aussi en format mSATA, une petite carte posée dans les portables et ultrabooks de 2012 à 2015 : Crucial M4 mSATA, Samsung 840 EVO mSATA, Intel 525. Même électronique, mêmes pannes, mais un connecteur que l'on ne peut pas brancher sans adaptateur. Nous les traitons sur la page .
Les pannes célèbres de la première génération
Certains de ces SSD ont eu, en leur temps, des défauts de firmware assez répandus pour que le fabricant publie un correctif. Beaucoup de disques n'ont jamais reçu ce correctif, parce que le propriétaire ne le savait pas, parce que la machine n'était pas la sienne, ou parce qu'à l'époque le défaut ne s'était pas encore manifesté.
Le Crucial M4 et la panne des 5 184 heures. Fin 2011, les Crucial M4 ont commencé à faire la même chose partout : après environ 5 200 heures de fonctionnement cumulé, soit sept mois allumé en permanence ou deux à trois ans d'usage de bureau, le SSD se déconnecte au bout d'une heure de fonctionnement. L'ordinateur se fige ou affiche un écran bleu, un redémarrage le ramène, et une heure plus tard il recommence. Crucial a publié début 2012 un firmware qui corrige le compteur fautif. Un M4 jamais mis à jour qui atteint ce seuil aujourd'hui présente exactement ce symptôme. Tant que le disque revient au redémarrage, les données sont lisibles pendant la première heure : c'est le moment de copier, pas de chercher à réparer.
Le Samsung 840 EVO et les fichiers anciens relus au ralenti. Le 840 EVO, l'un des SSD les plus vendus de 2013-2014, a été le premier grand public à utiliser des cellules à trois bits par cellule, la TLC. Ces cellules perdent lentement leur charge, et le contrôleur de l'époque ne savait pas compenser : les fichiers écrits depuis plusieurs mois se relisaient à une vitesse de disque dur des années 1990, parfois avec des erreurs. Samsung a publié deux correctifs en 2014 et 2015, le second rafraîchissant les données en arrière-plan. Le Samsung 840 d'origine, lui aussi en TLC, a connu la même faiblesse. Un 840 ou 840 EVO resté longtemps hors tension, ou jamais mis à jour, peut aujourd'hui se présenter avec des lectures interminables et des erreurs sur les fichiers les plus anciens : ce ne sont pas des secteurs défectueux au sens d'un disque dur, mais des cellules affaiblies que le contrôleur peine à relire.
L'Intel 320 et le « bogue des 8 Mo ». Après une coupure de courant brutale, un Intel 320 pouvait redémarrer en annonçant une capacité de 8 Mo et un numéro de série remplacé par un message d'erreur. Le firmware ne retrouvait plus ses tables et se repliait sur un mode de secours. Intel a corrigé le problème en 2011. Un 320 non mis à jour, ou mis à jour trop tard, qui a subi une coupure, peut rester dans cet état. Les données sont dans la mémoire, mais le disque ne sait plus où. Et l'Intel 320 chiffre tout ce qu'il écrit : sans son propre contrôleur en état de marche, la mémoire ne livre rien d'exploitable.
Les contrôleurs SandForce qui se verrouillent. Entre 2010 et 2013, la moitié du marché des SSD performants reposait sur des contrôleurs SandForce : OCZ Vertex 2 et 3, Agility 2 et 3, Corsair Force, Force 3 et Force GT, Kingston HyperX, Intel 520 et 330, et des dizaines d'autres. Ces contrôleurs ont connu des écrans bleus et des disparitions à répétition, partiellement corrigés par des firmwares successifs. Mais ils ont surtout une particularité : quand le contrôleur détecte une incohérence interne, il se place en mode de protection et cesse de répondre, ou se présente avec une capacité fantaisiste. Les grandes marques ont abandonné SandForce dès 2013. Ces SSD chiffrent aussi leur contenu en matériel, et leur contrôleur n'a jamais été ouvert aux outils de laboratoire : c'est la famille la plus difficile de cette liste, nous y revenons plus bas.
Les OCZ Vector, Vertex 450 et 460 qui répondent puis se figent. Avec son contrôleur maison Barefoot 3, OCZ a produit des SSD rapides qui tombent d'une façon reconnaissable : le disque se déclare prêt, puis se bloque dès la première commande qu'on lui envoie. Le firmware interne est hors service. L'ordinateur reste souvent bloqué sur l'écran du BIOS ou met de longues minutes à démarrer.
Les OCZ Vertex et Agility de première génération, Corsair Nova, Crucial M225. Ces tout premiers SSD grand public à contrôleur Indilinx Barefoot, de 2009-2010, meurent le plus souvent du même mal : le firmware ne démarre plus, le disque n'apparaît nulle part ou avec un nom générique. C'est, paradoxalement, l'une des familles les plus favorables de cette liste pour la récupération.
Pourquoi certaines pannes se récupèrent en remettant le contrôleur en route
Sur toutes ces pannes, un même schéma revient : les cellules de mémoire sont en bon état, ou en état acceptable, et c'est le contrôleur qui n'arrive plus à faire son travail. Soit son firmware est corrompu dans la zone système, soit ses tables de correspondance sont perdues, soit un compteur ou une protection interne l'a mis en pause.
La récupération consiste alors à faire redémarrer ce contrôleur dans un mode de service, prévu par le fabricant pour l'usine ou la maintenance. Dans ce mode, les outils professionnels de récupération peuvent lui charger un microcode de travail à la place de son firmware défaillant, lui faire relire la totalité de la mémoire et reconstruire la table qui dit quel fichier est où. Une fois cette table reconstruite, les données redeviennent lisibles et sont copiées sur un support sain. Le SSD d'origine, lui, n'est pas « réparé » : il est remis en route juste le temps de la copie.
Cette approche n'est possible qu'à trois conditions :
Le contrôleur doit être connu des outils de laboratoire, c'est-à-dire que son mode de service, ses commandes et le format de ses tables aient été étudiés et pris en charge. C'est le cas, avec des nuances, pour l'Indilinx Barefoot, les Intel de la génération 320, le Barefoot 3 d'OCZ, les Marvell des Crucial et Plextor, les Samsung 830, 840 et 840 EVO, le LAMD des Corsair Neutron. Ce n'est pas le cas du SandForce.
Le contrôleur doit encore répondre à quelque chose. Un SSD qui se présente sous un nom générique, avec 8 Mo ou 128 Go au lieu de sa capacité réelle, est en réalité un bon signe : il parle, il est juste en mode de secours. Un SSD qui se déclare occupé en permanence, dès la mise sous tension, est plus difficile, et sur certaines familles, l'Intel 320 par exemple, ce blocage ferme la porte au mode de service.
La mémoire doit être lisible. Sur un Samsung 840 EVO aux cellules affaiblies, la reconstruction fonctionne, mais la lecture elle-même demande de la patience et un matériel qui gère les erreurs, en plusieurs passes.
Il y a une raison supplémentaire pour laquelle on ne peut pas se passer du contrôleur sur ces vieux SSD :
le chiffrement matériel. L'Intel 320, le Samsung 840, les OCZ Barefoot 3 et tous les SandForce chiffrent les données au vol avec une clé qui ne quitte jamais le contrôleur, même quand vous n'avez défini aucun mot de passe. Lire directement la mémoire, en contournant le contrôleur, ne donne qu'un flux de données chiffrées inexploitable. Pour ces familles, remettre le contrôleur en route est la seule voie, et si le contrôleur est électriquement mort ou si sa famille n'est pas prise en charge, il n'y a pas de plan B.
C'est tout le problème des SandForce. Les contrôleurs de cette famille n'ont jamais été ouverts aux outils de récupération, et leur mode de protection, une fois enclenché, ne se laisse pas contourner. Un OCZ Vertex 3 ou un Corsair Force GT qui n'est plus vu, ou qui se présente avec une capacité fantaisiste, est aujourd'hui l'un des cas où nous devons souvent répondre non. Lorsque le disque répond encore et que des fichiers s'ouvrent, en revanche, une copie complète sur un matériel qui gère les erreurs reste possible : d'où l'urgence de ne pas attendre le blocage définitif.
Pourquoi « c'est un vieux SSD, il est fichu » est une mauvaise conclusion
À l'inverse de ce qu'on lit souvent, l'usure des cellules n'est pas la cause principale de panne de ces SSD. Les Crucial M4, Intel 320, Samsung 830 et 840 Pro utilisent une mémoire à deux bits par cellule, la MLC, prévue pour plusieurs milliers de cycles d'écriture. Un usage de bureau pendant dix ans n'en consomme qu'une fraction, et les relevés d'état de santé que nous lisons sur ces disques le confirment en général. Le vrai risque, sur la mémoire, est ailleurs : la
rétention. Une cellule perd lentement sa charge, et elle la perd plus vite quand le SSD est hors tension, qu'il fait chaud, et quand les cellules sont de type TLC comme sur les Samsung 840 et 840 EVO. Un SSD rangé trois ans dans un carton peut se révéler plein d'erreurs de lecture à la sortie, sans aucune panne de contrôleur.
L'autre idée fausse est le parallèle avec le disque dur. Un vieux disque dur qui faiblit grince, ralentit, multiplie les secteurs défectueux : il prévient. Un vieux SSD ne prévient pas. Il fonctionne parfaitement, puis un redémarrage le fait basculer dans l'un des états décrits plus haut, sans transition. C'est ce qui justifie la règle que nous répétons à chaque client :
un SSD de plus de dix ans se copie avant d'avoir donné un signe, pas après. Nous développons les différences de fond entre les deux technologies dans .
Ce qu'il ne faut pas faire sur un SSD de cette génération
Ces SSD arrivent souvent au laboratoire après une série de tentatives qui ont compliqué la situation. Voici celles que nous voyons le plus, et pourquoi elles sont dangereuses ici en particulier.
Mettre à jour le firmware sur un SSD qui a déjà des symptômes. Le réflexe est logique : le défaut est connu, le fabricant a publié un correctif, autant l'appliquer. Mais une mise à jour de firmware efface et réécrit la zone système dans la mémoire flash, par le SSD lui-même. Sur un disque dont les cellules ont faibli ou dont le contrôleur se fige, cette réécriture peut échouer à mi-chemin, et le SSD qui « ralentissait » devient un SSD qui ne démarre plus. Les correctifs du M4, du 840 EVO ou de l'Intel 320 étaient des correctifs
préventifs, à appliquer sur un disque sain et sauvegardé. Ils ne ramènent jamais des données déjà inaccessibles. La règle : copier d'abord, mettre à jour ensuite, et jamais sur le SSD qui porte les données à sauver.
Utiliser un firmware « compatible » trouvé sur un forum. Les SSD de cette époque ont fait l'objet de nombreux firmwares officieux, en particulier chez OCZ. Un firmware étranger qui s'installe peut réinitialiser les tables de correspondance : à ce stade, plus aucun laboratoire ne peut retrouver l'organisation des fichiers.
Lancer la réparation automatique de Windows, un chkdsk ou un logiciel de « réparation de disque ». Sur un SSD en mode de secours, ces outils voient un disque vide ou illisible et proposent de l'initialiser, de le formater ou de réparer son système de fichiers. Chaque écriture déclenche sur un SSD un effacement réel des cellules concernées, et les premières touchées sont les tables du système de fichiers. Nous l'expliquons dans .
Cloner avec un logiciel grand public un SSD qui donne des erreurs. Un outil de clonage s'arrête à la première erreur ou relit le même secteur en boucle, ce qui multiplie les mises sous tension et les relectures sur un disque qui n'en a plus beaucoup à donner. Sur un 840 EVO aux cellules faibles, c'est le moyen le plus sûr de passer de « lent avec erreurs » à « non reconnu ».
Multiplier les redémarrages pour « voir si ça revient ». Sur un Crucial M4 au défaut des 5 184 heures, redémarrer rend le disque pour une heure, et cette heure doit servir à copier. Sur un SandForce ou un Barefoot 3 qui se fige, chaque mise sous tension est une occasion de plus pour le contrôleur d'écrire quelque chose dans sa zone système, et d'empirer son état. Un essai pour constater, puis on arrête.
Le laisser dans un tiroir en attendant de s'en occuper. C'est le conseil inverse de celui qu'on donnerait pour un disque dur. Un SSD en difficulté ne se stabilise pas hors tension, il perd de la charge. Si vous ne pouvez pas le traiter maintenant, c'est maintenant qu'il faut l'envoyer.
Reconnaître l'état de son vieux SSD
Avant de nous contacter, un seul test suffit, et il se fait en lecture seule : brancher le SSD une fois, sur un port SATA interne ou dans un boîtier USB 2,5 pouces de bonne qualité, et regarder ce que voient le BIOS, puis Gestion des disques sous Windows ou Utilitaire de disque sur Mac. Ne cliquez sur rien d'autre.
Nom et capacité corrects, fichiers accessibles mais copie lente ou avec des erreurs. Cellules affaiblies, typique du 840 et du 840 EVO, ou d'un SSD resté longtemps hors tension. Copiez ce que vous pouvez, par petits lots, en commençant par le plus important. Si la copie échoue ou si le SSD disparaît en cours de route, arrêtez : la suite se fait sur un matériel qui gère les erreurs de lecture.
SSD présent, puis qui disparaît au bout d'un moment, et revient au redémarrage. Comportement du Crucial M4 non mis à jour, ou d'une alimentation de boîtier insuffisante. Copiez pendant qu'il est là, puis faites-nous parvenir le disque pour une copie complète.
Nom générique, capacité de 8 Mo, de 128 Go ou de 0 Go. Le contrôleur est en mode de secours. C'est plutôt une bonne nouvelle : il répond. Débranchez et n'initialisez surtout pas. Nous décrivons ce cas dans .
SSD absent partout, ou l'ordinateur reste bloqué des minutes sur l'écran de démarrage tant qu'il est branché. Le contrôleur n'achève pas son démarrage, ou se déclare occupé en permanence. Débranchez, notez la référence, contactez-nous. Les autres causes d'un SSD invisible sont dans .
Si le SSD est vu normalement dans un boîtier mais que l'ordinateur d'origine ne démarre plus avec, le problème est ailleurs : connecteur SATA, alimentation, carte mère. La réparation des cartes mères de portables est le métier de
BSC Electronique. Et une fois vos données en sécurité,
BSC Informatique remplace le vieux SSD par un modèle actuel et réinstalle le système : un SSD de 2012 qui a tenu quinze ans a fait son travail, il ne mérite pas de redevenir disque système.
Ce que nous pouvons dire, et ce que nous ne pouvons pas promettre
Nous ne promettons la récupération d'aucun SSD, et ceux de cette génération moins que les autres, parce que la réponse dépend de trois choses que nous ne connaissons qu'en examinant le disque : la famille exacte du contrôleur, l'état dans lequel il se trouve, et ce qui a été tenté avant. Ce que nous pouvons vous dire au téléphone ou par le formulaire, à partir de la référence complète de l'étiquette :

si la famille de contrôleur est de celles que nous savons remettre en route, et avec quelles réserves ;

si le symptôme que vous décrivez correspond à un défaut connu de ce modèle ;

ce qu'il faut faire, et surtout ne pas faire, d'ici l'envoi.
Pour les SSD à contrôleur SandForce qui ne répondent plus, nous le disons franchement dès le premier échange : les chances sont faibles et nous ne ferons pas de miracle. Pour les Indilinx, Intel, Marvell, Samsung ou Barefoot 3 en mode de secours, l'examen gratuit tranche. Dans tous les cas, le diagnostic ne vous engage à rien et aucun frais n'est facturé si vos fichiers ne sont pas au rendez-vous. Le détail des pannes par fabricant, sur les SSD plus récents, est dans .
Combien ça coûte
Le diagnostic et le devis sont gratuits et sans engagement. Le barème est celui de tous nos SSD, il dépend de la panne et non de l'âge du disque :
| Extraction : SSD sain, copie des données (par exemple un vieux SSD que vous ne pouvez plus brancher) |
90 € |
| Récupération logique : partition perdue, système de fichiers corrompu, partition chiffrée dont vous détenez la clé |
190 € |
| Secteurs défectueux : SSD reconnu mais lecture instable, cellules affaiblies, copie complète sur un matériel qui gère les erreurs |
390 € |
| Récupération physique : réparation de la carte électronique, contrôleur hors service ou en mode de secours, suppression ou formatage, sur les familles de contrôleurs prises en charge |
690 € |
Les frais d'envoi aller et retour sont à votre charge. La grille détaillée et les cas particuliers sont dans .
Les données récupérées sont restituées sur un second support, jamais sur le SSD d'origine : un support vierge que vous fournissez, un support neuf facturé au devis, ou un lien de téléchargement jusqu'à 8 Go. Le SSD d'origine vous est rendu avec, et nous vous déconseillons de le remettre en service.
🔴 Obtenir une estimation pour mon SSD
Décrivez votre symptôme, diagnostic et devis gratuits, sans engagement.
, en précisant la référence complète de l'étiquette (une photo suffit) dans la description, ou appelez le 09 71 32 65 95.
Toutes les pannes traitées : .
Questions fréquentes
Mon Crucial M4 se déconnecte toutes les heures. Je mets à jour le firmware ?
Pas avant d'avoir copié vos données. Le défaut est bien celui des 5 184 heures et le correctif existe, mais une mise à jour est une réécriture de la zone système du SSD : sur un disque qui se fige, elle peut échouer et le rendre muet. Copiez pendant la première heure après un redémarrage, vérifiez la copie, puis mettez à jour si vous voulez continuer à utiliser le disque, ou remplacez-le.
Mon Samsung 840 EVO met des heures à copier des fichiers de 2015. Il est en panne ?
Ce sont ses cellules qui ont perdu de la charge, un défaut connu de ce modèle que Samsung a atténué par firmware. Si les fichiers finissent par se copier, laissez faire et copiez tout. S'ils donnent des erreurs ou si le SSD disparaît en cours de copie, arrêtez et contactez-nous : la relecture demande alors un matériel adapté.
Mon Intel 320 affiche 8 Mo. Les données sont perdues ?
Pas forcément. Le disque est en mode de secours, il a perdu ses tables mais la mémoire est intacte. Ce modèle chiffre son contenu, la récupération passe donc par la remise en route de son contrôleur dans un mode de service, ce que nous pouvons examiner. N'initialisez pas, ne formatez pas, ne tentez pas de mise à jour.
Mon OCZ Vertex 3 ou Corsair Force GT n'est plus reconnu. Vous le récupérez ?
Nous préférons être francs : ces SSD à contrôleur SandForce sont la famille la plus difficile de cette génération. Le contrôleur chiffre les données et n'a jamais été ouvert aux outils de laboratoire. Si le disque ne répond plus du tout, les chances sont faibles. S'il répond encore et que des fichiers s'ouvrent, une copie complète reste possible, à condition de ne plus rien tenter d'autre.
J'ai un vieux SSD dans un carton depuis des années. Il est encore lisible ?
Peut-être, mais ne comptez pas dessus. Les cellules perdent leur charge hors tension, d'autant plus vite que le stockage a été chaud et que le SSD est de type TLC. Branchez-le une fois, copiez tout de suite ce qui compte. S'il donne des erreurs, n'insistez pas.
Comment savoir quel contrôleur a mon SSD ?
Par la référence exacte de l'étiquette et la génération du modèle, pas par la marque. Envoyez-nous une photo de l'étiquette avec votre demande, nous identifions la famille et vous disons ce qui est envisageable.
Je n'habite pas dans le Var. Comment procéder ?
Envoyez le SSD en colis suivi, dans un sachet antistatique et une enveloppe à bulles, frais d'envoi à votre charge. Le diagnostic et le devis sont gratuits à réception, et vous décidez ensuite. Vous pouvez aussi le déposer au laboratoire, 18 avenue Olbius Riquier à Hyères.
À retenir
Les SSD de 2010-2016 tombent surtout par leur contrôleur et leur firmware, pas par usure des cellules. Plusieurs modèles vedettes ont des défauts connus qui refont surface aujourd'hui sur les disques jamais mis à jour.
La récupération passe par la remise en route du contrôleur dans un mode de service, possible sur les familles étudiées par les outils de laboratoire (Indilinx, Intel, Marvell, Samsung, Barefoot 3), pas sur SandForce.
Le chiffrement matériel de l'Intel 320, du Samsung 840, des OCZ Barefoot 3 et des SandForce impose de passer par le contrôleur : la mémoire seule ne livre rien.
La marque ne dit rien, la génération dit tout. Quatre contrôleurs différents sous le nom « OCZ Vertex ». Toujours la référence exacte.
Un SSD de plus de dix ans se copie maintenant, avant la panne, et jamais après une mise à jour de firmware, un chkdsk ou un clonage sur un disque qui faiblit.
Votre vieux SSD OCZ, Corsair, Intel, Crucial ou Samsung n'est plus reconnu, affiche une capacité absurde ou se déconnecte ? Ne tentez plus rien, et surtout pas de mise à jour de firmware. Faites une en indiquant la référence complète de l'étiquette (une photo suffit), ce que voit l'ordinateur et ce qui s'est passé juste avant, ou appelez le laboratoire au
09 71 32 65 95. Dépôt au 18 avenue Olbius Riquier à Hyères ou envoi par colis suivi depuis toute la France. Toutes les pannes traitées sont décrites sur la page .
Après la récupération, dans le groupe BSC.
🛠️
Remplacer le SSD et remettre l'ordinateur en route :
BSC Informatique fournit un SSD neuf, réinstalle le système et y remet vos données récupérées, à son atelier de Hyères.
🔌
C'est l'ordinateur portable lui-même qui a été touché (surtension, liquide, carte mère qui ne démarre plus) ?
BSC Electronique répare les cartes mères de PC portables et Chromebooks (hors Apple).
🏠
Ne plus dépendre d'un seul vieux SSD :
BSC Assistance met en place une sauvegarde automatique chez les particuliers, à domicile.
💻
Besoin d'un ordinateur pendant la récupération ? BSC Location loue des ordinateurs fixes et portables à la semaine ou au mois.