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Un vieil appareil photo retrouvé dans un placard, et dedans une carte SD de 2 Go qui contient les photos de l'époque. Vous la glissez dans le lecteur d'un ordinateur récent : rien, ou une demande de formatage. À l'inverse, vous achetez une carte de 64 Go pour un compact de 2008, et l'appareil affiche « carte non formatée » ou refuse de démarrer. Dans les deux cas, le réflexe est de penser que la carte est morte. Le plus souvent, elle ne l'est pas : la carte et l'appareil ne parlent simplement pas la même génération.
Cet article explique ce que cachent les trois logos SD, SDHC et SDXC, pourquoi un lecteur ancien ne lit pas une carte récente et pourquoi un appareil ancien refuse une carte trop grande, comment trancher en quelques minutes entre une incompatibilité et une panne, sans rien écrire sur la carte, et à partir de quel moment il s'agit d'une récupération de données.
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L'essentiel en 30 secondes
1. SD, SDHC et SDXC sont trois générations de la même carte. Même taille, mêmes contacts, mais une adresse de mémoire et un système de fichiers différents. Un appareil lit sa génération et les précédentes, pas les suivantes.
2. Un appareil ancien qui refuse une carte récente n'abîme rien. Tant que vous n'acceptez pas de la formater, les données sont intactes.
3. Une vieille carte de 2 Go est lisible sur un ordinateur d'aujourd'hui. Si elle ne l'est pas, c'est le lecteur, la façon dont elle a été formatée, ou une panne. Les tests ci-dessous disent lequel.
4. Le signe d'une vraie panne : la carte n'est reconnue nulle part, ou elle est reconnue avec une capacité fausse, ou l'appareil qui l'a toujours lue demande soudain de la formater.
5. Ne formatez pas, ne « réparez » pas. Chaque écriture peut effacer ce que vous cherchez à retrouver.
Trois logos, trois générations
Regardez la carte : sous le nom de la marque, un petit logo indique sa famille.
| Logo sur la carte |
Capacité |
Système de fichiers prévu par la norme |
Époque |
| SD |
jusqu'à 2 Go |
FAT16 (FAT12 sur les toutes petites capacités) |
1999 à 2007 environ |
| SDHC |
4 à 32 Go |
FAT32 |
à partir de 2006 |
| SDXC |
64 Go à 2 To |
exFAT |
à partir de 2009 |
| SDUC |
au-delà de 2 To |
exFAT |
récent, encore rare |
Le logo compte plus que la capacité imprimée. Il a été choisi par la norme en fonction de la façon dont la carte s'adresse à l'appareil : une carte SD de première génération est adressée octet par octet, une SDHC l'est par bloc, et cette seule différence suffit à ce qu'un appareil conçu avant 2006 ne sache rien faire d'une SDHC. Entre SDHC et SDXC, le dialogue électrique est le même, mais le système de fichiers change : un appareil qui ne connaît que le FAT32 ne comprend pas l'exFAT d'une SDXC.
Au passage, les logos de vitesse qui accompagnent la famille (Class 10, U1, U3, V30, UHS-I ou UHS-II) n'ont aucun effet sur la lisibilité. Une carte UHS-II a une seconde rangée de contacts : dans un lecteur ordinaire, elle se lit simplement à la vitesse du lecteur.
La règle de compatibilité tient en une phrase :
un appareil ou un lecteur lit les cartes de sa génération et celles d'avant, pas celles d'après. Un appareil SDXC lit tout. Un appareil SDHC lit les SD et les SDHC. Un appareil SD ne lit que les SD. C'est écrit sur l'appareil, à côté de la fente, ou dans son mode d'emploi, et c'est la première chose à vérifier.
Cas n° 1 : la carte récente que l'appareil ancien refuse
Un compact des années 2006 à 2010 porte le logo SDHC. Vous y mettez une carte de 64 Go, forcément SDXC. Trois réactions possibles :
L'appareil ne voit rien, « pas de carte », ou il ne démarre pas. C'est un refus franc, et il n'abîme rien.
L'appareil propose de formater. Il a établi le dialogue avec la carte, mais ne comprend pas son exFAT. Si vous acceptez, il la reformatera dans son propre format, et les photos qui s'y trouvaient deviennent une récupération logique, encore accessible tant que rien d'autre n'a été écrit, mais un travail de laboratoire tout de même.
L'appareil semble fonctionner, parce que quelqu'un a formaté la carte en FAT32 sur un ordinateur. Cette combinaison n'est pas garantie par la norme : elle marche sur certains boîtiers, pas sur d'autres, et peut lâcher en cours de prise de vue. Pour un appareil SDHC, une carte de 32 Go au plus reste le choix sûr.
Même logique un cran plus bas : un appareil de 2004 ou 2005, marqué SD sans « HC », ne lit pas une carte de 4 Go et plus. Il affichera « erreur carte », « carte non formatée » ou rien du tout. Là encore, aucun dégât.
Ce cas dépasse les appareils photo. Les autoradios, les cadres numériques, les anciens caméscopes, les dashcams d'entrée de gamme, certaines imprimantes 3D ou cartes électroniques de bricolage ont une limite de capacité ou n'acceptent que le FAT32. Une carte « non reconnue » dans ces appareils est, en premier lieu, une question de génération.
Cas n° 2 : la vieille carte de 2 Go que l'ordinateur récent lit mal
Une carte SD de 2 Go, formatée par l'appareil de l'époque en FAT16, se lit sans difficulté sous Windows 10 ou 11 et sous macOS : ces systèmes n'ont jamais abandonné le FAT16. Si elle ne s'affiche pas, cherchez dans cet ordre.
Le lecteur. C'est le suspect principal. Certains lecteurs récents, surtout les modèles compacts USB-C et les lecteurs rapides conçus pour les cartes professionnelles, se comportent mal avec les cartes de première génération, lentes et de petite capacité. Le symptôme : la carte apparaît puis disparaît, ou n'apparaît jamais, alors que la même carte se lit dans un autre lecteur ou dans l'appareil d'origine. Le lecteur intégré d'un ordinateur portable et les lecteurs multicartes d'il y a dix ans sont souvent plus tolérants. Avant de conclure, : c'est le réflexe à avoir sur toute carte, ancienne ou non.
La carte n'est pas une SD. Une carte
MMC entre dans une fente SD : elle a la même largeur, mais elle est plus fine et n'a pas le petit verrou sur le côté. Beaucoup de lecteurs récents ne la lisent plus du tout. Si votre appareil est antérieur à 2005, regardez la carte de près. Pour les formats des très anciens appareils, xD, Memory Stick, MMC et SmartMedia, l'article décrit comment reconnaître le format et trouver de quoi le lire.
La façon dont elle a été formatée. Les appareils de cette époque écrivaient parfois la carte sans table de partition, à la manière d'une disquette, ou avec des réglages propres à la marque. Un ordinateur moderne lit généralement ces cartes, mais il peut aussi les présenter comme vides ou « à formater » alors que l'appareil d'origine les lit encore. Le test est simple : si l'appareil affiche les photos, la carte va bien. Reliez-le à l'ordinateur par son câble USB et copiez depuis l'ordinateur, sans rien supprimer ni formater depuis les menus de l'appareil.
Le cas inverse existe aussi. Une carte de 2 Go reformatée sur un ordinateur en FAT32, en exFAT ou en NTFS n'est plus conforme à sa norme. L'ordinateur la lit, l'appareil ancien la refuse. Rien n'est perdu, mais pour la réutiliser dans l'appareil il faudra la reformater en FAT16, après avoir copié les photos ailleurs.
Enfin, quelques cartes de 4 Go vendues juste avant l'arrivée du SDHC, sans logo HC, n'ont jamais été vraiment normalisées : leur lecture dépend du lecteur. Si vous en avez une, l'appareil d'origine reste le meilleur lecteur.
Trancher en cinq minutes, sans rien écrire sur la carte
L'ordre compte, parce que chaque étape s'arrête dès que la carte s'affiche, et parce qu'aucune n'écrit sur la carte.
1. Lisez les logos. Celui de la carte (SD, SDHC, SDXC) et celui de l'appareil ou du lecteur. Si la carte est d'une génération plus récente que l'appareil, vous avez votre réponse : c'est une incompatibilité, pas une panne.
2. Essayez la carte dans l'appareil qui l'a écrite, avec des piles ou une batterie chargées. S'il affiche les photos, copiez-les par le câble USB de l'appareil. Si l'appareil qui l'a toujours lue demande maintenant de la formater, passez à l'étape 4.
3. Changez de lecteur. Un deuxième lecteur, ou le lecteur intégré d'un autre ordinateur. Si la carte apparaît dans l'un et pas dans l'autre, c'est le lecteur.
4. Regardez la Gestion des disques de Windows (clic droit sur le bouton Démarrer), ou l'Utilitaire de disque sur Mac, sans cliquer sur « Formater », « Réparer » ni « S.O.S. ». La carte y est-elle, et avec quelle capacité ?
Capacité conforme à l'étiquette, volume marqué RAW, « non alloué » ou sain mais vide : la mémoire répond, c'est le sommaire des fichiers qui est abîmé ou absent. Panne logique, la plus simple à traiter.
Capacité absente, 0 octet, ou minuscule (2 Go pour une 128 Go, 32 Mo pour une 2 Go) : l'électronique de la carte répond, mais elle a perdu le lien avec sa mémoire. Ce que vous voyez n'est pas la carte, c'est une capacité de repli. L'article détaille ce cas.
Rien, dans aucun lecteur ni dans l'appareil : contacts, casse ou électronique.
5. Arrêtez là. Si la carte n'est pas apparue avec son contenu à l'une des étapes précédentes, chaque essai supplémentaire est une écriture potentielle, et un logiciel de « réparation » en est une à coup sûr.
Ce que ces tests écartent sans l'ombre d'un doute : une carte reconnue par un appareil et pas par un autre n'est pas en panne. Une carte en panne l'est partout.
Quand c'est une vraie panne
Trois situations relèvent du laboratoire, et le logo n'y est pour rien.
L'appareil d'origine demande de formater une carte qu'il lisait hier. Rien n'a changé de génération entre les deux. Le sommaire des fichiers a été abîmé, par un retrait pendant l'écriture, une batterie tombée à plat au mauvais moment, ou l'usure. Les photos sont encore dans la mémoire. Refusez le formatage et sortez la carte. Ce cas est détaillé dans .
La carte est reconnue avec une capacité fausse, ou pas reconnue du tout, dans aucun appareil. Le contrôleur de la carte, la petite puce qui gère la mémoire, ne fait plus son travail. Aucun logiciel ne peut y remédier : un logiciel passe par ce contrôleur. Le laboratoire accède alors directement à la mémoire de la carte pour en lire le contenu, puis reconstitue l'organisation des fichiers.
La carte est physiquement abîmée. Contacts rayés ou noircis, coque fendue, carte tordue. Une vieille carte sortie d'un tiroir a parfois des contacts oxydés : ne les frottez pas à la gomme ni au papier de verre, et ne nettoyez rien à l'alcool avant d'avoir essayé un autre lecteur. Les dégâts visibles se traitent au laboratoire, .
Une précision propre aux vieilles cartes : les SD de 2 Go des années 2005 à 2008 ont souvent une construction à composants séparés, un petit circuit imprimé avec une puce mémoire et un contrôleur distincts, là où les cartes récentes sont le plus souvent moulées en un seul bloc. Pour la récupération, c'est plutôt une bonne nouvelle : une panne d'électronique peut se réparer sur le circuit, et la puce mémoire se lit par une méthode connue. C'est le diagnostic, carte en main, qui dit à quelle construction on a affaire.
Et puisqu'il s'agit d'anciens appareils : une carte qui n'a pas été alimentée depuis dix ou quinze ans peut avoir perdu une partie de ses données, parce qu'une mémoire flash ne conserve pas sa charge indéfiniment. Ce n'est pas une raison pour s'inquiéter d'avance, c'en est une pour copier ces cartes maintenant, et pour ne pas multiplier les tentatives si la première lecture donne des photos abîmées.
Ce que fait le laboratoire, et combien ça coûte
Le , rendu sous 24 à 48 h après réception, et rien n'est lancé sans votre accord. Il commence par une lecture d'identification, sans rien écrire. La carte d'origine n'est jamais le support sur lequel on travaille : une copie en est faite dès qu'elle le permet, et tout le reste se fait sur la copie.
Dans notre grille, trois lignes couvrent les cas de cet article :
| Récupération logique : carte reconnue avec sa vraie capacité, photos invisibles, effacées, ou formatage demandé |
90 € |
| Réparation d'électronique : cartes à circuit imprimé, CompactFlash et anciennes SD à composants séparés |
190 € |
| Lecture directe de la mémoire : carte plus reconnue ou capacité fausse, construction connue |
390 € |
90 € TTC, récupération logique : la carte est reconnue avec sa vraie capacité, mais les photos sont invisibles, effacées, ou le volume demande un formatage. C'est aussi le cas de la carte formatée par erreur dans un appareil d'une autre génération, à condition que rien n'y ait été écrit ensuite.
190 € TTC, réparation d'électronique : réservée aux cartes à circuit imprimé, CompactFlash et anciennes SD à composants séparés, quand les contacts ou un composant sont en cause.
390 € TTC, lecture directe de la mémoire : la carte n'est plus reconnue ou annonce une capacité fausse, et sa construction est connue. Les constructions moulées plus délicates sont chiffrées au-delà, et c'est le diagnostic qui le dit.
Vous recevez la liste des fichiers récupérés avant de payer. Les photos sont restituées
sur un second support, jamais sur la carte d'origine : un support vierge que vous fournissez, un support neuf facturé au devis, ou un lien de téléchargement si le volume ne dépasse pas 8 Go. Les deux supports vous sont renvoyés ensemble. Le détail est dans . Pour décrire votre cas, le formulaire d' demande le type de carte, sa capacité, et surtout ce qui s'est passé : « lue par l'appareil, pas par l'ordinateur » ou « 2 Go affichés pour 128 Go » sont des indications qui orientent tout de suite.
Et pour la suite
Si l'incompatibilité est avérée et que la carte est saine, il vous faut simplement de quoi la lire : un lecteur multicartes qui cite votre format, ou pour un appareil ancien une carte de la bonne génération, 2 Go pour un appareil SD, 32 Go au plus pour un appareil SDHC. L'atelier fournit ce matériel et peut copier les cartes anciennes sur un support actuel.
Et si vous avez plusieurs cartes de cette époque à mettre à l'abri, avec les photos d'un ordinateur qui a suivi, peut le faire avec vous à domicile, sur le secteur de Hyères. Une carte mémoire est un support de prise de vue : quinze ans dans un tiroir, c'est déjà beaucoup lui demander.
Questions fréquentes
Puis-je mettre une carte SDXC de 64 Go dans un appareil marqué SDHC ?
La norme ne le prévoit pas. Dans le meilleur des cas, l'appareil la refuse ou propose de la formater. Si elle a été formatée en FAT32 sur un ordinateur, elle peut fonctionner sur certains boîtiers, sans garantie. Pour un appareil SDHC, restez à 32 Go au plus.
Mon appareil propose de formater une carte neuve. Est-ce grave ?
Si la carte est neuve et vide, non : vous pouvez laisser l'appareil la formater, c'est même la meilleure façon de la préparer pour lui, à condition qu'elle soit de la bonne génération. Si la carte contient des photos, refusez, et lisez-la d'abord sur un ordinateur.
Ma carte de 2 Go s'affiche sur l'ordinateur mais le dossier est vide, alors que l'appareil montre les photos.
Copiez les photos par le câble USB de l'appareil. Ensuite seulement, vous pourrez chercher pourquoi l'ordinateur ne les voit pas, sans risque. Ne lancez pas de réparation du disque entre-temps.
Une carte MMC se lit-elle dans un lecteur SD ?
Elle y entre, et elle s'y lit souvent, mais de nombreux lecteurs récents l'ignorent. Essayez un autre lecteur ou l'appareil d'origine avant de conclure. Le laboratoire la lit quel que soit le lecteur.
La carte s'affiche avec 32 Mo au lieu de 2 Go. Est-ce la capacité réelle ?
Non. Une carte qui annonce une capacité minuscule n'affiche pas une partie de son contenu, elle affiche une valeur de repli de son électronique. Les photos sont dans la mémoire, mais plus accessibles par le lecteur. C'est un cas de laboratoire.
Faut-il envoyer l'appareil avec la carte ?
Non, la carte seule. Le laboratoire n'a pas besoin du lecteur ni de l'appareil d'origine pour lire une carte, quelle que soit sa génération.
À retenir
SD jusqu'à 2 Go, SDHC de 4 à 32 Go, SDXC à partir de 64 Go : un appareil lit sa génération et les précédentes, jamais les suivantes.
Un refus d'incompatibilité n'abîme rien. Le danger commence quand on accepte le formatage proposé.
Vieille carte de 2 Go non lue : d'abord le lecteur, puis la question MMC ou SD, puis l'appareil d'origine par câble USB.
Vraie panne : capacité absente ou fausse, carte reconnue nulle part, ou formatage réclamé par l'appareil qui la lisait hier.
Rien n'est écrit sur la carte pendant les tests, ni par vous, ni par le laboratoire. Restitution sur un second support, téléchargement jusqu'à 8 Go.
Votre carte SD ancienne ou récente n'est reconnue nulle part ? Faites une en indiquant le type de carte, sa capacité, ce qui s'est passé et ce que vous avez déjà tenté. Vous pouvez aussi appeler le laboratoire au 09 71 32 65 95. Dépôt au 18 avenue Olbius Riquier à Hyères ou envoi par colis suivi depuis toute la France. Les pannes prises en charge et les tarifs sont sur la page .
Après la récupération, dans le groupe BSC.
🛠️ Remplacer la carte et vous équiper : fournit un lecteur multicartes et une carte de la bonne génération, à son atelier de Hyères.
🏠 Mettre en place une sauvegarde à domicile : vient configurer la copie automatique de vos photos chez les particuliers du secteur de Hyères.