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La carte n'est pas morte. L'ordinateur la voit, le dossier DCIM s'ouvre, les premières photos se copient. Puis tout ralentit : une image met trente secondes, la suivante deux minutes, la barre de copie reste plantée à 37 % avec « temps restant : calcul en cours », et l'Explorateur de Windows ne répond plus dès qu'on ouvre le dossier parce que les miniatures n'arrivent pas. On annule, on relance, on change de port USB, et la copie s'arrête un peu plus tôt à chaque fois.
Ce symptôme, une carte qui répond encore mais de plus en plus mal, est souvent le dernier état lisible avant une panne franche. Cette page explique ce qui se passe à l'intérieur de la carte à ce moment-là, pourquoi insister consomme ce qu'il lui reste, et pourquoi un laboratoire ne copie pas une carte dans cet état comme le fait Windows.
L'essentiel, si vous lisez ceci devant votre ordinateur

Une copie qui ralentit puis bloque toujours au même endroit
n'est pas un problème de câble. Vérifiez une fois le lecteur de cartes, puis arrêtez.

La carte
relit en boucle des zones qu'elle ne parvient plus à lire proprement. C'est ce qui prend des minutes par photo et fige l'Explorateur.
Chaque relance aggrave. Les zones fragiles se dégradent à force d'être relues, et le contrôleur de la carte peut finir par se bloquer tout à fait.
Gardez ce qui a déjà été copié, retirez la carte proprement et ne la remettez pas dans l'appareil.

Le laboratoire
copie la carte secteur par secteur, en contournant les zones mortes et en revenant dessus en dernier, puis extrait les photos de cette copie.
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Diagnostic gratuit et sans engagement.
Reconnaître le symptôme
Il se présente sous plusieurs formes, parfois toutes à la suite sur la même carte :

la copie démarre normalement puis
ralentit jusqu'à quelques Ko par seconde, et le temps restant annoncé passe de deux minutes à plusieurs heures ;

la copie
s'arrête toujours vers le même pourcentage ou sur le même fichier, avec un message « Erreur de données (contrôle de redondance cyclique) », « Le périphérique n'est pas prêt », « Erreur d'E/S », ou sans message du tout ;
l'Explorateur se fige quand on ouvre le dossier des photos, parce qu'il essaie de fabriquer les miniatures et attend la réponse de la carte pour chacune ;

l'appareil photo
met longtemps à afficher les images, ou rame en rafale, alors qu'il allait bien avec cette carte jusque-là ;

certaines photos s'ouvrent
avec une moitié grise ou des bandes de couleur ;

la carte est parfois
tiède, plus qu'avant, après quelques minutes de lecture.
Avant d'accuser la carte, un contrôle et un seul : essayez-la dans un
autre lecteur de cartes, branché directement sur l'ordinateur, pas à travers le câble de l'appareil photo ni un hub. Un lecteur usé, un adaptateur microSD vers SD fatigué ou un port qui décroche donnent des symptômes voisins. Si la carte se comporte de la même façon dans le second lecteur, le problème est dans la carte. Et c'est là qu'il faut s'arrêter, pas essayer un troisième lecteur, un autre ordinateur, puis le Mac du voisin.
Ce qui se passe dans la carte
Une carte mémoire stocke chaque bit sous forme d'une charge électrique minuscule, enfermée dans une cellule. Ces charges ne sont pas éternelles : elles s'affaiblissent avec l'usure de la cellule, avec le temps, avec la chaleur, et chaque lecture perturbe légèrement les cellules voisines. Une carte fonctionne donc en permanence avec un certain nombre de bits faux, et c'est prévu : le contrôleur, la petite puce qui pilote la mémoire, lit chaque bloc avec un code correcteur capable de rattraper un nombre limité d'erreurs.
Tant que les erreurs restent sous cette limite, la correction est invisible et la carte est rapide. Quand une zone s'approche de la limite, le contrôleur n'abandonne pas tout de suite : il
relit le même bloc plusieurs fois en ajustant ses réglages, jusqu'à obtenir un résultat qu'il juge correct. Chaque relecture prend du temps. Une photo lue d'un coup auparavant demande maintenant des dizaines de tentatives : voilà les trente secondes, puis les deux minutes par fichier. Windows, de son côté, attend la réponse de la carte. L'Explorateur ne « plante » pas, il attend, et comme il demande une miniature par image, il attend autant de fois qu'il y a de photos dans le dossier.
Quand la limite est dépassée sur un bloc, le contrôleur renvoie une erreur. La copie Windows s'interrompt sur ce fichier, à 37 % ou ailleurs, parce que Windows copie fichier par fichier et qu'il n'a aucun moyen de passer au suivant sans votre intervention. Les 37 % déjà copiés sont bons, eux. Le reste n'est pas perdu : il est dans une zone que la carte n'arrive plus à lire proprement par la voie normale.
Ce tableau est celui d'une carte
usée ou vieillissante : beaucoup de photos écrites et effacées, des années de service, une carte restée longtemps sans être lue, une exposition à la chaleur. Il se voit aussi sur des cartes bas de gamme ou de capacité gonflée, où la mémoire est de qualité inférieure. Il ne dit rien, en revanche, de ce que valent vos photos : les fichiers sont toujours là, ils sont simplement difficiles à lire.
Pourquoi insister use ce qui reste
C'est le point qui compte, et c'est l'inverse de l'intuition. Relancer la copie, essayer un autre logiciel, laisser tourner la nuit : tout cela part de l'idée qu'à force, ça finira par passer. Sur une carte dans cet état, c'est l'inverse qui se produit, pour trois raisons.
Chaque lecture fragilise un peu plus les zones fragiles. Lire un bloc perturbe les cellules voisines. Sur une carte saine, c'est négligeable. Sur une zone déjà à la limite de la correction, une copie relancée dix fois, c'est dix fois les mêmes blocs relus des dizaines de fois chacun. Des blocs qui passaient de justesse finissent par ne plus passer.
Le contrôleur fait du ménage pendant qu'on lit. Quand il constate qu'un bloc est devenu difficile, il peut décider de le recopier ailleurs, dans sa réserve de blocs sains. Sur une carte usée, cette réserve est souvent presque vide. Un contrôleur qui tente de déplacer des données vers une réserve épuisée peut corrompre ses propres tables internes, celles qui disent où se trouve chaque fichier. C'est à ce moment que la carte, qui montrait encore ses photos la veille, passe à « carte non formatée », à une capacité absurde de 32 Mo, ou n'est plus détectée du tout. La situation a alors changé de nature : la carte ne se lit plus par son connecteur, et la récupération passe par la lecture directe de la mémoire, autrement plus coûteuse.
Les logiciels de récupération lisent tout, plusieurs fois. Un logiciel grand public parcourt la carte du début à la fin pour chercher les fichiers, puis la relit pour les extraire. Sur une carte qui met deux minutes par photo, il va rester bloqué des heures sur les premières zones difficiles, en les relisant exactement comme Windows, et il n'atteindra jamais les zones saines situées plus loin. Il ne récupère rien et il fatigue la carte. L'article montre ce qu'on obtient quand un logiciel conclut malgré tout sur une carte instable.
À l'atelier, nous recevons des cartes dont le propriétaire décrit très précisément ce ralentissement progressif, et qui, à l'arrivée, ne répondent plus du tout. Entre les deux, il y a eu une semaine d'essais. Rien ne permet de dire combien de tentatives une carte donnée supportera : certaines encaissent, d'autres lâchent à la deuxième. C'est précisément parce qu'on ne peut pas le savoir qu'il faut s'arrêter tôt.
Ce qu'il faut faire, et ne plus faire
Faire
Arrêtez la copie en cours si elle est figée depuis plusieurs minutes, et notez à quel fichier ou à quel pourcentage elle en était.
Conservez ce qui a déjà été copié. Ces fichiers-là sont bons. Ne les recopiez pas pour « avoir une version propre », vous n'y gagnez rien et la carte y perd.
Retirez la carte proprement (éjection, puis retrait), et rangez-la dans son étui.
Notez les symptômes : lenteur, pourcentage de blocage, message exact, photos à moitié grises. Ils servent au diagnostic.
Ne plus faire
Ne relancez pas la copie en boucle, ni sur un autre ordinateur, ni sur un Mac « pour voir ».
Ne lancez pas chkdsk, ni « Analyser et réparer le lecteur » proposé par Windows : ces outils écrivent sur la carte pour corriger ce qu'ils croient être une erreur de fichiers, alors que le problème est dans la mémoire.
Ne formatez pas, même si Windows ou l'appareil le proposent, et n'utilisez aucun outil de « réparation » du fabricant : la plupart remettent la carte à zéro.
Ne remettez pas la carte dans l'appareil photo pour vérifier que les photos y sont encore. L'appareil lit la carte, exactement comme l'ordinateur, et il y écrit parfois des fichiers de gestion.
Ne laissez pas la carte branchée « au cas où ça passe tout seul ». Sous tension, le contrôleur continue son ménage interne.
N'essayez pas un logiciel de récupération sur une carte qui met des minutes par fichier. C'est l'outil le plus lourd en lectures qu'on puisse lui infliger.
Si la carte a déjà basculé, qu'elle n'est plus reconnue, demande un formatage ou affiche une capacité absurde, les articles , et décrivent ces situations. La conduite reste la même : rien de plus sur la carte.
Pourquoi le laboratoire copie la carte autrement
Windows copie des fichiers. Un laboratoire de récupération copie
la carte, secteur par secteur, du premier au dernier, sans se soucier de ce qu'ils contiennent, pour obtenir une image complète du support sur laquelle tout le travail se fera ensuite. La différence n'est pas une question d'outil, c'est une question de méthode, et elle change tout sur une carte dans cet état.
La lecture se fait avec un délai d'attente contrôlé. Quand Windows demande un bloc, il attend aussi longtemps que la carte le fait patienter, et la carte relit en boucle. Le laboratoire fixe un délai court : si un bloc ne répond pas dans ce délai, il est noté comme difficile et on passe au suivant, sans que la carte s'épuise dessus.
Les zones saines sont copiées d'abord. Une carte usée a en général des zones qui se lisent encore à pleine vitesse et des zones malades. La première passe prend tout ce qui se lit facilement. C'est ce qui met à l'abri, sans avoir touché aux zones fragiles, tout ce que la carte peut encore donner facilement.
Les zones difficiles sont reprises en dernier, et séparément. Une fois le reste à l'abri, les blocs notés difficiles sont relus, avec un nombre de tentatives choisi, par petits paquets, en surveillant comment la carte réagit. Si elle commence à faiblir, on arrête, on laisse reposer, on reprend. Ce qui ne sort pas est noté comme manquant dans l'image, plutôt que de forcer.
La carte peut cesser de répondre en cours de route. Ça arrive, et c'est la raison de l'ordre ci-dessus : ce qui a été copié avant est acquis. Si la carte ne se lit plus par son connecteur, les photos sont toujours dans la puce mémoire, et il reste la lecture directe de cette puce, pour laquelle le laboratoire est équipé. Ce n'est pas une impasse, mais c'est un autre travail, et un autre prix.
Les photos sont extraites de l'image, jamais de la carte. Une fois la copie faite, la carte est rangée et ne sert plus. La reconstruction des dossiers, la recherche des photos, les contrôles se font sur l'image. Un fichier dont une partie se trouvait dans une zone qui n'a pas pu être lue est signalé comme abîmé dans la liste qui vous est remise, et nous vous disons ce qu'on obtient en l'ouvrant. Comment lire cette liste et ce qu'on vérifie avant de payer : .
Un dernier mot sur le temps que ça prend : une carte qui met des minutes par photo chez vous ne devient pas rapide chez nous. La copie contrôlée d'une carte dans cet état peut demander longtemps, et nous ne promettons pas de délai. La page de suivi de votre dossier vous dit où en est la copie.
Combien ça coûte
Le tarif dépend de ce que le diagnostic constate, pas du nombre de photos ni de la capacité de la carte. Trois cas sur une carte qui ralentit :
| Situation |
Tarif TTC |
| La copie contrôlée passe, et les photos en sortent |
90 € |
| Carte à circuit imprimé (CompactFlash, anciennes SD à composants séparés) : électronique ou contacts à réparer avant la copie |
190 € |
| La carte ne répond plus par son connecteur, lecture directe de la mémoire |
390 € |
Le cas de cet article, une carte qui ralentit mais répond encore, relève de la ligne à 90 € dès que la copie contrôlée passe. La même carte poussée jusqu'au mutisme par des essais répétés passe à 390 €, avec une faisabilité et un tarif qui dépendent alors de la construction exacte de la carte : les microSD et les constructions les plus difficiles sont chiffrées plus haut, c'est le diagnostic qui le dit. Diagnostic et devis sont gratuits, rien n'est lancé sans votre accord, et si vos photos prioritaires ne figurent pas dans la liste remise, vous ne payez pas la récupération. Les lignes complètes sont sur la page et dans l'article . Les photos vous reviennent sur un second support, jamais sur la carte d'origine, ou par lien de téléchargement jusqu'à 8 Go.
Et la carte, après
Une carte qui a montré ce symptôme ne doit plus servir, même si, une fois vidée, elle semble à nouveau fonctionner. Elle a consommé sa réserve, et la prochaine séance de photos peut être celle qui la bloque pour de bon. Remplacez-la par une carte de marque, achetée chez un revendeur identifié, et ne gardez jamais vos photos sur la seule carte : une carte mémoire est un support de prise de vue, pas un support de conservation. Si vous photographiez beaucoup, l'article décrit une organisation qui évite de se retrouver dans cette situation.
Questions fréquentes
La copie est à 37 % depuis une heure. Je la laisse finir ?
Non. Une copie Windows qui n'avance plus depuis plusieurs minutes est bloquée sur un fichier que la carte n'arrive pas à lire, et elle ne passera pas au suivant toute seule. Annulez-la, gardez ce qui a été copié, retirez la carte.
Les 37 % déjà copiés sont-ils fiables ?
Oui. Un fichier que Windows a copié sans erreur est complet. Mettez-les à l'abri sur l'ordinateur et ne les recopiez pas depuis la carte.
Est-ce que ça peut venir de mon ordinateur plutôt que de la carte ?
Un lecteur de cartes usé, un adaptateur microSD fatigué ou un port USB qui décroche donnent des ralentissements et des coupures. La différence : avec un autre lecteur, une carte saine redevient rapide. Faites cet essai une fois. Si la lenteur reste, c'est la carte.
Un logiciel de copie « tolérant aux erreurs » peut-il faire ce que fait le laboratoire ?
Il existe des outils qui passent au fichier suivant en cas d'erreur, ce qui vaut mieux que l'Explorateur. Mais ils copient toujours fichier par fichier, à travers le contrôleur de la carte, sans contrôler les tentatives, et ils relisent les zones difficiles exactement comme Windows. Sur une carte qui ralentit franchement, chaque passage supplémentaire est un risque. Si les photos comptent, la copie secteur par secteur en laboratoire passe avant.
Pourquoi certaines photos s'ouvrent avec une moitié grise ?
La partie grise correspond à une zone de la carte que le contrôleur n'a pas réussi à lire : le fichier est sorti incomplet. Sur la copie contrôlée, ces zones sont reprises en dernier, avec des tentatives choisies, et certaines finissent par passer. Celles qui ne passent pas restent grises, et nous vous le disons dans la liste.
La carte marchait bien hier, pourquoi d'un coup ?
L'usure est progressive mais la correction d'erreurs masque tout jusqu'au moment où elle ne suffit plus. Le ralentissement est le premier signe visible, et il peut arriver après des mois sans aucun symptôme. Une carte restée longtemps sans être lue, ou laissée dans une voiture en plein été, peut aussi franchir ce seuil d'un coup.
Vous pouvez la réparer pour que je continue à l'utiliser ?
Non, et nous ne le proposons pas. La récupération vise vos photos, pas la carte. Une mémoire usée ne redevient pas fiable.
À retenir
Une copie qui ralentit jusqu'à bloquer, un Explorateur figé sur le dossier, des miniatures qui n'arrivent pas : la carte relit en boucle des zones qu'elle ne lit plus proprement. C'est le dernier état lisible avant la panne franche.
Un essai dans un autre lecteur, et c'est tout. Si la lenteur reste, c'est la carte.
Chaque relance aggrave : les zones fragiles se dégradent à la relecture et le contrôleur peut se bloquer, parfois sans retour par le connecteur.
Gardez ce qui est copié, retirez la carte, n'y touchez plus. Ni chkdsk, ni formatage, ni logiciel de récupération, ni retour dans l'appareil.
Le laboratoire copie la carte secteur par secteur, zones saines d'abord, zones difficiles en dernier avec des tentatives contrôlées, puis extrait les photos de cette copie. La carte n'est jamais le support de travail.
90 € TTC si la copie contrôlée passe, 190 € TTC pour une carte à circuit imprimé à réparer, 390 € TTC et plus si la mémoire doit être lue directement. Diagnostic et devis gratuits, restitution sur un second support ou téléchargement jusqu'à 8 Go.
Votre carte SD ou microSD se copie de plus en plus lentement, ou la copie s'arrête toujours au même endroit ? Faites une en indiquant le type de carte, sa capacité, le pourcentage où la copie bloque et ce que vous avez déjà tenté. Vous pouvez aussi appeler le laboratoire au
09 71 32 65 95. Dépôt au 18 avenue Olbius Riquier à Hyères ou envoi par colis suivi depuis toute la France.
Le détail de notre service et des tarifs : .
Autour de votre carte mémoire, dans le groupe BSC.
🛠️ Besoin d'une carte neuve, d'un lecteur de cartes fiable ou d'un disque de sauvegarde : fournit et installe le matériel, à son atelier de Hyères.
🏠 Mettre en place à domicile une habitude simple de copie de vos photos : intervient chez les particuliers sur le secteur de Hyères.
Sources : documentation publique des fabricants de mémoire flash sur les codes correcteurs, la rétention et l'usure des cellules ; documentation Microsoft sur l'Explorateur, la copie de fichiers et chkdsk ; cartes mémoire reçues à l'atelier après plusieurs jours d'essais de copie.