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L'essentiel en 30 secondes
C'est raisonnable si le portable est en panne, pas le disque : écran noir, carte mère, charge, clavier, Windows qui ne démarre plus. Si le disque faisait déjà du bruit ou ralentissait tout, ce n'est plus un cas de boîtier USB.
Le disque se trouve sous une trappe ou sous le fond du portable, tenu par une à quatre vis et parfois un petit berceau. Batterie retirée ou débranchée d'abord.
Le connecteur est presque toujours du SATA standard. Ce qui est propriétaire, c'est l'adaptateur ou la nappe qu'on trouve sur certains Dell, HP, Toshiba ou Lenovo : on le retire, le disque dessous est normal. Les vraies exceptions sont les disques IDE d'avant 2008, les 1,8 pouce, et les SSD M.2 ou soudés.
Un boîtier USB 3 pour disque 2,5 pouces, alimenté par le port, branché directement sur un port du PC, sans rallonge ni hub. Et quatre pièges une fois branché : BitLocker, « accès refusé », proposition de formater, ou un disque qui clique. Les deux derniers signifient qu'il faut arrêter et faire une .
Le portable ne s'allume plus, ou démarre sur un écran noir, ou affiche « Boot Device Not Found », et les photos, les documents et la comptabilité sont dedans. La question qui vient tout de suite : peut-on sortir le disque dur et le lire sur un autre ordinateur, sans passer par une réparation ? Souvent oui. Dans un portable d'avant 2019 environ, le stockage est un disque dur de 2,5 pouces avec un connecteur standard, et un boîtier USB à dix euros suffit à le lire sur n'importe quel PC. C'est ce que nous faisons nous-mêmes à l'atelier quand le disque est sain.
Mais « souvent » n'est pas « toujours », et c'est là que cet article veut être utile. Il décrit comment repérer et sortir le disque, quel boîtier acheter, et surtout les quatre situations où la manipulation ne donne rien ou fait des dégâts : un connecteur qui n'est pas du SATA standard, un disque chiffré sans que vous le sachiez, un « accès refusé » qui bloque les dossiers, et un disque qui se met à cliquer dès qu'on le branche. Dans ce dernier cas, la bonne décision est de nous le confier tel quel. Les prix ne sont pas traités ici, ils dépendent de la panne : ils sont sur la page et dans l'article .
Cet article complète , qui pose le principe. Ici, on passe à la pratique.
Quand c'est raisonnable, et quand ça ne l'est pas
La manipulation a un sens dans un seul cas :
le portable est en panne, le disque ne l'est pas. C'est le cas le plus fréquent de loin. Un portable meurt par sa carte mère, son circuit de charge, son connecteur d'alimentation, son écran, son clavier noyé, ou par un Windows qui ne démarre plus après une mise à jour. Le disque, lui, n'a rien : il attend dans son berceau, et tout ce qu'il contient est intact. Sortir ce disque et le lire ailleurs est la méthode la plus simple et la plus sûre pour récupérer ses fichiers, à condition de respecter les étapes de cet article.
À l'inverse, sortir le disque ne sert à rien, et peut coûter cher, si c'est
le disque lui-même qui est en panne. Les signes qui le disent, avant même d'ouvrir le portable :

le portable était devenu
très lent dans les semaines précédentes, avec des blocages de plusieurs secondes et un disque à 100 % dans le gestionnaire des tâches (voir ) ;

Windows affichait
« Windows a détecté un problème de disque dur » ou des erreurs de lecture sur certains fichiers ;

le portable émettait un
tic-tic, un claquement ou un grincement au démarrage, ou après une chute ;

le portable démarrait sur « Boot Device Not Found » ou « No bootable device »
alors qu'il s'allume normalement par ailleurs : le disque ne répond plus au BIOS, c'est lui qui a un problème, pas la machine.
Dans ces cas, le disque est malade et chaque mise sous tension l'use un peu plus. Le brancher dans un boîtier USB pour « voir », puis lancer un logiciel de récupération dessus, est exactement ce qui transforme une récupération simple en récupération difficile, parfois impossible. Le disque se retire du portable, oui, mais pour aller au laboratoire, pas dans un boîtier. Nous expliquons pourquoi dans .
Un cas intermédiaire : le portable a
pris un choc ou un liquide. Après un liquide, le disque est en général épargné (il est fermé), mais il faut le sortir avant que la corrosion gagne sa carte électronique, et ne pas le brancher s'il est humide. Après une chute portable allumé, le disque a pu être touché : écoutez-le très attentivement au premier branchement, et au moindre bruit anormal, débranchez. Détail dans .
Avant d'ouvrir : vérifiez que c'est bien un disque 2,5 pouces
Tous les portables n'ont pas un disque dur de 2,5 pouces. Un repère simple : l'année et l'épaisseur de la machine.
Portable de 2008 à 2018 environ, épais de plus de 2 cm : très probablement un disque dur 2,5 pouces SATA, parfois remplacé depuis par un SSD 2,5 pouces, qui se sort exactement de la même façon ;
Portable fin ou récent (ultrabook, 2017 et après) : le stockage est souvent un SSD M.2, une petite barrette de la taille d'une barrette de chewing-gum, qui se sort aussi mais se lit avec un autre boîtier (M.2 SATA ou M.2 NVMe, les deux existent et ne sont pas interchangeables). Notre page décrit ces formats ;
Portable très fin, Surface, certains Dell XPS, Chromebook, portables d'entrée de gamme à 32 ou 64 Go : le stockage peut être soudé sur la carte mère. Rien ne se sort, et la récupération passe par la réparation de la machine ou par le laboratoire. Voir ;
Portable d'avant 2008 : le disque 2,5 pouces est probablement en IDE, avec deux rangées de 22 broches fines au lieu d'un connecteur plat. Il se sort pareil, mais le boîtier USB n'est pas le même. Nous traitons ce cas dans .
En cas de doute, le modèle exact du portable (étiquette sous la machine) tapé dans un moteur de recherche avec « disque dur » ou « SSD » lève l'ambiguïté en une minute, souvent avec une vidéo de démontage.
Sortir le disque : trappe ou fond complet
Deux précautions avant tout.
Retirez la batterie si elle est amovible, ou débranchez son connecteur de la carte mère si elle est interne (un connecteur blanc ou noir, souvent à côté de la batterie, qui se déclipse sans forcer). Et
touchez un radiateur ou la carcasse métallique d'un appareil branché avant de toucher le disque, pour évacuer l'électricité statique. Travaillez sur une table dégagée, avec un petit récipient pour les vis : elles ne sont pas toutes de la même longueur, et une vis trop longue remise au mauvais endroit peut percer la carte mère.
Le cas facile : une trappe dédiée. Sur beaucoup de portables de 2008 à 2015, le dessous porte une ou plusieurs trappes rectangulaires fermées par une ou deux vis. L'une contient la mémoire, l'autre le disque, parfois les deux ensemble. Un petit pictogramme de disque est souvent gravé à côté. On dévisse, on soulève la trappe, et le disque apparaît, posé dans un berceau métallique ou plastique.
Le disque est enfiché dans son connecteur sur un côté. Pour le sortir, on retire d'abord les vis du berceau (une à quatre), puis on tire le disque à l'opposé du connecteur, à plat, sans le soulever : il coulisse de quelques millimètres et se libère. Une languette en plastique ou en tissu est souvent prévue pour cela. Ne forcez jamais verticalement sur un disque encore enfiché : le connecteur SATA ne supporte pas l'effet de levier.
Le cas courant : démonter le fond. À partir de 2015 environ, les trappes disparaissent et il faut retirer la coque inférieure entière. Elle tient par une dizaine à une quinzaine de vis, parfois cachées sous les patins en caoutchouc (on les décolle avec l'ongle, ils se recollent) ou sous une étiquette, puis par des clips tout autour. Après les vis, on passe un médiator ou une carte plastique rigide dans la rainure entre la coque et le reste du châssis, et on fait sauter les clips un par un en faisant le tour. Ça craque, c'est normal ; ça ne doit pas casser. Si la coque résiste franchement à un endroit, c'est qu'il reste une vis.
La coque enlevée, le disque est visible, en général dans un angle, dans un berceau vissé au châssis. Même geste ensuite : vis du berceau, puis coulissement à l'opposé du connecteur, ou débranchement de la nappe quand il y en a une (voir ci-dessous).
Si vous ne voulez pas ouvrir, rien n'oblige à le faire. Vous pouvez nous apporter ou nous envoyer le portable entier : nous sortons le disque, nous le lisons, et nous vous rendons le portable avec son disque. Nous décrivons dans ce que chaque option implique.
Le connecteur : SATA standard, ou adaptateur propriétaire à retirer
Un disque dur 2,5 pouces SATA se reconnaît à son connecteur : deux lames plates côte à côte sur la tranche, une courte de 7 contacts pour les données et une longue de 15 contacts pour l'alimentation. C'est ce connecteur que le boîtier USB attend.
Le piège, c'est qu'une fois sorti du portable, le disque porte parfois autre chose au bout :
un petit adaptateur enfiché sur le connecteur SATA, de la largeur du disque, qui présente de l'autre côté une prise différente, mâle ou femelle. On le trouve sur beaucoup de Dell (Latitude, Inspiron, Vostro), certains HP et Compaq, et des Toshiba plus anciens. Il tient par friction : on le tire dans l'axe, et le connecteur SATA standard apparaît dessous. Gardez-le avec le portable, il resservira si vous remontez un disque ;
une nappe plate souple reliée au disque par un petit connecteur, fréquente sur les Dell Inspiron, HP et Lenovo récents, où le disque n'est plus enfiché directement sur la carte mère mais relié par ce câble. Le bout qui s'enfiche sur le disque est en réalité un adaptateur SATA : on le déclipse ou on le tire doucement, et le disque est standard ;
un berceau ou « caddy » métallique vissé autour du disque, avec parfois un connecteur intermédiaire. Il se dévisse (quatre vis sur les flancs du disque, en général). Si le caddy porte un connecteur, c'est encore un adaptateur : le disque dessous reste SATA.
Dans tous ces cas, la règle est la même :
ce qui est propriétaire, c'est la pièce intercalée, pas le disque. Une fois nu, un disque 2,5 pouces SATA se lit dans n'importe quel boîtier.
Les vraies exceptions, où aucun boîtier 2,5 pouces courant ne convient :
| Ce que vous voyez sur le disque |
Ce que c'est |
Ce qu'il faut |
| Deux lames plates, une courte et une longue |
SATA 2,5 pouces |
boîtier USB 2,5 pouces standard |
| Deux rangées de broches fines (44), parfois avec un petit adaptateur à broches |
IDE 2,5 pouces (avant 2008 environ) |
boîtier ou adaptateur USB vers IDE 2,5 pouces, voir |
| Disque plus petit (environ 5,4 × 7 cm), relié par une nappe plate très fine à loquet, ou par un connecteur SATA miniature |
disque 1,8 pouce ZIF, LIF ou micro SATA (ultraportables 2006-2011, Dell Latitude D430, Toshiba Portégé R500, Sony Vaio TZ, MacBook Air 2008) |
adaptateur spécifique, rare et fragile : le détrompeur de la nappe ZIF est à respecter, une nappe à l'envers grille la carte du disque. Cas à nous confier plutôt qu'à tenter |
| Barrette plate de 22 mm de large vissée par une seule vis |
SSD M.2 |
boîtier M.2, en vérifiant SATA ou NVMe, voir |
| Petite carte carrée vissée, de la taille d'une boîte d'allumettes |
SSD mSATA (2011-2015) |
boîtier ou adaptateur mSATA |
Le boîtier USB : ce qu'il faut prendre, et ce qui crée un faux symptôme
Un boîtier USB 3.0 pour disque 2,5 pouces SATA, alimenté par le port, convient. Il coûte une dizaine d'euros, se trouve partout, et contient une petite carte électronique, le pont USB-SATA, dont la qualité fait toute la différence. Prenez une marque connue plutôt que le moins cher du site de vente ; sur un disque dont les données comptent, ce n'est pas l'endroit où économiser cinq euros. Vérifiez l'épaisseur acceptée : la plupart des boîtiers prennent les disques de 7 et 9,5 mm, les disques de 12,5 ou 15 mm, plus rares, ont besoin d'un boîtier adapté. Une station d'accueil SATA, dans laquelle on pose le disque debout, fait le même travail et sert aussi aux disques 3,5 pouces.
Quelques règles de branchement, parce qu'un disque 2,5 pouces en USB vit uniquement du courant du port :
Branchez-le directement sur un port du PC, à l'arrière d'une tour ou sur le flanc d'un portable, jamais sur un hub, un clavier ou une rallonge. Un port qui fournit trop peu de courant donne un disque qui démarre puis se coupe, ou qui n'apparaît pas du tout, alors qu'il est sain ;
Utilisez le câble fourni, court. Un câble USB 3 abîmé fait des déconnexions à répétition, qu'on prend pour une panne du disque. Voir ;
Posez le boîtier à plat sur la table, pas sur la tour ni sur le portable qui vibre ;
Écoutez les cinq premières secondes. Un disque sain donne une brève vibration sous les doigts, puis un souffle régulier et silencieux. Tout autre bruit, tic-tic, claquement, bip, bourdonnement sans rotation, est une panne : débranchez et n'allez pas plus loin. Notre permet de comparer.
Si le disque est reconnu et que ses fichiers s'ouvrent, copiez d'abord ce qui compte le plus, dans l'ordre d'importance, vers le disque du PC hôte ou vers un autre disque externe. Ne triez pas, ne rangez pas, ne « nettoyez » pas sur le disque sorti : on copie, on vérifie que la copie s'ouvre, et seulement ensuite on se pose la question de ce qu'on fait du disque. Dans Windows, les documents, photos et bureau se trouvent sous « Utilisateurs » (ou « Users »), puis le nom de la session.
Les quatre choses qui coincent une fois le disque branché
1. Un cadenas, et une demande de clé de récupération : BitLocker. Le disque apparaît dans l'explorateur avec un cadenas jaune, et un clic dessus demande un mot de passe ou une clé de récupération de 48 chiffres. Le disque est chiffré par BitLocker, et c'est beaucoup plus courant qu'on ne le croit : Windows 10 et 11 activent le chiffrement sans rien demander sur de nombreux portables récents dès qu'une session est ouverte avec un compte Microsoft. La plupart des personnes concernées l'ignorent jusqu'au jour où le disque est lu ailleurs.
Rien n'est perdu. La clé est en général enregistrée dans le compte Microsoft de la personne qui utilisait le portable, consultable depuis n'importe quel navigateur. Nous expliquons où la trouver dans et le phénomène lui-même dans . En revanche, sans la clé, ni nous ni personne ne peut lire ce disque : le chiffrement est conçu pour ça. Et surtout, ne cliquez pas sur une proposition de formater le disque chiffré pour « le débloquer ».
Le même principe vaut pour un Mac : un disque d'un MacBook avec FileVault demande le mot de passe de session, et un disque Mac non chiffré ne se lit sur Windows qu'avec un logiciel capable de lire le format APFS ou HFS+. Il se lit en revanche directement sur un autre Mac.
2. « Accès refusé » sur le dossier de l'utilisateur. Le disque est reconnu, Windows est dedans, mais le dossier « Utilisateurs\Prénom » refuse de s'ouvrir, ou s'ouvre vide, ou affiche « Vous n'avez pas actuellement l'autorisation d'accéder à ce dossier ». C'est une question de droits : les dossiers personnels d'un Windows sont réservés au compte qui les a créés, et le PC hôte vous voit comme quelqu'un d'autre. Cela se règle en prenant possession du dossier, et nous décrivons la marche à suivre, ainsi que les signes qui montrent que ce n'est pas un problème de droits mais un disque malade, dans
Un détail à connaître : prendre possession d'un dossier écrit sur le disque (il modifie les droits de chaque fichier). Sur un disque sain, c'est sans conséquence. Sur un disque qui ralentit ou qui fait des erreurs, c'est une raison de plus de s'arrêter avant.
Deux pièges voisins. Un portable mis en veille prolongée plutôt qu'éteint laisse son disque dans un état que Windows lit sans problème mais qu'un Mac ou un Linux refuse de modifier : lisez-le sur un Windows, ou en lecture seule. Et les mots de passe enregistrés dans le navigateur ne se récupèrent pas en copiant le dossier du navigateur : ils sont chiffrés avec le mot de passe de session Windows de la personne. Les favoris, eux, se copient sans difficulté.
3. Windows propose de formater, ou le disque apparaît en RAW. « Vous devez formater le disque avant de pouvoir l'utiliser », une fenêtre « Initialiser le disque », ou un disque présent dans la Gestion des disques avec la mention RAW ou « Non alloué ». Cliquez sur Annuler, à chaque fois. Ces messages signifient que Windows ne comprend plus la structure du disque, ce qui arrive soit parce que le disque a des secteurs illisibles (le cas le plus fréquent sur un disque sorti d'un portable en panne), soit parce qu'il est chiffré d'une façon que ce PC ne reconnaît pas, soit parce que le pont USB du boîtier dialogue mal avec lui.
Formater efface la carte des fichiers ; initialiser écrit par-dessus les premiers secteurs. Les deux compliquent la récupération, et la seconde est souvent proposée par défaut. Nos articles et détaillent ce qu'il faut faire, et ne pas faire, dans ce cas. Un seul essai avec un logiciel de récupération, sur un disque qui ne fait aucun bruit anormal, avec enregistrement sur un autre support, est tolérable ; une série de logiciels sur un disque qui ralentit ne l'est pas, et nous expliquons pourquoi dans .
4. Le disque clique, ne monte pas, ou gèle le PC. C'est le piège le plus grave, parce qu'il est le plus tentant de passer outre. Le disque, branché en USB, fait tic-tic, ou démarre puis se coupe, ou n'apparaît qu'au bout de plusieurs minutes, ou apparaît mais gèle l'explorateur dès qu'on ouvre un dossier, ou copie trois fichiers puis se bloque sur le quatrième. Dans tous ces cas, le disque est en panne mécanique ou a des secteurs illisibles, et chaque minute sous tension l'use davantage. Les têtes de lecture qui n'arrivent plus à lire finissent par abîmer la surface des plateaux, là où sont les données ; c'est la seule situation qui rend une récupération réellement impossible, et elle ne se produit presque jamais au premier branchement, mais au dixième.
La bonne décision est simple : débranchez, et ne rebranchez plus, ni sur ce PC, ni sur un autre, ni « juste pour voir si ça passe mieux à froid ». Le disque va au laboratoire tel quel, avec sa carte électronique d'origine, sans avoir été ouvert. Nous expliquons dans et ce que ces symptômes signifient, et dans ce qui se passe ensuite.
Un disque qui ne fait aucun bruit du tout dans le boîtier, aucune vibration au démarrage, alors que le port fournit bien du courant, est un cas différent : carte électronique en panne, ou moteur. Même conclusion, on ne multiplie pas les essais, et surtout on ne cherche pas une carte identique sur internet pour l'échanger : et expliquent pourquoi.
Résumé : feu vert, feu orange, feu rouge
| Ce que vous constatez |
Verdict |
Ce qu'il faut faire |
| Disque reconnu, silencieux, dossiers qui s'ouvrent |
feu vert |
copier l'essentiel tout de suite, vérifier la copie |
| Cadenas, clé BitLocker demandée |
feu orange |
retrouver la clé dans le compte Microsoft, ne rien formater |
| « Accès refusé » sur le dossier personnel, disque par ailleurs rapide et silencieux |
feu orange |
prendre possession du dossier, voir l'article dédié |
| Disque absent, qui apparaît et disparaît, démarre puis se coupe, sur un hub ou une rallonge |
feu orange |
rebrancher directement sur un port du PC, câble court ; si ça persiste, feu rouge |
| « Vous devez formater », RAW, « Initialiser le disque » |
feu rouge |
Annuler, débrancher, estimation |
| Tic-tic, claquement, bip, bourdonnement, ou PC qui gèle à l'ouverture d'un dossier |
feu rouge |
débrancher, ne plus rebrancher, estimation |
| Connecteur à broches, nappe fine à loquet, disque minuscule, barrette M.2 |
pas un cas de boîtier 2,5 pouces |
voir le tableau des connecteurs, ou nous confier le disque ou le portable |
Ce que fait le laboratoire si vous nous confiez le disque ou le portable
Le diagnostic est gratuit et sans engagement, que le disque arrive seul ou dans son portable. S'il arrive dans le portable, nous le sortons nous-mêmes, ce qui règle au passage la question de l'adaptateur propriétaire ou du 1,8 pouce. Le disque n'est jamais lu « à la main » comme on le ferait avec un boîtier USB : il est copié, zone par zone, par des outils professionnels de récupération qui tolèrent les secteurs illisibles et n'insistent pas sur les zones faibles, vers un support sain, et c'est cette copie qui sert à retrouver vos fichiers. Une panne mécanique passe par la salle blanche avec des pièces compatibles ; une panne électronique par une réparation ou un remplacement de carte après transfert des informations propres au disque ; un disque chiffré se traite avec votre clé ou votre mot de passe, jamais sans.
Les données récupérées sont restituées sur un second support, jamais sur le disque d'origine : un support vierge que vous fournissez, ou un support neuf facturé, et les deux vous sont renvoyés. Jusqu'à 8 Go, un téléchargement sécurisé est possible. Le délai dépend de la panne et, pour la mécanique, de la disponibilité des pièces : il est précisé au devis. Les prix dépendent de la panne constatée, pas de la capacité ni de la marque : page et article .
Et le portable, une fois les fichiers en sécurité ?
Si le disque était sain et que c'est le portable qui a lâché, deux voies. Une panne de carte mère, de charge ou de connecteur d'alimentation relève de , qui répare les cartes mères de PC portables et de Chromebooks à Hyères. Un Windows qui ne démarre plus, un disque à remplacer par un SSD, une réinstallation avec vos fichiers remis en place, c'est , à la même adresse. Pour les particuliers qui préfèrent qu'on vienne reconfigurer la nouvelle machine chez eux, intervient à domicile autour de Hyères. Et si vous avez besoin d'un ordinateur tout de suite, le temps de la réparation, loue des portables pour quelques jours ou quelques mois.
Questions fréquentes
Est-ce que sortir le disque annule la garantie du portable ?
Sur un portable sous garantie, ouvrir la coque peut poser problème selon le constructeur, et un portable sous garantie qui ne s'allume plus a surtout vocation à partir en SAV. Avant de l'envoyer, pensez à vos fichiers : le SAV remplace ou réinitialise souvent le disque sans les sauvegarder. Nous en parlons dans
Le disque est reconnu mais la copie est très lente. Je laisse tourner la nuit ?
Non. Une copie qui ralentit fortement, qui s'arrête sur certains fichiers ou qui gèle l'explorateur est le signe de secteurs illisibles. Laisser tourner la nuit, c'est laisser le disque relire en boucle ses zones faibles pendant des heures. Copiez ce qui passe encore vite, dans l'ordre d'importance, puis arrêtez et faites une estimation.
Puis-je remettre le disque dans un autre portable pour le faire démarrer ?
Techniquement parfois, mais c'est une mauvaise idée pour récupérer des fichiers : Windows va tenter de démarrer, écrire des journaux, installer des pilotes, et peut échouer en boucle sur un disque fragile. Le boîtier USB, en lecture, est bien plus sûr. Et si le disque est chiffré par BitLocker, il demandera de toute façon sa clé sur une autre machine.
Le boîtier USB voit le disque avec une capacité fausse, ou un nom bizarre.
Un disque qui se présente avec 0 Go, une capacité qui n'est pas la sienne, ou un nom de modèle tronqué ou sans rapport, a un problème de microprogramme. Ce n'est pas le boîtier, et formater n'est ni possible ni souhaitable. Débranchez et faites une estimation : ce cas se traite en général sans ouvrir le disque.
J'ai déjà branché le disque plusieurs fois et lancé deux logiciels de récupération. C'est fichu ?
Pas forcément, mais ne continuez pas. Notez ce que vous avez constaté (bruit ou silence, reconnu ou non, ce que les logiciels ont affiché) et indiquez-le dans la demande d'estimation : ces informations aident au diagnostic. Ce qui compte maintenant, c'est que le disque ne tourne plus jusqu'à son arrivée au laboratoire.
Combien de temps et combien ça coûte ?
Le délai dépend de la panne et, pour une panne mécanique, de la disponibilité d'un disque donneur compatible ; il est précisé au devis, pas avant. Les prix sont sur la page et détaillés dans . Le diagnostic et le devis sont gratuits.
À retenir
Sortir le disque est raisonnable quand c'est le portable qui est en panne. Si le disque faisait déjà du bruit ou ralentissait tout, il va au laboratoire, pas dans un boîtier.
Batterie retirée, trappe ou fond démonté, disque qui coulisse à l'opposé du connecteur. Les vis se gardent, les vis trop longues ne se remettent pas au hasard.
Retirez l'adaptateur ou la nappe propriétaire des Dell, HP, Toshiba ou Lenovo : le disque dessous est du SATA standard. IDE, 1,8 pouce, M.2 et stockage soudé sont les vraies exceptions.
Boîtier USB 3 de marque, port direct, câble court, et on écoute les cinq premières secondes.
BitLocker et « accès refusé » se résolvent ; « vous devez formater » et un disque qui clique signifient qu'on arrête. Copier d'abord ce qui compte le plus, ne rien réparer, ne rien formater.
Pour aller plus loin : notre page décrit les pannes prises en charge sur ce format et la page l'ensemble des supports. traite du mouvement inverse, et fait le tri complet pour un disque dans un boîtier USB, qu'il y soit d'origine ou que vous l'y ayez mis.
Avant et après la récupération, dans le groupe BSC.
🔧 Carte mère, charge, connecteur d'alimentation en panne : répare les cartes mères de PC portables et de Chromebooks à Hyères.
🛠️ Windows à réinstaller, disque à remplacer par un SSD : diagnostique et répare à l'atelier de Hyères.
🏠 Reconfiguration à domicile : intervient chez les particuliers autour de Hyères.
💻 Besoin d'un ordinateur tout de suite : loue des portables, courte ou longue durée.
Sources : cas de disques durs 2,5 pouces sortis de PC portables traités à l'atelier ; comportement de BitLocker, des droits NTFS et de la Gestion des disques Windows face à un disque monté ailleurs ; identification des connecteurs et adaptateurs propriétaires constatée sur les modèles Dell, HP, Toshiba et Lenovo.