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On choisit un RAID 6 ou un RAID 10 pour dormir tranquille. Le RAID 6 supporte la perte de deux disques, le RAID 10 peut en perdre plusieurs. Sur le papier, c'est une marge confortable. Et pourtant, des grappes RAID 6 et RAID 10 arrivent au laboratoire avec un volume « en panne », « inaccessible » ou « détruit » : trois disques signalés en défaut sur un RAID 6, ou bien les deux disques d'un même miroir tombés sur un RAID 10.
Cet article explique ce que chacun de ces deux niveaux tolère vraiment, les scénarios qui font dépasser cette tolérance, pourquoi une marge de deux disques endort la vigilance, et surtout ce qui se récupère encore quand la limite est franchie. Car un disque déclaré « en panne » par le NAS n'est pas forcément un disque perdu.
L'essentiel en 30 secondes
1. Un RAID 6 tolère la perte de deux disques, n'importe lesquels. Au troisième, le volume ne monte plus.
2. Un RAID 10 tolère la perte d'un disque par paire. Il peut survivre à plusieurs pannes, mais pas à celle des deux disques d'un même miroir, même s'il n'y a que deux disques en panne sur huit.
3. Les disques d'une grappe ont le même âge, le même lot et la même charge. Leurs pannes ne sont pas indépendantes : le premier annonce souvent les suivants, et la reconstruction sollicite justement les survivants.
4. « En panne » pour le NAS ne veut pas dire illisible. Un disque est écarté de la grappe pour quelques secteurs récalcitrants ou une coupure de communication. Au laboratoire, une partie de ces disques se relit.
5. Ne forcez rien, ne reconstruisez rien, ne réinitialisez rien. Notez les baies, éteignez le NAS et faites établir un diagnostic. Ce qui se récupère dépend de ce que les disques peuvent encore rendre, pas du nombre de voyants rouges.
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Ce que tolère un RAID 6, ce que tolère un RAID 10
Les deux niveaux sont souvent présentés comme équivalents parce qu'ils « tolèrent deux disques ». Ce n'est vrai que pour le RAID 6.
RAID 6 : deux disques, quels qu'ils soient
Un RAID 6 répartit les données par blocs sur tous les disques, comme un RAID 5, mais chaque rangée de blocs comporte
deux informations de contrôle indépendantes au lieu d'une. Avec ces deux informations, la grappe sait recalculer deux blocs manquants dans chaque rangée. Peu importe quels disques tombent : tant qu'il en manque deux au plus, le volume reste complet. Le SHR-2 de Synology et les volumes équivalents d'autres marques reposent sur le même principe. Voir notre page .
La limite est nette : au troisième disque manquant, il manque dans chaque rangée un bloc de plus que ce que la grappe sait recalculer. Le NAS refuse alors de présenter le volume.
RAID 10 : un disque par paire
Un RAID 10 est construit en deux étages. Les disques sont groupés par
paires en miroir (deux disques identiques, comme un ), puis les données sont réparties à tour de rôle entre ces paires, comme dans un . Chaque bloc existe donc en deux exemplaires, sur les deux disques d'une même paire.
Ce qui compte n'est pas le
nombre de disques perdus mais
lesquels. Un RAID 10 de huit disques peut perdre quatre disques et fonctionner encore, si chacun appartient à une paire différente. Il peut aussi tomber avec deux disques seulement, si ce sont les deux disques d'une même paire : à cet endroit du volume, il n'existe plus aucun exemplaire des données. Voir notre page .
Certains NAS et contrôleurs acceptent un RAID 10 avec un nombre impair de disques. Les copies sont alors décalées d'un disque à l'autre au lieu de former des paires fixes, mais le principe reste le même : chaque bloc existe sur deux disques, et la perte de ces deux disques-là fait un trou.
Sur quatre disques, la différence en un coup d'œil
|
RAID 6 (4 disques) |
RAID 10 (4 disques) |
| Capacité utile |
La moitié |
La moitié |
| Un disque en panne |
Volume complet |
Volume complet |
| Deux disques en panne |
Volume complet, quels que soient les disques |
Complet si les deux disques sont dans des paires différentes, troué s'ils forment une paire |
| Trois disques en panne |
Volume refusé |
Volume refusé |
Sur un RAID 10 de quatre disques, après une première panne, l'un des trois disques restants est le partenaire du disque tombé. Et ce partenaire n'est pas un disque comme les autres, on va le voir.
Pourquoi « deux disques de marge » endort la vigilance
Sur un RAID 5, la première panne fait peur : on sait qu'il n'y a plus de marge. Sur un RAID 6 ou un RAID 10, la première panne rassure presque. Le volume fonctionne, les fichiers s'ouvrent, et l'on se dit qu'il reste de la marge. C'est là que se préparent la plupart des dossiers de cet article.
Le volume dégradé fonctionne normalement. Un RAID 10 dégradé garde à peu près ses performances, un RAID 6 dégradé ralentit un peu. Rien ne gêne l'utilisateur au quotidien, donc rien ne presse.
Les alertes ne sont pas toujours lues. Un NAS installé dans un placard, des notifications par e-mail jamais configurées ou envoyées à une adresse que plus personne ne consulte : le premier disque peut être tombé depuis des semaines quand le deuxième lâche.
Le remplacement est repoussé. « Il en reste un de marge » devient « on commandera un disque le mois prochain ». Sur un RAID 6 à un disque manquant, la marge restante est celle d'un RAID 5 ; à deux disques manquants, il n'y en a plus du tout.
On oublie que le RAID n'est pas une sauvegarde. Une grappe très tolérante donne l'impression que les données sont à l'abri, et la copie externe n'est jamais mise en place. Le jour où la tolérance est dépassée, il n'existe aucune autre copie.
Les scénarios que l'on voit au laboratoire
Un lot de disques du même âge qui tombent à quelques jours d'écart
Les disques d'une grappe ont presque toujours été achetés ensemble. Ils viennent souvent du même lot de fabrication, ont tourné le même nombre d'heures, à la même température, sous la même charge. Leurs pannes ne sont donc pas des événements indépendants : quand l'un arrive en fin de vie, les autres n'en sont pas loin.
C'est ce qui rend trompeur le calcul « la probabilité que trois disques lâchent en même temps est infime ». Ce calcul suppose des disques indépendants. Dans une grappe, ils ne le sont pas. Sur un RAID 10, c'est encore plus marqué : les deux disques d'une même paire ne partagent pas seulement leur âge, ils reçoivent
exactement les mêmes écritures, bloc pour bloc. Leur usure est identique.
La reconstruction qui achève les survivants
Quand un disque neuf remplace un disque tombé, le NAS reconstruit son contenu. Pour cela, il lit en entier les disques restants, pendant des heures, souvent des jours sur des disques de grande capacité. C'est l'effort le plus intense de la vie d'une grappe, imposé à des disques qui ont l'âge de celui qui vient de lâcher.
Sur un RAID 6, la reconstruction lit tous les disques restants. Si un deuxième disque est déjà absent, chaque secteur illisible sur un troisième disque devient un trou, et le NAS l'écarte à son tour : le volume tombe.
Sur un RAID 10, la reconstruction d'un disque se fait en copiant son partenaire, et uniquement lui. Tout l'effort repose sur un seul disque : le jumeau de celui qui vient de mourir, même âge, mêmes écritures. Si ce disque cède ou bute sur une zone illisible pendant la copie, c'est la paire entière qui disparaît.
Un disque de remplacement inadapté aggrave les choses : certains disques grand public, et en particulier les disques SMR, ralentissent tellement sous une écriture continue que le NAS finit par les écarter en pleine reconstruction. Voir . Et si une reconstruction a déjà échoué ou reste bloquée, lisez .
Trois disques « en panne » qui ne sont pas trois disques morts
Le statut « Failed », « Hors ligne » ou « Planté » décrit une décision du NAS, pas l'état réel du disque. Un contrôleur écarte un disque entier quand celui-ci met trop longtemps à répondre sur quelques secteurs, ou quand la communication se coupe un instant. Un câble, un connecteur de baie oxydé ou une alimentation fatiguée peuvent faire tomber plusieurs disques en bon état, parfois en même temps.
Trois voyants rouges sur un RAID 6 peuvent donc correspondre à un disque réellement mort, un disque qui a quelques zones difficiles et un disque parfaitement sain écarté par une coupure. Le mécanisme est détaillé, sur un RAID 5, dans . Il vaut tout autant pour un RAID 6 ou un RAID 10. Quand plusieurs disques tombent ensemble, il faut aussi penser au boîtier lui-même : voir .
Le mauvais disque retiré
C'est un scénario propre au RAID 10, et il est très bête. Un disque est en panne, on veut le remplacer, et l'on retire le disque de la baie voisine. Si ce disque était le partenaire du disque en panne, la paire entière est hors ligne et le volume tombe aussitôt. L'interface du NAS n'indique pas toujours clairement quels disques forment une paire, ni dans quel ordre les baies sont numérotées.
Le même geste sur un RAID 6 qui a déjà perdu deux disques produit le même résultat. Dans les deux cas, le disque retiré par erreur est en général intact : il faut surtout ne rien faire d'autre, et ne pas le remettre au hasard dans une autre baie.
Ce qui se récupère quand la tolérance est dépassée
RAID 6 avec trois disques signalés en panne
Tout dépend du nombre de disques
réellement illisibles, et à quel endroit.
Si l'un des trois disques peut être relu au laboratoire, en entier ou presque, la grappe redevient un RAID 6 à deux disques manquants : elle se reconstitue en entier à partir des copies, à condition que les autres disques soient lisibles.
Si les trois disques ont des zones illisibles, mais à des endroits différents, la double information de contrôle peut combler chaque zone à partir des autres disques. Ce qui compte n'est pas le nombre de disques abîmés, c'est le nombre de disques illisibles
au même endroit du volume.
Si trois disques sont vraiment perdus (volés, réécrits, plateaux détruits), il manque dans chaque rangée plus de blocs que le RAID 6 ne sait en recalculer. La récupération devient partielle : des petits fichiers peuvent sortir entiers, les gros fichiers sont troués à intervalles réguliers, et une partie de l'arborescence et des noms de fichiers peut manquer. La part récupérable dépend du nombre de disques restants par rapport au total, et ne peut pas être annoncée avant d'avoir lu les disques.
RAID 10 avec les deux disques d'un même miroir tombés
Ici aussi, la question est de savoir ce que chacun des deux disques peut encore rendre.
Les deux disques sont des copies l'un de l'autre. Leurs zones illisibles ne sont pas forcément les mêmes : là où l'un ne rend rien, l'autre peut rendre la donnée. En copiant les deux séparément au laboratoire, on peut reconstituer un exemplaire complet de la paire à partir de deux disques abîmés chacun de leur côté.
Si l'un des deux disques est en panne physique (électronique, têtes, moteur) mais que ses plateaux sont intacts, il est remis en état de lecture, puis copié. La paire redevient complète, et avec elle le volume.
Si les deux disques de la paire sont réellement perdus, la situation ressemble à un RAID 0 auquel il manque un disque : les autres paires sont intactes, mais chaque gros fichier traverse toutes les paires et il lui manque des morceaux. Les petits fichiers rangés entièrement sur les paires survivantes peuvent sortir intacts. Voir pour le détail de ce qu'est une récupération trouée.
Un point souvent oublié :
le disque retiré lors d'un remplacement précédent. Sur un RAID 10, l'ancien disque d'une paire contient les données de cette paire à la date où il a été sorti. Pour les fichiers qui n'ont pas changé depuis (archives, photos anciennes, documents clos), il peut combler une partie du trou. Ne le jetez pas, ne le renvoyez pas en garantie sans nous en parler.
Ce qui abîme les chances
Sur ces deux niveaux, ce ne sont pas les pannes elles-mêmes qui ferment le plus de portes, ce sont les gestes qui suivent :
« Forcer en ligne », « Réactiver », « Marquer comme bon » : le NAS réintègre un disque écarté sans rien rendre lisible, puis reprend ses écritures sur une grappe incohérente.
Relancer une reconstruction, ou la laisser tourner en boucle : chaque tentative relit les disques fragiles, et une reconstruction mal orientée écrit des données fausses.
Recréer le volume, réinitialiser le NAS, lancer une vérification ou une réparation du système de fichiers : ces opérations écrivent sur les disques et écrasent ce que le laboratoire aurait pu retrouver.
Changer l'ordre des disques ou les mettre dans un autre NAS « pour voir ».
Que faire maintenant
Si le volume est encore accessible (RAID 10 ou RAID 6 dégradé)
Le volume fonctionne avec un ou deux disques en moins. C'est la meilleure position possible, et c'est celle qu'il ne faut pas laisser filer.
1. Copiez d'abord les données importantes sur un autre support, par ordre d'importance et non par ordre alphabétique. Ouvrez ensuite quelques fichiers copiés pour vérifier qu'ils sont lisibles.
2. Réduisez la charge : suspendez les sauvegardes planifiées vers le NAS, les synchronisations, les indexations et tout ce qui fait travailler les disques.
3. Identifiez avec certitude le disque en panne et, sur un RAID 10, son partenaire. Dans le doute, ne retirez rien.
4. Regardez l'état des autres disques dans l'interface du NAS : un disque qui accumule des secteurs réalloués ou des alertes est le prochain candidat. Les étapes et les précautions sont détaillées dans , qui vaut aussi pour un RAID 6 ou un RAID 10.
Si un disque fait du bruit, si un autre disque commence à générer des erreurs, ou si le volume ralentit au point de ne plus copier, arrêtez la copie et contactez-nous plutôt que d'insister.
Si le volume ne monte plus
Éteignez le NAS proprement, ou débranchez-le s'il ne répond plus. Ne le laissez pas tourner en boucle sur ses tentatives.
Ne cliquez sur aucune proposition de réparation, de reconstruction ou de réinitialisation.
Notez l'ordre des disques avant de les retirer : numéro de baie sur chaque disque, photo de l'écran de gestion des disques si vous y avez encore accès, et ordre dans lequel les disques sont tombés si vous le connaissez.
Rassemblez tout : disques en place, disques retirés lors de remplacements précédents, disque neuf utilisé pour une reconstruction, sauvegarde USB éventuelle.
Les marques ont chacune leurs messages et leurs pièges : , , , . Pour le SHR-2 et les autres volumes propres à une marque, voir .
Ce que nous faisons au laboratoire
Les disques ne sont jamais remis dans un NAS. Chaque disque est d'abord examiné : un disque en panne physique est remis en état de lecture, puis chaque disque est copié séparément, secteur par secteur, en commençant par les zones saines et en revenant ensuite sur les zones difficiles avec des réglages adaptés. Là où le NAS abandonnait au premier secteur récalcitrant, on lit tout ce qui est lisible, et l'on sait précisément ce qui ne l'est pas.
La grappe est ensuite reconstituée à partir de ces copies, jamais à partir des disques d'origine. Sur un RAID 6, il faut retrouver l'ordre des disques, la taille des blocs et la façon dont les deux informations de contrôle sont réparties, puis recalculer les zones manquantes. Sur un RAID 10, il faut retrouver quels disques forment chaque paire et dans quel ordre les paires se succèdent, puis composer pour chaque paire le meilleur exemplaire possible à partir de ses deux disques. Le résultat est vérifié en ouvrant de vrais fichiers, pas seulement en constatant que l'arborescence s'affiche.
Nous ne réparons ni la carte mère ni l'alimentation d'un NAS : nous travaillons sur les disques. Le boîtier n'est en général pas nécessaire.
Nous ne pouvons pas annoncer à l'avance ce qui sera récupéré : cela dépend de l'état de chaque disque, des zones illisibles et de ce qui a été tenté depuis la panne. Le diagnostic le dira, et il est gratuit. Le prix dépend du nombre de disques, de leur état et du type de grappe : les tarifs sont sur les pages (, ) et , et ce qui fait varier le devis est expliqué dans .
Envoyer les disques
Tous les disques, y compris ceux que le NAS déclare en panne, les disques retirés lors de remplacements précédents et le disque neuf utilisé pour une reconstruction, chacun numéroté selon sa baie. Le détail est dans .
Un mot sur ce qui s'est passé : marque et modèle du NAS ou du serveur, niveau de RAID, nombre de disques, ordre des pannes si vous le connaissez, et tout ce qui a été tenté (remplacement, reconstruction, réparation, redémarrages).
En colis suivi depuis toute la France, chaque disque emballé séparément, ou en dépôt au laboratoire, 18 avenue Olbius Riquier à Hyères.
Les données sont restituées
sur un second support, jamais sur les disques d'origine : un ou plusieurs disques que vous fournissez, ou un support neuf facturé sur le devis. Vos disques d'origine vous sont renvoyés avec le support de restitution. La restitution par téléchargement est réservée aux petits volumes, jusqu'à 8 Go : elle n'est pas proposée pour un NAS ou un RAID.
Questions fréquentes
Mon RAID 6 affiche trois disques en panne. Tout est-il perdu ?
Pas forcément. Le NAS écarte un disque pour quelques secteurs difficiles ou une coupure de communication. Si l'un des trois disques peut être relu au laboratoire, la grappe se reconstitue en entier. Seuls trois disques réellement illisibles au même endroit rendent la récupération partielle.
Sur mon RAID 10, deux disques sont tombés et le volume a disparu. Pourquoi, puisqu'il tolère deux pannes ?
Parce qu'un RAID 10 tolère une panne par paire. Si les deux disques en panne forment une paire, il n'existe plus d'exemplaire des données de cette paire dans le NAS. Ces deux disques sont pourtant des copies l'un de l'autre : au laboratoire, on combine ce que chacun peut encore rendre.
Mon RAID 10 est dégradé mais tout fonctionne. Que faire ?
Copier d'abord les données importantes sur un autre support, pendant que le volume est accessible, réduire la charge du NAS et identifier avec certitude le disque en panne et son partenaire. Le disque à surveiller de près est justement ce partenaire : il porte seul les données de la paire, et il a le même âge et la même usure que celui qui vient de tomber.
Je me suis trompé de disque en voulant remplacer celui en panne. Que faire ?
Ne remettez pas le disque au hasard, ne lancez aucune réparation et éteignez le NAS. Notez quel disque a été retiré et de quelle baie. Le disque retiré par erreur est en général intact, et c'est souvent lui qui permet de tout retrouver.
RAID 6 ou RAID 10, lequel est le plus sûr ?
Sur le papier, le RAID 6 tolère deux pannes quelles qu'elles soient, le RAID 10 seulement une panne par paire. Le RAID 10 se reconstruit plus vite et sollicite moins de disques pendant la reconstruction, mais tout l'effort repose sur le partenaire du disque tombé. Dans les deux cas, la vraie sécurité n'est pas dans le niveau de RAID : c'est une copie des données en dehors du NAS.
Les fichiers récupérés auront-ils leur nom et leurs dossiers ?
Quand la grappe peut être reconstituée en entier, oui. Quand trop de données manquent au même endroit, une partie des fichiers peut être retrouvée sans son nom ni son dossier d'origine, classée par type.
À retenir
RAID 6 : deux disques de marge, n'importe lesquels. RAID 10 : un disque par paire, et deux pannes dans la même paire suffisent à faire tomber le volume.
Les disques d'une grappe vieillissent ensemble, et la reconstruction sollicite justement les survivants. Sur un RAID 10, le partenaire du disque tombé est le plus exposé.
Un volume dégradé qui fonctionne est un sursis : copiez les données ailleurs avant toute autre opération.
« En panne » pour le NAS ne veut pas dire illisible. Ce qui compte, c'est ce que chaque disque peut encore rendre au laboratoire.
Ne forcez rien, ne reconstruisez rien, ne réinitialisez rien, et envoyez tous les disques, numérotés, y compris les anciens.
Dans le groupe BSC.
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