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Machines virtuelles et LUN iSCSI sur un NAS : retrouver des VMDK, VHDX ou qcow2 dans un volume mort


Partage de l'hyperviseur, LUN iSCSI, Virtual Machine Manager :
ce qui se récupère, en deux couches, et ce qu'il ne faut pas faire.

Article publié le 15 octobre 2026
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Dans beaucoup de petites entreprises, le NAS ne sert pas seulement à partager des dossiers. Il héberge aussi les machines virtuelles : le serveur Windows de l'entreprise, la base de gestion, la messagerie, parfois l'annuaire des postes. Soit parce que l'hyperviseur (VMware ESXi, Hyper-V, Proxmox) range ses disques virtuels sur un partage du NAS, soit parce que le NAS expose un LUN iSCSI que le serveur voit comme un disque à lui, soit parce que les machines tournent directement sur le NAS, avec Virtual Machine Manager chez Synology ou Virtualization Station chez QNAP.

Puis le volume du NAS tombe. Un disque lâche dans une grappe déjà dégradée, une reconstruction échoue, le volume se remplit, le NAS redémarre en pleine écriture. Et là, ce n'est pas un dossier qui manque : c'est tout le serveur de l'entreprise qui a disparu. En ouvrant le NAS, quand il s'ouvre encore, on ne trouve pas de documents Word ni de factures, mais quelques fichiers énormes aux noms techniques, ou rien du tout.

Cet article explique ce que sont ces conteneurs, pourquoi leur récupération se fait en deux couches (le NAS d'abord, l'intérieur de la machine ensuite), ce qu'on peut vous rendre, et pourquoi un petit fichier de quelques lignes peut compter autant que le disque virtuel de 500 Go. Pour les machines virtuelles posées sur les disques d'un serveur ou d'une baie, sans NAS, voir notre article VM, datastore VMware, Hyper-V ou Proxmox en panne.

L'essentiel en 30 secondes


1.   Une machine virtuelle sur un NAS, ce sont des poupées russes : les disques du NAS, sa grappe RAID, son système de fichiers, puis le disque virtuel (VMDK, VHDX, qcow2) ou le LUN, et enfin le système de fichiers de la machine, où se trouvent vos fichiers.

2.   La récupération se fait en deux temps : reconstituer le volume du NAS, puis ouvrir l'intérieur de chaque disque virtuel ou de chaque LUN. Une couche abîmée n'efface pas les autres.

3.   Quand le volume du NAS tombe, arrêtez tout : machines virtuelles, serveur connecté au LUN, sauvegardes, réplications. Ni reconstruction, ni réparation du volume, ni réinitialisation du NAS.

4.   Côté serveur, ne laissez rien « initialiser » ni « formater » : un LUN qui revient vide ou non formaté n'est pas un disque neuf.

5.   On peut vous rendre l'image entière (le disque virtuel, à réimporter dans l'hyperviseur) ou les fichiers qu'elle contient, sur un support de restitution, jamais par téléchargement pour un NAS.

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Trois façons de mettre des machines virtuelles sur un NAS


Avant de parler panne, il faut savoir dans quelle configuration on se trouve. Elle change ce qu'on cherche dans les disques du NAS.

1. Le NAS sert de partage à l'hyperviseur


L'hyperviseur tourne sur un serveur à part, et range ses machines dans un dossier partagé du NAS (en NFS pour VMware ou Proxmox, en SMB pour Hyper-V). Chaque machine est alors un dossier ordinaire sur le volume du NAS, avec des fichiers bien reconnaissables :

puce   chez VMware : un fichier .vmx (la configuration de la machine), un petit fichier .vmdk de quelques lignes, et un gros fichier -flat.vmdk qui contient le disque lui-même ; avec des instantanés, des fichiers -000001.vmdk en plus ;

puce   chez Hyper-V : un ou plusieurs fichiers .vhdx, et des fichiers .avhdx pour les points de contrôle ;

puce   chez Proxmox : des fichiers .qcow2 ou .raw rangés par numéro de machine.

C'est la configuration la plus lisible : une fois le volume du NAS reconstitué, les fichiers des machines réapparaissent avec leur nom et leur dossier.

2. Le NAS expose un LUN iSCSI


Le NAS découpe une partie de son volume et la présente sur le réseau comme un disque brut. Le serveur (Windows Server, un hôte ESXi ou Hyper-V) s'y connecte, le voit comme un disque local, et le formate lui-même : en NTFS ou ReFS sous Windows, en VMFS sous VMware.

Vu du NAS, ce LUN n'est pas un dossier que l'on peut parcourir. Selon la marque et le réglage choisi à la création, c'est soit un très gros fichier rangé dans un emplacement caché du volume, soit une zone réservée directement dans le groupe de stockage. Synology et QNAP proposent les deux familles, avec un espace réservé d'avance (thick) ou alloué au fur et à mesure (thin).

Conséquence : un LUN est une couche de plus. Pour atteindre un fichier, il faut reconstituer le volume du NAS, puis le LUN, puis le système de fichiers que le serveur y a écrit, et parfois encore les disques virtuels qui y sont rangés si le LUN servait de stockage à un hyperviseur.

3. Les machines tournent sur le NAS lui-même


Avec Virtual Machine Manager (Synology) ou Virtualization Station (QNAP), le NAS est à la fois le stockage et l'hyperviseur. Les disques des machines sont rangés sur le volume du NAS, souvent dans des emplacements qu'on ne voit pas depuis l'explorateur de fichiers du NAS.

Quand le volume tombe, l'interface affiche les machines comme inaccessibles, ou n'affiche plus le stockage du tout. Ne supprimez pas la machine pour « la recréer proprement » : supprimer une machine virtuelle supprime en général ses disques virtuels avec elle. Et ne retirez pas le stockage de la configuration de l'outil de virtualisation.

Pourquoi c'est une récupération en deux couches


Un volume de NAS qui ne monte plus, c'est d'abord une panne de NAS : disques, grappe RAID, système de fichiers du NAS (ext4, Btrfs ou ZFS selon la marque et le modèle). Cette première couche se traite exactement comme pour n'importe quel NAS : copie de chaque disque, assemblage virtuel de la grappe, lecture du système de fichiers.

Mais une fois cette couche rouverte, le travail n'est pas fini. On ne trouve pas vos fichiers, on trouve des conteneurs :

puce   des disques virtuels de plusieurs dizaines ou centaines de Go ;

puce   souvent alloués au fur et à mesure (thin), donc éparpillés en morceaux sur tout le volume du NAS au fil de leur croissance ;

puce   parfois accompagnés d'instantanés, qui sont des fichiers de différences dépendant les uns des autres.

La deuxième couche consiste à ouvrir chacun de ces conteneurs comme un disque à part entière, puis à lire le système de fichiers de la machine virtuelle (NTFS pour un Windows Server, ext4 ou XFS pour un Linux).

C'est pour cela qu'un logiciel de récupération lancé sur un disque du NAS ne donne rien d'utile. Il ne voit que des morceaux de grappe entrecoupés de parité, et même sur un volume reconstitué, un disque virtuel de 500 Go n'a pas de signature qu'on retrouve comme celle d'une photo. Au mieux, il ressort des milliers de fichiers sans nom tirés de l'intérieur de la machine, sans leurs dossiers.

L'avantage de cette construction en couches : une couche abîmée n'efface pas les autres. Un NAS dont la grappe est cassée contient des disques virtuels qui peuvent être intacts. Un disque virtuel dont l'en-tête est abîmé contient un système de fichiers qui peut être intact. Le diagnostic consiste justement à trouver à quel étage se situe la casse.

Le petit fichier qui compte : la description du disque virtuel


Chez VMware, ce que l'on voit sous le nom serveur.vmdk n'est pas le disque : c'est un fichier texte de quelques lignes qui décrit le disque (sa taille, sa géométrie, le type de contrôleur) et indique où se trouvent les données, dans serveur-flat.vmdk. Avec des instantanés, chaque maillon a lui aussi son fichier de description, qui désigne le maillon précédent par son nom et par un identifiant.

Ce fichier compte pour deux raisons :

puce   sans lui, l'hyperviseur ne sait plus ouvrir le disque, même si les centaines de Go de données sont intactes. Il se reconstitue, mais il faut connaître les bonnes valeurs ;

puce   avec des instantanés, c'est lui qui donne l'ordre de la chaîne. Un maillon mal rattaché, et la machine démarre sur un état vieux de plusieurs mois, ou ne démarre pas.

Chez Hyper-V et Proxmox, la description est rangée à l'intérieur même du fichier .vhdx ou .qcow2, dans son en-tête. Un fichier de différences .avhdx, ou un .qcow2 construit par-dessus un autre, contient le chemin de son parent. Si le dossier partagé du NAS a été renommé ou déplacé, ce chemin ne mène plus nulle part : la machine refuse de démarrer, alors que les données sont toutes là.

Ce qu'il faut en retenir côté client : ne supprimez jamais un petit fichier .vmdk parce qu'il « ne pèse rien », ne recréez pas un disque virtuel du même nom par-dessus l'ancien, et ne fusionnez pas une chaîne d'instantanés à la main. Le détail des chaînes d'instantanés et des consolidations ratées est expliqué dans notre article VM, datastore VMware, Hyper-V ou Proxmox en panne.

Les pannes qui mènent là


puce   Une grappe RAID qui perd un disque de trop : un premier disque tombe, la grappe se dégrade, un second lâche pendant la reconstruction. Voir RAID 5 dégradé, RAID 5 avec deux disques tombés et reconstruction RAID échouée ou bloquée.

puce   Le volume du NAS plein : avec des LUN ou des disques virtuels alloués au fur et à mesure, le NAS peut promettre plus d'espace qu'il n'en a. Quand le volume est plein, l'écriture suivante échoue, et Synology prévient lui-même dans sa documentation qu'un LUN de ce type peut voir son système de fichiers planter quand son volume manque de place. Même chose pour un instantané oublié qui grossit pendant des mois.

puce   Le NAS qui redémarre pendant que les machines tournent : mise à jour automatique du système du NAS, coupure de courant, redémarrage programmé. Les machines virtuelles perdent leur disque en pleine écriture.

puce   Un LUN branché sur deux serveurs à la fois : sans système de fichiers prévu pour un accès partagé, deux machines Windows qui écrivent en même temps dans le même LUN NTFS le corrompent rapidement.

puce   Un disque du NAS qui faiblit sans tomber : lectures lentes, erreurs ponctuelles, machines virtuelles qui se figent. Les disques virtuels sont alors abîmés là où se trouvent les secteurs illisibles.

puce   Le boîtier du NAS mort, disques sains : voir NAS mort, disques sains.

Les gestes à faire, et ceux qui font perdre


À faire tout de suite


1.   Arrêter les machines virtuelles qui tournent encore sur ce stockage, et déconnecter le serveur du LUN (côté initiateur iSCSI), pour qu'il cesse d'y écrire.

2.   Suspendre les sauvegardes, réplications et instantanés programmés qui écrivent sur le NAS.

3.   Noter ce qu'affiche le NAS (état du volume, du groupe de stockage, des LUN) et ce qu'affiche l'hyperviseur ou le serveur, avec une capture d'écran.

4.   Éteindre le NAS proprement si le volume est dégradé ou instable, plutôt que de le laisser tourner pendant qu'on cherche une solution.

À ne pas faire


puce   Lancer une reconstruction, une réparation du volume ou une vérification du système de fichiers depuis l'interface du NAS, même si elle le propose. Sur une grappe fragile, chaque opération sollicite tous les disques et réécrit des structures.

puce   Réinitialiser le NAS ou recréer le groupe de stockage pour « repartir sur une base saine ».

puce   Initialiser ou formater le LUN côté serveur. Quand un LUN revient vide aux yeux de Windows (« disque inconnu, non initialisé ») ou de VMware (proposition de créer un nouveau stockage), ce n'est pas un disque neuf : c'est un disque dont le début n'est plus lisible. Initialiser réécrit précisément cet endroit. C'est le même piège que le message « Vous devez formater le disque » sur un disque local.

puce   Lancer chkdsk ou fsck à l'intérieur de la machine virtuelle : il écrit dans le disque virtuel, lui-même posé sur un volume peut-être défaillant. Voir pourquoi chkdsk peut détruire vos données.

puce   Revenir à un instantané en écrasant le LUN ou la machine actuelle. Si le NAS le permet, un instantané pris avant la panne se clone vers un nouveau LUN ou se copie ailleurs, sans toucher à l'original.

puce   Remplacer un disque « pour voir », ou changer les disques de baie.

Si le NAS fonctionne et qu'une seule machine pose problème


Le volume du NAS est sain, mais une machine ne démarre plus, ou un LUN apparaît vide côté serveur ? Le problème est alors dans la deuxième couche. Avant toute tentative, copiez le dossier complet de la machine (tous ses fichiers, instantanés et petits fichiers de description compris) vers un autre support, ou clonez le LUN si le NAS le propose, et ne travaillez que sur cette copie. Si la copie ralentit fortement ou bute toujours au même endroit, arrêtez : un disque du NAS a probablement des zones illisibles, et on revient au cas du volume malade.

Ce que fait le laboratoire


Nous reprenons les couches dans l'ordre, sans jamais écrire sur vos disques :

1.   Copie de chaque disque du NAS, secteur par secteur, après remise en état de lecture si l'un d'eux a une panne physique. Les disques d'origine ne sont plus sollicités ensuite.

2.   Reconstitution du volume du NAS sur ces copies : assemblage virtuel de la grappe (y compris les modes propres à la marque, voir SHR, Drobo et autres RAID propriétaires), puis lecture du système de fichiers du NAS.

3.   Repérage des conteneurs : dossiers des machines virtuelles, fichiers ou zones des LUN, disques de Virtual Machine Manager ou de Virtualization Station, instantanés.

4.   Ouverture de chaque conteneur comme un disque : LUN, puis système de fichiers que le serveur y avait écrit, puis disques virtuels éventuellement rangés dedans, avec leur chaîne d'instantanés remise dans le bon ordre.

5.   Lecture du système de fichiers de la machine virtuelle, et contrôle des fichiers en les ouvrant, pas seulement en constatant que l'arborescence s'affiche.

Chaque couche sert à vérifier la précédente : si la grappe est mal reconstituée, le système de fichiers du NAS le trahit ; si un disque virtuel est mal assemblé, c'est le système de fichiers de la machine qui le montre.

Le résultat dépend de l'état des disques et de ce qui a été fait avant l'envoi. Une zone illisible au milieu d'un disque virtuel abîme les fichiers de la machine qui s'y trouvaient, pas forcément le reste. Une reconstruction ratée, une réinitialisation, un LUN initialisé côté serveur ou une nouvelle machine créée sur le volume réduisent les chances. Nous ne pouvons rien annoncer avant le diagnostic.

Chiffrement : si le volume du NAS, le disque du serveur (BitLocker sur le LUN, par exemple) ou le disque de la machine virtuelle était chiffré, la clé ou le mot de passe est indispensable. Sans elle, personne ne peut lire le contenu, laboratoire compris. Rassemblez les clés avant l'envoi : clé de récupération BitLocker, clé de chiffrement du volume ou des dossiers du NAS, mot de passe de la machine virtuelle.

Ce qu'on peut vous rendre : l'image entière ou les fichiers


Selon votre besoin, deux formes de restitution, éventuellement combinées :

puce   Le disque virtuel complet, au format de votre hyperviseur (VMDK, VHDX, qcow2) ou en image brute, pour le réimporter et redémarrer la machine telle qu'elle était. C'est la forme la plus utile quand il s'agit de relancer un serveur métier, une base de gestion ou un contrôleur de domaine.

puce   Les fichiers contenus dans la machine : documents, dossiers partagés du serveur, exports de bases de données. C'est souvent la voie la plus sûre quand le disque virtuel est abîmé par endroits : on récupère ce qui est lisible, fichier par fichier, avec ses noms et ses dossiers.

Deux points à prévoir :

puce   La taille annoncée n'est pas la taille occupée. Un LUN ou un disque virtuel déclaré de 4 To peut n'en occuper que quelques centaines de Go s'il était alloué au fur et à mesure. Rendu en image brute, il reprend sa taille déclarée. C'est l'une des choses qui se décident ensemble au diagnostic, avec la capacité du support de restitution.

puce   Commencez par l'essentiel : quelle machine d'abord, et dans cette machine, quels dossiers ou quelle base. Sur plusieurs To, l'ordre des priorités change beaucoup de choses.

Les données sont restituées sur un second support, jamais sur les disques d'origine : un disque que vous fournissez, ou un support neuf facturé sur le devis. Vos disques d'origine vous sont renvoyés avec le support de restitution. La restitution par téléchargement est réservée aux petits volumes, jusqu'à 8 Go : elle n'est pas proposée pour un NAS. Voir support de restitution : faut-il fournir un disque. Avant de payer, vous vérifiez le résultat sur la liste des fichiers : voir vérifier la liste des fichiers récupérés avant paiement.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas


Nous travaillons sur les disques du NAS. Nous ne réparons ni la carte mère ni l'alimentation du NAS : le boîtier n'a pas besoin de nous être envoyé. Nous ne traitons pas les dossiers de rançongiciel.

Le diagnostic est gratuit. Les tarifs sont sur nos pages récupération de données NAS (disques durs : NAS HDD, SSD : NAS SSD) et RAID (RAID 0, RAID 1, RAID 5, RAID 6, RAID 10). Ce qui fait varier le devis est expliqué dans prix d'une récupération de données NAS et RAID.

Selon la marque du NAS : NAS Synology en panne, voyant bleu qui clignote ou STATUS orange sur un Synology, NAS QNAP en panne, Asustor, TerraMaster, Buffalo, ReadyNAS. Si votre serveur hébergeait une base de gestion : récupérer une base EBP, Sage ou Ciel sur un serveur en panne.

Envoyer les disques


puce   Tous les disques du NAS, chacun numéroté selon sa baie : voir envoyer les disques d'un NAS ou d'un RAID : numéroter les baies. Y compris un disque que le NAS a déclaré défaillant, un disque retiré, et un disque de remplacement déjà inséré.

puce   Une note sur l'installation : marque et modèle du NAS, nombre de disques, hyperviseur et version (VMware ESXi, Hyper-V, Proxmox, Virtual Machine Manager, Virtualization Station), partage réseau ou LUN iSCSI, machines concernées et leur taille approximative, présence d'instantanés, messages affichés par le NAS et par le serveur, et ce qui a déjà été tenté.

puce   Les priorités : quelle machine, quels dossiers, quelle base.

puce   Les clés de chiffrement, s'il y en a. Elles peuvent être transmises à part, après réception des disques.

puce   En colis suivi depuis toute la France, chaque disque emballé séparément, ou en dépôt au laboratoire, 18 avenue Olbius Riquier à Hyères.

Questions fréquentes


Le NAS affiche le volume « planté » et le LUN « hors ligne ». Les machines sont-elles perdues ?
Pas forcément. Un volume qui ne monte plus signifie que l'accès est cassé, pas que le contenu a disparu. Tant que rien n'a été reconstruit, réparé ni réinitialisé, les disques virtuels et les LUN sont toujours sur les disques du NAS.

Windows me propose d'initialiser le disque iSCSI. J'accepte ?
Non. Refusez, et déconnectez le serveur du LUN. Un LUN qui apparaît non initialisé a perdu la lisibilité de son début, pas son contenu. L'initialiser réécrit cette zone.

Je peux copier le fichier VMDK ou VHDX et l'ouvrir moi-même ?
Si le NAS fonctionne normalement et que le fichier se copie sans erreur, oui : travaillez sur la copie, jamais sur l'original. Si le volume est dégradé, si la copie ralentit ou s'arrête, n'insistez pas.

Je ne vois pas mon LUN dans les dossiers partagés du NAS. Il a disparu ?
Non, c'est normal. Un LUN n'est pas un dossier partagé : il est rangé dans une zone du volume qu'on ne parcourt pas depuis l'explorateur de fichiers du NAS. Il se gère dans l'outil iSCSI ou SAN du NAS.

Nos sauvegardes de machines virtuelles étaient sur le même NAS.
Envoyez tout, et signalez-le : une sauvegarde, même ancienne ou incomplète, peut aider à reconstruire une machine. Mais pour l'avenir, une sauvegarde posée sur le même NAS que les machines tombe en même temps qu'elles.

Faut-il envoyer le NAS entier, ou le serveur ?
Non. Les disques du NAS suffisent, numérotés selon leur baie. Notez simplement le modèle du NAS. Si les machines tournaient sur un serveur à part, ses propres disques ne sont utiles que s'ils contenaient des données ; dites-le-nous dans la note.

À retenir


puce   Sur un NAS, une machine virtuelle est un conteneur : disque virtuel dans un partage, LUN iSCSI, ou disque de l'outil de virtualisation du NAS.

puce   La récupération se fait en deux couches : le volume du NAS, puis l'intérieur de chaque conteneur.

puce   Le petit fichier de description d'un VMDK compte, comme les liens entre instantanés : rien à supprimer, rien à recréer par-dessus.

puce   Volume malade : ni reconstruction, ni réparation, ni réinitialisation, et rien d'initialisé côté serveur. Les disques au laboratoire, numérotés selon leur baie.

puce   Le RAID n'est pas une sauvegarde, et des instantanés sur le même NAS non plus : voir qu'est-ce qu'une sauvegarde, et pourquoi c'est important.

Dans le groupe BSC.

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